Semaine 19/20/21/22
Du 04-05 au 31-05-2005
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ANTHONY
ZIMMER - de Jérôme Salle.
(11/20) 
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Sophie Marceau, Yvan Attal, Sami Frey,
Gilles Lellouche, Samir Guesri. |
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| Policier : Etrange “allumage”
dans le train par une superbe créature...
Le gars qui en est victime n’en revient pas...
Pendant ce temps, toutes les polices du monde sont
aux trousses d’un certain Anthony Zimmer,
escroc de haut vol... Quel est le rapport entre
nos deux voyageurs et cette affaire plus que sérieuse
et grave...? Qui est qui dans tous ce micmac...?
L’irrésistible séductrice est-elle
manipulée par la flicaille... ou agit-elle
pour son propre compte...? Et le gars séduit
et éberlué... aurait-il été
opéré de la gueule...? A voir celle
de Yvan Attal, on se dit que l’intervention
chirurgicale a gravement foiré ! Néanmoins,
le rôle ne lui sied pas mal au mec Attal...
Quant à Sophie Marceau, sa beauté
s’est formidablement affinée ! Elle
va finir par avoir de la classe, la donzelle ! Sami
Frey domine toutefois le casting avec sa fière
présence... Un film captivant (presque) de
A jusqu’à Z... |
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CAVALCADE
- de Steve Suissa. (0/20)
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Titoff, Marion Cotillard, Richard Bohringer,
Bérénice Béjo, Laurent Bateau.
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| Drame : Spécial Mézigue :
“A peine quelques mois ont passé depuis
la sortie du Grand rôle, le précédent
détritus et grave échec public de
Steve Sussla... Et il remet déjà ça...!!!
Mais comment fait-il ? Quelle est donc la recette
miracle pour trouver du pognon afin de gâcher
de la pelloche...? Cette fois, il s’inspire
(encore !?!?!) d’une histoire vraie... Un
gars qui fait le con au volant de sa polluante assassine
et qui se viande quelque chose de décisif...!
Il en reste baba et affreusement “plégique”...
Mais, z’à force de rage et de courage,
de patience et de soutiens amicaux z’et amoureux,
il va se remettre partiellement et reprendre goût
à la vie... Sussla a la fâcheuse tendance
à se prendre pour Claude Sautet... Là,
il nous sert une tambouille qui aurait pu être
intitulée Les couilles de la vie...
Et le pire, dans cette sale affaire, ce n’est
même pas l’abominable Titoff...! C’est
tout le reste ! La mise en images immondes particulièrement
et insolemment et perfidement “amateuse”...!
A gerber !!! Les seconds rôles, à savoir
les copains de l’accidenté, valent
le détour tant personne n’avait encore
osé nous présenter des spécimens
pareils ! Un ramassis de petits merdeux, tous mal
rasés... à la mode... du crâne
au menton... Ils sont tellement toc et tocards que
même la pire injure à leur égard
serait encore un compliment...! Ne parlons point
trop du script incroyablement bâclé...!
Notamment et surtout, cette fameuse z’histoire
d’amuuuuur qui rend le sourire au malheureux
chauffard... cette z’histoire censée
être un moteur narratif absolument décisif
et dont il n’est question assez vaguement
que durant les quinze dernières minutes...!
En effet, le personnage crucial, interprété
par Bébéjo n’apparaît
qu’à la fin et ainsi rien ne tient
debout dans cette intrigue qui aurait pu rester
dans le néant que ça nous aurait pas
fait ciller... En revanche, Sussla décida
de nous faire... chier !!! Malédiction !!!” |
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LE CRIME
FARPAIT - (Crimen ferpecto) de Alex de
la Iglesia. (14/20) 
Espagne - Couleur, 1h44 - 2004.
