Semaine 40/41/42
Du 28-09 au 18-10-2005
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LES ÂMES
GRISES - de Yves Angelo.(8/20)

France - Couleur, 1h46 - 2004.
Avec : Jean-Pierre Marielle, Jacques Villeret,
Denis Podalydès, Marina Hands.
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Drame :
En 1917, dans un petit patelin de l’est
de la France, tout près du front, l’on
retrouve le cadavre d’une fillette assassinée...
à proximité de la baraque du Procureur
Destinat... C’est son pire ennemi, le Juge
Mierck, qui va mener l’enquête...
Faut voir comment, l’enfoiré...!
Il va te fabriquer un coupable fissa... ! On n’est
pas à une bavure près en 17... c’est
pas les victimes qui manquent...! Les fleurs fanées,
le Juge va te les sortir du fusil pour les foutre
au cul de deux bidasses égarés dans
cette tourmente boueuse... Pendant ce temps, un
petit flic honnête va également se
mêler de l’affaire... Et tout ce beau
monde va s’emmêler... et les pinceaux,
et les neurones et ce qu’il leur reste d’âme...
Âmes pour le moins grises... Qui est le
meurtrier ? Celui que (presque) tout accuse pourrait
bien être le fameux Procureur... Mais...
au fond, qu’importe...? Ce qui se dégage
de cette histoire trouble, sombre et forte...
c’est qu’au fond, nous sommes tous
des assassins en puissance... Ici, ceux qui excellent
sont les premiers rôles. Marielle en procureur
désabusé au dernier degré;
Villeret en juge ignoble (même s’il
a généralement été
plus convaincant que dans ce rôle); Podalydès,
excellent dans le rôle du brave bougre de
flic... En revanche, le reste du casting est très
inégal... Passons. Le pire - qui devient
désormais notre lot de déception
quotidien - c’est l’image. Une lumière
qui met notamment en évidence les décors
en carton-pâte du studio ou le fond de teint
des acteurs... Un peu gênant, non ? Pas
pour tout le monde...? Eh bien, pour moi, si !!!
Cela me casse un film à moi ! Notons, histoire
de sourire, l’aspect (involontaire ?) un
peu “russkoff” de l’ambiance.
Villeret semble être tout droit sorti d’un
truc genre “Les frères Karamazov”
et Podalydès fait très Lénine...
Pour finir, m’est avis que je ne vais plus
tarder à lire enfin le bouquin de Philippe
Claudel... |
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CACHE
- de Michael Haneke.(0/20)

France / Autriche, 1h55 - 2004.
Avec : Daniel Auteuil, Juliette Binoche, Maurice
Benichou, Annie Girardot, Daniel Duval.
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Drame :
Les blancs poils de Haneke “la tronche touffue”
frissonnèrent de déception et de
colère haineuse lorsqu’il ne se vit
récompensé QUE par le prix de la
meilleure mise en scène à Cannes
cette année. Il s’attendait à
la Palme, le chérubin ! Faut dire que des
membres du jury le lui avaient laissé espérer
directement ou indirectement... Telle Agnès
Varda, la pseudo-cinéaste venue de nulle
part...! Heureusement, notre Kusturica international
est parvenu, après moult négociations,
à empêcher “la foutaise”
de régner une fois de plus à Cannes...!
Voici donc le film le plus inutile, abscons et
idiot de prétention que l’on n’ait
vu depuis fort longtemps ! Entreprise parfaitement
vaine qui consiste à vous “non-raconter”
une intrigue “thrillerico-intello-psycho-branlatoire”
d’un journaliste et de sa famille harcelés
par des envois de cassettes vidéo anonymes
et de coups de fil étranges... Qui est
derrière cet acharnement... ? Dieu, Allah,
le fiston du journaliste ou encore le journaleux
lui-même...? Toujours est-il que ces désagréables
événements vont éveiller
un bien gros sentiment de culpabilité chez
le principal intéressé... rapport
à une très ancienne histoire de
trahison située quelque part dans l’enfance
de deux personnages... Le journaleux, pas plus
que le spectateur ne saura jamais le fin mot de
l’affaire... Au passage, nous avons droit
à ce que certains critiques appellent pompeusement
“le réalisme réinventé
par Haneke”; à savoir une suite de
scènes d’une atroce nullité
tant elles ne parviennent même pas à
être banales...! Les malheureux comédiens
retrouvent leur prime jeunesse en balbutiant des
dialogues mal écrits à la manière
de petits amateurs de kermesse... Le seul scoop
de ce “film” (vidéo odieusement
assassine !) est que, pour une fois, Daniel Auteuil
est à chier... !!! C’est particulièrement
affligeant et il serait bien malsain d’aller
zieuter cette “chose” uniquement pour
ce sidérant événement...!
