Semaine 13
Du 23-03 au 29-03-2005
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AVANIM
- de Raphaël Nadjari. (8/20)
Israël - Couleur, 1h50 - 2004.
Avec : Asi Levi, Uri Gabriel, Florence Bloch,
Shaul Mizrahi, Danny Steg, Eli Eltonyo. |
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| Drame : Et on remet ça...
La condition féminine dans la tradition séfarade
en Israël... Certes, cette jeune mère
de famille en est victime... Elle essaie de sen
sortir en prenant le plus de liberté quelle
peut... Elle a un amant, elle fume et sort quand
elle veut... Les mâles qui lentourent,
son époux, son père, linfantilisent
en douceur la plupart du temps, mais, dès
quelle a un écart de conduite jugé
inadmissible, les gars se fâchent, la traitent
de pute, tzétéra... (Oh, fort heureusement,
ils ignorent sa fréquentation
intime !). Néanmoins, un jour lexplosion
a lieu... et la jeune femme décide de frapper
un coup décisif... en dénonçant
les magouilles financières dun obscurantiste
trop orthodoxe... ! Magouilles auxquelles son propre
père est plus ou moins mêlé...
La tragédie nest plus loin... Malgré
une indéniable justesse de ton, la première
partie du film ma semblée fatigante...
dans le genre déjà vu...
Mais, les émotions fortes finissent par arriver,
poindre le bout de leur nez... Jusquà
la colère et la nausée au moment de
lapothéose finale... Nadjari,
après les States - et avec notamment le très
intéressant I am Josh Polonskis
Brother - fait un petit tour à Tel Aviv,
histoire de scruter le drame humain sous dautres
cieux... de son regard noir... mais vrai.;
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BAB EL WEB-
de Merzak Allouache.(0/20) 
France - Couleur, 1h39 - 2004.
Avec : Samy Naceri, Faudel, Julie Gayet, Hacène
Benzerari, Boualem Benani.
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| Comédie : Un jeune algérois
fait une touche par internet avec une nana française...
Elle lui annonce à la surprenante sa visite
très prochaine... Mille et un problèmes
à régler... La famille trop nombreuse
dans lappart, le fric pour recevoir
royalement la visiteuse... Et, pour solutions, trois
cents tonnes dinvraisemblances menées
tambour ratant par un Merzak en très
petite forme... Il est vrai que même avec
Chouchou réalisé avec beaucoup
plus de moyens, il ne mavait pas convaincu
plus dune seconde... Mais là...! Le
premier qualificatif qui vient à lesprit,
cest : inadmissible !!! Ne tenant pas à
insulter les amateurs en les comparant à
Allouache et son équipe, je dirai plutôt
que cest un travail de je-men-foutiste
XXL ! Essayons dêtre cléments
avec les acteurs - car cest eux quon
voit... et qui donc sont généralement
les premiers à recevoir les tomates dans
la gueule... Englués dans cette mélasse
de pelloche, ils ont du mal à seulement se
débattre... surtout Samy Naceri qui semble
accablé tout le long du film... comme sil
portait douze croix... |
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BE COOL-
de F. Gary Gray.(10/20) 
USA - Couleur, 1h59 - 2004.
Avec : John Travolta, Uma Thurman, Vince Vaughn,
Cedric The Entertainer, Harvey Keitel, The Rock,
Christina Milian, André Benjamin, Steven
Tyler, Danny DeVito. |
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| Comédie :
Dix ans après le cinoche, lex gangster
Chili Palmer, se lance dans lindustrie musicale...
après avoir assisté à lassassinat
du directeur dun petit label... et en sassociant
à la jeune veuve dicelui... Très
vite, il va dénicher une girl à la
voice du tonnerre de dieu et fera tout
pour limposer... face à un crapuleux
manager, à une bande de truands etc... Tout
un défilé de personnages largement
farfelus ! Des situations inégalement marrantes
nous amusent inégalement... Voici un film
cool... coulant... voire dégoulinant... qui,
lorsquon croit quil est ko debout ou
par terre... se ressaisit à limproviste...
redémarre, retombe, se relève... et
ainsi de suite... Mais les acteurs sont là
! De Travolta et Thurman, tous deux très
à laise, à un surprenant The
Rock, irrésistible dans une auto-parodie...
en passant, bien sûr, par la présence
jouissive dun Keitel ou encore par des Vince
Vaughn ou autre Cedric qui prennent leur pied en
jouant des crétins pour le moins naïfs...!
