Semaine 32
à 34 Du 02-08-2006 au 22-08-2006
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ADIEU
CUBA - (The Lost City) de Andy Garcia.
(3/20) 
USA - Couleur, 2h23 - 2004.
Avec : Andy Garcia, Tomas Milian, Bill Murray,
Ines Sastre, Dustin Hoffman. |
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Drame : La
Havane, 1958. Le dictateur Batista vit ses derniers
mois de règne. Le Che et Castro sont sur
le point de prendre le pouvoir. Pendant ce temps,
un certain Fico Fellove se débrouille tant
bien que mal pour faire fonctionner son Night
Club El Tropico... Sa famille est très
divisée rapport à la Revolucion...
Son père, un digne prof d’université
est plutôt du genre prudent et sage; mais,
plusieurs de ses frangins vont s’engager
dans la lutte aux côtés des communistes
en y laissant au passage leurs os... Entre les
deux, Fico est du genre cerveau embrouillé
- en tous cas, c’est ainsi que nous le présente
le Pacino du dimanche, Andy Garcia. Il pratique
la danse de l’opportuniste tout en se la
jouant patriote... et finit par trouver préférable
la loi de la pègre à celle des “envahisseurs”
communistes... ! Je veux bien que les deux extrêmes
se rejoignent quelque part, mais la caricaturale
esquisse du Che notamment que nous propose l’improvisé
réalisateur Andy est du genre ridicule,
énervante... ou tout du moins risible...
!
Fico finira par foutre le camp aux States, pays
de la liberté... tout comme Andy en son
temps... Ici, il rend un hommage appuyé
et balbutiant à Cuba; mais surtout à
sa famille. Bien sûr, dans cette région
des Amériques, tout le monde speake english,
y compris les révolutionnaires... Amusant,
non ? |
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ARRIVEDERCI
AMORE, CIAO - de Michele Soavi.(12/20)
Italie - Couleur, 1h48 - 2005.
Avec : Alessio Boni, Michele Placido, Isabella
Ferrari, Alina Nedelea, Carlo Cecchi.
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Policier
: Le beau gosse Giorgio, après plusieurs
années de planque en Amérique
centrale, because excès de militantisme
extrême-gauchiste, décide de revenir
au pays. Il échappera de justesse à
la taule, notamment grâce à un
flic bien pourri comme il ne faut pas ! En effet,
il sera contraint de lui servir d’informateur
puis de collaborateur à des exactions
pour le moins criminelles... qui le mèneront
loin... dans tous les sens du terme ! Friqué
et pistonné par “la haute”,
il ira jusqu’à éliminer
sa propre fiancée de la manière
la plus cruelle et immonde ! Mais, n’en
disons pas plus. Il s’agit avant tout
d’un polar à suspense et ce parti
pris de divertissement dérangeant s’avère
souvent plus efficace pour faire passer quelques
idées et réflexions concernant
les pourritures de nos sociétés
que les films dits engagés. (Je songe
notamment à l’excellent Yves Boisset
des années soixante-dix). La réalisation
de Soavi est plus que correcte et convaincante.
Elle nous fait vibrer, frissonner à loisir
tout en touchant là où cela fait
mal. Voilà ce que j’appelle du
bon cinoche servi par des acteurs valables :
Alessio Boni, aussi beau gosse que le personnage
- ce qui n’est pas toujours le cas de
nos jours où nous avons perdu le sens
de l’esthétique - et, dans le rôle
du pourri, Michele Placido, bien plus édifiant
comme comédien que comme réalisateur
(voir le complètement loupé Romanzo
criminale ). Qui plus est, un Michele Placido
grandement bonifié avec l’âge
et l’expérience; il est loin le
temps où il nous assommait quelque peu
avec son débit plus fulgurant qu’une
mitraillette... |
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ARSENE
LUPIN CONTRE ARSENE LUPIN - de Edouard
Molinaro. (7/20)
France - Noir et blanc, 1h46 - 1962. (Reprise)
Avec : Jean-Claude Brialy, Jean-Pierre Cassel,
Françoise Dorléac, Geneviève
Grad, Anne Vernon, Jean Le Poulain, Charles
Millot, Henri Virlogeux, Jacques Herlin.
