Semaine 44
Du 26-10 au 01-11-2005
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COMBIEN
TU M’AIMES ? - de Bertrand Blier.(0/20)

France - Couleur, 1h35 - 2005.
Avec : Monica Bellucci, Bernard Campan, Gérard
Depardieu, Jean-Pierre Darroussin.
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Comédie :
Spécial Mézigue : “Extérieur
nuit. Quartier de Pigalle. Une pute massive dans
une vitrine... Un débile mental qui a gagné
au loto décide de l’acheter... Immédiatement
après ce démarrage insolite et d’une
insolente facilité, ça dégénère...!
Bertrand Blier se précipite cette fois
pour délirer et se faire des nœuds
! En général, il attend la fin pour
se planter, après s’être bien
enlisé dans le fourmillement de ses neurones
débridés... Là, tu peux partir
tout de suite ! Côté acteurs, c’est
amusant ou terrifiant selon ton humeur et ta tension...
La Bellucci - qui, par ailleurs ne semble pas
se bonifier avec l’âge - il parvient,
l’affreux Bertrand, à la rendre laide
! Cesse pas de se rincer l’oeil avec ses
immenses nibards...! Nous asperge avec...! Des
mamelles à effrayer un bœuf...! Nous
impose dans le rôle principal le vampire
mongolien Campan... Utilise un clone bien fatigué
du pourtant infatigable Gérard D. Les dialogues
- lui, qui possède un indéniable
“brin de plume” - il les a écrit
ici avec sa vieille bite flasque, ratatinée
et complètement à sec... Fait de
plus en plus client de pissotières le Blier
Jr... Combien je t’aime...? Pas un rond
! Casse-toi, tu pues !” |
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JE NE
SUIS PAS LA POUR ETRE AIME - de Stéphane
Brizé.(15/20) 
France - Couleur, 1h33 - 2004.
Avec : Patrick Chesnais, Anne Consigny, Georges
Wilson, Lionel Abelanski, Cyril Couton, Geneviève
Mnich, Hélène Alexandridis, Anne
Benoit, Olivier Claverie.
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Comédie :
Un huissier de cinquante balais, sombre et malheureux
en tout, fait la rencontre d’une femme sympa
et plutôt mélancolique elle aussi...
dans un cours de tango... son toubib lui ayant
conseillé de s’activer un peu physiquement...
Cela commence genre “mine que rien”,
mais assez vite les sentiments et les atomes crochus
de nos deux héros vont s’enflammer...
Le hic... c’est que la belle est sur le
point de se marier avec un compagnon de longue
date... En voilà un film sobre, tout en
demi-teintes, réaliste, qu’il est
réussi comme film! Tout sonne parfaitement
juste... à commencer par de superbes comédiens...
Chesnais au meilleur de sa forme, c’est
dire !
Anne Consigny, émouvante, sensible, au
charme si discret et subtil... qu’on ne
peut qu’en tomber amoureux ! Trop rare,
cette actrice n’en est que plus précieuse...
Georges Wilson dans le rôle du père
de l’huissier vieillissant est tout bonnement
stupéfiant... cruel et bouleversant ! Le
fils du quinquagénaire, c’est Cyril
Couton (retenez bien ce nom !), d’un naturel
comique à hurler de rire...! Ainsi qu’absolument
tous les autres ! A quoi cela tient-il un petit
miracle pareil...? Où il ne se passe apparemment
rien... sauf que le cinéaste Brizé
sait capter de minuscules instants qui sont de
véritables grains de poussière d’étoile...
qui nous comblent de bonheur... Et si l’on
rit, c’est notamment parce que les situations
marrantes ne sont jamais “gaguesques”...
Oui, à quoi tient un miracle cinématographique...?
Excellente question... Voyons voir... Mis à
part la somme de travail technique et moins technique
indispensable, il y a sans doute dans cette œuvre
tout le cœur et toute l’âme (restons
grandiloquents encore un peu...) de l’auteur...
