Semaine 45
Du 02-11 au 08-11-2005
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A HISTORY
OF VIOLENCE - de David Cronenberg (15/20)

USA - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris,
William Hurt, Ashton Holmes.
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Policier :
Dans un petit patelin, un paisible patron de rade
fait preuve d’un courage et d’une
efficacité inouïes en abattant, en
parfait état de légitime défense,
deux sales types voleurs et assassins... Il devient
le héros de son village; mais, peu de temps
après, des “sérieux”
- dont un qui bénéficie d’un
charmant œil gauche crevé - viennent
lui rendre visite en dignes représentants
d’un passé criminel voulant rattraper
notre brave bonhomme... Sont-ils complètement
barges...? Se trompent-ils de personne...? Y a-t-il
seulement un brin de vérité dans
cette affaire foldingue... et terrifiante pour
sa petite famille (sa femme et ses deux gosses)...?
Voilà un suspense savamment mené...
Malgré des longueurs et quelques invraisemblances
d’ordre psychologique... Par ailleurs -
Cronenberg ne nous a jamais habitués à
beaucoup de finesse - certaines lourdeurs sont
assez largement compensées par une constante
ambiguïté teintée d’ironie
voire de cynisme, qui non seulement intrigue mais
suscite également une remise en question
de valeurs traditionnellement admises et établies...
C’est quoi, au fond, un héros...?
En prime, Davy n’oublie pas le spectacle...
très violent ! Quoi d’étonnant,
après tout, puisqu’il s’agit
d’une histoire de violence...? Je reconnais
éprouver une certaine fascination pour
cette dernière - lorsqu’il s’agit
de fiction bien évidemment et non entachée
de gratuité. Ici, les scènes d’action
cognent fort - cas de le dire - mais sans excès
de complaisance. Le casting est balèze
avec en tête un prodigieux William Hurt
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BATALLA EN EL CIELO (Bataille
dans le ciel) - de Carlos Reygadas.(0/20)

Mexique - Couleur, 1h28 - 2004.
Avec : Anapola Mushkadiz, Marcos Hernandez, Berta
Ruiz, David Bornstein.
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Drame : Drôle
de bataille dans le ciel qui débute avec
une pipe bien chaude et un peu sinistre et se
termine par une pipe torride et un peu plus souriante...
Après Japon, Reygadas nous replonge dans
son univers d’automates incarnés
par tout sauf des comédiens, son univers
ou règne le culte de la laideur suprême
- faut voir le gros lardon en train de limer son
hippopotame de femme ! -, son univers sous perfusion
peuplé de silencieuses actions absconses;
avec son côté toujours aussi “stone”,
le gars Carlos... doit se “shooter”
à la batavia aztèque, le zigoto...!
Rien n’a d’importance dans l’objectif
de sa caméra, tout est “épuré”
cradingue, dépouillé telle la vermine,
le temps utilisé pour ne rien nous montrer
s’apparente à l’éternité,
les différents défilés de
pèlerins ou de soldats défilent
histoire de défiler; quant à la
jeune pute qui suce et baise pour le plaisir,
elle est interprétée par une actrice
plutôt mignonne et qui n’a froid ni
aux yeux ni au cul... Sauf lorsqu’il s’agit
du (seul) gros plan sur “son” sexe
- où donc va se nicher la coquetterie féminine
? - pour lequel elle s’est fait doubler...
alors qu’en plan moyen déjà
tu peux te rincer les mirettes avec l’ensemble
de son corps nu étalé sur le plumard
- dont la moule bien sûr, totalement à
poil(s)... Non, ce n’est pas moi qui ai
servi de doublure, mais nul besoin d’aller
aussi loin pour se rendre compte de la différence
entre les deux plans...! Y a qu’à
compter les poils... nettement moins nombreux
dans le gros plan...! Bon, là c’est
moi qui m’étale inutilement... Tous
ces détails sont inintéressants
au possible... mais faut bien que je baratine
des bribes de quelque chose vu que le film est
dénué de tout... Allez, Carlos,
va donc cuver...! |
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LA BOÎTE
NOIRE - de Richard Berry. (0/20)

France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : José Garcia, Marion Cotillard, Michel
Duchaussoy, Bernard Le Coq.