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Policier
: Le saviez-vous? Arsène Lupin avait
deux fils... auxquels il ne laissa en héritage
que le sens du cambriolage “gentlemanesque”...
Voici donc le point de départ de ce petit
divertissement sans aucune prétention,
naïf et bon enfant, léger et embrouillé...
à l’excès. Son charme -
reconnaissons qu’il doit y avoir de la
nostalgie là-dessous - est cependant
indéniable... Tout pétille dans
ce filmounet... même s’il ne s’agit
que d’un modeste mousseux la plupart du
temps. Toutefois, un Cassel Jean-Pierre, ça
a de la gueule, Madame, du panache ! Autrement
que nos épouvantails à moineaux
actuels ! Même Brialy, dans une moindre
mesure, ne manque point d’élégance
et d’humour. Glissons sur l’intrigue
dont il est dit plus haut qu’elle est
pour le moins difficile à suivre... Mais,
ce n’est point elle que nous suivons dans
le fond... C’est plutôt les personnages
et leurs savoureux interprètes... On
prend le film scène par scène
sans trop se soucier des liens... Les dames
(dont la toujours regrettée Françoise
Dorléac) y sont fort gracieuses et c’est
là encore quelque chose qui se perd depuis
plusieurs décennies ! Certes, nous sommes
loin de ce que le cinéma français
a pu donner de meilleur dans le genre. Toutefois,
grâce également à la soigneuse
mise en images de Molinaro, l’on se surprend
à faire preuve de beaucoup d’indulgence
sans doute méritée...
PS : Ce film a été programmé
dans le cadre des “Crimes et Délits
du Cinéma Français”; festival
qui joue les prolongations cette semaine, toujours
au Reflet Médicis. Avis aux amateurs. |
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BLEU
D’ENFER - (Into the Blue) de
John Stockwell. (6/20) 
USA - Couleur, 1h52 - 2005.
Avec : Paul Walker, Jessica Alba, Scott Caan,
Ashley Scott, Josh Brolin, James Frain.
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Aventures
: Voici ce que l’on appelle un film de
vacances. Il m’a toujours été
difficile, sinon de comprendre, en tous cas
d’accepter cette... catégorie de
spectacles... Bref, nous sommes aux Bahamas
en compagnie de plongeurs qui vont découvrir
une épave avec trésor...! Wouaouh
! Une compagnie fort agréable : Paul
Walker pour ces dames et Jessica Alba pour ces
messieurs... L’autre couple est moins
alléchant, surtout le mec. S’agit
de Scott Caan... qui ressemble à une
reproduction foireuse de son papa James. Mais
bon, il faut de tout pour faire un monde, comme
dirait le sage. Cela dit, à proximité
de la fameuse épave, se trouve une énorme
cargaison de drogue ayant sombré là
dans un petit avion de trafics... Ha, ha !!!
Les choses vont se gâter car, bien évidemment
, derrière cela, rôdent de bien
patibulaires et agressifs personnages qui vont
mener la vie dure à nos protagonistes...
On l’aura compris, voilà sans doute
l’explication du sens de la catégorie
“films de vacances”, n’est-ce
pas... Trois fois rien à se mettre sous
la dent, si ce n’est, et ce n’est
quand même pas rien, de très belles
images subaquatiques dont semble raffoler le
réalisateur Stockwell. Voilà de
quoi tromper l’ennui jusqu’au générique
de fin... |
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CHEEKY
- de David Thewlis. (6/20)
Grande-Bretagne / France - Couleur, 1h35
- 2003.
Avec : David Thewlis, Johnny Vegas, Trudy Styler,
Lisa Gorman, Sean Ward, Ian Hart.
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Comédie
: Un homme de condition modeste, n’ayant
pour seul point commun avec Don Quichotte que
son goût insatiable pour la lecture, perd
sa femme dans un incendie stupidement provoqué.
Après des années de vie en commun,
ils étaient restés passionnément
et tendrement amoureux l’un de l’autre...
sa femme, par exemple, lui écrivant et
les lui envoyant par la poste, des poèmes
tous les jours... Il va donc respecter sa dernière
volonté qui fut qu’il participât
à un jeu télévisuel bien
débile évidemment... “Cheeky”...
