JANVIER 2006
Semaine 03  Du 11-01-2006 au 17-01-2006

 

JARHEAD (La fin de l’innocence) - de Sam Mendes. (14/20) 1
USA - Couleur, 2h03 - 2005.
Avec : Jake Gyllenhaal, Peter Sarsgaard, Lucas Black, Chris Cooper et Jamie Foxx.

Guerre : “Jarhead” = tête de jarre. Tête grosse et vide, un truc comme ça. Une tête de con, en somme, n’ayons pas peur des mots, bordel ! Alors, t’en as une comme ça de “tête de con” de vingt balais, issue d’une famille quasi monstrueuse qui s’engage volontaire et donc volontiers chez Messieurs les Marines. Peu de temps après, c’est la Guerre du Golfe 1990 qui est déclenchée. Et le couillon se retrouve ensablé quelque part dans les déserts arabes... A noter au passage, l’étymologie du mot jarre : de l’arabe “djarra”. Pas mal...! S’ensuivent brimades glavioteuses et entraînements purement crétinisants ( un peu à la manière de l’inégalable chef-d’oeuvre de Kubrick Full Metal Jacket ) avant que le jeune “jarre” ne soye sélectionné sniper... Alors, avec son compagnon de “visées malsaines”, il va attendre, des jours et des nuits durant, des semaines et des mois, le moment crucial et jouissif de pouvoir enfin utiliser son arme à des fins criminelles... Tous les bidasses attendent d’ailleurs ce moment de consécration : preuve irréfutable de l’animale connerie des humains... à ceci près que les animaux ignorent ce qu’est la connerie...! On peut prendre ce film très mal ! On a en a bien sûr parfaitement le droit ! D’autant plus que la finale ambiguïté flirte avec le bas-ventre de l’idiotie suprême ! L’on peut aussi, tout en déplorant le manque de positionnement clair de la part des auteurs à l’égard des actes guerriers en général, se laisser impressionner par le brio de la réalisation, et celui particulièrement saisissant des comédiens... J’ai tortillé du cul entre les deux... et considère ce film, en fin de compte, comme particulièrement intéressant et peut-être porteur de réflexions... telles que peut nous en suggérer le grain de sable de n’importe quel désert qui fascine par son unicité à priori négligeable...

 

 

LA LEGENDE DU GRAND JUDO - (Sugata Sanshiro) de Akira Kurosawa. (6/20) 1
Japon - Noir et blanc, 1h20 - 1943. Reprise.
Avec : Denjiro Okochi, Susumu Fujita, Takashi Shimura, Yukiko Todoroki, Yoshio Kosugi.

Aventures : Première réalisation cinématographique de Kurosawa, ce film apparaît d’abord comme une curiosité... Selon le jargon, n’est-ce pas... En plus, le malheureux (le film, pas le cinéaste !) a été amputé de six cents mètres par les maîtres de guerre nippons de 1944 (année de sa re-sortie au Japon). Voilà de quoi “curiositer” les plus indifférents... Un film invalide... de guerre... qui boite... et qui peut-être va nous apporter des délices inconnues... Blague à part et naïveté aussi, ce petit truc n’est ni passionnant ni très clair à propos des Arts dits martiaux... En1882, deux disciplines de combat à mains nues apparaissent... sans compter le karaté qui ne va pas tarder... à savoir, le jiu-jitsu (agressif !) et son “contraire” le judo (pacifiste ? en tous cas plus serein)... Le film nous suggère de préférer l’aspect non-agressfi du judo à la “bestialité” du jiu-jitsu... Au passage, nous n’avons pas droit, nous spectateurs pas nécessairement initiés à ces “jeux de mains”, à la moindre claire explication nous permettant de distinguer nettement les deux démarches théoriquement opposées des deux disciplines à nos yeux proposées... Ce qui nous vaut un spectacle sans grande saveur, les combats eux-mêmes n’étant point fulgurants... Toutefois, l’on ne s’indigne point, l’on prend en considération l’ancienneté de la chose avec bonhomie et l’on pêche même ça et là quelques plans “recherchés” du futur ... grand maître... A moins que tout cela ne soit illusion voulue et condescendante ou illusion optique tout bonnement...

 

 

MADAME HENDERSON PRESENTE - (Mrs Henderson Presents) de Stephen Frears (13/20) 1
Grande-Bretagne - Couleur, 1h45 - 2004.
Avec : Judi Dench, Bob Hoskins, Kelly Reilly, Will Young, Christopher Guest.