Donc, et pour finir, bien que certains cinéphiles
au cerveau détérioré se régalent
avec cet amer ramassis de non-dits et de refus
de communication avec le public, j’ai tenté
d’analyser la démarche... Il est
fort possible que Haneke ait voulu laisser le
choix au spectateur en ne lui disant que ce qu’il
avait envie de dire... comme n’importe quel
dieu dont les voies sont impénétrables...
que dans nos sociétés de spectacle
essentiellement audiovisuel on ne sait plus qui
baise qui baise qui... qu’ainsi il nous
propose une réflexion masturbatoire des
plus profondes... toujours est-il que je n’en
vois pas l’intérêt... ! Ennuyer
les gens en leur suggérant des pistes diverses
et variées sans clé aucune... c’est
par définition antispectaculaire et bien
stérile... Si le summum de la finesse consiste
à ne rien dire, le meilleur moyen d’y
parvenir, c’est encore de fermer sa gueule
! Si l’on tient à rester secret jusqu’à
l’invisibilité, la plus simple des
solutions est de rester... caché...! |
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COLLISION
- (Crash) de Paul Haggis. (14/20)

USA - Couleur, 1h52 - 2004.
Avec : Sandra Bullock, Don Cheadle, Matt Dillon,
Brendan Fraser, Jennifer Esposito.
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| Drame : “Tu ne sais pas
encore qui tu es !” dit un flic à un
autre plus jeune... “Tu verras, c’est
terrible !”... Le premier est à priori
un salaud (raciste notamment), l’autre un
brave gars... à priori également...
Terribles mots prophétiques... L’inusable
thème du bien et du mal (tant qu’il
y aura des hommes, il le restera...) va être
traité par Haggis d’une manière
brutale... parfois simpliste et lourdingue... à
la narration dure à suivre (n’est pas
Altman qui veut)... mais avec des moments choc...
bouleversants même pour les plus endurcis
amateurs d’émotions fortes... Une affaire
criminelle à L.A. sert de prétexte
et de point de départ à toute une
série d’entrecroisements de destins
entre personnages n’ayant rien de commun...
à priori... Des personnages, servis par des
interprètes remarquables, qui vont se “collisionner”
afin de parvenir peut-être à mieux
se connaître eux-mêmes... Les animaux
humains, nous dit Haggis, ont tout intérêt
à se frotter les uns aux autres... quittes
à briser leur miroir de façade...
en se mirant le temps d’un éclair dans
celui d’autrui... dans le regard soudain allumé
de la bête aux multiples facettes... De plus,
le film de Haggis témoigne d’une actualité
brûlante - au propre comme au figuré...
Où allons-nous tous (pas seulement les Ricains)...
quand cesserons-nous de nous rentrer dedans en volant
comme des “mouches sans tête”...?
Malgré le spectacle plein de bruit et de
noirceur, malgré la symétrie aussi
décevante qu’optimiste, selon le cas,
entre l’ange qui se retrouve à faire
la bête et la bête dont éclôt
soudain un ange; malgré toutes les larmes,
cris ou sang versé... Haggis nous transmet
un message d’espoir... au forceps ! |
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DESENTUBAGES
CATHODIQUES - de Olivier Azam, Alain-Gilles
Bastide, Pascal Boucher, Christophe Del Debbio,
Michel Fiszbin et Pierre Merejkowsky. (17/20)

France - Couleur, 1h30 - 2005.
