MARS 2005
Semaine 10  Du 02-03 au 08-03-2005

ARNOLD A LA CONQUÊTE DE L’OUEST - (How Arnold Won the West) de Alex Cooke. (13/20)
Grande-Bretagne / France - Couleur, 1h20 - 2004
Avec : Arnold Schwarzenegger, George W. Bush

Documentaire : En 2003, après une magouille sans précédent, on destitue le gouverneur démocrate de Californie et le candidat le plus “sérieux” devient l’haltérophile Schwarzenegger...! Comme quoi tout peut mener à la politique... à condition d’avoir du fric, de mauvaises fréquentations et... de rester con comme un balai...! Du reste, c’est le balai précisément qui va devenir le symbole de la campagne d’Arnold ! Que le gouverneur démocrate destitué ait l’air aussi atone que la quéquette d’un octogénaire et qu’il ait probablement été insuffisamment compétent (cela reste à prouver...), ok... Mais, lorsqu’on voit l’allure de son successeur potentiel... tout le foutoir provoqué et organisé autour de sa campagne... la débilité de ses fans... l’absence totale de projet et même de communication claire du Terminator... l’on reste pantois ! Du jamais vu ! De plus, les candidatures étant ouvertes à tous, nous avons droit à une foule de prétendants (autour de cent cinquante !) tous plus grotesques les uns que les autres - dont une vedette du porno... à l’intelligence suprême... et qui n’a rien à envier à l’hypertrophié “tas de muscle”.... D’ailleurs, c’est elle qui va gagner le concours télévisuel (particulièrement gratiné !) parallèle aux vrais élections... et sera “élue” dans le même temps que Arnold va accéder au poste de Governator... ça laisse rêveur ! De toutes façons, si l’on se réfère à une vieille blague racontée par un sage, il avait tout pour réussir dans ce domaine; surtout au niveau de son discours...! Voici la blague : ... c’est l’histoire d’un mec qui est capable de prévoir, rien qu’en les observant, ce que feront plus tard les nouveau-nés... On lui en montre un premier et, après un rapide examen, il déclare “ce gars-là sera un grand footballeur !” “A quoi voyez-vous cela ?” font les autres, étonnés. “Regardez ses énormes mollets, c’est évident !” On lui en propose un autre; cette fois il conclut : “celui-ci sera un scientifique de haut niveau !” Et il explique : “Observez ses cheveux en broussaille et sa frappante ressemblance avec Einstein...” Pour finir, on lui soumet un troisième bébé. Il le prend dans ses bras... “Hum, hum...! Quant à celui-là... , dit-il en faisant la gueule et en s’essuyant les mains rageusement, ce sera un politicien !” “Ah? Et, qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela?” font les autres. “Il vous chie dessus en vous regardant droit dans les yeux...!!!”

 

 

BLONDE ET BRUNE - de Christine Dory. (0/20)0
France - Couleur, 59 mn - 2003.
Avec : Christèle Tual, Aude Briant, Bertrand Bossard, Pierre Louis-Calixte

