Semaine 47
Du 16-11 au 22-11-2005
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KIDS - (Born into Brothels) de Zana Briski
et Ross Kauffman. (0/20) 
USA - Noir et blanc et couleur, 1h23 - 2004.
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Documentaire :
Spécial Mézigue : “Calcutta...
Faut deviner ! Ah, je vois bien qu’il s’agit
de petits Indiens... Certes... Mais au-delà,
bouillie infecte, angélique exaction...
Photographies, t’as dit...?!? J’appelle
ça plutôt cauchemar, nightmare, “baddrim”
en anglo-indien... Gentille, la Zana... veut sauver
la peau de gamins fils de prostituées et
de drogués... en leur enseignant... quoi
? La photo, tu dis... ?!? T’insistes, mon
con, t’es lourd... Je ne vois que du brouillon
de papier cul usagé... de la morve sanglante...
Je ne te parle pas du propos... du reste vain
et vaniteux... On donne une pièce à
des miséreux, voilà tout le travail...!
Plus quelques “illuses”, histoire
de les enfoncer... La Zana et le Ross, eux ont
eu leur récompense... Z’ont du vibrer
de l’anus en se fourrant dedans leur “oscar”...!
Meilleur quoi...?!? Film...?!? Ce n’est
qu’un docu’, tu me réponds...?
Et alors, c’est une raison valable pour
faire des images immondes...?!? Sert à
quoi ce ramassis de couleurs sales froissées...?!?
Témoigner, faire prendre conscience...?
A qui...? Ils l’ont tous tranquille la conscience,
t’inquiètes, avec ou sans témoignages...!
C’est “trisse”, tout ça...?
Qui te dit le contraire...?!? Faut faire kek chose...?
Sans doute, mais pas ça !!! Un truc pareil,
ça s’appelle de la frime de petit
bourge parti à l’aventure... histoire
de se décrasser avec la misère...
Total, t’as vu le résultat...? Ah,
c’est le fond qui compte, pas la forme...?
Bravo, t’as rien compris !!! Et qu’on
vienne pas me dire en me la moralisant que j’ai
pas bien regardé, réfléchi...
que je suis passé à côté...!!!
J’ai passé l’âge de passer
à côté !” |
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FLIGHT PLAN - de Robert Schwentke.
(0/20) 
USA - Couleur, 1h38 - 2004.
Avec : Jodie Foster, Peter Sarsgaard, Sean Bean,
Erika Christensen, Kate Beahan.
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Policier :
T’as une nana qu’a paumé son
mari du haut d’un “bildinge”...
Lui reste sa fillette... Avec laquelle elle va
prendre un super airplane sophistiqué à
mort... et qu’apparemment, elle a fabriqué
elle-même avec ses petits doigts... L’est
immense l’engin pourtant... Bref, j’te
la fais pas trop longue parce qu’elle est
pas passionnante des masses...! La meuf, donc,
qu’elle a même des troubles légers
: elle se revoit en balade avec son mari... alors
qu’il est refroidi-glacé... ça,
c’est pour te faire croire, grand nigaud,
qu’elle est pas très nette et pour
que par la suite tu plonges dans le suspense haletant
en te posant plein de questions...Parce que, n’est-ce
pas, t’es complètement con...!!!
Voilà le truc : à un moment donné,
une fois installées dans la carlingue immonde,
l’une des deux va disparaître soudainement...
et ce sera, je te le donne Emile... la gamine...
La meuf s’affole mais personne dans l’avion
ne veut même pas croire qu’elle a
pris l’avion avec une fillette...! Tu te
rends comptes...? Alors, c’est là,
(car t’es toujours censé être
complètement con !), que tu te dis toi
aussi que la nana, elle est peut-être bien
baisée de la tête... Tu vois l’astuce...
grosse comme un “bildinge”, tiens
! Mais, en vérité, t’es pas
si con que ça...! Tu sais immediatly qu’elle
ne peut pas être barge... puisqu’on
a essayé “astucieusement” de
te le faire croire au début... ! Tout le
reste du scénar est du même cru,
voire pire...! Faut voir Jodie Foster en Bruce
Willis !!! Une fois qu’elle a découvert
le “pot aux roses”, n’est-ce
pas...! Faut voir les autres gueules de gland
tel Peter Sarsgaard... avec son regard de méchant...
! Déjà qu’il n’a jamais
cassé des briques... mais là, il
se surpasse... Sean Bean n’est pas mal non
plus... Total : tu finis par te marrer...! Personnellement,
j’étais en bonne compagnie, et nous
avons bien chialé de rire pendant le dernier
quart d’heure ! Si toi aussi t’as
le sens de l’humour au second degré,
tu peux te laisser tenter par cette superbe américonnerie
- accompagné bien sûr ! Tout seul,
tu risques de déprimer...! |
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LE JOUR
ET L’HEURE - de René Clément.
(8/20) 
France - Noir et blanc, 1h36 - 1962. (Reprise)
Avec : Simone Signoret, Stuart Whitman, Geneviève
Page, Pierre Dux, Michel Piccoli.
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Guerre : Simone Signoret dirigée
par René Clément (petite cerise
: assisté de Claude Pinoteau et Costa-Gavras),
on se dit que ça va être le maximum...!
Malheureusement, le scénario n’était
pas au rendez-vous... En 1944 à Paris,
une femme planque un soldat américain puis
l’aide à rejoindre le maquis... entre-temps,
bien évidemment, ils tombent amoureux l’un
de l’autre... Certes, la réalisation
est remarquable, les seconds rôles aussi
(mention spéciale à un formidable
Pierre Dux), mais les clichés et les “trous
d’air” sont trop nombreux...! Rendez-vous
manqué, donc ! La sublime Signoret y est
toutefois égale à elle-même.