Le tout enrobé par quelques notes de rock
music pas trop dégueulasses... Après
tout, que demande le peuple...? |
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BEFORE SUNSET-
de Richard Linklater.(10/20) 
USA - Couleur, 1h20 - 2004.
Avec : Ethan Hawke, Julie Delpy, Vernon Dobtcheff. |
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| Comédie dramatique : Neuf ans ont
passé depuis leur amourette de jeunesse...
Et voilà quils se retrouvent par hasard
(?) à Paris... Lui (Jesse) est devenu écrivain
et sest rendu dans la capitale pour la promotion
de son dernier bouquin. Durant sa conférence
dans une librairie du Quartier Latin, elle (Céline)
lécoute discrètement dans son
coin... Lorsquil laperçoit, il
coupe court à son entretien avec les journalistes
et décide toutes affaires cassantes de passer
lheure quil lui reste avant le décollage
de son avion avec Céline... Alors commence
la promenade à travers Paris... Echanges
de nouvelles franco-américaines, bla-bla
ordinaire puis moins ordinaire... Progressivement,
lon va se rendre compte à quel point
la nuit quils avaient passée ensemble
en 1995 les a marqués tous deux... Remarquablement
écrit ce petit film très très
bavard... mais nullement barbant ! Cest que
les dialogues sont plus vrais et juste que nature...
passionnants jusque dans la moindre banalité...!
Les interprètes sont plus que crédibles
tant tout est impeccablement orchestré...
Comme quoi on peut faire des choses intéressantes
au cinoche... même avec trois fois rien....!
Certains ne manqueront pas de comparer cette oeuvre
à du Rohmer... mais nous sommes à
des années-lumière de la littérature
du grand Eric... littérature
dégoisée par des acteurs parlant faux
comme ce nest pas permis ! Dautres la
compareront à Woody Allen... là, on
se rapproche... mais lhumour et la causticité
en moins... Quoi quil en soit, laissons de
côté les autres et acceptons ce film
pour ce quil est. Car il existe bel et bien...
Il a de la gueule et de la personnalité.
Il est ce quil est, mais il lest, comme
dirait Jacob Delafon... |
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DEAR FRANKIE-
de Shona Auerbach.(11/20)
USA - Couleur, 1h44 - 2004.
Avec : Leigh Whannell, Cary Elwes, Danny Glover,
Monica Potter, Michael Emerson |
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Comédie dramatique : Dear Shona,
Je técris cette petite bafouille pour
te dire que jai vu ton film. Il sagit
de ton premier long métrage et il est prometteur.
La réalisation est plus que correcte, les
personnages servis par des acteurs parfaits sont
attachants et les émotions ne manquent pas.
Il y a des moments de grâce qui mont
même arraché une larme ou deux. Malheureusement,
à lheure où je técris,
le film nest (déjà) plus programmé
à Paris ! Eh oui, que veux-tu, les distributeurs
se sont déchaînés en ce mois
de mars en sortant environ soixante-dix nouveaux
films...! Qui peut donc aller voir tout cela ?!?
A ce tarif, il y a forcément des morts...
et pas nécessairement les pires...! Alors,
voilà; ton joli travail est passé
à la trappe... Et ne va pas croire que cest
la simplicité de lhistoire qui est
en cause. Cette famille déchirée tantôt
par la présence, tantôt par labsence
du père nest jamais misérable
ou caricaturale... On est dans le mélo sans
y être... tout en y étant... La seule
chose que je te reprocherais, cest de mavoir
imaginé un peu trop malin et clairvoyant
pour mon âge (neuf ans et demi)...
Frankie. |
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MILLION DOLLAR
BABY - de Clint Eastwood. (6/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h47 - 2003.