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| Documentaire : Voilà une
saine réaction de la part de “Zalea
TV” ! A l’instar d’un Pierre Carles
(dont deux films emblématiques sont également
au programme de ce “Tir Nourri sur la Télé”),
un groupe de réalisateurs nous propose plusieurs
courts métrages traitant de diverses arnaques
télévisuelles. La plupart sont loin
de nous être étrangères. Là
n’est pas l’essentiel. Ce qui nous intéresse
ici, c’est l’analyse et le décorticage
des entourloupes propres aux médias télévisuels
qui nous intoxiquent la cervelle à longueur
de journées... Je me permets de citer longuement,
dans le souci d’être le plus clair possible,
l’un des membres de ce groupe, Michel Fiszbin
: “La télévision : superficialité
et sensationnalisme des programmes, torpeur et prostration
des programmés. Tyrannie idéologique,
dictature émotionnelle : un appareil totalitaire
indolore et hypnotique qui fabrique du consentement
et du consensus. La télé pense à
notre place, il faut penser la télé
pour la remettre à sa place. On croit qu’il
suffit de l’éteindre pour avoir la
paix, mais du tout, éteinte ou allumée,
qu’on l’ait ou qu’on ne l’ait
pas, elle fait la loi et s’insinue par tous
les pores du tissu social. L’ignorer, ce serait
capituler. Il faut d’abord apprendre à
s’en protéger, puis à lui rendre
coup pour coup. Zalea TV produit des émissions
d’analyse au bistouri et de critique au marteau
de la logorrhée télévisuelle.
Le film “Désentubages cathodiques”
en présente quelques unes, et des meilleures.
Mais l’objectif final de la télé
libre est l’appropriation par le plus grand
nombre des armes de résistance au terrorisme
audiovisuel. Libérer la télé,
c’est d’abord se libérer de la
télé. A chacun sa “kamérachnikov”
et à l’assaut de la Bastille de l’esprit
! Voici la méthode Zalea d’auto-désentubage
cathodique et de télégitime défense.”
Vous voilà rencardés, avisés
et j’espère alléchés...
Personnellement, je ne peux qu’ajouter, après
avoir vu le film, qu’il s’agit d’une
démarche aussi salutaire que... hilarante
! Car, depuis la nuit des temps, le rire est “l’arme”
la plus efficace... et de loin celle que je préfère...
Hilarante mais inquiétante... ça fait
parfois froid dans le dos, toutes ces magouilles...
En revanche, je dirais qu’effectivement, il
ne suffit pas d’éteindre la télé
pour avoir la paix... mais qu’il suffit de
l’éteindre pour rallumer les “boyaux
de la tête”...! |
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GABRIELLE
- de Patrice Chéreau.(0/20)

France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Isabelle Huppert, Pascal Greggory, Claudia
Coli, Thierry Hancisse.
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| Drame : Spécial Mézigue
: “Un couple de bourges grabataires moisis
: Zaza le chiffon et Pasqualino la patate bouillue
nous valsent quelques pas de désespérance
sentimentale au bout de dix ans de mariage... Elle
s’en va soudain et soudain elle revient...
Le bourge mâle flippe comme un déséquilibré
et elle lui avoue tout de go qu’elle le trompe
avec le mec qu’il hait le plus au monde...
Inlassable suite de gros plans de nos deux “patapoufs”
qui enchaînent “absconneries”
sur “absconneries”... Un couple déchiré
quoi... Qu’il soit déchiré,
je m’en fous... mais, qu’il me déchire
dans le même temps mes sublimes valseuses...
alors là... plus d’accord !!! D’après
une nouvelle de Conrad, Chéreau nous sert
sa dernière inspiration qui est du même
ordre - et donc, tout est cohérent - que
celui des lamentables oisifs qui n’ont rien
d’autre à foutre qu’à
se tortiller la cervelle à propos de leur
histoire d’amour qui n’est sans doute
plus aussi intense qu’autrefois... ou plus
du tout... ou alors qu’elle ne l’a jamais
été... et, par conséquent,
point d’amour du tout entre ces deux “choses”
qui se croient encore vivantes alors qu’elle
sont retournées à la poussière
depuis très belle lurette... si tant est
qu’elles fussent jamais...! Passionnante vanité
donc que cette illustration d’une œuvre
littéraire... qui comme son nom l’indique
est censée être lue... plutôt
que déformée par le profond égarement
d’un gars qu’a eu envie de faire des
images... Aïe, aïe, aïe ! “ |
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IL NE
FAUT JURER DE RIEN - de Eric Civanyan.(O/20)

France - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Gérard Jugnot, Jean Dujardin, Mélanie
Doutey, Philippe Magnan, Henri Garcin.
