JUIN 2005
Semaine 25/26  Du 15-06 au 28-06-2005

BABY-SITTOR - (The Pacifier) de Adam Shankman. (0/20)1
USA - Couleur, 1h31 - 2004.
Avec : Vin Diesel, Lauren Graham, Faith Gord, Brad Garrett, Carol Kane, Morgan York.

Comédie : Spécial Mézigue : “Mesdames et Messieurs les scientifiques, arrêtez tout... ne cherchez plus...! Le chaînon manquant, c’est lui !!! Vin !!! Le gars qui se cache derrière un pseudo transparent - pensez... Diesel...! faut vraiment faire partie de la préhistoire pour imaginer s’”intituler” du nom d’un moteur...! Et il joue dans ce film, bien sûr...! Le rôle d’un super bidasse qui a pour mission périlleuse de garder les mômes d’une môman impliquée dans une affaire grave... après avoir mis hors d’état de nuire un groupe de rebelles... serbes (sont vraiment obsédés ces Ricains... depuis que les Serbes leur ont ri à la gueule en leur faisant un bras d’honneur, pendant qu’il les bombardaient, z’arrivent pas à digérer l’injure... en plus, la plupart ne savent même pas que les Balkans se situent dans notre système solaire et ignorent que les Serbes ne sont pas des aliens... enfin, qu’est-ce que tu veux attendre d’un peuple pour qui “Darwin” est une marque de godasses...?). Bref, voilà le primate qui tente de nous faire rigoler avec des gags de “gogol gangréné” et usés jusqu’ à la nuit des temps...! Vaut mieux voir ça que d’être aveugle, certes; mais, il est encore mieux d’aller voir ailleurs... là, où l’abominable homme des cavernes n’est pas...! “

 

 

BATMAN BEGINS - de Christopher Nolan. (8/20)0
USA - Couleur, 2h19 - 2004.
Avec : Christian Bale, Michael Caine, Morgan Freeman, Katie Holmes, Liam Neeson, Gary Oldman, Cillian Murphy, Tom Wilkinson, Rutger Hauer, Ken Watanabe.

Fantastique : Bon. On reprend tout de zéro. La renaissance de Batman... Why not ? Le gamin Bruce Wayne est traumatisé (on le serait à moins) par l’assassinat de ses parents par une fraîche nuit noire dans une ruelle déserte... Un vulgaire voleur... mais qui n’hésite pas à appuyer sur la gâchette, est le meurtrier... A partir de là, Bruce va culpabiliser grave et essayer de comprendre le mal et ses racines... Il va tomber sur un drôle de “guru” qui va l’initier physiquement et mentalement au dur métier de justicier... Durant le début des entraînements, on craint le pire... On se demande si Nolan lui aussi ne va pas sombrer totalement dans la justice expéditive et fascisante... Eh bien, pas tout à fait... Le gars Bruce, il veut bien chasser le méchant... mais il y a une limite tout de même... Ouf ! Le public peut donc continuer à regarder le film, quelque peu rassuré... Bon, il n’y a pas de quoi se rouler par terre; mais, ce nouvel épisode de l’homme chauve-souris parvient à retenir notre attention, quelques excellents comédiens aidant, à nous divertir sans prétention... et, petite cerise sur le petit gâteau, sans excès d’effets spéciaux... Christian Bale, toujours aussi antipathique, n’en tire pas moins son épingle du jeu... Voilà une toile nettement moins “conifiante”, même s’il faut rester sur ses gardes, que je-ne-sais-quel film guerrier du genre Star Wars le bien nommé... Est-ce pour cette raison - paradoxalement - qu’il attire un moindre public...?

 

 

CHIENS EGARES - de Marziyeh Meshkini. (3/20) 1
Iran - Couleur, 1h33 - 2004.
Avec : Gol-Gothai, Zahed Twiggy, Agheleh Rezaii, Sohrad Akbari, Jamil Ghanizadeh.