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| Policier : Spécial Mézigue
: “Suite à plusieurs tonneaux dans
sa bagnole, José Garcia se retrouve la tête
dans le cul... On ne sait pas trop si c’est
le cul qui est remonté ou l’inverse,
vu que chez ce spécimen il est difficile
de distinguer l’un ou l’une de l’autre
ou de l’autre... Commence alors un voyage
au centre des intestins... José va y rencontrer
des souvenirs déformés, étant
donné que c’est par là que se
trouve sa boîte noire... Dans l’intestin
grêle, il va retrouver son père en
train de fumer le cigare en regardant la télé
par l’orifice anal... Sa mère en larmes,
une jeune et jolie infirmière qui va l’aider
à remonter vers le duodénum sans s’égarer
dans les conduits de ce labyrinthe anatomique glissant
et interminable... Au passage, il commettra quelques
crimes sanglants (à moins qu’il ne
s’agisse de crevaisons hémorroïdales...);
il va se réveiller aspergé par le
suc gastrique qui n’arrangera rien à
son état mental mais, en revanche, lui cramera
le crâne et les tifs tout en lui détruisant
le peu de neurones dont il dispose... Cela dit,
s’agit-il d’un vrai réveil...
? Ne serait-ce point un cauchemar dans le cauchemar...
Voyons voir ce que nous dit la boîte noire...
De sérieux indices aux effluves immondes,
ne pouvant atteindre le spectateur fort heureusement,
vont lui permettre d’émerger hors de
son gros popotin en compagnie d’excréments
en gestation depuis fort longtemps... Alors, il
apprendra le (très) fin mot de l’histoire
et remettra en place cul et tête... et nous,
pauvres témoins impuissants et incrédules,
nous ne parviendrons toujours pas à faire
la différence...! “L’oubli est
un besoin vital” nous est-il indiqué
sur l’affiche ! Certes, il est vital d’oublier
ce navet ! Il est même vital d’oublier
d’aller le voir !!!” |
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CONTE
DE CINEMA - (Keuk jang jeon) de Hong
Sang-soo.(0/20) 
Corée du Sud - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Uhm Jiwon, Lee Kiwoo, Kim Sang-kyung.
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| Comédie dramatique : Lorsque
Hong “la sangsue” nous conte un conte...
de cinéma bien sûr... cela donne une
non-histoire narrée n’importe comment...
De quoi palpiter, n’est-ce pas...? Un tout
jeune homme décide soudainement de se suicider
avec sa petite copine qui est partante... La raison...?
Sa môman, elle pas gentille avec lui... Puis,
on change de personnage masculin... Cette fois,
il s’agit d’un jeune adulte cinéaste
qui va proposer à la petite copine miraculeusement
réchappée au suicide de jouer dans
son prochain film - parce que, attention, la première
non-histoire était en fait un film... donc,
la petite copine n’est qu’une comédienne...
Il y aura une brève rencontre quelque peu
amoureuse entre le cinéaste et la comédienne,
puis... plouf ! On plonge dans l’eau du boudin...!
Depuis qu’il a découvert le zoom, Hong
nous emmerde avec... en pointillé durant
tout le film... Pour les vrais mouvements de caméra,
faudra sans doute attendre encore une vingtaine
d’années environ... le temps qu’il
se procure un matos un peu moins grippé...
Sa caméra, paraît-il, a fait la Guerre
de Sécession... selon les mauvaises langues,
bien sûr... Toujours est-il qu’il existe,
comme d’habitude, des critiques qui prennent
leur panard avec les balbutiements de “La
Sangsue” et ont la gentillesse de nous expliciter,
comme toujours, ce qu’il faut voir à
l’écran...! Bravo...! |
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J’AI
VU TUER BEN BARKA - de Serge Le Péron
et Saïd Smihi. (7/20)

France - Couleur, 1h41 - 2005.
