JANVIER 2006
Semaine 04  Du 18-01-2006 au 24-01-2006

 

BANDIDAS - de Joachim Roenning et Espen Sandberg. (0/20)
France / USA / Mexique - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Salma Hayek, Penélope Cruz, Steve Zahn, Dwight Yoakam, Sam Shepard.

Western : En 1880, quelque part au Mexique, deux donzelles dont les papas ont été sérieusement malmenés par de grands méchants filous travaillant aux ordres d’un banquier gringo, décident de s’improviser “casseuses” de banques... C’est Sam Shepard (bon sang, qu’est-ce qu’il fiche encore dans cette galère...!?!) qui va les former. Je te passe la suite, cher lecteur, aucun cliché ne nous étant épargné dans cette navrante entreprise aux ordres de banquiers de diverses nationalités... Que veux-tu, c’est encore une “bessonade” de plus; c’est encore lui qui a co-écrit le scénar, co-produit le film et qui le distribue... Un empereur, ce mec ! Peut tout faire avec son tas de blé, bien évidemment ! Cette véritable merde fumante plagie quelque peu, non seulement Viva Maria ! de Louis Malle, mais aussi un autre navet, Les pétroleuses réalisé par un Christian-Jaque vieillissant et fatigué...! Ici, l’on n’a même pas songé à une opposition physique entre les deux héroïnes... toutes deux aussi brunes que disgracieuses... Si je voulais être caricaturalement bigot, je dirais que, dans le domaine du cinoche, Luc Besson est une misérable incarnation du Mal...!

 

 

C’EST PAS TOUT A FAIT LA VIE DONT J’AVAIS RÊVE - de Michel Piccoli. (0/20)
France - Couleur, 1h15 - 2004.
Avec : Roger Jendly, Michèle Gleizer, Elisabeth Margoni, Monique Eberlé.

Comédie : Voici donc la troisième réalisation récréative - très récréative même - du formidable comédien Michel Piccoli. Pour ma part, je n’avais vu auparavant que son deuxième film, en 2001, La plage noire... qui m’avait sombrement ennuyé ! Mais voilà, je n’arrive pas à être méchant autant que je le voudrais avec quelqu’un comme Piccoli... Bien que, de toute évidence (voir mon appréciation sévère), je me sois fort peu amusé avec cette comédie qui se situe quelque part entre Tati et Bunuel... mais à treize milliards de kilomètres de l’un comme de l’autre... En effet, je suis trop sensible aux choses bien faites (pour parler simplement), pour accepter une démarche aussi récréative (pourquoi pas ?) qu’approximative (je reste gentil...) ! Et, une fois de plus, la prise de liberté en matière d’art ne peut tout justifier et faire admettre ce que j’appelle le “n’importe quoi”... Il n’y a rien d’autre à ajouter si ce n’est que les personnages de ce filmounet sont des pantins au service d’une “guignolade” bien insipide...

 

 

CHAOS - de Tony Giglio.(6/20)
USA - Couleur, 1h42 - 2004.
Avec : Jason Statham, Ryan Phillippe, Wesley Snipes, Justine Waddell

Policier : L’éternelle histoire de la bavure policière recommence... Cette fameuse bavure, commise ici par deux flics, dont l’un va être viré... et l’autre (le héros principal) mis à pied... et que l’on va rappeler pour résoudre une épineuse affaire de hold-up assorti de prise d’otages... Il aura, comme d’hab, un jeune blanc-bec pour le seconder (Ryan Phillippe)... Le rôle principal, j’oubliais... c’est Jason “Dickhead” Statham qui l’assure... Vous savez, le fameux “transporteur” de Lulu Besson... Donc, tout cela débute très mal et je me dis que je vais une fois de plus m’emmerder à la royale - d’autant plus que les clichetons continuent d’abonder durant la quasi totalité de ce petit polar apparemment inutile... Néanmoins, toutefois et cependant... même si les ficelles sont grosses, l’on finit par être accrochés - d’abord par instants, puis complètement... En effet, les vingt dernières minutes nous intriguent et nous nous faisons même avoir par un final fort surprenant et quelque peu réjouissant... Cela dit, il est peut-être prétentieux de ma part d’utiliser la première personne du pluriel; il n’est pas exclu que j’aie été plus couillon que la moyenne... Pour finir, je suis consterné et désolé que ce film soit le seul que je puisse à peu près sauver en ceste funeste semaine...!

 

 

JE VOUS TROUVE TRES BEAU - de Isabelle Mergault (0/20)
France - Couleur, 1h37 - 2005.
Avec : Michel Blanc, Medeea Marinescu, Wladimir Yordanoff, Eva Darlan, Dora Doll.