Drame : Quand on passe direct (ce fut mon cas) de Baby-Sittor à Chiens égarés, c’est d’un sas l’autre... Alors qu’entre les deux sas, diamétralement opposés, il existe une immense pièce principale pleine de trésors...! Seulement voilà, bien peu nombreux sont les cinéastes qui osent encore s’y aventurer...! Tout le drame du cinéma actuel est là...! Le fric a toujours fait la loi... Mais, de nos jours, plus que jamais... Et comme il en faut beaucoup pour faire du cinoche, les financiers - de plus en plus assoiffés de gains - ne misent que sur du “sûr”... Outre le fait que rien n’est jamais sûr à l’avance, l’autre erreur majeure est que les billets de banque ne sont que du papier et, un jour prochain - et bien plus proche qu’on ne le croit - “les suceurs de sang” se rendront compte que lorsqu’il n’y aura plus rien à acheter... eh bien, leurs biftons, ils pourront se les coller au front... même pas se torcher avec... car n’ayant plus rien à consommer, ils n’auront plus rien à déféquer...! En attendant, le cinéma dépérit... entre les débilités hypertrophiées aux budgets hypertrophiés... et les petites choses ayant quelque prétention artistique ou valeur humaine aux coûts dérisoires... Cela dit, même avec relativement peu d’argent, l’on peut être un tantinet plus créatif que ne le sont les cinéastes marginaux modernes... La minute philosophique est écoulée; revergeons... Ici, nous avons deux enfants, une sœur et un frère, dont le père est un fanatique “dur à cuire” et dont la mère est en prison pour cause de désobéissance conjugale... D’un point de vue dramatique... c’est tendu et prometteur d’émotions fortes... Or, voilà que bien vite nous avons le sentiment de nous trouver dans un manège sinistre et sordide... L’on tourne en rond... Les enfants, inlassablement, vont tenter de retourner en prison auprès de leur pauvre maman... ou encore de persuader le dab infernal de faire preuve de clémence à l’égard de sa femme... Certes, les mômes sont parfois touchants et drôles... mais nous sommes bien loin de la charge émotionnelle, de la poésie et de l’esthétique du meilleur film de Majid Majidi : La couleur du paradis...

 

 

DEAR WENDY - de Thomas Vinterberg. (3/20)1
Danemark - Couleur, 1h41 - 2004.
Avec : Jamie Bell, Bill Pullman, Michael Angarano, Danso Gordon, Novella Nelson.

Drame : Ecrit par Lars Von Trier, ce film de la série “Dogme” nous plonge dans un patelin américain particulièrement étrange (surréaliste ?) dont les habitants sont tous des mineurs... parfois dans les deux sens du terme... En tous cas, le protagoniste est un jeune homme solitaire qui découvre la sensation de puissance magique que peut procurer une arme à feu... A partir de là, il va fonder un club - genre secte - d’adorateurs du “gun”...! Mais, attention, c’est tous des pacifistes non-violents... Ils bichonnent leurs pétards mais ne les utilisent que pour trouer des objets... Toutefois, par un funeste après-midi, v’là que ça dégénère...! A part la petite castagne finale qui comporte quelques plans plus ou moins saisissants, j’ai beau fouiller... je ne trouve rien d’intéressant...! Qu’ont essayé de dire les auteurs de cette filmette brouillonne et aux idées confuses...? Ont-ils seulement eu conscience que leur histoire ne tenait jamais debout...? Donc, le propos... tu oublies ! On peut simplement en conclure que l’auteur du fameux Festen et du mésestimé Les héros nous déçoit beaucoup et que le père Lars semble réellement atteint d’une pathologique psychique... nullement créative !

 

 

DOUCHES FROIDES - de Antony Cordier. (0/20)1
France - Couleur, 1h42 - 2004.
Avec : Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Florence Thomassin, Jean-Philippe Ecoffey.