Avec : Guillermo Toledo, Monica Cervera, Luis
Varela, Enrique Villen, Fernando Tejero. |
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| Comédie :
Rafael a presque tout pour être heureux. Il
a un bon boulot - il est en passe de devenir le
responsable de l’étage du grand magasin
où il bosse - , il tombe toutes les nénettes
qu’il veut... jusqu’au jour où
tout bascule ! Professionnellement, il se viande
grave; l’accident mortel d’un collègue-concurrrent
le met dans une situation délicate; et...
par-dessus le marché, la seule consœur
qu’il n’a jamais baisée - et
pour cause - lui fait un chantage particulièrement
terrifiant ! L’imbaisable gnomette va lui
forcer le zob quelque chose de répugnant...!
N’en disons pas plus... c’est une comédie
avec suspense et rebondissements... avec en sus,
comme toujours dans les films du foldingue Alex,
une bonne dose d’humour noir et de délire.
Délire et narration moins bien maîtrisés
que dans ses deux précédentes oeuvres
: Mes chers voisins et 800 balles.
C’est juste un petit problème de script;
par ailleurs, on se marre bien avec ce divertissement
cruellement hilarant ! Les acteurs assurent et le
film semble avoir trouvé un certain public...
Tout baigne ! |
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EN BONNE
COMPAGNIE - (In Good Company) de Paul
Weitz. (0/20) 
USA - Couleur, 1h49 - 2004.
Avec : Dennis Quaid, Topher Grace, Scarlett Johansson,
Malcolm McDowell. |
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| Comédie : Pendant que sa meuf de
cinquante balais est en train de lui chier un têtard-surprise
- jamais trop tard pour déconner ! - , le
gars Dan est dans la mouise côté boulot.
Il se voit dégradé par de méchants
actionnaires qui lui collent - à lui, le
vétéran - un gamin de vingt-six ans
en guise de patron ! En plus, ce petit fils de pute
va s’énamourer de sa grande fille...!
(Interprétée par l’actrice à
la mode : Scarlett Johansson... de plus en plus
énervante avec sa frimousse qu’a failli
être jolie...). Voilà la trame de cette
petite comédie à la manière
des années 50, la naïveté en
moins et l’idiotie en plus; on commence à
être habitué à la décadence...
mais c’est toujours aussi éprouvant.
En cette très mauvaise compagnie, Malcolm
McD. fait une petite intrusion histoire de ramasser
quelques billets verts... Beurk. |
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HAIR
HIGH - de Bill Plympton. (2/20) 
USA - Couleur, 1h17 - 2003.
Avec es voix de : Dermot Mulroney, Beverly D’Angelo,
Keith et David Carradine. |
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| Animation : Le jeune Spud débarque
dans son nouveau lycée... où l’attendent
plein de mépris et de déboires...
! Le bouquet, c’est que par maladresse il
va heurter la sensibilité d’une jeune
salope dont le keum est le big leader des camarades
de classe... Mais, de fil en aiguille et de la façon
la plus lamentablement tordue - avec pour support
un graphisme étudié laid et typique
Plymplym (tu nous les lasses, à la longue
Billy !) - Spud et la meufette vont sérieusement
sympathiser... et le désormais “ex”
d’icelle va l’avoir mauvaise ! Le tout
finira mal tout en se terminant bien du point de
vue poétique... Une méchamment horrible
histoire d’amour à l’eau de bouse...!
Du grand dessin “abîmé”!
La valeur et l’intérêt d’une
démarche artistique ne se mesurent pas uniquement
à l’aune de la prise de liberté. |
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IMPOSTURE
- de Patrick Bouchitey. (0/20) 
France - Couleur, 1h40 - 2004.
Avec : Patrick Bouchitey, Laetitia Chardonnet,
Isabelle Renauld, Patrick Catalifo. |
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| Drame : Spécial Mézigue :
“ Une espèce de vieille lopette de
pissotières, jouée par Patou Bouchitey,
écrivain raté et professeur de littérature
va faire une vacherie du tonnerre du diable à
l’une de ses élèves estudiantines...