Comédie : Spécial Mézigue : “Un paysan dont la meuf vient de passer le balai à gauche cherche désespérément femme de ménage... Il va donc se fournir auprès d’une agence qui lui permettra de s’acheter une petite Roumaine bien mignonne comme il faut et pleine de bonne volonté... Et avec ça, on va rigoler ! D’autant plus que Michel Blanc (qui ne s’est vraiment pas cassé les burnes !) ressemble à un paysan à peu près autant qu’ Edouard Balladur...! Alors, bien sûr, le paysan va s’énamourer de la Roumaine et fera tout afin qu’elle puisse retourner dans son pays d’origine plus que dignement... c’est-à-dire en compagnie d’une somme d’argent rondelette... L’inévitable malentendu, entre-temps, aura eu lieu... car la nana, elle aussi, est tout énamourette du cul-terreux (faut pas être regardante !!!)... et de quiproquos en “con promis” (j’essaie de me mettre au diapason... au niveau de la réalisateuse-auteuse...) le beau temps reviendra après la pluie... et les patates continueront de pousser ainsi que les navets... cinématographiques... Les Mergault et compagnie peuvent dormir tranquillement sur ce qui leur sert de cervelle... car, tenez-vous bien, cette boule puante bénéficie d’un excellent “bouche-à-oreille” et va nous faire un beau succès... A qui le tour ? Who’s next?!? Le next abruti qui n’a rien à voir avec le cinéma et qui va y aller de son film...?!?”

 

 

ORGUEIL ET PREJUGES - (Pride and Prejudice) de Joe Wright. (0/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 2h07 - 2004.
Avec : Keira Knightley, Matthew MacFadyen, Brenda Blethyn, Donald Sutherland, Rosamund Pike, Judi Dench.

Comédie dramatique : D’après le plus célèbre roman de l’immense Jane Austen. L’action se passe dans l’Angleterre de George III. Dans une famille de propriétaires terriens, plutôt dans la merde vu que l’héritage, à la mort des parents, ira à un cousin éloigné because la progéniture n’est composée que de filles, cinq en tout, c’est l’affolement général ! Surtout la mère. Qui fait tout pour caser ses petites chéries auprès de beaux partis, n’est-ce pas... Le papa, lui, est plus sympa et soucieux des sentiments de ses enfants. A partir de là, toute une foultitude de personnages dans des situations ambiguës et cocasses vont nous jouer la comédie sentimentalo-humaine, pour notre plus grande joie... Pardon ! Là, je m’égare, je parle du livre...! Or, l’adaptation de Joe Wright n’a rien, mais alors rien, à voir avec le chef-d’oeuvre de Jane Austen. Austen qui possédait un talent dingue pour parvenir à nous faire tourner la tête à force de finesse et d’intelligence, d’ironie bien acidulée comme il faut, un brin de cynisme, mais aussi de vrais sentiments - tour à tour vraiment faux et faussement vrais afin que se dégage parfois à l’évidence la plus belle des sincérités... Et j’en passe... Qu’on lise le bouquin, si l’on ne me croit pas...! Cela reste, en l’occurrence surtout, la meilleure chose à faire ! Ici, Wright nous fait de l’anti Austen ! Carrément ! Il transforme tout en laideur inexpugnable, se trompe de casting; l’artificiellement abominable Keira Knightley ou paradoxalement le formidable Donald Sutherland dans un rôle à contre-emploi en principe... car c’est plutôt le personnage du bouquin qui a été sérieusement déformé; il atteint le sommet du ridicule avec Matthew MacFadyen... qui ne représente même pas l’ombre du rôle sombre et classieux qu’il est censé interpréter... il a un de ces tarins... qui nous vaut de magnifiques face à face entre l’homme au pif et la nana sans pif (K.Knightley) etc. En fait, il n’y a guère que Rosamund Pike qui convienne à peu près - je dis bien à peu près - à l’emploi qu’elle assume tant bien que mal au vu de son allure par trop moderne... Ouf ! Suis essoufflé...! M’essuie le front dégoulinant de sueur... et m’en vais achever cet “articulet” en me permettant de conseiller à qui veut m’entendre de découvrir ou de revisiter la prodigieuse littérature de Jane Austen... au lieu d’aller se farcir cette chose qui n’aurait jamais dû voir le jour... d’une salle obscure...!