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| Comédie : Il fut un temps
où les deux protagonistes de cette histoire
auraient pu être Louis de Funès et
Belmondo... Mais, autres temps autres gueules...
Jugnot passe encore... Mais, Dujardin dans le rôle
d’un aventurier séducteur... !!! On
croit rêver...!!! L’homme-chameau (qui
n’a évidemment point de difficultés
pour imiter ce noble animal), qui se la joue Jean
Marais... ou Delon... Jusqu’où s’arrêtera-t-on...?!?
Ne revenons pas sur la pertinence d’une telle
adaptation au cinéma... précisons
seulement que, comme à l’accoutumée,
au fil de tant de charmantes intrigues, l’on
n’a de cesse de nous glisser, dès que
la moindre opportunité se présente,
une vulgarité qui vise le bas ventre... Ce
qui ne doit pas manquer de faire bondir dans sa
tombe - bien qu’il fût loin d’être
un saint - l’auteur de ce classique...! Le
chef-d'oeuvre (léger, aérien et subtil)
de Alfred de Musset défiguré par des
vandales...! |
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MOI,
TOI ET TOUS LES AUTRES - (Me, You and
Everyone We Know) de Miranda July. (3/20)

USA - Noir et blanc, 1h46 - 1950. (Reprise)
Avec : Sidney Poitier, Stephen McNally, Richard
Widmark, Linda Darnell.
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| Comédie dramatique : Caméra
d’Or à Cannes 2005... Belle lurette
que ça ne veut plus rien dire ! Certes, il
faut encourager les jeunes qui en sont à
leur premier coup d’essai... m’enfin...
qu’ y a-t-il de si percutant ou seulement
prenant dans ce “collage” cinématographique...
? Une femme d’un côté; un homme
de l’autre - tous deux encore jeunes... Ils
vont se rencontrer ou plutôt se croiser légèrement...
Vont pas coller tout de suite ensemble... Tout cela
ira “progressivo”... n’est-ce
pas... Entre eux et les scènes qui leur sont
consacrées, une brochette d’autres
personnages... tous vus également d’une
manière quelque peu décalée...
et, il est vrai, un tantinet sympathique... Miranda
July veut la beauté et transforme - avec
plus ou moins de bonheur - l’ordinaire ou
le laid, en beau... Elle est rose et fraîche
- quoique parfois maladivement fêlée
semblerait-il... ou bien n’est-ce qu’une
maladresse de la cinéaste débutane...
- et il s’en faudrait d’assez peu pour
que son charme ingénu opère... Mais
bon ! Une fois de plus, force est de constater que
nous vivons des temps difficiles... Je pèse
mes mots ! Pourquoi tant de bas ventre et de poils
au cul... ? D’où nous vient cette obsession
anale et “trouducuesque”...? Les deux
jeunes adolescentes qui font un concours de “pipes”...
La scatologique partie d’internet du tout
petit gamin... Certes, je ne suis pas complètement
con, je comprends à peu près la démarche
de July qui tente désespérément
de purifier le caca... Le problème, à
mon sens, c’est qu’elle n’y parvient
pas... et que, malgré toutes ses bonnes intentions,
il se dégage de ce premier film quelque chose
à la limite du malsain... D’où,
par moments, un certain malaise... |
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MONTE
LA-DESSUS - (Safety Last) de Fred Newmeyer
et Sam Taylor. (17/20) 
USA - Noir et blanc, muet, 1h10 - 1923. (Reprise)
Avec : Harold Lloyd, Mildred Davies, Noah Young,
Bill Strother.
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| Comédie : Je ne sais pas
si tout le monde a vu ce film mais en tout cas,
chacun en connaît au moins une photo. Celle
où Harold (curieusement surnommé,
“Lui”, en France, à l’époque)
est accroché à l’aiguille d’une
horloge géante très haut perchée,
presqu’au sommet d’un building. Et pour
cause, ce plan fait partie de l’immense morceau
d’anthologie que sont les vingt dernières
minutes de cette comédie burlesque aux gags
parfois inégaux. Le prétexte est simplet
; il s’agit d’un jeune homme qui pour
pouvoir dignement épouser sa promise, doit
d’abord faire carrière à New-York.