(“insolent” en français).
En effet, il s’agit d’un jeu de
culture générale mais agrémenté
d’une ambiance triviale où les
concurrents - pour se départager - sont
censés s’insulter grassement...
! Notre bonhomme, aussi cultivé qu’introverti,
aura bien du mal à injurier ses adversaires
- notamment une femme prénommée
comme feue son épouse qui se trouvera
systématiquement sur son chemin lors
des parties finales... Le film, joliment coloré
et décoré, ressemble au départ
à un conte pour enfants assorti d’un
côté rétro assez chaleureux...
Ensuite, nous avons droit à un petit
peu de tout... avec au passage une (gentille)
satire de la téloche... Le comédien
David Thewlis (dont c’est la première
réalisation) ne parvient qu’à
transformer son brouillon en coup d’essai,
nous laissant sur notre faim... sans pour autant
nous agacer et encore moins nous assommer. Un
gentil petit film de plus... |
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LASSIE
- de Charles Sturridge. (6/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h39 - 2005.
Avec : Peter O’Toole, Samantha Morton,
John Lynch, Peter Dinklage, Edward Fox.
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Aventures : Quatrième adaptation du célèbre
roman d’un certain Eric Knight qui fit
un tabac à la fin des années trente
et dont la première version cinématographique
reste de loin la plus connue, version dans laquelle
la petite - à l’époque -
Elizabeth Taylor faisait ses premiers pas...
La fidèle Lassie, fut réalisé
en 1943 par Fred M. Wilcox, et les deux remakes
suivants ( Le poulain noir de Andrew
Marton en 1954 et The Magic of Lassie de
Don Chaffey en 1978) passeront inaperçus...
Par ailleurs, deux autres films plus ou moins
inspirés par ces aventures canines, Lassie
perd et gagne de Richard Thorpe en 1948
(où l’on ne retrouve que le chien
Lassie acteur dans une histoire tout autre)
et Lassie de Daniel Petrie en 1994
( où Lassie nous emmène dans d’autres
aventures) subiront le même sort... Cette
nouvelle mouture ne devrait pas non plus rester
gravée dans les mémoires. En effet,
nonobstant les qualités et les faiblesses
de l’oeuvre, ce divertissement pour les
plus jeunes doit probablement être jugé
démodé par le public actuel. Il
n’y a point ici d’effets spéciaux
“flamboyants” et la narration n’est
nullement agrémentées de petits
“trucs” au goût du jour...
tels que les rots et les pets savamment distillés
afin de permettre aux gamins de s’amuser
en se défoulant un peu “salement”...
Paraît que c’est “hachement”
important pour leur équilibre psychique
selon certains spécialistes... Passons.
Il n’en est pas moins vrai que la toile
est un peu faiblarde; le spectacle, quoique
chatoyant, manque d’énergie et
n’enthousiasme guère... Une famille
fort pauvre est obligée de vendre un
magnifique colley à un duc des environs...
Le colley, fidèle comme un... chien,
n’aura de cesse de revenir à son
jeune maître, le fiston des parents pauvres...
Alors, on l’éloigne... en l’envoyant
en Ecosse... Le film nous raconte les aventures
assez extraordinaires de Lassie revenant, malgré
l’énorme distance, vers son propriétaire
d’origine... C’est là que
l’histoire traîne... Mais bon, l’on
a droit de préférer une démarche
un peu mièvre aux pétarades agressives
qui envahissent les bambins depuis quelques
années... |
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LUCAS,
FOURMI MALGRE LUI - (The Ant Bully)
de John A. Davis. (2/20)
USA - Couleur, 1h29 - 2005.
Avec les voix (en VO) de : Julia Roberts, Meryl
Streep, Nicolas Cage, Paul Giamatti.
(en VF) : Bruno Salomone, Nathalie Baye, Alexandra
Lamy, Florence Foresti.
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Animation :
Un gamin de dix ans fait mumuse en bousillant
les fourmilières dans son jardin... Les
fourmis en ont marre de trembler chaque fois
qu’il fait un pas et parviennent grâce
à un sortilège à réduire
notre gamin Lucas à leur taille... !