Comédie : Bon, eh bien, c’est l’histoire de deux copines... et puis, t’en as une qui est blonde et puis l’autre qui est brune... Qu’est-ce que tu veux que je te dise... On n’y peut rien, c’est comme ça... Et... bon, elles s’aiment bien... y en une (la blonde) qui décide de faire un mariage de raison - c’est à dire de se marier - ; l’autre décide de faire un mariage d’amour... c’est à dire de ne pas se marier... Elles vont se retrouver plus tard et constateront leur ratage... La blonde mariée s’emmerde “bourgeoisement”... La brune se demande où sa liberté a bien pu la mener... (Un instant... Je vais aller museler la gueule de Mézigue à double tour et je reviens...). Voilà... Où en étais-je? Bon, pendant ce temps-là... t’as un tas de situasses et de personnages censés être drôles... mais qui ne font jamais mouche... J’ai entendu siffler des rires autour de moi... mais aucun ne m’a atteint...! Pour ce qui est de la réalisation... il y a mieux mais c’est plus cher... Et à ce propos, la minceur du budget... n’est-ce pas... ne se voit que trop à l’écran... Eternel problème que le pognon...! Surtout au cinoche. Vaut-il mieux s’engager - avec autant de courage que d’inconscience - à créer à tout et à bas prix, une œuvre cinématographique quitte à ce qu’en “résulte que pourra”.... ou bien, vaut-il mieux rester sage et ne rien faire... sachant pertinemment qu’un film exige beaucoup d’argent...? L’idéal serait peut-être de faire une toile en fonction de ses moyens financiers... Mais, comment avoir les fonds... si l’on n’a pas de projet...? Compliqué tout ça... Doit y avoir un juste milieu quelque part... Toujours est-il que le film en question est d’une durée prudente... en effet, une minute de plus, n’est-ce pas... et moi, qui comptais les secondes, j’explosais !
Quant aux louables intentions de l’auteur, on peut en prendre connaissance dans les moindres détails en se procurant le fascicule gracieusement proposé dans toutes les bonnes salles MK2. On y trouvera également des informations tout aussi détaillées à propos des trois autres films faisant partie de la “Collection Décadrage”... Mais, là encore, si l’on compare les explications fouillées de Christine Dory au film tel qu’il est... on a le sentiment que la montagne a accouché d’un grain de sable... Cela dit, afin de mettre un peu de vin dans mon eau... je citerai la phrase bien connue que disait l’autre : “Je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis... mais je donnerais ma vie pour que tu le dises...!” Outre le fait que je ne suis pas assez héroïque pour sacrifier ma vie à la légère, j’ajouterais peut-être : “...à condition que tu le dises clairement, s’il vous plaît...!” J’allais oublier l’essentiel ! Vous ne la connaissez peut-être pas... ( moi, je la connais bien, tralalère...!) mais elle vaut plus qu’un coup d’oeil, c’est la brune Aude Briant qui sort son épingle du film - fort sympathique avec ses grosses billes et son air de Pinocchio égaré - et détonne ainsi du reste. Elle n’en a que plus de mérite...! (Voir interview Cinékosma).

 

 

BUENA VIDA (DELIVERY) - de Leonardo di Cesare. (8/20) 1
Argentine - Couleur, 1h33 - 2004.
Avec : Ignacio Toselli, Moro Anghileri, Oscar Nunez, Alicia Palmes, Sofia Da Silva

Comédie dramatique : Si vous êtes un petit gars ordinaire et que une jeune femme de toute beauté accepte de sous-louer une partie de votre appartement, un conseil... méfiez-vous ! Et si, par-dessus le marché, elle vous accorde un baiser peu de temps après... alors là, sachez que vous êtes grillé!!! En effet, la belle de ce film poliment désespéré, a toute une petite famille à caser... Notamment un papa qui veut absolument faire redémarrer sa fabrique de beignets...! L’appartement devient très rapidement un joli foutoir ! Ce qui frappe dans ce film nonchalant - comme la plupart des productions argentines - c’est sa tendresse et sa pudeur... Tendre pudeur... Les personnages y sont traités avec une rare compréhension... mais sans nulle condescendance... Leurs actes ne sont que gentiment constatés... le réalisateur Leonardo n’est pas un juge. Et leurs mésaventures à la limite du tragique ne sont jamais surlignées à coup de feutre indécent... Lorsque la belle malheureuse pleure... elle est seule dans un coin... et elle le fait en silence... C’est touchant mais peu révoltant... L’on reste désarmé devant ces personnages qui subissent leur sort sans moufter...

 

 

LE COUPERET - de Costa-Gavras. (0/20)0
France - Couleur, 2h02 - 2004.
Avec : José Garcia, Karin Viard, Ulrich Tukur, Olivier Gourmet, Thierry Hancisse

Policier : Je libère Mézigue... il l’a bien mérité... “Et un roman de plus de Westlake massacré, un !!! Au départ, t’as un gars qui occupe un poste important dans l’industrie du papelard et qui est licencié pour cause de compression de personnel - un truc à la mode - et qui se lance dans le “serial killing”... Pas gratuitement, non. Il décide d’éliminer tous ses concurrents potentiels, savoir des mecs de sa pointure qui sont en vacances forcées comme lui et susceptibles de le prendre de vitesse pour l’obtention d’un emploi valable... Idée potentiellement forte - que Donald dans son bouquin a su exploiter avec talent - mais vidée de tout sens par une adaptation ridicule ! Transposer le mode de vie américain en France, n’est pas une mince affaire... S’agit pas de calquer bêtement ! Voit-on couramment une bonne femme trouver douze petits jobs par semaine de par chez nous...? Un cadre supérieur faire des petits boulots pour survivre...? Essayez, vous verrez...! En France, on n’engage pas quelqu’un de surqualifié... sauf rare exception...! Le pourtant chevronné metteur en scène de Z , L’aveu ou autre Missing, parvient à massacrer tout ce qui se trouve dans le champ de sa caméra...! La construction du scénar est telle qu’on a envie de décrocher dès le premier quart d’heure... L’action démarre inutilement en plein milieu pour permettre l’utilisation vaine du flash-back... Bref... à l’instar de pas mal de gens qui confusionnent le nom du réalisateur, je dirai que ce film a été réalisé par Costa-Gravas...! Quant aux pauvres comédiens, ils sont forcément à chier par terre ! Excepté Gourmet, peut-être... En revanche, Karin est toujours aussi “belle”, “intelligente” et “talentueuse”... et José Garcia fait preuve d’une “intensité”, d’une “créativité”, d’une “présence” propres à donner envie à un vrai comédien au chômage de le zigouiller!!! Un véritable ballet d’étrons !”