Avec : Billy Crudup, Claire Danes, Rupert Everett,
Tom Wilkinson, Ben Chaplin |
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Drame : Ah, le phénomène
Clint Eastwood...! Lhomme sans nom,
le manchot ou encore le blondin
de Sergio Leone - repêché par ce dernier
dans la piscine où il surnageait avec peine...
et envers qui il manifesta longtemps une profonde
ingratitude... flippant de devoir partager la vedette
(quil était devenue grâce à
Pour une poignée de dollars ) avec
Lee Van Cleef dans le western suivant du maestro...
puis se mettant franchement en colère à
lidée de nêtre plus que
lun des trois protagonistes de Le bon,
la brute, le truand ... sexclamant : ...à
ce train, je vais finir figurant dans un régiment
de cavalerie...!puis, refusant carrément
dapparaître dans Il était
une fois dans lOuest...! En effet, Leone
avait eu - comme cela lui arrivait souvent - une
idée formidable : réunir le trio Eastwood,
Wallach et Van Cleef pour y interpréter les
trois tueurs du début du film qui attendent
larrivée de lhomme à
lharmonica... Eli et Lee acceptèrent;
seul Clint lenvoya chier...! Sympa, le bougre
! De retour aux States, on lui déroula un
tapis rouge et très vite, il ne jura plus
que par Don Siegel. Dans le même temps, il
se mit à la réalisation; et, dès
son premier film (Play Misty for Me) fit
preuve dun indéniable sens de la mise
en scène... Toutefois, par la suite, il nous
en fera voir de tous les genres : westerns portant
la marque indélébile de Cinecittà
(Lhomme des hautes plaines) ou beaucoup
plus conventionnels (Josey Wales, hors-la-loi),
polars sans prétention (Lépreuve
de force) , comédies dramatiques sentimentales
(Breezy , Sur la route de Madison), film
de guerre (Le maître de guerre) ou
de science-fiction (Firefox) et bien dautres...
Toujours très appliqué mais aussi
très inégal, le laborieux Clint est
un cas... En effet, comment se fait-il quil
ait réussi trois bijoux tels
que linclassable Honkytonk Man, son
meilleur western Impitoyable (quil
co-dédia à Siegel et à... Leone,
histoire de faire amende honorable ?) ainsi que
le richissime Un monde parfait - polar daventures
abordant un thème fascinant... celui de la
perfection. A voir Eastwood aller rendre visite
à tous les genres de films - sans pour autant
adopter une démarche systématique
(à la manière dun Altman à
une certaine époque - qui, lui, revisitait
les genres dune façon très personnelle,
en grand artiste quil est); à le voir
semployer méthodiquement et laborieusement
à fabriquer des films dans le souci de faire
quelque chose qui tienne debout et sans chercher
le chef-doeuvre, lon peut avoir le sentiment
que ce gars, pas très doué
au départ, est parvenu à détonnants
résultats essentiellement à force
de travail et de persévérance... A
tel point que lon a le sentiment - notamment
avec Un monde parfait - quil est parfois
totalement dépassé par le thème
traité et... par son oeuvre. Cela dit, doit-on
le considérer comme un imbécile qui
réussit de temps à autre un chef-doeuvre
par hasard ? Ou bien, ne devrait-on pas être
plutôt admiratif à légard
des résultats obtenus à force de travail...?
Pour ma part, cet homme est tout sauf un idiot.
Ce qui magace chez lui en revanche, cest
quil est capable du meilleur comme du pire
et quainsi il me fatigue à me décevoir
les trois quarts du temps... Quant aux critiques
qui lencensent abusivement... laissons-les
donc rêver les films quils croient avoir
vus...!
Cette fois, il nous sert du John Ford, laffreux
jojo ! Le vieil entraîneur et la jeune boxeuse...
Plus le bon vieil ami bougon... Une histoire de
rêve qui vire au cauchemar...! Autant la mise
en image est particulièrement soignée,
autant jai eu un mal fou pour accepter cette
ambiance vieillotte à lintrigue jamais
crédible traitée façon années
30... Je ne vais pas dresser un récapitulatif
exhaustif... Mais la jeune fille venue de nulle
part avec son étrange envie de taper... Le
jeune débile sûr de devenir champion
du monde joué dans le style patatesque...
et surtout conçu et écrit par un scénariste
mort-vivant... Puis, le virage abrupt et sec en
pleine poire dune tragédie inutile...
Allez, tout cela, ça se discute comme dirait
le gros noeud de la téloche... Mais la famille
de la jeune femme !!! Une caricature pareille est
digne de la comédie la plus délirante
dun Woody Allen ! Je ne vous en dis pas plus;
si vous avez envie de faire comme tout le monde
- car ce film surestimé attire comme un aimant
- vous pourrez vérifier par vos propres yeux...!