Avec : Charles Berling, Simon Akbarian, Fabienne
Babe, Josiane Balasko, Jean-Pierre Léaud,
Mathieu Amalric, Azize Kabouche, Jean-Marie
Winling, Jo Prestia.
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Drame : Ah, l’Affaire
Ben Barka ! Elle passionne toujours... comme tous
les mystères...
“Au bout de quarante ans, le dossier fut
enfin rouvert, mais on n’y trouva qu’un
peu de poussière...” nous dit-on
dans le film... Pour sûr, un idéaliste
aussi populaire dans le monde entier, ça
dérangeait le colon...! Alors, on le piégea
à Saint Germain-des-Prés après
moult magouilles machiavéliques auxquelles
furent mêlés plus ou moins directement
des personnalités du monde littéraire
et cinématographique ainsi qu’un
certain Georges Figon, escroc à l’envergure
étriquée... A la base de cette adaptation,
un bon nombre de documents et de témoignages...
C’est ainsi que Le Péron, trente
ans après L’attentat de
Yves Boisset, nous propose une nouvelle version
des faits... Plus détaillée et précise...
Toutefois, et ce n’est pas une mince réserve,
le film est difficilement crédible tant
la reconstitution est approximative, scolaire
et maladroite... Jusqu’à la fausse
moustache arborée par Charles Berling (dans
le rôle de Figon) que l’accessoiriste
semble s’être procurée chez
Monsieur et Madame Prisunic...! Le casting, sans
être tout à fait déraisonnable,
n’est pas non plus vraiment convaincant...
Reste que,
l’affaire en elle-même ainsi que son
évocation assez scrupuleuse sont prenantes
à mesure que les événements
se déroulent selon une structure narrative
sérieusement travaillée qui finit
par nous réconcilier avec cette œuvre
par ailleurs à la limite de la caricature... |
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THE PRESIDENT’S
LAST BANG - (Gu Tte Gu Sa Ram Dul) de
Im Sang-soo.(6/20) 
Corée du Sud - Couleur, 1h42 - 2005.
Avec : Han Sukgyu, Baik Yoonshik, Song Jaeho,
Kim Eungsoo, Jeong Won-joong.
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| Policier : Enfin... disons entre
le polar, le docu-fiction et le drame tout court...
Un truc comme ça... En octobre 1979, les
dernières heures - ainsi que les premières
d’après - du Président sud-coréen
Park, qui va se faire buter, un soir de fête,
par plusieurs de ses collaborateurs les plus proches,
dont le directeur de la CIA coréenne (KCIA)...
“Pour cause que” ça fait dix-huit
ans qu’il se la joue dictateur... Le film
repose donc sur des faits authentiques... mais “fictionnés”
pour le cinoche... Ce que j’aime bien chez
Im Sang-soo, c’est sa façon de filmer,
de mettre en scène, de diriger ses artistes...
Ecran large, vraie photographie (pour combien de
temps encore...?), chorégraphie des plans
bien orchestrée (un peu classicos mais soigneuse);
des comédiens justes et souvent plus que
corrects... Après avoir vu l’un de
ses films (Une
femme coréenne, par exemple et par
ailleurs), eh bien, on a au moins... vu un film...
digne de ce nom...! Je vois les branleurs qui rappliquent
en hurlant “c’est quoi un film digne
de ce nom...!?!” tzétéra, tzétéra...
Laissons-les brailler, ici, je suis chez moi, tranquille
et je dis “keske” je veux ! En revanche,
le cinéaste Im n’arrive pas à
me faire décoller... Un certain manque de
densité, sans aucun doute... Tant au niveau
du propos (flou) et du scénar (inconsistant)...
Dommage... Je guette patiemment son film suivant...
possible qu’il me surprenne agréablement,
le bougre...! |
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