Semaine 23/24
Du 01-06 au 14-06-2005
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A DIRTY
SHAME - de John Waters.(0/20) 
USA - Couleur, 1h29 - 2004.
Avec : Tracey Ullman, Johnny Knoxville, Selma
Blair, Chris Isaak, Suzanne Sheperd. |
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| Comédie : Spécial
Mézigue : “On voit ça tous les
jours, mon brave John... Du cul à peine moins
“provocateur”... Du moins au cinoche...
Cette ridicule bonne femme dont le bas ventre s’enflamme
au point d’entreprendre une contagion mondiale
aurait pu être franchement délirante
et réellement provocante... Mais, dans le
ciel du cinéma actuel obsédé
par le sexe, ton “ignoble” tentative
n’ est qu’un “coup de pet dans
l’eau”... Surtout de la manière
facile et grotesquement bête dont tu traites
ce filmoïde... Tu t’es acoquiné
cette fois avec un imposteur de la subversion :
Johnny Knoxville... le “fabuleux” créateur
de l’émission télé “Jackass”...
dont s’est largement inspiré un autre
imposteur - qui fait semblant d’être
taré alors qu’il l’est réellement,
Michaël Youn pour son célèbre
“Navet d’Or Cinékosma 2004”,
Les onze commandements...! Alors, comme
ça, Waters, tu te veux “trash”,
incommodant voire révolutionnaire... avec
ces outrancières caricatures qui ne font
plus sourire que les brûlés du cerveau
au dernier degré...? Malheur à toi,
mon vieux, tu ne provoques qu’un “plouf”
digne d’un étron dans l’océan...!
“Gonflé”, nous dit la pub...
A part les nibards de la jeune connasse, même
pas drôle une seconde, je n’ai rien
vu de gonflé dans cette convenue simagrée...
dans cette malheureuse mise en images suicidaire...
si tant est que tu sois un tant soit peu subversif
dans le fin fond de ton subconscient... La vraie
Dirty Shame qui se dégage de ce
spectacle affligeant est la teneur intense de boue
dans tes... waters... La source en est
pourrie... par le manque de rigueur...! Ce n’est
pas comme ça qu’on va enculer la bouche
des diseurs de bonne conduite, des prédicateurs
pourfendeurs de péchés et autres évangélistes...
“ |
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B-HAPPY
- de Gonzalo Justiniano. (7/20) 
Chili - Couleur, 1h29 - 2003.
Avec : Manuela Martelli, Eduardo Barril, Lorene
Prieto, Felipe Rios, Gloria Laso.
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| Drame : Elle aime son père, la gamine...
Malgré son aspect quelque peu diabolique...
un mélange de bassesse crasseuse et de noblesse
luciférienne... Si j’ose dire... La
gamine, par ailleurs, prétend n’avoir
peur de rien... Après la sortie de prison
de son “vieux”, elle réagit “classique”
en refusant l’éclat du regard pervers
et magnétique de son géniteur... Mais,
bien vite, on va la sentir la chaleur plutôt
douce qui peut parfois les unir, le père
et l’adolescente... Charmée sans doute,
du moins en partie, par la démarche quasi
romantique de son papa, elle va sentimentalement
réagir contre la médiocrité
et la misère qui l’entourent... Sa
mère et son frère sont au fond de
braves humains, l’une résignée
à la droiture et la souffrance, l’autre
à une non-rebellion consistant à jouer
le jeu du marginal voyou... admis d’une façon
ou d’une autre par la normalité de
la société généralement
bien-pensante. Socialement parlant, c’est
la chiasse au Chili... Comment va-t-elle s’en
sortir...? Il n’y a en fait aucun moyen concret...
Se sortir de quoi d’abord...? De sa destinée...?
De son “classement” socioculturel...?
On ne sort pas de ces “choses-là”...
L’on s’y fond... d’une manière
ou d’une autre... La révolution individuelle
est nécessairement une utopie absolue...
Les fondations de nos âmes ne reposent que
sur l’idée que l’on est en mesure
de se faire de l’existentialisme bio-spirituel
ou sensitif... |
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CRAZY
KUNG FU - (Kung Fu Hustle) de Stephen
Chow. (0/20) 
Chine - Couleur, 1h37 - 2004.