Drame : Bon, ce n’est pas le film qui est drôle; c’est ce qui m’est arrivé au sortir de la salle ! Procédons par ordre. Encore et toujours une histoire de puberté plus ou moins mal vécue... C’est toujours aussi plat, rien à voir... circulez ! Si, y a du cul ! Quelle surprise, n’est-ce pas ? Ils niquent même à trois, les gamins ! Enfoirés... à deux contre une meufette...! Franchement, si le sexe n’existait pas, le cinéma français serait définitivement aux oubliettes... et ce ne serait peut-être pas plus mal ainsi... Eh oui, je sais, je vire “cinéfrancophobe”... Avouez qu’il y a de quoi...! Ici, comme depuis des lustres désormais, l’on nous sert de l’ordinaire... de la rata... avec du rab si tu veux, te gêne pas, gave-toi... A quoi lui sert-il l’objectif de sa caméra “six millimètres un quart en plastoc jetable”... au mec Cordier...? Je pense que finalement... comme l’anus l’obsède, n’est-ce pas... il pourrait se le planter où je pense... que comme ça, ce serait du vérisme comme on n’en a jamais vu... Allez, une fois de plus, j’abrège... C’est le plus intelligent qui arrête le premier... pas vrai ? Non, ce qu’il y a de marrant, c’est que j’ai vu ce navet le jour du grand orage francilien...! Je sors de mon petit ciné Beaugrenelle... et je me prends une série de flashes (non, c’étaient pas des paparazzi !) et douze tonnes de flotte sur la gueule et partout ailleurs... En quatre secondes, j’avais pris cinq kilos... la pluie m’avait pénétré - la salope ! - jusqu’à la moelle de ma connerie... Hein, qu’est-ce tu dis de ça...? En guise de douche froide...! Pas mal...! J’avoue, qu’en sus du marché, j’ai été impressionné par ma trouille provoquée par l’ambiance diluvienne et apocalyptique qui étouffait le quartier... Une fois de plus, le spectacle était dans la rue...!

 

 

DJOUROU, UNE CORDE A TON COU - de Olivier Zuchuat. (12/20) 1
France - Couleur, 1h04 - 2004.

Documentaire : A l’heure où j’écris, il y a des gens un peu partout dans le monde qui manifestent d’une façon ou d’une autre - plutôt spectaculaire - leur solidarité à l’égard de l’Afrique dite noire... Je ne sais pas si les différentes “sœurs”, Paulo le Mac ou Elton le Nain Jaune, ou encore la femme au slip (Madonna) suffiront à faire bouger les choses, selon l’expression consacrée, mais bien d’autres personnes se sont mobilisées afin de réclamer une aide réelle pour le peuple africain auprès des gros pays profiteurs... De toute façon, cette réaction va dans le bon sens et on a le droit de s’en réjouir...! Pour ce qui est de ce modeste film, auquel on pardonne bien volontiers le manque de qualités visuelles (ne parlons pas d’esthétique), il faut tout de suite préciser qu’il est urgent d’aller le voir si l’on souhaite bénéficier de certaines informations rares, honnêtes et bien sûr fort choquantes ! Une réflexion sans concessions de la part de son auteur Zuchuat qui ne se contente pas de stigmatiser les “envahisseurs” du Nord, mais dresse un bilan dans lequel nul n’est épargné, évitant ainsi toute forme de déresponsabilisation totale des victimes... C’est tout en son honneur; néanmoins, il n’est pas interdit, par les affreux temps qui courent, d’être un “tiers-mondiste irréductible”... et non pas “béat” selon l’expression un peu stupide qui court les rues, les articles et les ondes...

 

 

LES INVISIBLES - de Thierry Jousse. (0/20)1
France - Couleur, 1h25 - 2004.
Avec :Laurent Lucas,Lio,Noël Akchoté,Michael Lonsdale,Margot Abascal,Eva Ionesco.

Comédie dramatique : Spécial Mézigue : “Que se passe-t-il lorsqu’un branleur de neurones terriblement coriace, brutal, sauvage et “invertébré” comme Titi le Jouasse qui fut le “malfrat-en-chef” des “Cahiers du Cinéma” passe à la réalisation en brûlant toutes les étapes de la décence ? Eh bien, cela donne un film, non pas invisible, mais inregardable...! En l’occurrence, dans ce rouleau de “p-cul”, il prétend faire une étude sonore poussée... d’un niveau jamais atteint, sauf par le Dieu Godard selon les propres dires de Titi... Oubliés (ou jamais entendus...) les sons cristallins et magiques de Sergio Leone - ou dans une moindre mesure, ceux d’un Coppola et de quelques autres encore...! Ce qu’il a notamment omis de faire, le “keumeton” Titi, c’est d’enregistrer les pets de tous les gros culs qui se baladent dans son oeuvre majeure en “tralala mineur”; ainsi c’eût été complet. Car, bien évidemment, le peu d’intrigue tourne autour du bas-ventre... Question un peu usée, je le reconnais... mais, toutefois... les (pseudo) cinéastes français baisent-ils suffisamment...? Parce que s’ils sont en manque (comme il semblerait que ce soit le cas), il serait urgent qu’ils s’y mettent... ça leur ouvrirait peut-être des horizons nouveaux... ou pour le moins leur déboucherait le nez... Quant au casting, pardon madame !!! De Lio (qui ne sait carrément pas parler) à Eva Ionesco qui trucide les mouches quand elle l’ouvre, en passant par “le vampire de Düsseldorf” Laurent Lucas, c’est l’extase garantie !!! Déconseillé aux fragiles du “palpitant”.”