Voulant faire un gros coup de pub pour le magasin
dans lequel il travaille comme modeste employé,
il demande à son meilleur pote, véritable
cascadeur, d’escalader la façade de
la tour où se situe son lieu de travail.
Tour qui deviendra bien vite infernale, car pour
des raisons qu’on vous laisse découvrir,
c’est le jeune homme qui devra s’improviser
homme-araignée à la place de son copain
défaillant. J’en arrive à mon
dada, à savoir les effets spéciaux...
ou plutôt les trucages. Ce film réalisé
dans les années 20, nous donne la parfaite
illusion de la réalité, à savoir
le vertige et quelques sérieuses angoisses
(tout en riant aux larmes !) tant le savoir faire
de l’époque était autrement
impressionnant ! Aujourd’hui, les images de
synthèse et les virtuelles “truqueries”
ne font palpiter que les myopes et l’oeuvre
en question datant de plus de quantre-vingts ans,
me donne une fois de plus raison en ridiculisant
les débauches d’effets numériques
modernes. Certes, les trucages en noir et blanc
étaient plus commodes à réaliser,
mais cela n’excuse en rien les solutions de
facilité adoptées par nos marchands
de légumes actuels. Pour finir, le seul problème
que j’ai pu avoir avec ce spectacle dont une
partie est inoubliable, est que le gars Lloyd m’a
toujours paru un peu falot, un peu trop “clown
blanc”... Cela dit, une fois de plus, si vous
voulez vous marrer, tournez vos yeux vers les archives... |
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PAS VU,
PAS PRIS - de Pierre Carles.(18/20)

France - Couleur, 1h30 - 1998. (Reprise)
Avec : François Léotard, Etienne
Mougeotte, Alain Duhamel, Anne Sinclair, Karl
Zéro...
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| Documentaire : Pierre Carles,
que certains journaleux critiques frelatés
considèrent comme un fouille-merde malodorant,
est au contraire un réjouissant trublion
!!! En effet, il nous propose avec cette enquête
documentaire très documentée un autre
regard sur la télévision et plus largement
les médias ; un regard côté
coulisses, coulisses jonchées de petites
magouilles en tous genres, notamment les rapports
des journalistes avec les hommes politiques. Il
faut le voir pour le croire ; même si nous
ne sommes pas naïfs au point d’ignorer
que pour l’essentiel les médias et
surtout la télévision nous vendent
des roubignolles pour des truffes... en vendant
leur âme ! Mais, ce qui place ce film très
haut dans mon estime, c’est aussi et surtout
l’humour bien sûr grinçant avec
lequel il est traité. Carles parvient à
tourner en dérision les différents
systèmes d’intox-information avec une
belle aisance due pour partie au fait qu’il
suffit de montrer ce que l’on nous cache et
d’orienter ne serait-ce qu’une lampe
de poche vers les zones d’ombres qui dès
lors se muent en sinistres et grotesques ombres
chinoises. Je rappelle que dans le cadre du programme
“TNT”, outre Désentubages
cathodiques dont il est question plus haut,
un autre film de Pierre Carles est réédité,
Enfin pris ?, digne deuxième volet
de Pas vu, pas pris. |
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REVOLVER
- de Guy Ritchie. (3/20) 
France / Grande-Bretagne - Couleur, 1h55 -
2004.
Avec : Jason Statham, Ray Liotta, Vincent Pastore,
André Benjamin,Terrence Maynard. |
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| Policier : Un professionnel du
jeu sort du “trou” après avoir
purgé une peine de sept ans de réclusion...