Avec : Stephen Chow, Yuen Wah, Leung Siu Lung,
Dong Zhi Hua, Chiu Chi Ling. |
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| Comédie :
Crazy kung fu ou crazy horse ou crazy folies bergères...
c’est du kif en l’occurrence... S’agit
d’attirer le gogo sans pour autant lui en
donner pour son argent... Prenons l’exemple
des putes “pigalliennes”... Elles accrochent
un mâle ridicule, à deux ou à
trois, lui font consommer du “champ”
tout en faisant semblant d’en boire aussi...
Le crétin qui se fait baiser ainsi durant
plusieurs heures risque paradoxalement de finir
en taule... passque, au moment de l’additon...
c’est la grande douleur... l’atroce
angoisse...Alors, on téléphone à
ses amis pour demander un emprunt - toute honte
bue - afin de pouvoir régler la somme faramineuse
qui s’est additionnée au fil d’enculages
fictifs... Effleurages putassiers, paroles mielleuses,
odeurs insupportables... pour peu que l’on
ait encore préservé une parcelle d’esprit...
Mais, halte ! Ici, nous ne sommes qu’au cinéma,
la putasserie n’est point d’ordre sexuel,
l’addition est payée d’avance...
sans aucune surprise... hormis l’effroyable
ennui...! Stevie le “Chow” fait dans
le “gratuit payant”... Il nous avait
quelque peu amusés avec son film précédent,
ponctué de vraies trouvailles hilarantes;
ici, il tente, le misérable, de faire preuve
de virtuosité cinématographique en
nous assenant des plans lamentablement composés
parce que d’une grossièreté
“hénaurme”... nullement étayés
par la moindre démarche narrative ayant la
moindre suite dans les idées... nulle cohérence
psychologique des personnages (inexistants !)...
nulle cohérence avec la plus modeste action
ou intriguette... Uniquement de l’épate
à deux yens et de la poudre de riz dans l’oeil
gauche... On a vite fait de se faire chier quelque
chose de “polyphonique”... et de maudire
l’affreux responsable de ce prétendu
divertissement... |
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DEADLINES
- de Ludi Boeken, Michael Alan Lerner.
(4/20) 
Grande-Bretagne / France / Tunisie - Couleur,
1h43 - 2003.
Avec : Stephen Moyer, Anne Parillaud, Omid Djahili,
Georges Siatidis, Larry Lamb. |
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| Aventures : La ligne morte... est-ce celle
qui sépare l’aventure du reporter ayant
été témoin de l’information
étriquée que nous recevons par la
voie des médias télévisuels
et autres... ? Ce n’est point la question
que pose ce film aux aspects semi-documentaires
agrémentés d’une mise en scène
destinée à accrocher le public...
Les aventures d’un reporter - qui comme (presque)
tous les autres recherche le scoop... le sensationnel...
en d’autres termes la lessive qui lave plus
blanc que le blanc ou l’huile à l’odeur
la plus agréable...? Insolite, mon interrogation...?
Absolument pas ! J’essaie simplement de comprendre
dans quelle mesure le pouvoir de l’image ou
du verbe “haut” ne se rejoignent en
tous domaines et toutes circonstances... En effet,
qu’est-ce que j’en ai à foutre,
au fond, d’une information aussi sensationnelle
que celle d’une publicité mensongère...?
Dans quelle mesure les reporters sont-ils honnêtes...
et dans quelle (probablement infime) mesure permet-on
de vulgariser ce qu’ils ont vécu par
déontologie, par goût de l’aventure,
par égotisme... ou encore par conviction
idéologique...? Toute la question thématique
est là... Or, le produit ici proposé
ne semble pas se soucier des interrogations fondamentales
et ne nous fournit que l’exposé plutôt
fallacieux d’une ou plusieurs aventures vécues...
Le contenu en est certes parfois prenant... mais
le résultat à peine décevant...
tant on s’attendait à du conventionnel
vaguement “spectacularisé”... |
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DRUGSTORE
COWBOY - de Gus Van Sant. (14/20) 
USA - Couleur, 1h40 - 1989. (Reprise)
Avec : Matt Dillon, Kelly Lynch, James Remar,
James Le Gros, Heather Graham. |
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| Drame : Quatre braqueurs de pharamacie,
deux gars et deux nanas... dans toute leur sinistre
splendeur... en train de se shooter avec des médicaments,
remèdes à leur incapacité de
rêver autrement... Je ne suis point un chantre
des paradis artificiels... je le précise
immédiatement... mais par instants fugaces,
je parviens à saisir quelque peu ce besoin
d’échapper à la crasse par n’importe
quel moyen... L’onirisme cauchemardesque est
ici fort bien rendu; il s’agit du film le
plus captivant de son auteur. Fascinant parfois
jusqu’au vertige... nauséabond mais
d’une indéniable beauté ténébreuse...
images malsaines à l’esthétique
planante... suivies de plans à ras des égouts...