Un auteur inspiré qui sait contaminer le
spectateur avec son souffle et son regard à
la fois drôle et empreint de tristesse...
son regard sur le petit monde qu’il est
parvenu à créer... La scène
entre le père et le fils (Wilson et Chesnais)
assis sur un banc du jardin de la maison de retraite
est proprement inoubliable - le profil du vieux
à la limite de la caricature... en fait,
une réalité caricaturale... Et puis,
le sourire d’Anne Consigny... un des plus
jolis qu’on ait vu au cinoche... Mais, vlan
!!! Ne voilà-t-y pas qu’à
un quart d’heure de la fin, on nous inflige
un virage à 3600 degrés... l’histoire
se brise... on est projeté dans un tout
autre film... un happy end forcé... sans
doute par le fric...! En regardant bien le générique,
l’on voit que les scénaristes ont
“bénéficié” de
l’aide à la réécriture
de scénario de je ne sais quel organisme
à la con... Savoir qu’on te colle
un docteur es scénarii qui connaît
par cœur toutes les ficelles et les structures
narratives cinématographiques ayant fait
leurs preuves un milliard de fois, et ainsi te
piège en te faisant refaire pour la “infinième”
fois le même film... Toutefois, je dis ça
au pif... je ne suis pas dans le secret des “vieux”...!
Néanmoins, s’il se trouvait que j’aie
raison, il serait vivement recommandé aux
futurs financiers du prochain film de Brizé
de le foutre tranquille le gars Stéphane...!
Pour une fois qu’il y en a un qui a vraiment
quelque chose de fort à exprimer... !!!
P.S. : Attention ! Malgré ma réaction
quant à la partie finale de l’oeuvre,
ce film vaut largement le coup d’être
vu !!! Compris ?!? |
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LA LEGENDE
DE ZORRO - (The Legend of Zorro) de Martin
Campbell. (10/20) 
USA - Couleur, 2h10 - 2005.
Avec : Antonio Banderas, Catherine Zeta-Jones,
Rufus Sewell, Nick Chinlund.
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| Aventures : Si l’on parvient
à faire abstraction d’un certain nombre
de débilités, telle que cette histoire
de méchants Français voulant envahir
les Etats-Unis (rien que ça !!!), et, par
ailleurs, le manque d’élégance
d’un Banderas - sauf lorsqu’il bénéficie
du masque - dans la peau du Don de la Vega, l’on
constate que ce film respecte les lois invraisemblables
du genre. D’abord, en contrepartie, nous avons
droit à la superbe présence de la
superbe Zeta-Jones ! Et puis, il y aussi le fiston
Joaquin, un gamin malicieux à souhait. Ce
deuxième épisode - sept ans après
Le masque de Zorro - ne vaut certes pas
le premier, because principalement le scénar...
toujours le scénar !!! Fort astucieux dans
le premier volet, il est infiniment plus conventionnel
cette fois. Néanmoins, les scènes
d’action sont nombreuses et bien enlevées,
et même quelques touches d’humour bon
enfant nous font sourire... Pour un divertissement
sans prétentions, ce n’est pas si mal...
Les plus jeunes, surtout, devraient y trouver leur
compte. |
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MATCH
POINT - de Woody Allen.(7/20)
USA - Couleur, 2h03 - 2004.
Avec : Jonathan Rhys Meyer, Scarlett Johansson,
Emily Mortimer, Brian Cox.
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Drame : Et voilà notre
cher Woody qui donne dans le “psycho-srillaire”,
comme diraient nos contemporains... Un modeste joueur
de tennis se range en acceptant un boulot de prof
dans ce même domaine sportif... Le club où
il bosse est fréquenté par des gens
de la “haute”, et, bien vite il va se
lier de sympathie avec un jeune homme très
friqué, puis avec sa frangine, et, de fil
en aiguille avec toute la famille, trouvant ainsi
un poste très lucratif et finissant par épouser
la soeurette... Mais son cœur (?) est ailleurs...
Il est irrésistiblement attiré par
la blondinette girlfriend de son désormais
beau-frère... Lorsque ce dernier rompt avec
la bombe sexuelle, notre arriviste (?) va se jeter
dessus... trompant ainsi sa toute fraîche
épouse et risquant de fiche en l’air
sa belle situation... Comment dire...? Outre l’image
insupportablement immonde (voir plus bas le commentaire
de Mézigue), ni le scénario, ni la
mise en scène, ne tiennent debout et ne nous
intéressent le moins du monde... Chacun sait
que Woody Allen n’a pas réalisé
que des chefs-d’oeuvre, mais il n’a
pratiquement jamais été aussi plat
et largué... La prétendue critique
acidulée de la société friquée
n’est que très vaguement esquissée.
