DECEMBRE 2005/JANVIER 2006
Semaine 01  Du 28-12-2005 au 03-01-2006

 

THE CONSTANT GARDENER - de Fernando Meirelles. (20/20)
Grande-Bretagne / Kenya / Allemagne - Couleur, 2h08 - 2004.
Avec : Ralph Fiennes, Rachel Weisz, Danny Huston, Hubert Koundé, Bill Nighy, Pete Postelwhaite, Sidede Onyulo.

Espionnage : D’après John Le Carré. Néanmoins, cette référence en général ne suffit point. Se rappeler La petite fille au tambour de George Roy Hill ou Le tailleur de Panama réalisé pourtant par l’immense John Boorman... mais en toute petite forme... Du reste, John Le Carré, himself, aurait déclaré, en parlant du film de Meirelles, “C’est la première fois qu’un réalisateur fait un grand film d’un de mes livres” (in Le Monde du 28/12/05). Personnellement, je suis tout de même un peu étonné car j’avais adoré l’adaptation cinématographique par Martin Ritt de L’Espion qui venait du froid. Enfin, c’est lui l’auteur... le mieux placé pour juger... Mais, venons-en au fait. Comme souvent, chez Le Carré, le héros principal n’est pas vraiment un héros et comme il se retrouve seul contre tous... il devient vite victime. Le gars en question est un diplomate anglais travaillant au Kenya, prénommé Justin. Son épouse, Tessa, avocate et militante humanitaire, est retrouvée morte dans un étrange accident de jeep... Les autorités essaient de faire passer l’affaire pour un crime passionnel, mais rapidement, Justin se rendra compte qu’il y a plus que du louche là-dessous. Il va mener sa propre enquête et de fil en aiguille, écoeuré par le monde de merde dans lequel on vit, il ira jusqu’au bout de son existence amputée de moitié... Meirelles qui nous avait déjà formidablement épatés avec son terrifiant La Cité de Dieu, récidive dans un genre différent, mais à l’ambiance toujours insupportablement atroce qu’il parvient en quelque sorte à magnifier, virtuose qu’i est désormais de l’esthétique dans l’inesthétique et du traitement poétique d’un univers jonché de malheurs et de poubelles... Ici, c’est le peuple africain dans ses misérables villages qui est montré sans détour aucun, mais sans jamais tomber dans la pleurnicherie. En effet, Fernando nous sert un film “complet”. Il y a dans cette œuvre foisonnante du drame et de l’humour, des aventures et beaucoup, beaucoup d’amour. Est-il utile de préciser que les acteurs sont impressionnants de justesse, j’allais dire de perfection ? Ralph Fiennes en tête bien sûr, d’une retenue émotionnelle bouleversante par sa sobriété même... N’oublions pas tous les autres avec une mention toute spéciale à Danny Huston dans un rôle complexe. La musique puissante nous achève et l’on sort de là à quatre pattes ! Si vous n’aimez pas les belles émotions, n’y allez surtout pas !

 

 

LE MONDE DE NARNIA - CHAPITRE 1 : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique - (The Chronicles of Narnia) de Andrew Adamson. (0/20)
USA - Couleur, 2h12 - 2004.
Avec : Georgie Henley, William Moseley, Skandar Keynes, Anna Popplewell, Tilda Swinton, James McAvoy, Jim Broadbent.

Aventures fantastiques: Spécial Mézigue. “Nous voici aux antipodes... ! Quelle douche écossaise !!! Surtout lorsque l’on sait qu’à l’heure où j’écris, cette espèce de saloperie a probablement déjà fait trois millions d’entrées sur la France... ! Cela laisse rêveur... Je m’explique. T’as quatre petits crétins d’une laideur diaboliquement antipathique qui sont, pour cause de guerre (l’action semble se situer durant la deuxième mondiale), envoyés à la campagne afin d’y être en sécurité. La plus jeune des quatre -et la moins antipathique- va découvrir une armoire magique dans la maison de campagne où ils vivent désormais. Elle va l’ouvrir, y pénétrer et se retrouver au bout de quelques instants dans une forêt couverte de neige... Tout de suite après, elle fera la connaissance d’un gentil faune... qui lui fera savoir qu’elle se trouve dans le monde de Gniargnia... ! Par ailleurs, ce monde est maudit à cause d’une sorcière blanche (anémiquement interprétée par l’anémique Tilda Swinton) et la gamine, si elle ne veut pas mal finir, a tout intérêt à retourner rapidos dans la maison de campagne, via l’armoire magique ! Ce qu’elle va faire... mais ses frangins et frangine ne voudront point la croire dans un premier temps... Ensuite, bien sûr, ils se retrouveront, eux-aussi, dans la dimension du monde de Gniargnia... Voilà, je n’irai point plus loin. Parce que, au-delà, c’est la répétition tant scénaristique, narrative que picturale de tout ce que l’on a déjà pu voir à maintes et maintes et maintes reprises... ! Un truc qui se situe à peu près entre Harry Potter et le Seigneur des Andouilles. Tu vois ce que je veux dire... ? Tu la sens, la richesse imaginative, la créativité surprenante... l’arnaque crétine ?!? J’ajoute, pour en finir avec cette ordure, que ce prodigieux navet s’inspire d’un certain C.S. Lewis qui aurait pondu sept volets de cette abjecte série d’aventures guerrières où, une fois de plus, c’est la force qui gagne, les guerriers les plus cons qui sont les meilleurs... à ceci près qu’ici, les guerriers, on les prend au berceau !!! Tout le monde y va de son petit coup de couteau, y compris la plus jeune des gamines ! Con et sternant ! En un mot, consternant! Si vous êtes complètement décérébrés, faites comme tout le monde, courez-y !!!”

 

 

 

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