Cette dernière, vouant une grande admiration
à son prof, lui demande gentiment de lire
un roman qu’elle vient de pondre afin de bénéficier
d’un avis avisé... et ce salaud la
séquestre et lui pique son ouvrage... Il
signe le bouquin à sa place et fait un tabac
avec. Pendant ce temps, la demoiselle croupit bien
planquée dans un coin sombre... Le tout finira
n’importe comment ! Contrairement au personnage
qu’il interprète, Bouchitey n’est
pas un imposteur... C’est bien lui l’auteur-réalisateur-acteur
du film ! En effet, qui irait piquer une infection
pareille pour s’en approprier la paternité
? J’vous l’demande un peu !!! Trois
lignes d’histoire, pas trace de script, une
mise en scène qui tache l’écran
et quand à l’interprétation...
pardon !!! C’est du rarement vu... du colossal...
d’une inespérée maladresse...
On en pleure en vomissant. Boubouche a toujours
été nul à chier... mais, sachez
que désormais il ne parvient quasiment plus
à seulement ouvrir sa gueule pleine de dents
pour émettre un son à peu près
compréhensible... Quant à la justesse
de son jeu... le moins qu’on puisse dire est
qu’il ne possède pas l’oreille
universelle pour jacter aussi faux... ni la moindre
capacité d’expression crédible...
les singes ne se sont pas penchés sur son
berceau le pauvre... encore un surdoué de
la nullité... l’empereur des kermesses
infantiles... le dieu du néant désincarné...
Je m’acharne sur lui, considérant avec
clémence que les autres comédiens
sont surtout des victimes...” |
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J’ADORE
HUCKABEES - (I Love Huckabees) de David
O’Russell. (0/20) 
USA - Couleur, 1h46 - 2004.
Avec : Jason Schwartzman, Dustin Hoffman, Isabelle
Huppert, Jude Law, Lily Tomlin, Mark Wahlberg,
Naomi Watts. |
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| Comédie : Un jeune
écolo idéaliste troublé par
des coïncidences curieuses... Deux détectives
“existentiels” engagés pour élucider
le mystère... Plus quelques autres personnages
loufoques et insignifiants... Le tout agrémenté
sans sel... De quoi se demander par quelles coïncidences
étranges un spectateur peut être amené
à aller zieuter des images qui s’enchaînent
pêle-mêle sur l’écran blanc
d’un jour sombre... Pour ce qui me concerne,
deux raisons : la présence au générique
de Dustin Hoffman et le précédent
film de D. O’Russell (Les rois du désert
, un film de guerre assez sarcastique et plutôt
réjouissant)... Seulement voilà...
A quel vedette peut-on encore faire confiance aujourd’hui...?
Dusty semble se rapprocher de la voie de garage...
Et Davie n’a peut-être pas fait exprès
de rater son film... C’est même probable.
Néanmoins, une fois de plus, quand on se
lance dans l’humour absurde, la première
règle est de ne pas se fourvoyer dans le...
“n’ importe quoi”...! |
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KINGDOM
OF HEAVEN - de Ridley Scott.(0/20)
USA - Couleur, 2h25 - 2004.
Avec : Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons,
Liam Neeson, David Thewlis. |
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| Aventures : Au temps jadis... à
l’époque des croisades z’et des
croisés qui se croisârent jusque z’au
dernier souffle... un jeune forgeron français
en France parle anglais... Et, comme tous les forgerons
français qui parlent anglais et qui ont quelque
chose à croiser... il croisa les doigts...
puis la forge et le rond... puis, plus tard, d’estoc
et de taille, il se battât...! Tout en priant
de l’autre main et en se signant du pied gauche...
En route vers Jérusalem, il fera la rencontre
d’un Arabe... parlant anglais lui aussi...
et ainsi, après avoir croisé leurs
regards longuement, ils deviendront bons amis...
Les larmes m’envahissent à ce moment
précis... De tristesse !!! Imaginons - sérieusement
- un instant la rencontre de nos deux protagonistes
dans le désert... L’un est Français
(et pour lui l’arabe c’est du chinois);
l’autre est Arabe (et pour lui la langue française
n’existe pas encore...); comment vont-ils
communiquer...? Ils sont ennemis à priori...
la situation est délicate... et ils n’ont
pas forcément envie de s’entretuer...
Ils vont tout naturellement s’exprimer par
signes, gestes, regards et expressions du corps
et du visage... Imaginons cette situation angoissante...
comme les secondes deviennent lourdes... comme les
gouttes de sueur redoublent d’abondance...