Après plusieurs années de quête
d’un bonheur inaccessible, de vols qui mènent
forcément un jour ou l’autre en taule...
le chef de la bande des quatre va tenter de se relever
de sa déchéance en décrochant
des saloperies “paradisiaques” qui au
bout du compte deviennent infernales... Mais ce
sera dur-dur de se réconcilier avec l’ordinaire...
retrouver ne serait-ce qu’un petit strapontin
pour le sublime...Quant au spectateur, après
avoir assisté à un intéressant
moment de cinéma, pimenté éventuellement
par une dose de rêverie planante, il n’a
qu’à sortir de la salle à la
fin du film... pour se désintoxiquer... Ajoutons
que tous les acteurs sont plus que crédibles
et que Matt Dillon semble comme un poisson dans
l’eau dans ce qui est sans doute son meilleur
rôle... |
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EL CIELITO
- de Maria Victoria Menis. (3/20) 
Argentine - Couleur, 1h33 - 2004.
Avec : Leonardo Ramirez, Dario Levy, Monica Lairana,
Rodrigo Silva. |
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| Drame : Un vagabond d’une vingtaine
d’années trouve un job dans une petite
ferme isolée, au sein d’une petite
famille; le père, la mère et leur
bambin d’une dizaine de mois... Comme dans
tout film argentin qui se respecte (sauf quelques
exceptions), l’histoire se résume à
trois actions et demie... qui se traînent
dans la poussière d’une campagne miséreuse...
Le papa et la maman ne s’entendent pas très
bien; nous avons droit par moments à des
fragments de scènes de ménage (scènes
plutôt “téléphonées”)
et à quelques souvenirs dans la tronche du
jeune vagabond... Ayant apparemment, lui aussi,
vécu une enfance traumatisante, il ne s’en
attache que davantage au bambin du couple déchiré...
Il quittera la ferme avec l’enfant et affrontera
la dure réalité urbaine... Jusqu’à
l’échec final... Drame inutile...?
Une chose est sûre - à part quelques
prises de vues - l’on a bien du mal à
palpiter au vu de cette énième variation
sur la difficile existence du peuple argentin... |
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L’INTERPRETE
- (The Interpreter) de Sydney Pollack.(6/20)

USA - Couleur, 2h00 - 2004.
Avec : Nicole Kidman, Sean Penn, Catherine Keener,
Jesper Christensen, Yvan Attal. |
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| Espionnage : Une interprète
employée à l’ONU (Nicole Kidman)
prend connaissance par hasard d’un complot
en Afrique... L’agent fédéral
chargé de sa protection (Sean Penn) va commencer
par la soupçonner elle-même d’être
mêlée à cette magouilleuse affaire...
Cela fait déjà longtemps que Pollack
est dans sa période “vieillissante”...
Ses films sont toujours soignés (voire quelque
peu aseptisés), ses acteurs toujours “classieux”...
