Semaine 37-38
Du 07-09 au 20-09-2005
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BROKEN
FLOWERS - de Jim Jarmusch.(18/20)

USA - Couleur, 1h45 - 2004.
Avec : Bill Murray, Jeffrey Wright, Sharon Stone,
Frances Conroy, Jessica Lange, Tilda Swinton,
Julie Delpy, Chloë Sevigny.
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Comédie dramatique
: Don, la cinquantaine,
célibataire endurci, après s’être
fait larguer par sa dernière petite amie,
apprend par un courrier mystérieux qu’il
est père d’un fils de dix-neuf ans...
Son ami, détective amateur, le pousse à
mener l’enquête... Notre placide héros,
un rien déphasé-blasé, va
entreprendre un périple en allant revoir
ses anciennes compagnes afin de découvrir
la mère de son hypothétique fils
ainsi que l’auteur de la lettre... S’ensuit
une série de scènes de retrouvailles
pour le moins tristouilles... Nulle nostalgie
n’émeut Don... même lorsqu’il
repasse une nuit avec l’une de ses ex...
En fait, Don est à la recherche de la nostalgie...
Ce film qui exige une certaine patience (je n’ai
pas dit qu’il s’agit d’un film
difficile - j’ai horreur de cette expression),
va crescendo d’un bout à l’autre...
un crescendo à peine perceptible au début...
mais qui se termine par une discrète apothéose
tout de même... En effet, Jarmusch parvient
à nous bouleverser durant les vingt dernières
minutes... lorsque l’on finit par comprendre
le ou les différents sens profonds de ce
voyage inutile dans le passé... Ajoutons
que tout au long du film, J.J. nous surprend,
nous fait marrer, nous fiche parfois le cafard
en nous peignant un monde étrangement (dans
tous les sens du terme) proche du nôtre...
Son regard n’est pas simplement décalé...
il est plutôt un peu fou, juste assez pour
nous faire croire que le miroir qu’il nous
tend est déformé... Bill Murray,
à la limite de l’autisme nous régale
cependant; et toutes et tous les autres sont parfaits
! Il s’agit pour le moins du film du mois...
et il s’agirait d’un chef-d’oeuvre
si l’image était réellement
cinématographique... |
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ENTRE
SES MAINS - de Anne Fontaine.(6/20)

France - Couleur, 1h30 - 2005.
Avec : Benoît Poelvoorde, Isabelle Carré,
Jonathan Zaccaï, Valérie Donzelli.
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| Drame : Le thème de “la
belle et la bête” revu et malmené
par Anne Fontaine... Un vétérinaire
un peu original rencontre une jeune femme travaillant
dans une boîte d’assurances... Un problème
de dégâts des eaux... Pour lui, c’est
le coup de foudre brutal, sauvage et irrépressible...
Elle, n’est que gentiment intriguée...
Mais, au fil de leurs rencontres, elle va s’éprendre
à son tour... Malgré son mari et sa
fille... Dans le même temps, un tueur en série
court toujours dans la ville... Son truc, c’est
d’égorger les nanas avec un scalpel...
De quoi éveiller le doute puis la méfiance
chez la jeune femme... Le véto qui tortille
lorsqu’elle veut l’embrasser, est-il
un homo refoulé, un impuissant ou carrément
un “serial killer”... ou les trois à
la fois... ou bien rien de tout cela...? Le suspense
est assez bien mené, mais la platitude et
la monotonie de leurs rencontres répétées
nous lassent au bout de la première moitié
du film... Quant à la deuxième, à
part la fin... passons ! Ajoutez à cela une
image particulièrement et somptueusement
dégueulasse - à peine digne d’un
mauvais téléfilm - et vous obtenez
un spectacle indigne... Toutefois, Isabelle Carré
joue juste et Benoît est remarquable ! Non,
contrairement à ce que j’ai entendu
dire, il ne s’agit pas de “non-jeu”
! Ils sont tous deux suffisamment expressifs pour
que l’on n’ai point besoin de leur ouvrir
le crâne, le thorax et l’abdomen pour
saisir ce qu’ils veulent nous transmettre...
! Surtout Poelvoorde, bien sûr... qui a bien
raison - nonobstant la médiocrité
de ce “filmoïde” - de changer de
registre, confirmant ainsi (après C’est
arrivé près de chez vous et Les
convoyeurs attendent ) qu’il est un acteur
complet. |
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MA VIE
EN L’AIR - de Rémi Bezançon.(0/20)