Observons les yeux des deux personnages... les éclairs
humainement bestiaux qui en fusent... la peur, la
colère, la fierté... et au fond, tout
au fond, peut-être... une lueur instinctivement
amicale... Supposons que ce fainéant de Ridley
Scott ait traité cette scène d’une
manière réaliste et crédible...
nous voilà d’emblée les fesses
rivées au fauteuil et les yeux à l’écran...
Tout change ! Tout devient diamétralement
opposé... L’on se passionne soudain
au lieu de bâiller. Imaginons maintenant que
tout le film ait été traité
de la même façon... A chacun de conclure
à sa guise... A mon avis, on aurait peut-être
eu droit à un chef-d’oeuvre... Mais...
n’est-ce pas... comme il est commode de surmonter
les (passionnantes) difficultés... en les
contournant ! Voilà une chose que Riri Scott
a fort bien apprise depuis plus de vingt ans...
Allez, tout cela n’est que de l’histoire
ancienne; Riri fut cinéaste et ne l’est
plus. Aujourd’hui, ce n’est qu’un
ramasseur de fric qui n’a rien à envier
aux malheureux affamés qui font les poubelles... |
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LAST
DAYS - de Gus Van Sant. (7/20) 
USA - Couleur, 1h37 - 2004.
Avec : Michael Pitt, Lukas Haas, Asia Argento,
Scott Green, Ricky Jay, Kim Gordon. |
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| Drame : Un jeune chevelu au poil blond
se traîne quelque part dans une baraque isolée...
Par moments, il gratte sa guitare... Il s’agit
d’un musicien rock... (Inspiré par
Kurt Cobain). Il est démoli par toutes sortes
d’abus... Il tente désespérément
d’oublier quelque chose... ou de retrouver
un brin de souffle... On le dérange parfois
par téléphone... Deux ou trois personnages
insolites bougent vaguement autour du musicos...
Par quoi est-il donc bouffé de la sorte...?
Les drogues sont-elles seules responsables...? Est-ce
sa célébrité qui le tue à
petit feu...? Que de questions dans ce film qui
ne répond qu’en silence... au plus,
à l’aide de quelques cordes musicales...
Une sombre harmonie pourtant s’en dégage...
L’on est intrigué par cette déchéance
bien reconstituée et les points d’interrogation
suivis de points de suspension ne frustrent en rien...
Un suicide est toujours incompréhensible...
Gugusse est parvenu cette fois à réaliser
une oeuvre qui coule, ne nous enchantant guère
toutefois... mais nous surprenant par son atmosphère
étouffante et quelque peu poétique...
Musique et silence font bon ménage dans ce
film qui m’a parlé sans me dire un
mot... |
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LEMMING
- de Dominik Moll. (0/20) 
France - Couleur, 2h09 - 2004.
Avec : Laurent Lucas, Charlotte Gainsbourg, André
Dussollier, Charlotte Rampling. |
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| Fantastique : Cela commence comme un vulgaire
drame bourgeois et se termine comme un parfait ratage
de film fantastique... Après une scène
de ménage entre les époux invités,
un lemming (sorte de hamster scandinave) fait son
apparition incongrue dans la tuyauterie de la cuisine
d’un jeune couple... Tout le monde se demande
ce qu’il vient foutre là... D’étranges
événements, radinement distillés
par un pseudo cinéaste en mal de savoir-faire
et d’inspiration, vont continuer à
se produire : un suicide, une apparition (troublante
réminiscence ou bien résurrection...?),
une jeune femme qui devient soudain adultère...
en allant branler un pépère... Et
une queue de poisson “pirouettale” à
la face du spectateur pour finir en beauté...
C’est le “grand” Laurent, “gogol
par excellence” s’il en fût, qui
a le rôle absolument principal ! Charlotte
G. et Charlotte R. ne font que lui tenir le crachoir...!
Quant au spectateur, il ne lui reste plus qu’à
cracher par terre... |
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NORDESTE
- de Juan Solanas. (2/20) 
Argentine - Couleur, 1h45 - 2004.