mais l’intrigue au script mal mené
- voire malmené - ne nous accroche que durant
la première partie. Au fil de l’histoire,
les situations se compliquent à souhait et
le rythme, diamétralement opposé à
la “nodification” des événements,
devient poussif... D’autant plus que tout
cela manque de contenu - ah, ce sacré contenu
! - au point de nous faire oublier la présence
des deux vedettes... cependant, pas au mieux de
leur forme... Eh oui, tout est lié... Quand
le scénario et la mise en scène ahanent,
les acteurs tirent la langue... et, au total, on
obtient un petit divertissement tout juste regardable... |
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MONSIEUR
VERDOUX - de Charles Chaplin. (20/20)

USA - Noir et blanc, 2h03 - 1947. (Reprise
/ Re-vision)
Avec : Charles Chaplin, Martha Raye, Isobel Elsom,
Marilyn Nash, Robert Lewis. |
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| Comédie : Heureusement
qu’il y a les valeurs sûres ! Quand
on ne sait plus où donner des yeux, autant
se consoler - et même plus - avec ce merveilleux
bonhomme de Chaplin ! Champion toutes catégories
du cinéma muet, avec ce chef-d’oeuvre
absolu, il nous démontre brillamment qu’il
n’a rien à craindre du cinéma
dit “parlant”. D’après
une idée originale de Orson Welles (inspirée
de Landru), il va comme d’habitude, tout faire
lui-même : écrire le scénar’,
mettre en scène, composer la musique et bien
sûr assurer l’interprétation
du rôle titre. Pour la première fois,
il quitte les haillons de Charlot pour enfiler divers
costumes chicos... Il va, en fait prendre le masque
d’un assassin cynique pour voiler - par extrême
pudeur ? - la bonne bouille de l’éternel
vagabond au coeur “gros comme ça”...
Cela dit, malgré une apparente misogynie,
une cruauté sarcastique, l’autre Charlie
est tout de même là... Il faut comprendre
les raisons profondes de ses méfaits... Le
voir secourir une jeune fille dans la mouise, pour
s’apercevoir qu’il n’est point
fait tout d’une pièce... et que, pour
le moins, une dualité Verdoux / Charlot est
quasi omniprésente... Ainsi, on arrive à
se demander quel est le vrai masque... Dans ses
œuvres précédentes, derrière
le visage du gentil clochard, n’y avait-il
point un petit brin de l’élégant
cynisme et une lueur de l’intelligence et
de la vivacité d’esprit du criminel
Verdoux...? Pudeur, savant dosage ou encore jeu
de masques farceur, peu nous importe ! Le résultat
est époustouflant, d’humour, de lucidité,
d’humanisme enfin. L’implacable démonstration
qu’il nous fait en guise d’épilogue
- peu avant l’exécution de Verdoux
- en concluant notamment (à propos de meurtres)
que le nombre sanctifie, relève d’une
clairvoyance impitoyable teintée cette fois
d’un indéniable désespoir. Outre
la comédie et dans une certaine mesure le
néoréalisme, Chaplin semble avoir
considérablement influencé le cinéma
italien presque dans son ensemble... Par certains
aspects, on trouve des similitudes avec les œuvres
de Leone - en plus du cynisme dont Sergio était
le grand maître incontestable, l’ombre
et la lumière de Charlot planent sur un personnage
comme “le truand”, joué par l’inoubliable
Eli Wallach... Chaplin est vraiment l’un des
piliers du cinématographe... du moins de
celui auquel je suis le plus sensible. |
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PAPA
- de Maurice Barthélémy.(0/20)

France - Couleur, 1h18 - 2004.
Avec : Alain Chabat, Martin Combes, Yaël
Abecassis, Judith Godrèche, Anne Benoit. |
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| Comédie dramatique : Un papa et
son fiston font de la route ensemble et en bagnole...
On ne sait rien de leur point de départ ni
de leur destination... Le gamin doit avoir six ans
environ; ils roulent en tchatchant, s’arrêtent
de temps en temps; tantôt ils rient, tantôt
ils pleurent. On ne sait nullement pourquoi... Néanmoins,
le père fait des cauchemars liés à
un drame vécu... Mais, prudemment, Momo Barthom
nous cache la vérité afin de ménager
le suspens... faute d’intrigue, faute d’inspiration...
prudemment, il traîne ses savates dans ce
désert filmique... On finira par savoir à
peu près ce qui est censé nous bouleverser...
Ils arriveront à destination dans l’indifférence
générale... Après RRRrrrr
(coauteur et interprète) et Casablanca
Driver (auteur-réalisateur-interprète),
deux puantes ordures, Momo a cette fois pitié
du pauvre spectateur en ne lui infligeant pas sa
présence... Quand t’as vu la bande-annonce
du navet en question, t’as tout vu... C’est
d’une certaine manière un vrai tour
de force...! Mention spéciale à Chabat...
toujours au top de la nullité ! |
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LES PRODUCTEURS
- (The Producers) de Mel Brooks. (20/20)
USA - Couleur, 1h30 - 1967. (Reprise / Re-vision)
Avec : Zero Mostel, Gene Wilder, Kenneth Mars,
Estelle Winwood, Dick Shawn.