Aïe, aïe, aïe...! Comme le dit
le titre, malgré lui donc, il va être
amené à vivre dans une autre dimension,
devenant non seulement plus compréhensif
et plus humain envers les petites bêtes
mais carrément... plus fourmi...! Une
belle leçon de cohabitation, nous dit-on...
mais, oh combien mal racontée... bâclée
en fait... fadasse et tout le toutim...! Pourquoi
donc cet acharnement à sortir deux cents
films d’animation par trimestre... ? De
toute façon, quel que soit l’intérêt
des films, au-delà d’un certain
point, il n’y a plus de place pour tout
le monde... Par ailleurs, nous avons affaire
en l’occurrence à une vraie arnaque...
!!! Comme il vient d’être dit, le
film, à quelques images près,
est parfaitement nul; pour rattraper le coup
et attraper le nigaud, les producteurs ont soudoyé
plusieurs vedettes fort connues dans le monde
entier pour prêter voix forte à
cette opération bassement commerciale
!!! |
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LUCY
- de Henner Winckler. (0/20)
Allemagne - Couleur, 1h32 - 2005.
Avec : Kim Schnitzer, Gordon Schmidt, Feo Alodag,
Polly Hauschild, Ninjo Borth.
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Drame : La
jeune Maggy, dix-huit ans et déjà
maman, continue de vivre chez sa mère,
ayant rompu avec le père de son bébé
prénommé Lucy... En revanche,
elle va rencontrer un autre jeune homme avec
qui elle s’installera... ni pour le meilleur
ni pour le pire... mais pratiquement pour rien...
Dans la salle, nous autres spectateurs, nous
bâillons, nous étirons, flippons
et marmonnons des jurons... Qu’a voulu
nous montrer l’auteur de cette “chose”...?
Une réflexion profonde sur les difficultés
parfois insurmontables de passer à l’âge
adulte... les épreuves durement imposées
par la fatalité surmontable ou insurmontable...
ou encore quelque peu surmontable tout en ne
l’étant point... ? Les affres d’une
jeunette victime de l’attrait de la quéquette...
ou bien d’une quéquette qu’aurait
mieux fait de se contenter d’une branlette...?
Pour ce qui est de la branlette, on est servi
! Il y a vraiment des gens qui n’ont strictement
rien à dire et qui, à force d’acharnement
surhumain, parviennent à “inexprimer”
l’exprimable de la façon la plus
insignifiante, la plus laide, pour finir la
plus stupide qui soit ! Ils sont bien sûr
inconscients de l’énormité
de leur vanité et, par-dessus le marché,
regonflés par des critiques dues sans
doute à un dix-huitième sens qui
encensent leur travail qui n’est que le
fruit d’une longue errance... Lucy, le
petit bébé, se porte bien... le
film, lui, est mort-né. |
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MIAMI
VICE - DEUX FLICS A MIAMI - de Michael
Mann.(6/20)
USA - Couleur, 2h15 - 2005.
Avec : Colin Farrell, Jamie Foxx, Gong Li, Naomie
Harris, Luis Tosar, Justin Theroux.
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Policier : Producteur lui-même de la série
télé, Michael Mann s’emploie
ici à “relooker” les héros
de ce polar en les “cradinguant”
quelque peu, histoire de donner un côté
plus réaliste et sombre... L’intrigue
se résume en quelques lignes (trafic
de drogue en gros, tzétéra), et
l’énorme problème du réalisateur
de plusieurs films inoubliables tels que Heat,
Révélations ou Ali,
c’est qu’il est tombé follement
amoureux du numérique...! Déjà
avec Collateral, son précédent
polar, il avait commencé à nous
les briser avec les fameuses et odieuses images
“plastoc”... Cette fois, il met
le paquet en remplaçant le nitrate d’argent
par le nitrate de carbone ! C’est du dégueulasse
gravissime... Toute la réalisation s’en
ressent : les cadrages “flottants”,
les prises de vues alambiquées et même
le montage nerveux à l’extrême
! Comme d’habitude, des critiques-publicistes
(vous savez, ceusses qui savent compter jusqu’à
cinq et qui ont l’alphabet dans le désordre)
encensent la démarche de Michael en qualifiant
ses images de “top niveau du numérique”
ou encore (Virginie Gauchet) en évoquant
une photographie (?) superbe ! Devraient s’acheter
un dico afin de comprendre enfin le sens du
mot photographie !!! Reste le casting plutôt
remarquable jusqu’au plus petit truand...