Avec : Carole Bouquet, Aymara Rovera, Goya Toledo,
Mercedes Sampietro. |
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| Drame : L’invraisemblable histoire
d’une plus très jeune femme qui se
décide à adopter un enfant nouveau-né...
et ce en Argentine...! Elle ira de déceptions
en désillusions et le film n’est qu’un
prétexte pour nous montrer une fois de plus
la misère des pauvres Argentins... Les uns
lâches et magouilleurs par nécessité...
Les autres carrément truands ou trafiquants...
par nécessité également...
Pour sûr que dans un pays où règne
la mierda general, l’on n’a
guère le choix entre survivre et survivre...
Mais bon... OK, on compatit... On ne va pas cracher
sur des malheureux... Mais “inoff iz inoff”,
que diable ! Juanito, il aurait pas pu nous proposer
ne serait-ce qu’un semblant d’intrigue...
un peu d’histoire... quelque chose qui accroche
la chaland, merde ! Nous proposer... provoquer...
un peu d’émotion cinématographique...?
Car c’est tout de même bien de cela
qu’il s’agit...! On est au cinoche et
pas dans le temple des lamentations dépouillées...
Car voilà le problème : sous couvert
de dignité et donc de sobriété
et à force de vouloir éviter toute
forme de misérabilisme, on finit par nous
servir que nib ! Quant à la cerise sur le
gâteau, elle revient à Carole Bouquet
! Jamais elle ne fut aussi “patateuse”!
A certains moments, elle te sort un texte hyper
chiadé en espagnol... et le plan d’après,
elle cherche ses mots pour dire buenas dias...
Mauvais réglage, voilà tout ! Les
comédiens français ont tellement perdu
l’habitude des rôles de composition,
qu’il ne faut surtout pas leur proposer de
faire autre chose que ce qu’il font si bien
au quotidien... et qui est une violente dénégation
de l’art dramatique...! |
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ORFEU
NEGRO - de Marcel Camus. (14/20) 
France / Brésil - Couleur, 1h45 - 1959.
(Reprise).
Avec : Breno Mello, Lourdes de Oliveira, Marpessa
Dawn, Lea Garcia. |
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| Tragédie musicale : Transposition
fort célèbre du mythe tragique d’Orphée
et Eurydice dans le Rio de Janeiro carnavalesque...
Dans des décors somptueusement sordides et
nullement misérabilistes...! Voilà
une leçon - ou du moins un excellent exemple
- pour tous les cinéastes asthmatiques d’aujourd’hui
(voir plus haut) ! Seulement... les auteurs de ce
film ont repris une histoire à toute épreuve
et ont installé d’autorité le
sublime dans le morne quotidien... Un sublime qui
n’a rien à voir avec les cartes postales
ni avec une excursion touristique... qui n’essaie
point de nous aveugler avec des paillettes... même
si le décor est beau malgré des murs
lépreux... même si les costumes chatoyants
à souhait font parfois rideau devant la carence
matérielle... Certes, le propre même
du carnaval est de masquer les vilaines réalités
et de faire oublier la sueur et la faim en enivrant
la populace... Il n’en sont pas moins réjouissants
ces gens qui savent faire la fête à
la vie envers et contre tout...! Mais, glissez seulement
dans cette même fête La Mort... contrepoint
idéal... et ressort dramatique nullement
malvenu... Laissez-la accomplir son travail... son
sale boulot de tragédienne... et ensoleillez
tout cela en survolant avec les ailes de l’imaginaire
et le soutien musical de Venicius le merveilleux...
toutes les choses terrestres moches ou belles...
et vous ressentirez ne serait-ce qu’un instant
la joie de respirer... bonheur fugace... Paradis
d’ici-bas et enfer des cieux... et aussi le
contraire. Mourir d’un amour plus fort que
La Mort; ne point reculer face à l’impudeur
de certaines passions; cesser de vivre dignement
dans la douleur... Quant aux interprètes
de ce spectacle... si on ne les avait pas filmés,
il faudrait les rêver... |
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LE PONT
DU ROI SAINT-LOUIS - (The Bridge of San
Luis Rey) de Mary McGuckian.(0/20) 
Grande-Bretagne / Espagne / France - Couleur,
2h00 - 2004.