Comédie dramatique : En 1937, à Londres, une veuve de toute fraîcheur et soudainement très riche, ne sachant point trop comment s’occuper d’ elle et... de son argent, va décider on ne peut plus légèrement de racheter un théâtre... Mais, pour diriger icelui, il lui faut un professionnel... Elle va donc faire appel à un certain Van Damme, Juif d’origine hollandaise et aussi anglais que n’importe quel Anglais (dixit Mrs Henderson)... Ce qui permet d’emblée au cinéaste Stephen Frears de marquer un excellent point en mettant les pendules à plat...! En effet, malgré (la classique) oppostiion de caractères entre Mrs Henderson (grandissime et savoureuse Judi Dench) et le fameux Van Damme (Bob Hoskins, émouvant et drôle comme on l’a rarement vu !), une formidable amitié se confondant avec bien évidemment l’amour - sentiment non nécessairement sexué - va naître et durer... au-delà même de la disparition de l’un des deux protagonistes... Voilà un savoureux divertissement, enlevé de main de “Diable”, si j’ose dire, durant la première heure...! La dernière partie souffre bien sûr de la guerre... et à bien des points de vues... L’ensemble du spectacle de Frears est “faux” - ce fameux “faux” qui nous permet sans doute de mieux palper le réel tout en en rigolant - mais, les bidasseries, personnellement, me font toujours mal au ventre... Fort heureusement, à Mrs Henderson aussi, qui s’en explique assez bien lors de son speech final... Et, l’éternel danse onirique finale que nous exprime avec un certain ahanement le gars Spears, me semble-t-il du moins, ne nous encourage guère à aller batifoler sur les terrasses modernes de l’apocalyptique vingt et unième siècle..

 

 

LA NOUVELLE LEGENDE DU GRAND JUDO - (Zoku Sugata Sanshiro) de Akira Kurosawa. (6/20) 1
Japon - Noir et blanc, 1h23 - 1945.
Avec : Susumu Fujita, Denjiro Okochi, Yukiko Todoroki, Ryunosuke Tsukigata.

Aventures : Et voici la nouvelle...! Pas pire... et sûrement pas meilleure que la précédente... Notre héros Sugata Sanshiro va être confronté à un boxeur américain pratiquant la boxe anglaise puis aux frangins de son pire adversaire du premier épisode... Les deux frangins étant les représentants diaboliques (c’est rien de le dire ! ) du nouveau-né... karaté !!! Je ne suis pas maître en la matière, et c’est le moins que l’on puisse dire, mais la fascination dont fait apparemment preuve Akira pour le judo me semble assez étrange... Certes, il continue de vouloir favoriser la défense à l’attaque... Or mais donc mais...!!! Pourquoi ne nous entretient-il jamais du plus traditionnel Art martial à mains nues qu’est l’Aïkido...?!? Bref, ça fait partie des préférences mystérieuses de tout un chacun... Attention, je re-précise, autant que je sache, pour bien marquer l’oppositiion entre une lutte agressive et l’autre (plus- ou moins - que défensive), il eût cent fois mieux valu mettre en évidence les valeurs de refus de combat sur lesquelles repose l’Art de l’Aïkido...! Mais, soyons indulgents, cette vieille toile est regardable...

 

 

LA RUMEUR COURT - (Rumor Has It) de Rob Reiner (0/20) 1
USA - Couleur, 1h35 - 2005.
Avec : Jennifer Aniston, Kevin Costner, Shirley MacLaine, Mark Ruffalo, Kathy Bates.

Comédie : La Sheila américiaine - en plus antipathique s’il vous plaît - j’ai nommé Aniston la débile, va nous en grimacer de toutes les couleurs lorsqu’elle apprendra que l’auteur du bouquin qui a inspiré le fim de Mike Nichols La lauréat n’est que l’odieux copieur de ce qui s’est réellement passé dans sa famille... notamment, au niveau de sa môman et de sa grand-môman...! Tout ça pour ça, dirait un modeste Lelouch !!! C’est vous dire le niveau de cette production d’inspiration insuffisante et de réalisatiion obéissante (pauvre Rob Reiner, auteur par ailleurs de Princess Bride, Quand Harry Rencontre Sally ou encore Misery ). Le résultat est aussi affligeant que notre nouveau siècle, baveux d’idiotie congénitale; nul besoin de narrer quelque peu l’intrigue d’une crétinerie corrosive; nul besoin de s’attarder sur les misérables motivations des producteurs de cette merde verte... si ce n’est pour vous mettre en garde, vaillants citoyens qui valez votre valeur... A vous d’en estimer le poids...!

 

 

 

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