et quelques scènes surprenantes... On
est loin du maximum... ! |
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LES
MONSTRES - (I mostri) de Dino Risi.(20/20)

Italie - Noir et blanc, 1h58 - 1963. (Reprise
/ Re-vision)
Avec : Vittorio Gassman, Ugo Tognazzi, Michèle
Mercier, Lando Buzzanca, Mario Brega, Daniele
Vargas.
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| Comédie
: Là, au moins, c’était
du sûr ! En allant revoir le chef-d’oeuvre
de Risi, j’étais peinard, je savais
où je mettais les pieds ! Contrairement
à la majeure partie des films à
sketches, celui-ci n’est nullement inégal.
D’un bout à l’autre, l’on
jubile avec cette série de farces hilarantes,
corrosives et (pseudo) méchantes. Car,
même lorsque les auteurs italiens de l’époque
s’amusaient à nous servir des personnages
monstrueux, leur démarche n’était
point superficielle. Comme le disait Risi, il
n ‘y a pas très longtemps encore
dans une interview, ils appliquaient toujours
le principe de la “double vision”,
grossièrement dit, l’aspect négatif
et l’aspect positif des êtres humains
qu’ils mettaient en scène. Jusqu’à
la fusion parfaite des deux; Scola ira plus
loin encore en fusionnant le tragique et le
comique dans le même instant, suscitant
ainsi un troublant mélange de rires et
de larmes. Nous percevons déjà
dans ce film la griffe du grand Ettore (coscénariste),
notamment dans le dernier sketch intitulé
“Le noble art”. Une satire du monde
de la boxe vu au travers de deux ringards complètement
has been et formidablement abrutis pour notre
plus grande joie (on rit férocement)
mais aussi pour notre plus grande compassion
à l’égard de ces deux pauvres
types, victimes de leur connerie certes, mais
aussi du temps qui passe, de la condition humaine
en général. Tognazzi et Gassman
se surpassent dans ce morceau de bravoure final.
Eux, qui ont déjà pour habitude
d’être géniaux, nous servent
ici une interprétation ahurissante de
justesse, de réalisme, de comique “hénaurme”
et d’émotions on ne peut plus fortes...
tout cela à la fois et dans le même
temps... Une telle perfection donne le vertige
au spectateur qui lui aussi dans le même
temps est bousculé par des émotions
aussi nombreuses que contradictoires. Pour le
reste, cette puissante comédie foisonne
à loisir de situations délirantes,
de gags particulièrement subtils même
lorsqu’ils sont gros, de caricatures à
peine au-dessus de la réalité,
si j’ose dire, et bien sûr d’une
critique des mœurs qui vise souvent les
politiques et les curetons mais qui n’épargne
personne, y compris les plus misérables
hères vivant dans un bidonville avec
une tripotée de bambins (le fabuleux
sketch très court joué par Gassman
dans le rôle d’un abruti, “tragédien”
à sa façon, littéralement
fanatisé par le football !). Bref, si
vous n’avez plus l’occasion de (re)découvrir
ce bijou d’une autre époque où
l’on savait encore rire intelligemment
de tout, Cinékosma vous autorise exceptionnellement
de le zieuter même sur petit écran
! |
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LE
PARRAIN - (The Godfather) de Francis
Ford Coppola. (20/20)
USA - Couleur, 2h55 - 1971. (Reprise / Re-vision)
Avec : Marlon Brando, Al Pacino, James Caan,
Robert Duvall, Diane Keaton, Richard Castellano,
Talia Shire, Sterling Hayden, John Morley, Richard
Conte, John Cazale, Al Lettieri, Angelo Infanti,
Franco Citti.