Avec : Gabriel Byrne, Robert De Niro, F. Murray
Abraham, Kathy Bates, Geraldine Chaplin, Emilie
Dequenne, Adriana Dominguez, Harvey Keitel, Samuel
Le Bihan, Pilar Lopez De Ayala, John Lynch, Dominque
Pinon, Mark et Michael Polish, Jim Sheridan. |
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| Drame : Un petit pont de merde, tout de
cordes tissé, se déchire sous le poids
de cinq personnes (faut savoir que Kathy Bates fait
partie des victimes; à elle seule, elle aurait
pu le déchiqueter sans problème !)
qui vont tomber bien bas et s’écrabouiller
mortellement. Cela s’est réellement
passé en 1714 au Pérou. Un moine,
un peu moins abruti que la moyenne, est persuadé
que c’est Dieu, dans toute sa miséricorde,
qui a coupé les cordes sous les pattes des
misérables voyageurs... Il fera tout pour
le démontrer en enquêtant minutieusement
auprès des parents ou amis des victimes...
Seulement voilà, cette histoire ne convient
guère aux représentants de l’Inquisition
qui considèrent que Dieu n’aurait jamais
commis une telle vacherie... S’ensuit un procès
dont le débat est tout sauf passionnant...
Ne vous fiez pas au casting qui n’est qu’un
cache-misère ! Nous avons affaire en l’occurrence
à un authentique mauvais téléfilm
! Parole d’homme et de cinéphile !
Maintenant, chacun est libre de faire ce qu’il
veut ! Vous pouvez même, en patientant quelques
mois, aller au cinoche avec votre téléviseur
lorsque ce navet sera programmé...! |
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LE SEPTIEME
JOUR - (El septimo dia) de Carlos Saura.(7/20)

Espagne - Couleur, 1h43 - 2004.
Avec : Juan Diego, José Luis Gomez, José
Garcia, Victoria Abril, Yohana Cobo. |
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| Drame : Le septième jour, comme
tous les dimanches, Dieu dort... alors les souris
dansent...! Cette terrible affaire a eu lieu en
Espagne et a secoué - n’est-ce pas...
comme on a coutume de dire... - l’opinion
publique...! Dans un petit village au coeur de la
campagne ibérique, deux familles de pédzouilles
se disputent gravement quelques centimètres
de terrain... Sont pas d’accord sur l’exacte
frontière... Chacune tire la motte à
soi...! A tel point que ça va finir par saigner
cette histoire ! Et la vendetta va provoquer des
répliques à ce séisme débile...
! Jusqu’au massacre final ! Quand deux gars
munis d’un pois chiche dans le crâne
et armés jusqu’aux couilles d’un
fusil et de plein de bastos “voyent”
rouge... ça chie rouge ! Et ils font ça
un dimanche, d’où le titre... Saura
ponctue son film de scènes musicales... chantées
souvent par les protagonistes fêlés...
et cela donne un rythme sauvage et inquiétant...
Ce n’est pas la grande maîtrise... mais
on frissonne tant les acteurs sont convaincants...
Diego et Gomez en tête, bien sûr. |
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SHIZO
- de Guka Omarova. (3/20) 
Kazakhstan - Couleur, 1h26 - 2004.
Avec : Olzhas Nusupbaev, Eduard Tabyschev, Olga
Landina, Viktor Soukhorukov. |
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Drame : Shizo en russkoff est le diminutif
de schizophrène... et, en l’occurrence,
le surnom d’un gamin un peu particulier...
Dans le Kazakhstan rouillé par la misère,
le gamin en question va dangereusement s’acoquiner
avec des mafieux de la boxe clandestine...
Il va participer au recrutement des pauvres hères
ayant quelque illusion sur leur force musculaire...
Certains combats sont assez difficile à regarder...