 

 

MACADAM A DEUX VOIES - (Two-Lane Blacktop) de Monte Hellman. (5/20) 1
USA - Couleur, 1h40 - 1971. (Reprise)
Avec : James Taylor, Warren Oates, Laurie Bird, Dennis Wilson, H. D. Stanton.

Aventures : Un coureur et son pote de mécano errent sur les routes en quête d’un bon pari... Ils vont croiser une super bagnole et la provoquer en “duel”... Le proprio de la caisse magique, dont il est très fier (il passe son temps à prendre des auto-stoppeurs afin d’avoir quelqu’un à qui vanter les superbes mérites de son engin), finira par relever le défi... S’ensuivra tout sauf une course... Les deux potes provocateurs vont eux aussi prendre une jeune nana en stop, faire ami-ami avec elle... Plus tard, l’autre chauffeur-coureur va tenter de séduire la mignonnette... Tout ce beau monde va errer sur le macadam à zéro voie... Hellman nous conte en fait l’histoire d’un “pet foireux”... d’une vadrouille anémique... chargée de sens profonds paraît-il... Je n’y ai vu que l’ambiance sympa du début des années soixante-dix - malgré l’aspect cafardeux du film - et n’y ai apprécié pratiquement que la nonchalante présence de James Taylor (chanteur-musicos hors normes de la pop music - pas nécessairement très connu... il est toujours temps de le découvrir... -). Sinon, l’acteur qui s’appelle en abrégé H. D. Stanton est bien Harry Dean, le fameux “errant”, autrement plus intrigant, de Paris, Texas.

 

 

MADAGASCAR - de Eric Darnell et Tom McGrath. (5/20)1
USA - Couleur, 1h26 - 2004.
Avec les voix (en VO) de : Ben Stiller, Chris Rock, Jada Pinkett-Smith, David Schwimmer.
(En VF) : José Garcia, Anthony Kavanagh, Marina Foïs, Jean-Paul Rouve.

Animation : Un drôle de zèbre (comme tous les zèbres), son meilleur pote le lion, une girafe et une hippopotamette s’échappent de leur zoo préféré pour se rendre dans la nature sauvage afin de mieux respirer... C’est le zèbre, bien sûr, qui est à l’origine de cette escapade... Par ailleurs quelques pingouins fêlés tentent de retourner dans l’Antarctique... Les aventures de ces braves bêtes qui nous font parfois sourire - malgré un graphisme détestable - sont réduites à la portion congrue... Il ne leur arrive pas grand chose et le film dure peu de temps... Tout cela à un côté arnaque... Le seul personnage (secondaire, malheureusement) qui provoque l’hilarité et la sympathie générales est un petit lémurien formellement très réussi. Pour le reste... les plus jeunes ne devraient pas être trop déçus...

 

 

MY SUMMER OF LOVE - de Pawel Pawlikowski. (2/20)1
Grande-Bretagne - Couleur, 1h26 - 2004.
Avec : Natalie Press, Emily Blunt, Paddy Considine.

Drame : Vacances d’été dans un village... Soleil, campagne et sexe... et même amour si affinités... Une rencontre entre deux homosexuelles qui n’a plus grand chose d’original ni de choquant (tant mieux) de nos jours... Seulement voilà... voilà seulement... ! Il ne se passe pratiquement que lerche dans ce truc à la mords-moi-la touffe... Si, y a le frangin de l’une des deux nénettes... Largement taré, totalement lobotomisé par la religion, sa présence saupoudre d’un peu de sel cette vaine tentative cinématographique... En effet, une touche d’anticléricalisme fait pression sur ce fruit quasi sec... et en tire quelques gouttelettes subversivement savoureuses... That’s all...!