Pour le reste, les acteurs sont - bien sûr
- excellents. Hilary nous étonne de nouveau
et Morgan... continue tout naturellement à
nous impressionner... bien que sa brillante présence
soit presquun peu luxueuse dans le décor...
Quant à limage, il ny manque
que la souris... ce qui nous donne souvent
envie de cliquer... nest-ce pas...
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MYSTIFICATION
OU L'HISTOIRE DES PORTRAITS- de Sandrine Rinaldi.(0/20)
France - Couleur, 0h59 - 2003
Avec
:Camille Cayol, Laurent Le Doyen, Laurent Lacotte,
Serge Bozon,Lucia Sanchez. |
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| Drame : Spécial Mézigue
: Daprès Diderot... Un texte
inédit jusquen 1954... que je nai
point lu... et dailleurs, je men tape...!
En revanche, je suis allé voir cette histoire
de portraits... cette tentative désespérée
de mystifier le cinéphile... Lauteuse-réalisateuse
nous la brutalise violemment... (la cervelle bien
sûr !)... Lisez-moi ça, vous autres
: ...cétait il y a quatre
ans, par hasard, un été. Le porter
à lécran mest apparu dans
une évidence peut-être saugrenue
(notez le détour tordu ainsi que loriginalité
dun sentiment intellectualisé avec
une grâce touchée par la fantaisie...
à moins que ce ne soit le contraire...)...
car plutôt que de ladapter pour
le cinéma en sécartant
du texte par des procédés jugés
moins littéraires, la question
aussitôt fut de trouver par quel moyen littéral
le porter à lécran, autrement
dit en y touchant le moins possible, en en conservant
la verve, cette fièvre exténuée
des paroles, et traiter pratiquement ce texte comme
un scénario original... dialogué pour
le moins. Je ten foutrais moi de
la littérature...! Du texte...! Surtout dit
comme ça...! Des pseudo comédiens
qui crachent les mots à la vitesse Truffaut
multiplié par Téchiné...!!!
Tarrives même pas à suivre le
peu daction... pour cause dincompréhension
basique...! Ah, cette foutue Nouvelle Vague
nous inonde encore quarante-cinq ans après...!
Ceusses qui voulurent donner des lettres de noblesse
au cinéma en le rapprochant outrageusement
de la littérature... quitte à lui
tordre le cou à ce pauvre septième
art... décidément exposé à
tous les vents... (y compris les pets foireux !)...
Le problème, finalement, est très
simple... Il est indéniable que le cinoche
offre une quasi infinité de possibilités
et de diversités dexpression... néanmoins,
ne poussons pas jusquà la confusion
totale... Partons, en nous le rappelant de temps
à autre, de lexcellent principe que
le cinéma cest limage et le son...
dabord ! Ensuite, on peut aller plus loin...
Relisez donc Descartes, si vous voulez construire
quoi que ce soit...! |
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SUSPECT ZERO-
de E. Elias Merighe.(6/20)
USA - Couleur, 1h39 - 2004.
Avec : Aaron Eckhart, Ben Kingsley, Carrie-Ann
Moss, Harry Lennix. |
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| Policier : Mest avis
que sil y avait autant de serial killers
dans la réalité quau cinoche,
nous naurions plus aucun problème de
surpopulation... ! Après cette remarque facile,
voici en quelques mots lhistoriette cousue
de fil gland de cette énième
production dun niveau très... télévisuel...
Un ancien dune section spéciale du
FBI (où lon vous apprend à avoir
des visions) vire dingo et casse tout ce qui
tue en série... Un narco
du FBI, secondé par Fran, une nana quen
a... mêle lenquête...
Passque cest coton... Enfin, pour lui... Nous,
les spectateurs, on sen fout, on nous explique
tout au fur et à mesure... Bon... euh, je
cherche les mots dexcuse pour justifier le
fait que jai pu suivre ce filmoïde jusquau
bout sans menquiquiner... Eh oui, cela arrive,
jai ma dose de connerie... Faut dire que voir
Gandhi en tueur en série, cest assez
amusant - Kingsley est même parfois impressionnant...
Et puis, bon, comme il y a un certain savoir-faire,
ça coule... Sans efforts... On sort de là
nullement marqué... mais sans rancune non
plus... |
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