C’est, si j’ose dire, “le poing”
fort de ce petit film bien modeste et, au-delà
des bagarres, peu émouvant... Boue, pierres,
poussière et noirceur se sont données
rendez-vous dans cette région du monde que
nous découvrons un peu ébahis tout
de même... Cela existe, ça ? Oui, apparemment,
ça existe... Des humains rabaissés
au niveau de cafards qui survivent en se nourrissant
au besoin du sang d’autrui... Oui, bon. Mais,
une fois de plus, il est navrant de constater l’indifférence,
au bout du compte, que ce genre de cinéma,
peut générer... A moins que l’on
soit particulièrement sensible et fragile...
Dans ce cas, cafard oblige, on risque de prendre
goût à la vodka bas de gamme... |
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STAR
WARS - EPISODE III (La revanche des Sith)
- (Star Wars Episode 3 : Revenge of the Sith)
de George Lucas.(1/20) 
USA - Couleur, 2h20 - 2004.
Avec : Ewan McGregor, Hayden Christensen, Ian
McDiarmid, Natalie Portman. |
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| Aventures fantastiques : Voici donc enfin
l’ultime épisode - avant le suivant,
qui sait ? - de cette putain de guerre étoilée...!
La particularité de cette série, c’est
que je n’y ai jamais compris que lerche !
T’as des z’héros, des z’aventuriers
de l’espace infini qui se baladent de planète
en planète en des temps très reculés
dans le futur... Des personnages, des peuples et
peuplades, les uns en métal, les autres en
plastoc ou encore en peluche comme le vieux Jedi
verdâtre dont l’ennemi juré est
un certain Palpemoilatitine... T’as Heineken
- c’est-y pas de la pub clandestine, ça
? - un fils de pute égaré qui va mal
finir dans la peau de la face sombre de la force
de mes deux... Dark Videur, un truc comme ça...
Y a aussi des gens qui ressemblent à des
êtres humains et qui passent leur temps à
essayer de se foutre des rayons laser dans le cul...
Des robots sympathiques... paraît-il... z’ont
surtout l’air con... Comme tout le monde d’ailleurs
dans ce vaste foutoir... où des problèmes
familiaux entre autres s’enchevêtrent...
Le fils de son père n’est en fait qu’un
bâtard d’imposteur parce que sa mère
n’était autre que la soeur du frère
du ce grand taré d’oncle de son putain
de chien galeux de sa race de là-bas, très
loin là-bas, dans la galaque qui chie au
fin fond de l’univers qu’on va lui faire
sa fête et lui niquer la vie en lui déclarant
la guerrrre...!!! Vachement pire encore, la guerrrrre
des étoiles...! Et allez, zou ! On remonte
là-dessus, on prend l’envol à
bord d’une maquette pas plus grosse qu’une
mouche à merde, pour les raccords on verra
ça au labo... à l’ordinateur
qu’on va leur gicler des “fais-moi une
spéciale”... à ces p’tits
cons de merdeux qui sont fans de débilités
tarabiscotées... au point qu’ils vont
revoir six cents fois chaque épisode...!
Non, mais, sérieux... j’aimerais pas
être dans la tête de George Lucas...!
Un mec qui passe sa vie - trente ans !!! - à
articuler des poupées et des soldats de plastoc
métallisé... Qui fait semblant de
raconter une histoire alors qu’il ne sait
même pas sur quelle planète il respire...
qui louche sur ses engins spatiaux en miniature
en faisant du “trrrrr” et du “vroum-vroum”
et du “bzzzz” et en bavant comme un
têtard à peine issu du ventre... N’empêche
qu’il a trouvé une astuce ! Il a commencé
sa série par la fin et il termine par les
premiers épisodes... Donc, si t’en
as pas marre d’être naze, à la
fin du dernier des premiers épisodes, tu
peux recommencer par les épisodes suivants
qui ont été créés il
y a vingt-huit ans... C’est ce qu’on
appelle un cercle vicieux. |
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THE TAKE
- de Avi Lewis et Naomi Klein. (7/20) 
Canada - Couleur, 1h27 - 2004. |
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| Documentaire : L’Argentine vue par
des Canadiens. Ou plus exactement une usine argentine
désaffectée suite à toutes
une série de déconvenues et magouilles
- à une crise économique, celle de
2001. Une usine que les ouvriers vont tenter de
réanimer malgré l’ordre de cesser
le boulot et de laisser pourrir leur lieu de travail.