 

 

LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN - (Brokeback Mountain) de Ang Lee. (0/20)
USA - Couleur, 2h14 - 2004.
Avec : Heath Ledger, Jake Gyllenhaal, Michelle Williams,Anne Hathaway,Randy Quaid

Drame : Il ne s’agit bien sûr nullement d’un western... gay ou pas gay... Ce n’est qu’une histoire soporifique de deux vachers qui gardent des moutons ensemble et se font chier tout seuls en haut dans la montagne... Alors, comme il se font chier et qu’ils n’ont pas envie de niquer du mouton, eh bien... ils décident de régler ça entre hommes ! Ensuite, l’on fait tout pour t’habiller ça en histoire d’amour universelle... Moi, je veux bien... mais primo, je le répète pour les sourds, faudrait voir à cesser de confondre le sexe et l’amour - je précise que ce problème de discernement est identique pour les hétéros que pour les homos... Qu’on n’aille pas me faire dire, n’est-ce pas...! Deuzio, j’aurais aimé le sentir cet amour... dans le regard des protagonistes par exemple... (à noter que Heath Ledger est spécialement nul à chier !). Or, que dalle... Tertio et par-dessus tout, j’aurais franchement préféré ne pas m’ennuyer durant tout le film ! Maintenant, quand à la fameuse tolérance dont on nous massacre les oreilles... je m’en vais préciser un point important ! Je préfère - et de loin - le mot “respect”, qui signifie avoir de l’égard pour quelqu’un; alors que le mot “tolérance” signifierait plutôt que l’on supporte quelqu’un ou quelque chose... le plus souvent quelque peu à contrecœur... Cela étant dit, autre chose qui m’agace... les mauvais arguments visant à défendre la cause des homos... En effet, prétendre que le comportement homosexuel est inné est un non-sens car, autant que je sache, à l’heure actuelle aucun scientifique sérieux n’est en mesure de démontrer ce fait. Il ne s’agit pas de dire que cela est vrai ou que cela est faux. Cela n’a pas de sens, un point c’est tout. Affirmer de telles idées peut même être dangereux. Rappelons-nous ce fameux scientifique taré - un Américain, je crois - qui prétendit à une époque avoir isolé le gène de la criminalité !!! Non, la vraie question et la vraie réponse sont à mon sens : “Est-ce que je me dois, en tant qu’être humain, de respecter un concitoyen qui a un comportement différent du mien ?” La réponse est : “Oui, bien évidemment ! A condition que ce comportement ne soit pas nuisible à la société. Je ne vois pas en quoi, à priori, le comportement homosexuel pourrait être nuisible à la société... à la seule réserve près, comme dirait l’autre, que ça se passe entre adultes et consentants... Point barre. Le reste n’est que vain bavardage. Pour en revenir au film, ce qui m’agace c’est ce côté mode... On veut sensibiliser le plus grand nombre de personnes à un problème, alors on simplifie, parfois jusqu’à la caricature, on crée une mode. Pour moi, mode égale aliénation ! (Certes, il y eut également quelques excès à l’époque des mouvements féministes et qui sans doute furent nécessaires d’une certaine façon...). Mais, je me rassure, le propre des modes est aussi de ne point durer... Reste à espérer que de celle-ci, au moins quelque chose d’intéressant et de positif se dégagera.

 

 

UN TICKET POUR L’ESPACE - de Eric Lartigau (0/20)
France - Couleur, 1h30 - 2005.
Avec : Kad et Olivier, Marina Foïs, Guillaume Canet, André Dussollier, Thierry Frémont.

Comédie : Eh bien, on va finir en beauté ! Avec du rire, encore du rire, toujours du rire ! Faut le dire vite. Kad et Olivier sont deux gars qui n’ont strictement aucun sens du (vrai) comique ! Ils sont d’une “fadasserie” insupportable ! Idem Marina Foïs... Avec ce film - coproduit par M6 - l’on a encore droit à de la fausse causticité, du faux humour absurde, du faux mille fois faux ! Le culte de la stupidité et de la laideur en sus !!! Idée de départ : le gouvernement avec la complicité du centre spatial français lance une opération à but pédagogique (histoire de justifier les énormes dépenses générées par la recherche spatiale) en créant un jeu de plus et de grattage bien sûr : “Le ticket pour l’espace”... Il n’y a de prévu que deux tickets gagnants; l’un sera “volé” par un fou furieux assoiffé de vengeance, l’autre ira tout à fait par hasard à un comédien au chômage... Après, t’as toutes sortes de gags éculés et mal mis en place par un cinéaste (?) bénéficiant pourtant de moyens financiers confortables... Le tout est particulièrement vomitif...
PS : Désolé pour cette semaine catastrophique... D’autant plus désolé que c’est bibi qui s’est gavé les navets... Des semaines comme ça, j’en veux plus !!!

 

 

 

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