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Policier : Véritable phénomène
cinématographique du début des
années soixante-dix, succès délirant
et tout à fait exceptionnel à
l’époque pour un film américain,
acclamé comme un chef-d’oeuvre
par les uns, décrié par d’autres
qui reprochaient notamment à cette production
d’avoir été financée
par la mafia (?) - ça, personne ne peut
l’affirmer ou l’infirmer vu que
la mafia est de plus en plus partout, tout en
se diluant dans la masse et c’est ce que
nous dira assez clairement Coppola dans la seconde
partie de cette œuvre - Le parrain
provoqua donc moult passions et généra
beaucoup de bénéf... D’un
point de vue objectif, quoi de plus normal qu’un
film à grand spectacle superbement mis
en scène et génialement interprété
(notamment par Brando dans son rôle le
plus surprenant), provoque une ruée vers
les salles obscures ? Quant à ma réaction
personnelle, eh bien... elle fut tout à
fait semblable à celle de la majorité
des spectateurs. Tout le monde (ou presque)
connaît cette toile et il est quasiment
inutile d’en répéter à
outrance le contenu. L’histoire (la saga
diraient certains) d’une famille mafieuse,
celle de Don Corleone, aux prises avec d’autres
clans et souvent en butte avec leur propre démarche.
C’est que la réalisation de Coppola
est autrement plus subtile qu’il n’y
paraît au premier abord. Primo, ils nous
dépeint un monde d’une façon
objective; secundo, il nous offre un polar de
luxe absolument palpitant (on se prend au jeu,
on est du côté des Corleone, because
les autres familles sont encore plus pourries);
tertio, il nous balance quelques “cacahuètes
à méninges” en nous incitant
notamment à parfois remettre en question
notre plaisir. (Lorsque j’ai revu le film,
l’autre jour, dieu que Corleone Jr (Al
Pacino) m’a paru antipathique !) Du reste,
à la fin de cette première partie,
(la confrontation de Michael Corleone et de
son épouse) Coppola remet, avec un zeste
d’ambiguïté, les pendules
à l’heure...
N. B. : Cette semaine, les trois “Parrains”
sont programmés en alternance au Grand
Action. Le numéro deux, beaucoup plus
personnel, ténébreux et... plus
long, est un peu moins passionnant mais vaut
bien évidemment le détour, ne
serait-ce que pour y revoir Robert De Niro dans
son premier grand rôle, celui de Vito
Corleone jeune. Le troisième et dernier
datant de l’époque où Coppola
commençait à s’essouffler
reste regardable... surtout par curiosité. |
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PIRATES
DES CARAÏBES, LE SECRET DU COFFRE MAUDIT
- (Pirates of the Carribean, Dead Men’s
Chest) de Gore Verbinski.(0/20)
USA - Couleur, 2h31 - 2005.
Avec : Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley,
Stellan Skarsgard, Bill Nighy, Jack Davenport,
Jonathan Pryce, Kevin R. McNally.
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Aventures : Après Superman, voici Superpirate
qui revient ! Jack Sparrow himself ! Dans de
nouvelles aventures fantastiques of course,
mais beaucoup plus ratatouillesques que dans
le premier volet ! Pourtant l’on ne nous
raconte pas grand chose... mais... comme tout
est prétexte à effets plus ou
moins spéciaux, l’on nage à
côté du navire, cas de le dire
! Rien, pas même l’interprétation
insolite de Johnny Depp ne nous accroche plus
! C’est donc devenu une habitude - et
cela deviendra une tradition, n’en doutons
pas - les suites des films hollywoodiens à
grand spectacle et à grand succès
ne sont plus que des surenchères stupides
et ineptes formatées de façon
à nous gaver d’imageries débiles
et tapageuses...! Du cinoche “fast food”,
plein de sucre et de matière grasse et
sans la moindre vitamine ni oligo-élément...
Ces vitamines si indispensables pour réellement
émouvoir le public... dont la fonction
est de préserver des “plages”,
des moments de répit afin de mieux nous
étonner et du même coup nous faire
jubiler... C’est pourtant élémentaire
! Eh bien, apparemment pas pour tout le monde...
Reste à savoir si les nombreux spectateurs
qui se sont précipités pour consommer
de la tambouille immonde dans une gamelle de
luxe se sont fait piéger en savourant
la chose à sa juste valeur... ou s’ils
se sont réellement régalés...