Nous sommes ici en plein reportage et il ne s’agit
donc point d’une fiction creuse et vaine.
Ici, il y a de l’information dans l’air
et quelques bonnes idées qui se baladent
et favorisent une saine réflexion... Dans
quelle mesure a-t-on besoin d’un patron...?
A quoi servent les banques et actionnaires...? Comment
sortir d’un système social voué
à l’échec définitif pour
cause... d’explosion inévitable à
plus ou moins court terme...? Voilà les idées
que chaque individu, chaque animal social et humain
devraient mettre sur la table ! Cette réaction
exceptionnelle d’une trentaine de chômeurs
est au fond une alternative à une mondialisation
ultra-libérale de plus en plus menaçante.
Prenons-nous en mains... dans la mesure du possible...
Et justement, dans quelle mesure ce qui semble aujourd’hui
utopique peut devenir demain une réalité...?
Certes, le document en question ne me semble pas
abouti... Toutefois, il fait partie de ces films
que je qualifie volontiers d’utiles... |
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UN FIL
A LA PATTE - de Michel Deville. (0/20)

France - Couleur, 1h20 - 2004.
Avec : Emmanuelle Béart, Charles Berling,
Dominique Blanc, Jacques Bonnaffé, Mathieu
Demy, Julie Depardieu, Sara Forestier, Stanislas
Merhar, Tom Novembre, Clément Sibony, Patrick
Timsit. |
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| Comédie : Une adaptation de pièce
de théâtre au cinoche, c’est
toujours périlleux. En l’occurrence,
ce qui a été retenu de l’oeuvre
de Feydeau se résume à beaucoup d’agitation
pour rien... On y court, on y vole, on y baise à
l’aise... L’intrigue pourtant simple
d’un jeune homme voulant faire un mariage
intéressé et ne sachant comment se
défaire de sa maîtresse est pour le
moins... décousue et emmêlée...
bobines de fil et de film se disputant la suprématie
d’un territoire aux décors en carton-pâte...
Une interprétation terriblement déstructurée
due à des acteurs ne sachant pas dire un
texte... Pour comble de tout, de Béart à
Timsit en passant par tous les autres, c’est
la précipitation qui fait loi - au nom de
ce stupide et sacro-saint rythme (sous-entendez
“rapide”) - et les personnages gagnent
énormément en antipathie... ! Ce bon
vieux Deville file un mauvais coton... |
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VANITY
FAIR - LA FOIRE AUX VANITES - de Mira
Nair.(0/20) 
USA - Couleur, 2h22 - 2003.
Avec : Reese Witherspoon, James Purefoy, Gabriel
Byrne, Rhys Ifans, Bob Hoskins. |
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| Drame : Il y a deux Mira Nair. Celle de
Salaam Bombay - un constat social aussi
dramatique qu’édifiant - et celle de
Kama Sutra - une foutaise érotique
à la photo léchée et jactant
english ! -; il y a celle de Le mariage des
moussons - son chef-d’oeuvre dont se
dégage une indicible émotion au travers
du choc de deux générations indiennes
avec un support musical inoubliable - et celle de
Vanity Fair - le film qui nous intéresse...
ou devrais- je plutôt dire qui ne nous intéresse
pas... - . Conclusion, une fois sur deux avec elle,
on se fait avoir. Pour la énième fois,
on nous ressasse l’histoire du fameux bouquin
de Thackeray... celle d’une jeune orpheline
qui, après avoir quitté son pensionnat,
retrousse ses manches pour grimper les échelons
de la hiérarchie sociale façon dix-neuvième
siècle en Angleterre... Une “précurseuse”
qui choqua en son temps... Dans cette guimauve académico-anémique,
pas de quoi terrasser un mulot... Tout y est convenu,
les personnages sont sans âme aucune et fonctionnent
en grinçant de partout comme des mécaniques
obsolètes... Quel que soit leur talent, les
comédiens sont restés impuissants
devant tant de... vanité. |
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