 

 

LES POUPEES RUSSES - de Cédric Klapsich. (0/20)1
France - Couleur, 2h05 - 2004.
Avec : Romain Duris, Kelly Reilly, Cécile de France, Audrey Tautou, Kevin Bishop.

Comédie :Voilà une suite parfaitement inutile sauf... pour remplir certaines poches... Je vous le dis comme je le pense et d’emblée...! On y retrouve (après son heureux égarement du côté de chez J.Audiard) le Romain Duris habituel, c’est-à-dire imbuvable, approximatif et gauche dans ce film pire que maladroit... Une foutaise qui récupère comme elle peut les personnages de L’auberge espagnole... invraisemblablement de préférence... Quelques années ont passé. Xavier est devenu écrivain-galérien... En revanche qu’est-ce qu’il tombe...! Il t’emballe les gonzesses, faut voir... il ne leur a pas encore dit “bonjour” qu’il a déjà fini de les niquer...! A la suivante !!! Et ainsi jusqu’au bout de l’enfer de ces deux lourdes plombes truffées de clichés vomis par un Klapisch sans souffle aucun... Je me demande bien quel est l’imbécile qui peut gober cette avalanche d’absurdités exsangues...?!? La conclusion...? Il faut niquer les meufs, une par une, comme des poupées russes, en commençant par la plus grosse pour finir par la plus petite... qui est forcément celle qui reste pour le restant de ta vie... vu que c’est la dernière...! Profond, Cédric...! On t’a jamais dit que t’étais profond Klakla... dans le genre “file-moi-le zof”... A côté de toi, Spinoza, il se rhabille !

 

 

L’OURAGAN DE LA VENGEANCE - (Ride in the Whirlwind) de Monte Hellman. (5/20)1
USA - Couleur, 1h23 - 1965. (Reprise)
Avec : Cameron Mitchell, Jack Nicholson, Millie Perkins, Dean Stanton, Tom Filler.

Western : Le titre français est particulièrement malvenu... Le film traîne la patte dans la poussière d’un décor toutefois naturel... Se passe quasiment rien... Chaque séquence dure une plombe durant laquelle les protagonistes se disent des... répétitions... Lorsqu’ une scène de “pan-pan-boum-boum” a lieu, c’est deux cent mille deux cent quatre-vingt-treize coups de feu qui sont échangés (je les ai comptés... passque quand tu te fais chier... il faut bien que tu t’occupes...) avant qu’il n’y ait la moindre éraflure...! Hellman - une référence incontournable pour certains cinéphiles - avait peut-être du talent... mais je ne l’ai pas remarqué... (Dieu, que je suis primaire !)... en tous cas, il manquait sérieusement de fric... Et ça, malheureusement, ça se voit ! Je reconnais que ce (très) petit western dégage une atmosphère quelque peu insolite... A l’époque, on aurait pu éventuellement y apercevoir une lueur de promesse... Mais, parole d’homme, ça s’arrête là...! Bis : le gars qui se nomme au générique de ce film Dean Stanton est bien Harry Dean Stanton... Un immense comédien qui n’a pas eu la carrière qu’il méritait... à l’exception de (bis) Paris,Texas où tout le monde le remarqua... puis... plouf...! Quel gâchis...!

 

 

SAHARA - de Breck Eisner. (0/20) 1
USA - Couleur, 2h05 - 2003.
Avec : Matthew McConaughey, Steve Zahn, Penelope Cruz, William H. Macy.

Aventures : A la recherche du trésor ensablé... Une distribution d’enfer... Un humour croustillant... Le désert comme on ne l’a jamais vu... Un film qui fera date... Les mots me manquent... les superlatifs... comme la langue française me semble pauvre... gros dictionnaire mais vocabulaire étriqué... insuffisant pour définir un tant soit peu la magnificence des décors et le charisme des stars de cette... ça y est, je cale définitif...!

 

 

THE SHOOTING (La mort tragique de Leland Drums) - de Monte Hellman. (5/20)1
USA - Couleur, 1h22 - 1967. (Reprise)
Avec : Warren Oates, Will Hutchins, Millie Perkins, Jack Nicholson.