Au vu des résultats en France, on ne
peut encore rien affirmer. Nous serons sans
doute fixés en mai 2007 lorsque le troisième
épisode envahira nos écrans. Quand
au quatrième, que l’on se rassure,
il est déjà en cours d’écriture
! |
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LA
RUPTURE - (The
Break Up) de Peyton Reed.(0/20)
USA - Couleur, 1h46 - 2005.
Avec : Jennifer Aniston, Vince Vaughn, Joey
Lauren Adams, Judy Davis, Ann-Margret.
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Comédie
: Faut vraiment avoir rien à foutre pour
aller voir un truc pareil !!! Voilà ce
que m’a hurlé Mézigue dans
le creux de l’oreille ! La rencontre puis
la longue (interminable et minable tout court
!) séparation d’un homme et d’une
femme... Une sitcom concoctée par Vince
Vaughn lui-même dans laquelle il partage
la vedette avec sa meufette Jennifer (la Sheila
américaine - de gueule, j’entends).
VéVé aussi est d’un charme
irrésistible... dans le genre adipeux
sympa comme un pou... ! C’est rien de
dire que le truc vole bas... Une série
(noire!) de situasses qui ne font rire qu’au
forceps. Terrible perte de temps... d’autant
plus que le film étant en fin de carrière,
il ne me sert à rien de prévenir
les honnêtes gens...! |
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LA
SCIENCE DES RÊVES - (The Science
of Sleep) de Michel Gondry.(0/20)
France / Grande-Bretagne - Couleur, 1h45 - 2005.
Avec : Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg,
Alain Chabat, Miou-Miou, Emma de Caunes, Sacha
Bourdo, Pierre Vaneck, Aurelia Petit, Stéphane
Metzger.
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Comédie : Plus ça va, moins ça
va pour Gondry ! Human Nature fut une
comédie moyennement délirante
et largement supportable... Eternal Sunshine
of the Spotless Mind m’a assommé
(je sais, je sais, il s’agit d’un
cult-movie, très apprécié
par un assez large public...)... quant à
cette “science du slip”, il y a
de quoi hurler ! Gondry nous la joue “Picasso”
en brûlant les étapes... S’agit
d’une sorte de collage informe qui se
veut naïf... La facilité dans toute
sa splendeur est au rendez-vous ! Quoi de plus
simple, en effet, que de balancer des giclées
de gouache un peu partout aux quatre coins de
l’écran ? Vous avez dit onirisme
? Alors, tout les coups sont permis ! Le problème,
c’est que les machins sans queue ni tête
sont ceux qui ont paradoxalement le plus besoin
d’être peaufinés. En fait,
il n’y a rien d’autre à dire,
sinon... fuyez ! Fuyez donc 1h45 de foutaises
où l’on retrouve pêle-mêle
un Bernal et une Charlotte égarés,
un Chabat faisant le drôle à quatre
sous comme d’habitude, ou encore un parfait
Pierre Vaneck... qui doit se moquer de tout
cela à son âge, d’autant
plus qu’il fait partie des rares comédiens
“indémolissables” même
dans le pire des navets. Allez, restez dans
votre plumard, braves gens et... faites vos
beaux rêves vous-mêmes ! |
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LA
TOURNEUSE DE PAGES - de Denis Dercourt.
(0/20)
France - Couleur, 1h25 - 2005.
Avec : Catherine Frot, Déborah François,
Pascal Greggory, Martine Chevallier.
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Drame : Après l’invraisemblable
Mes enfants ne sont pas comme les autres,
Dédé remet ça malgré
un échec cuisant... Notez bien que cette
fois, le public est là, bien présent
pour admirer un des navets les plus apocalyptiques
de l’année ! C’est l’histoire
d’une gamine qui étudie le piano...