France - Couleur, 1h43 - 2004.
Avec : Vincent Elbaz, Marion Cotillard, Gilles
Lellouche, Elsa Kikoïne, Didier Bezace.
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| Comédie : Yann a la phobie
des avions... au point de laisser filer sa belle
qui ne demandait qu’à être suivie
par lui durant son vol vers d’autres horizons...
Au point, également, de devenir instructeur
pour une compagnie aérienne... A trente ans,
il se sent un peu paumé et tente de faire
le ménage dans sa vie un tantinet absurde...
Son meilleur pote est là pour l’y aider...
Encore une comédie foireuse pour public particulièrement
indulgent ! C’est que cette affaire est bougrement
mal traitée... Le script, déjà
brouillon au départ, explose dans tous les
sens “grâce” à une mise
en scène “tape-à-l’oeil”
et totalement décousue...! Les comédiens
ahanent de la manière la plus disgracieuse...
Vincent Le Blaze en tête... Les images numériques
pètent au lieu de pétiller... on les
ralentit ou les accélère tour à
tour... minablement... que des effets dits spéciaux
qui ne sont que de la poudre aux yeux... de la poudre
outrageusement colorée et dangereusement
corrosive pour nos pauvres mirettes... J’oubliais
: il s’agit d’une production M6 distribuée
par TFM... Si t’as vraiment la curiosité
tenace, attends donc que ce naveton passe à
la téloche... ! |
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SHANE
BLACK’S KISS KISS BANG BANG - (Kiss
Kiss Bang Bang) de Shane Black.(10/20)

USA - Couleur, 1h42 - 2004.
Avec : Robert Downey Jr, Val Kilmer, Michelle
Monagham, Corbin Bernsen.
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| Policier : J’adore les
adaptations françaises des titres étrangers...!
On aurait pu compliquer davantage, cela dit. Par
exemple : Robert Downey Jr and Val Kilmer Starring
in Shane Black’s Thriller / Comedy Kiss Kiss
Bang Bang, Ouh! La, La ! ( ceci pour la “French
Touch”)... Bref. Ce film déjanté,
assez proche par certains aspects, d’un Tarantino,
commence sur les chapeaux de roues, s’essouffle,
puis repart de plus belle pour marquer une nouvelle
pause etc. En un mot ou en cent, les séquences
“speedées” à mort sont
difficiles à suivre - on se sent con par
moments tant on ne pige que lerche - , et les “pauses”
sont souvent un peu anémiques... Néanmoins,
et pif en plus, (ça faisait longtemps que
je n’avais pas fait de jeu de mots pourri...),
quand on fait la moyenne, le tout est suffisamment
spectaculaire et amusant pour que l’on ne
s’en prive pas... J’entends qu’on
a parfaitement le droit d’aller reluquer les
invraisemblables aventures d’un voleur de
poules qui se retrouve comédien devant jouer
le rôle d’un détective (après
une audition hilarante), du vrai flic qui doit l’entraîner
afin d’être plus crédible dans
cet emploi ainsi que d’une vraie - mais plutôt
sur la touche - comédienne... qui, en fait,
est une copine d’enfance du voleur-comédien...!
D’autant plus qu’ils vont bien sûr
être entraînés dans une sérieuse
mais tout de même assez délirante enquête
policière... Ce qui nous vaut quelques scènes
de castagne réussies et quelques touches
d’humour qui ne tombent jamais à plat...
Eh ! Que demande le spectateur, après tout...? |
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