Les personnages ne sont que des ombres... Pire,
l’antihéros du film n’exprimant
jamais rien (oh, excès de subtilité,
que tu peux nous rendre cons !), n’est pas
crédible une seconde. Les actes machiavéliques
qu’il va soudain commettre sont illogiques
au possible ! Je n’insiste pas car je risque
de dévoiler excessivement l’intrigue...
Néanmoins, le père Woody se rattrape
quelque peu avec les vingt dernières minutes
qui sont - enfin ! - accrocheuses et savoureuses
(notamment les deux flics)... Je suis maintenant
obligé de céder la parole à
Mézigue, sans quoi il va me mordre... !
Spécial Mézigue : “Certes, mon
camarade Moi-Même a globalement raison...
toutefois, il me semble indispensable d’insister
sur l’ignominie de l’image “numerdique”...
Au passage, j’ajoute également, que
la môme Scarlett commence à me les
gonfler quelque chose de crapuleux... ! Ainsi que
- bien évidemment - tous ceux qui nous chantent
à tue-tête sa prétendue beauté
(elle a failli être belle, manque de bol,
elle est passée juste à côté)
et son sex-appeal...!!! Avec sa gueule de traviole,
elle est aussi sexy qu’une poupée gonflable
mal gonflée... Encore une preuve du mauvais
goût ambiant de notre sinistre époque...!
J’en reviens à l’image... Putain,
c’est quoi ces prétendus films qui
ne devraient être diffusés que dans
les cybercafés...? C’est de l’image
pour ordinateur, merde ! Finalement, les gars qui
piratent ou qui téléchargent n’ont
pas totalement tort... Qui plus est, chacun sait
que plus une image est petite, moins on voit les
défauts... Enfin, je ne suis pas vraiment
sûr que chacun soit conscient de ce qu’il
voit et de ce qu’il regarde...! Lorsque j’évoque
le problème de l’image virtuelle à
quatre centimes et qui tue les yeux, on m’envoie
régulièrement paître en me traitant
de “passéisse” qui qu’aurait
saboté les trains lors de l’apparition
des chemins de fer...! Seulement, faudrait pas tout
confondre...! Ouais, faudrait pas... Je pisserais
ça à un violon, il m’entendrait
davantage...! Nous sommes en plein dans l’ére
du “confusionnisme”...! Oh, je sais
bien que je ne suis qu’une goutte de sperme
dans le désert, mais ça ne m’empêche
pas de pisser dans les yeux des spectateurs aveugles
et cons auxquels on vend à longueur de journée
- et pas seulement au cinéma ! - de la purée
de merde pour de la mousse au chocolat ! Je persiste
et signe, je m’appelle Mézigue !” |
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LES PARRAINS
- de Frédéric Forrestier.(3/20)

France - Couleur, 1h39 - 2004.
Avec : Gérard Lanvin, Jacques Villeret,
Gérard Darmon, Pascal Reneric, Anna Galiena.
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| Comédie policière :
Plus de soixante ans après les fabuleux Tontons
flingueurs, des ramasseurs de billets de banque
nous servent une sorte de pâle réminiscence
du chef-d’oeuvre de Lautner et Audiard...
Cette fois, il s’agit des trois meilleurs
complices d’un gangster fraîchement
décédé qui doivent exécuter
les volontés testamentaires de leur pote
clamsé en retrouvant le fiston d’icelui
afin de lui remettre une part d’un vieux magot
savamment planqué pendant vingt ans... D’entourloupe
en rebondissement, l’on y perd presque son
latin tant les intrigues ressemblent à un
plat de spaghettis trop “bouillus”...
Il faut sans cesse repeigner dans sa cervelle ce
filmoïde hirsute...! Il est vrai que deux ou
trois sourires tentent de nous consoler... Mais,
une fois de plus, et ce malgré la présence
d’un Villeret ou d’un Darmon, c’est
tout simplement le règne de la médiocrité
et de l’indigence... Amen. |
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