Elle doit passer un concours important et durant
l’audition, l’un des membres du
jury (Catherine Frot) accepte de signer un autographe
en plein milieu de l’interprétation
pianistique de la petite... ça commence
bien... La jeunette s’interrompt, logiquement
perturbée; mais (Mme Fouchécourt)
lui reproche d’avoir cessé de jouer
et l’invite à reprendre. Bien sûr,
la gamine se plante douloureusement ! Puis,
suite à cet incident majeur qui lui vaut
d’être refusée, elle décide
de perdre définitivement sa vocation...
on reste dans le “crédible”,
n’est-ce pas... Bien mieux encore, quelques
années plus tard, Mélanie a grandi
et tente d’entrer dans la vie active en
faisant un stage comme sous-fifrette chez un
avocat particulièrement racé et
célèb’e... or, il se trouve
que son épouse n’est autre que
la salope qui lui a viandé son audition
à l’époque... ! Comme le
hasard fait bien les choses... Passons sur certains
détails, abrégeons, abrégeons...
De fil en aiguille, Mélanie se trouve
bombardée tourneuse de pages au service
de la salope Fouchécourt... qui est bien
sûr une grrrrrande pianiste (à
la voir jouer, j’ai pu constater qu’elle
semblait aussi pianiste que je suis cordonnier...).
Grâce à la fabuleuse prestation
de tourneuse de Mélanie, voilà
notre pianiste relancée... because un
grand choc l’ayant traumatisette quelque
temps auparavant, elle souffre d’un trac
insurmontable... Mélanie - qui a bien
sûr depuis longtemps reconnu la salope
du jury - entreprend de se venger de la plus
sadique manière...! Non seulement elle
ne viendra pas tourner si majestueusement les
pages lors du concert suivant mais fera également
en sorte que la pianiste salope tombe amoureuse
d’elle !!! Après quoi, elle se
débrouillera pour que l’époux
de l’artiste apprenne leur scandaleux
début d’idylle et... s’en
ira vers sa destinée, un sombre sourire
aux lèvres... Le tout est “filmé”
avec un support du genre “serpillière
sale”... Je ne mens pas ! Si tu me crois
pas, tu peux aller vérifier. Sans plus
de commentaire ! |
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WOLF
CREEK - de Greg McLean. (12/20)
Australie - Couleur, 1h35 - 2005.
Avec : John Jarratt, Nathan Phillips, Cassandra
Magrath, Kestie Morassi, Gordon Poole.
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Horreur : Un
jeune gars et deux jeunes gonzes décident
de se payer une virée dans l’incommensurable
désert australien... A un moment donné,
ils vont aller admirer à pieds - laissant
donc leur bagnole au bord de la route - le fameux
cratère de Wolf Creek. Lorsqu’il
reviennent, la voiture est en panne et la nuit
tombe... C’est là que tout va démarrer
(et que le film, jusque là un peu chiant
devient franchement accrocheur)... Non, non,
non ! Je t’arrête tout de suite
! Il ne s’agit nullement du énième
film d’horreur immonde pour ados un peu
attardés ! Là, c’est du
sérieux ! Du granit ! Avec pas mal de
dynamite !!! Y a dans cette histoire (une fois
de plus inspirée par une affaire authentique
jamais élucidée) un bonhomme d’une
bien étrange prestance qui va intervenir
au beau milieu de la nuit noire... pour dépanner
nos jeunes gens quelque peu désespérés
de se retrouver bloqués dans ce vaste
foutoir de désert de merde... Je te le
donne Emile... c’est lui l’assassin
fou ! D’ailleurs, ça se sent tout
de suite... L’acteur John Jarratt - que
je ne connaissois ni d’Eve ni de son amant
- est prodigieux... tout bonnement parfait !
Et ça , ça vaut son pesant dans
un tel film notamment car, automatiquement,
l’on se retrouve à un niveau supérieur...
ça ajoute de l’épice...
de l’amertume bienfaisante... n’est-ce
pas... Sérieusement, le gars est plus
qu’inquiétant et malgré
cela, il parvient à nous faire marrer.
La suite est nettement moins drôle...
Précisons immédiatement qu’il
n’y a pratiquement aucune complaisance
même durant les scènes les plus
saignantes... Un tour de force ? Pour un film
d’horreur, peut-être bien, ouais.
Comme quoi... quand on veut et qu’on sait
y faire... Cela dit, figurez-vous que le film
peine à trouver un public...! C’est
à n’y rien comprendre... A moins
que justement... comme le film ne cible pas
le public le plus facile, n’est-ce pas... |
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