avec pour seul but... la vengeance ! Car il a été
floué et niqué dur par un certain
Macha, un caïd à moitié flingué
du ciboulot et multimillionnaire - et sans doute
plus... au vu des billets innombrables qu’il
balance à droite, à gauche, en haut
ou en bas et partout autour de lui... Y a qu’au
cinoche qu’on voit ça... Enfin, le
mauvais cinoche...! Alors... A part la tronche de
Jason Statham, l’acteur fétiche de
Luc Besson producteur, et ses grimaces de souffrance
promises à l’éternité,
quelques scènes d’action brutale, que
se met-on sous la paupière durant les presque
deux plombes de cet affreux navet... ? Eh bien,
tiens-toi bien...! Y a de la philosophie dans l’air
de la première à la dernière
image...! Tout au début, plusieurs citations
profondes, du genre : “Si un ennemi t’attaque,
t’as intérêt à te défendre
!” ou “Sois toujours plus fort que ton
adversaire”; “Ton ennemi est toujours
là où tu ne l’attends pas”,
“Dépêche-toi de faire la guerre,
avant que ça ne refroidisse”... Ces
“profonderies” nous seront régulièrement
et inlassablement rappelées tout au long
du film par la voix off du protagoniste... qui passe
son temps à ressasser sa réflexion
infiniment enrichissante pour qui veut bien l’entendre...
et qui parvient à la comprendre... Attention,
parce que c’est du calé...! Le couronnement
se situe lors de l’apothéose finale,
comme il se doit, lorsque les deux principaux connards
se rendent compte qu’ils se sont confondus
l’un avec l’autre... En tous cas, c’est
ce que j’ai compris... J’aurais peut-être
dû m’abstenir de piger, parce que depuis
la vision de cette œuvre pour le moins bouleversante...
j’ai trop tendance à me prendre pour
un autre... alors que je suis probablement chez
moi, dans ma propre peau... Putain de film ! |
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RIZE
- de David LaChapelle. (0/20)

USA - Couleur, 1h24 - 2004. |
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| Documentaire : Spécial
Mézigue : “Que ce nouveau docu-navet
ne soit qu’une énième variante
sur les différentes façons de s’agiter
en s’inspirant du hip hop, je m’en balance
! Tout ce que je tiens à préciser,
c’est qu’il ne faut surtout pas se fier
à l’affiche, aussi mensongère
que certaines critiques, qui ressemble à
une image quelque peu esthétique ! Ici, comme
d’hab’, c’est de la vidéo
surcolorée de teintes aussi blafardes que
tape-à-l’oeil... images virtuelles
particulièrement vicieuses... cadrages flottant
au gré d’une tempête de pets
foireux... tzétéra... ! Comprendra-t-on
un jour que ce qui est beau, -surtout dans les arts
picturaux-, c’est avant tout la lumière
! La lumière du jour, la lumière de
notre monde réel, la lumière de nos
mirettes... Qu’elle soit éclatante,
douce ou claire-obscure, c’est elle qui nous
fait vibrer. Rien ne vaut les petites lueurs qui
s’échappent des miroirs de l’âme...
Quant à ceux qui sont aveugles au point de
ne toujours pas se rendre compte de la dégueulasserie
des images qu’on nous jette à la figure
ces derniers temps, eh bien qu’ils se crèvent
les yeux... !!!” |
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WALLACE
ET GROMIT : LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU - (Wallace
and Gromit in The Curse of the Wererabbit) de
Nick Park et Steve Box.(15/20)

USA - Couleur, 1h25 - 2005. |
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| Animation : Dernière minute.
Viens de voir in extremis le nouveau film de l’équipe
de Chicken Run ! Tiens absolument à
vous en dire ne serait-ce que deux mots. Excusez
ma briéveté, mais vu tous les ennuis
techniques que Cinekosma a eu dernièrement,
Mézigue et moi-même sommes quelque
peu perturbés et pris à la gorge par
le temps. En deux mots comme en cent, ces nouvelles
aventures de Wallace et Gromit ne sont pas tout
aussi hilarantes que celles des mille et une poules
d’il y a cinq ans. Néanmoins si on
ne se marre pas d’un bout à l’autre,
du moins on sourit tout lel temps. C’est que
l’humour est du pur british et le scénario
très bien ficelé ! En outre, nous
applaudissons très fort l’artiste Nick
Park qui, malgré son contrat le liant à
Dreamworks, refuse de vendre son cul aux gros studios
ricains en faisant des images synthétiques
! Messieurs les biznessmen, ce sera de la pâte
à modeler ou rien! Allez les enfants, faites
comme moi, courez vous amuser avec ce divertissemernt
jubilatoire... Quel que soit votre âge ! |
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