 

 

NINE SONGS - de Michael Winterbottom. (0/20) 0
Grande-Bretagne - Couleur, 1h09 - 2004.
Avec : Kienan O’Brien, Margo Stilley

Erotique : Comme il est simple de faire un film ! T’as qu’à faire comme Michael... Tu t’achètes une caméra jetable, format 4mm, vidéo baveuse à faire baver de rage le spectateur le plus indulgent, tu prends un couple d’acteurs qui acceptent de niquer in vivo , tu cadres n’importe comment et... t’ajoutes neuf chansons genre rock... Chansons interprétées par de formidables groupes tels que : “Gratt’ Ze Gratt’, “Zvonko Band”, “Mad and Furax”, “Zobby Sex” tzétéra... (Désolé, j’ai pas retenu tous les noms...). Et le scénario...? Pas besoin ! Tu te contentes de filmer le couple qui copule et tu fais le montage au fil de ton inspiration du moment - au hasard de préférence...! Voilà. Et après, on va qualifier ton film de “cult movie”... Pardon pour le jeu de mots facile, mais en l’occurrence, il s’agit plus simplement d’un “cul movie”... Le genre de film que j’aurais adoré voir quand j’avais entre douze et dix-huit ans... J’aurais vendu mon âme au Diable...! Malheureusement, z’ont toujours été interdit aux moins de... dix-huit ans précisément, ces nanars...! Contradictoire et injuste ? Pas tant que ça... je me rends compte depuis un bon bout de temps que je n’avais pas perdu grand chose à l’époque... (Hé, les gars, un truc vachement marrant...! Le film dure... 69 minutes !!! Pfff, ha, ha, ha!!!).

 

 

POLLUX, LE MANEGE ENCHANTE - de Jean Duval, Franck Passingham et Dave Borthwick. (7/20) 1
France / Grande-Bretagne - Couleur, 1h25 - 2004.
Avec les voix de : Henri Salvador, Dany Boon, Michel Galabru, Gérard Jugnot, Valérie Lemercier, Eddy Mitchell, Vanessa Paradis, Elie Semoun

Animation : Qui ne connaît pas Pollux...? Eh bien, les mômes justement... ! C’est ce que je n’ai pas manqué de rappeler à la caissière toujours aussi effarée de voir un adulte non accompagné se payer un dessin animé destiné aux gamins...! Je lui ai expliqué aussi que, contrairement à beaucoup d’autres spectateurs de mon âge, je n’avais pas besoin d’une “couverture” pour pouvoir gentiment me marrer en douce... Moi, j’y vais tout seul, comme un grand ! Bon, après tous ces efforts, j’ai fini par la dérider l’ancienne (du moins au sens figuré - sans pour autant la défigurer... ha, ha, ha...!). Allez, venons-en au film... Un peu de sérieux, quoi ! Ben... il a eu droit à un coup de lifting, le manège enchanté... A part ça, c’est toujours aussi sympa... Pas de quoi se “désopiler”... surtout qu’on nous ressert encore et inlassablement un “sauvetage de monde”.... Une manie, désormais... Non, sans blague, cette petite amusette est infiniment plus chatoyante que la majeure partie des films d’animation actuels... Si on n’est pas trop difficile, on a le droit de se laisser tenter... Avec ou sans les mômes... Allez, à bientôt, ce “filmounet”, c’est rien qu’un p’tit clin d’oeil !

 


Haut de Page

 


Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004 Strahinja Kosmajac