Western : Et voilà le deuxième de la série... Toujours pas de pognon... et, plus grave, pas d’action... pas même (ou à peine) une intriguette à se mettre sous les cils... A l’époque, les aficionados de Monte, qualifiait ce film de “western bressonien”... Tiens, ça faisait un bail qu’on n’avait pas dégoté un nouveau type de western... Cela dit, pour être “bressonien”, il l’est... Certainement un peu moins scandaleux que le moins atroce des films commis par Bresson... mais... pas loin... En gros, t’as un gars qui se fait zigouiller et un autre qui se fait courser par une donzelle (ridicule Millie Perkins !) accompagnée d’un “sérieux killer” (Jack Nicholson, très à l’aise et assez réjouissant quand il fait comme ici dans le cynisme...). Pas loin, t’as un pote du gars pourchassé accompagné, lui, par son benêt de jeune frangin... La donzelle, très vicelarde, engage les deux braves gars... comme guides... Après ça, t’as plus qu’à compter les minutes... Idem L’ouragan de la vengeance... Un brin d’insolite... En somme, on peut qualifier ce genre de truc... de “curiosité”... à la rigueur...

 

 

THE TASTE OF TEA - (Cha no aji) de Katsuhito Ishii. (0/20)1
Japon - Couleur, 2h23 - 2003.
Avec : Takahiro Sato, Maya Banno, Tadanobu Asano.

Comédie dramatique :Voici une série de séquences onirico-numériques à la sauce nipponne... Une famille vit près de Tokyo... avec ses rêves et parfois ses obsessions... La gamine cherche à tout prix à se débarrasser de son immense “double” imaginaire... Le gamin, quant à lui, plus prosaïquement poétique, vit son premier amour... Le grand-père est frappé de la “cabeza”, le père est un hypnotiseur et la mère dessine des conneries... Tout cela se veut poétique et ordinaire à la fois... Certains critiques ajoutent que le film est également drôle et délicieux... Moi, je n’ai vu qu’un interminable étalage d’effets spéciaux laids et vains... spécialement laids car aisément obtenus à coups de doigts sur un clavier d’ordinateur...

 

 

TORREMOLINOS 73 - de Pablo Berger. (3/20)1
Espagne / Danemark - Couleur, 1h33 - 2003.
Avec : Javier Camara, Candela Pena, Juan Diego, Mads Mikkelsen, Fernando Tejero.

Comédie : En 1970, dans l’Espagne coincée par le franquisme... se déroule une tragi-comédie... En effet, comment passer d’un emploi de bureaucrate à celui de “pornocrate”...? Pas évident. Pourtant, cet éditeur au bord de la faillite est bien obligé de survivre... ainsi que ses employés... auxquels il va, un beau jour, proposer de réaliser des petits films érotiques, soi-disant éducatifs et uniquement publiés à l’étranger, en format super 8 et en famille... L’épouse du personnage principal, un des employés, aura du mal à s’y résoudre... Mais bon... après tout... n’est-ce pas... Ce qui nous vaudra des situations cocasses voire quelque peu risibles... L’acteur Javier Camara (Parle avec elle ) a bien du talent et autant sa présence est réjouissante... autant le film est poussif-poussif... Mention spéciale également à l’excellent Juan Diego...

 

 

THE WORLD - de Jia Zhang-ke. (0/20) 1
Chine - Couleur, 2h13 - 2004.
Avec : Zhao Tao, Chen Taisheng, Jing Jue, Jiang Zhongwei, Wang Yiqun, Lu Juan.

Comédie dramatique : “The World” est un parc d’attractions situé à Pékin... qui a la particularité de proposer à ses visiteurs la reproduction des monuments les plus célèbres du monde. Dans le genre kitsch, on ne fait pas mieux... Mais, ce décor à priori repoussant, est forcément très original voire insolite... L’auteur de ce film à la limite du documentaire (c’est la spécialité de Jia-Jia - voir Plaisirs inconnus ) aurait pu y pêcher une quelconque inspiration; au travers d’une ou plusieurs intrigues, il était, me semble-t-il, tout à fait possible de développer une ou deux réflexions... Que sais-je... l’aspect dérisoire d’un tour du monde en miniature... un éventuel développement sur le thème du voyage... et sans doute beaucoup d’autres démarches thématiques eussent été envisageables... Or, rien... Pour la “infinième” fois, rien !!! Jia nous montre juste quelques ombres chinoises qui n’expriment... rien... Plus minimaliste que lui, tu meurs...!

 

 


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