Son personnage manque d’épaisseur...
mais elle possède son “étoffe”
à elle, comme d’habitude ! Il s’agit
de l’un des vingt-quatre films du festival
Signoret qui passe au Reflet Médicis. Pourquoi
ai-je choisi celui-ci qui est sans doute l’un
des moins bons... ? Eh bien, pas du tout par négativisme
systématique... mais simplement, parce
que je ne l’avais encore jamais vu.
Je signale à celles et ceux qui seraient
malgré tout intéressés par
cette très modeste toile, que le film en
question repassera dans la même salle le
8 décembre prochain... |
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MACADAM
- de Marcel Blistène.
(2/20) 
France - Noir et blanc, 1h40 - 1946. (Reprise)
Avec : Françoise Rosay, Paul Meurisse,
Simone Signoret, Andrée Clément.
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Comédie dramatique :
Là, c’est pareil... mais en pire...!
C’est vraiment une semaine “sans”...!
Moi qui voulais me consoler des nouveautés
naveteuses qui envahissent par dizaines les salles
parisiennes en allant découvrir du bon
vieux cinoche, me voilà bel et bien !!!
Il s’agit d’une histoire à
dormir debout... avec, cette fois, pratiquement
que des “trous d’air”...! La
Rosay joue le rôle d’une tenancière
d’un sinistre hôtel; une espèce
de “malfrate” à quatre centimes
sans vergogne aucune... Eh bien, on le croira
si qu’on veut, mais, pour une fois, la pauvre
grande Françoise... est nulle à
chier... Faut entendre ce qu’on lui fait
dire aussi... voir la coiffure style “choucroute
serpillière” qu’on lui a plaquée
sur le crâne...! Quant à Paul Meurisse
- le grand Paul ! - , eh bien, lui aussi, il est
un peu à l’étroit dans son
personnage...! Reste - et ça n’étonnera
personne - la jeune Signoret, dont ce fut l’un
des premiers rôles importants... Elle parvient
à être excellente à un point
qu’on se dit que le talent, cela a quand
même quelque chose d’inné...!
Au lieu de vous bassiner davantage avec ce nanar
d’après-guerre qui patauge dramatiquement
dans un mélange de genre (comédie,
polar, film noir tzétéra...), je
préfère vous informer du reste du
programme : les 22 autres films de ce festival
sont, dans l’ordre chronologique : Dédée
d’Anvers de Yves Allégret /
Impasse des deux anges de Maurice Tourneur
/ Manèges de Yves Allégret
/ La ronde de Max Ophüls / Le
traqué de Frank Tuttle et Boris Lewin
/ Casque d’or de Jacques Becker
/ Thérèse Raquin de Marcel
Carné / Les diaboliques de Clouzot
/ La mort en ce jardin de Luis Bunuel
/ Les sorcières de Salem de Raymond
Rouleau / Les chemins de la haute ville
de Jack Clayton / Les mauvais coups de
François Leterrier / Compartiment tueurs
de Costa-Gavras / L’armée des
ombres de Melville / L’aveu
de Costa-Gavras / Le chat de Pierre Granier-Deferre
/ La veuve Couderc de Granier-Deferre
/ Les granges brûlées de
Jean Chapot / La vie devant soi de Moshe
Mizrahi / Judith Therpauve de Patrice
Chéreau / Chère inconnue
de Moshe Mizrahi / L’étoile du
Nord de Pierre Granier-Deferre.
Pour plus de détails, à vos guides...
ou bien directement à la salle ! |
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LE PETIT
LIEUTENANT - de Xavier Beauvois.
(7/20) 
France - Couleur, 1h50 - 2004.
Avec : Jalil Lespert, Nathalie Baye, Roschdy Zem,
Antoine Chappey, Jacques Perrin.
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Policier : “Gueule de
Sabot” (Jalil Lespert) vient d’être
promu lieutenant de police. Alors, il défile,
tout fringant, dans son bel uniforme... Papa-maman
sont vachement contents... Commence mal, cette
histoire... L’image, c’est du genre
court métrage documentaire des années
soixante sur la fabrication des capsules de bière
en Ardèche... Donc, le gars va enfin pouvoir
le vivre son métier de rêve... S’ensuivent
diverses séquences sur la vie des fonctionnaires
de police au quotidien... Conte de la flicaille
ordinaire... Cela dit, et sérieusement,
la mise en scène et les acteurs sont très
crédibles. Seulement voilà, pourquoi
ne pas avoir fait un vrai documentaire, à
ce moment-là...? Néanmoins et toutefois,
une histoire sentimentale va démarrer -
je déconne pas - au bout d’une heure...!
En parallèle, une affaire criminelle...
le meurtre d’un clodo par des Russkofs...
“Gueule de Sabot” (toujours Jalil
Lespert), va participer à cette affaire
en collaboration, notamment, avec une fliquette
vieillissante, ex-alcoolo because qu’elle
a perdu son fiston à l’âge
de sept ans; laquelle va faire un report affectif
sur le petit lieutenant (“Gueule de Sabot”)
qui a l’âge qu’aurait son fiston
s’il n’avait pas “mouru”...
Encore une fois, d’accord, tout cela n’est
pas mal fichu... mais, nous dans la salle, on
s’emmerde... Bon, allez, Xaxa Bobo, je te
file sept points; comme ça tu pourras t’acheter
un esquimau en regardant un bon vieux Cassavetes
au cinéma “Quartier Latin”
où l’on rend hommage au très
regretté John... qui, lui, en connaissait
un bout sur le réalisme... l’émotion
en plus ! |
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