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Comédie : De nos jours, si l’on
veut rire, il faut retourner plusieurs dizaines
d’années en arrière... Revisiter
le plus balèze des films Mel Brooks par exemple.
Le plus balèze et pas nécessairement
le plus connu ! Toutefois le film fut distingué
par un oscar du meilleur scénario. A juste
raison ! L’idée et l’histoire
sont excellentes et ça aide, comme d’hab’
! Un minable producteur de théâtre
sans le moindre sou et un comptable ayant renoncé
à ses scrupules vont unir leurs efforts pour
réaliser une opération extraordinairement
juteuse... à priori ! Le producteur va draguer
des petites vieilles friquées auxquelles
il soutirera des sommes d’argent qu’il
n’a nullement l’intention d’utiliser
pour le financement d’un spectacle qui pour
bien faire devra être la plus mauvaise pièce
de théâtre jamais représentée...!
Outre l’intrigue, les acteurs, Zero et Gene
en tête, atteignent des sommets de délire
grâce à leur jeu outrancier, caricatural
et parfaitement démesuré ! C’est
qu’on avait le sens de “l’absurde”,
à l’époque... Souvenez-vous...
Peu de temps après Brooks, un certain Woody
Allen nous en fera baver... de rire! Avec ses premières
réalisations : de Prends l’oseille
et tire-toi ! à Guerre et amour...
Puis, les Monty Python feront des ravages avec leur
Sacré Graal ! Ayant tous pour ancêtres
les rois du non-sens : The Marx Brothers. En revoyant
ce bijou de franche rigolade qui ne laisse jamais
de place à la facilité et à
la stupidité, je me suis quelque peu rassuré.
Non, ce n’est pas parce que je vieillis que
je deviens de plus en plus difficile. Ou si peu...
Pas de doute, c’est le cinoche qui dégénère...
Pour ceux qui ont encore un peu le sens de l’humour,
cette superbe comédie est vivement recommandée
!
A noter : un détail que j’ignorais;
c’est Dustin Hoffman qui devait jouer le rôle
de l’auteur dramatique taré. Bien que
Kenneth Mars soit irrésistible et que Hoffman
ait eu cent fois raison de préférer
tourner le film qui fit de lui une star, Le
lauréat , j’eusse été
très curieux de voir Dusty dans cette composition
foldingue... Mais bon, on ne peut pas tout avoir...! |
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SIN CITY
- de Robert Rodriguez, Frank Miller avec la collaboration
de Quentin Tarantino. (8/20) 
USA - Noir et blanc et couleur, 2h03 - 2004.
Avec : Mickey Rourke, Clive Owen, Bruce Willis,
Benicio Del Toro, Jessica Alby. |
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| Policier :La B.D., en général,
c’est très peu pour moi ! Surtout adaptée
au cinéma. Cela dit, Frank Miller possède
un certain sens du cradingue brut de décoffrage
qui parfois m’amuse salement bien... Sin City,
la cité du péché, est truffée
de criminels, de héros ambigus, de putes,
de flics et de voyous etc. Plusieurs histoires s’entremêlent
plus ou moins heureusement selon les sketches...
Un flic tentant désespérément
de faire proprement son boulot, une sorte de gorille
monstrueux (étonnant Rourke!) au coeur pas
si impur qui fait tout pour venger sa belle sauvagement
assassinée et plein de saligauds de tous
acabits... Bien. Tout cela est indéniablement
assez gratuit. Sauf si l’on se laisse aller
à reluquer sans trop réfléchir
la virtuosité de la mise en images... L’ambiance
de ce film est certes sans précédent.
Un noir et blanc auquel s’ajoutent quelques
taches de couleurs... Un formalisme poussé
à l’extrême... mais pas forcément
pour la bonne cause... Dommage... |
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SOMMEIL
AMER - (Khab-e Talkh) de Mohsen Amiryoussefi.(0/20)

Iran - Couleur, 1h27 - 2003.
Avec : Abbas Esfandiari, Delbar Ghasri, Mohsen
Rahimi, Safar Ali-Safari. |
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| Comédie dramatique : Un vieux laveur
de morts qui opère dans le cimetière
d’une petite ville du centre de l’Iran...
Un beau jour, il a le pressentiment qu’il
risque d’être le prochain macchabée
de la liste... Le problème, dans ce fouillis,
c’est tout d’abord l’agression
d’une image monstrueusement laide - mélange
de reportage télévisuel et de docu-fiction
qui se la joue humoristique de temps à autre...
Puis, une interprétation (???) aux confins
du cauchemar le plus satanique - les acteurs, non
professionnels, jouent leurs propres rôles...
Pour finir, une série d’actions sans
queue ni tête, le tout encensé par
une certaine critique qui y voit une formidable
audace et un sens de l’humour affûté
de la part de l’auteur Mohsen...! J’ai
cru défaillir à plus d’une reprise,
malgré la courte durée de ce non-film
! |
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SOUS
LA PEAU DE LA VILLE - (Zir-e Pust-e Shahr)
de Rakhshan Bani-Eternad. (0/20) 
Iran - Couleur, 1h32 - 2000.
Avec : Golab Adineh, Mohammad Reza Forutan, Baran
Kosari, Ebrahim Shayban. |
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| Drame : Voilà un drame socio-familial
qui se passe en 1998 à Téhéran.
Il s’agit d’une famille moyenne qui
peine à s’en sortir et dont le fils
aîné fait tout pour obtenir un visa
pour l’étranger afin d’améliorer
le quotidien de ses parents. Il ira jusqu’à
faire des bêtises comme tous ceux qui veulent
par trop faire l’ange... J’ai lu quelque
part que ce film possède une valeur documentaire
particulièrement édifiante... que
l’on y voie l’Iran comme rarement au
cinéma... qu’il s’agit d’un
témoignage social extraordinaire... Ma foi,
dans cette histoire construite comme une sérié-télé,
je n’ai vu qu’un ersatz de “saga
familiale” à l’américaine...
dans un contexte tout à fait différent,
s’entend...! Mais, à l’opposé
du cinéma iranien habituel, ce film est davantage
destiné à ceux qui ont aimé
Dallas... qu’aux amateurs de néoréalisme. |
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TRAVAUX...
on sait quand ça commence... -
de Brigitte Roüan. (0/20) 
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Carole Bouquet, Jean-Pierre Castaldi, Aldo
Maccione, Didier Flamand. |
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| Comédie : L’entendre
et le voir pour le croire : une nana, pour se débarrasser
d’un admirateur incroyablement encombrant,
organise des travaux parfaitement inutiles dans
son appartement...! Elle va engager des travailleurs
immigrés plus ou moins clandestins et ce
sera le bordel (façon Les Charlots dans les
années soixante-dix)...! On croyait que ce
genre de comédie n’existait plus; eh
bien, que l’on se détrompe, Roüan
l’a réinventé le temps de quatre-vingt-quinze
minutes...! Les murs s’écroulent, les
fuites d’eau sont diluviennes, l’on
ne s’étonne plus de rien au bout du
compte... L’excès, chère Brigitte,
ça se mesure !!! Bordel d’un bidet
fracassé ! Carole Bouquet poursuit son chemin
égaré et s’enlise...! Elle esquisse
même des pas de danse et une gestuelle grotesque
en chantonnant - cela fait partie de la “fantaisie”
roüannaise qui cligne d’un regard borgne
du côté du déjà piteux
Huit femmes - dès l’instant
où elle tient un discours lors d’un
procès (elle est avocate) ou n’importe
ou ailleurs... Les autres acteurs... cachetonnent... |
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Le miracle
Emir Kusturica - L’intégrale
du dernier vrai artiste du cinématographe.
Actuellement programmé auu cinéma
Le Champo à PARIS 5ème |
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J'ai vu et revu tous ces films, bien que toutes
les critiques ne soient pas sur le site.
-Te souviens-tu de Dolly Bell
? (1981)
-Papa est en voyage d’affaires
(1985)
-Le
temps des gitans (1989) : voir critique
dans Cinekosma
-Arizona
Dream (1992) : voir critique dans Cinekosma
-Underground (1995)
-Chat
noir, chat blanc
(1998) : voir critique dans Cinekosma
-Super 8 Stories (2001)
-La
vie est un miracle (2004) : voir critique
dans Cinekosma
Ne manquez pas de visiter le site de Matthieu
Dhennin entièrement consacré à
Emir Kusturica : http://www.kustu.com
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