Semaine 30
Du 20-07 au 26-07-2005
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L’AVION
- de Cédric Kahn. (0/20)

France - Couleur, 1h37 - 2004.
Avec : Roméo Botzaris, Isabelle Carré,
Nicolas Briançon, Alicia Djemaï, Vincent
Lindon. |
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| Fantastique : Il voulait un
vélo... n’aura qu’un petit avion
le gamin... Son aviateur de papa va bien le décevoir
le môme Charlie... Mais, après la mort
de son géniteur, Charlie découvre
que l’avion est loin de n’être
qu’un jouet... qu’il peut réellement
voler, se mettre en colère tout rouge...
Récit confus, platitudes pour public infantile...
Encore une fois, je pousse un (léger) coup
de gueule; les enfants sont jeunes mais pas forcément
stupides ! Certes, il n’est pas impossible
qu’ils se laissent berner voire captiver par
cette invraisemblable histoire qui se prétend
conte fantastique et poétique... Pour autant,
nous n’avons pas le droit de les bêtifier
en nous laissant aller à la facilité...
Mise en scène inexistante, jeu des acteurs
abominable - pas con, Vincent Lindon, une fois le
cadeau filé au garçon, il tire fissa
sa révérence avant le grabuge... Malheur
aux autres : la Zaza au carré, le Nicolas
et les enfants... Cerise : le Botzaris Roméo
n’est pas nécessairement du premier
choix... En plein âge ingrat, les chicots
de lait ravagés en attendant la relève,
il est superbement mal dirigé... Et cet avion
en forme de suppositoire à ailes... Ah! Zeus!
D’un bout à l’autre du globe,
l’on évite soigneusement le juste et
sage milieu; aux States l’on sert aux jeunots
des imageries souvent horriblement surchargées
de sucre... et, en Franceland (par réaction
?), l’on propose aux gamins un régime
sans sucre... Pas vraiment le régime préféré
de nos têtes blondes...! |
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CENDRILLON
- (Cinderella) de Wilfred Jackson,
Clyde Geronimi et Hamilton Luske. Production
Walt Disney. (20/20)
USA - Couleur, 1h15 - 1949. (Reprise / Re-vision)
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Dessin animé : Heureux
contretemps ! La boîte “Buena Vista
International”, n’ayant aucun nouveau
film d’animation à proposer au public
en cet été 2005, s’est trouvée
dans l’obligation de rééditer
un classique de chez Mister Disney... et a opté
pour une version quelque peu restaurée de
l’un de mes dessins animés préférés...
Pensez, à la fin des années soixante-dix,
j’avais réussi (balèze le mec
!) à convaincre tout un groupe de jeunes
d’un âge moyen de vingt-cinq ans à
venir avec moi zieuter ce divertissement destiné
aux gamins...! Inutile de décrire la tête
de la caissière à l’entrée...
ni par ailleurs, de préciser que tous mes
amis furent ravis au sortir du cinoche...! C’est
que l’on peut rire à tout âge
avec l’humour de ce bijou qui s’inspire
de Perrault (quand t’as une bonne base, ça
aide !), qui raconte une jolie histoire très
simple avec des personnages craquants, notamment
et surtout la gent animalière... Spécialité,
grande spécialité de Disney... les
petites bêtes marrantes qu’elles soient
gentilles (les souris ou le chien) ou méchantes
(le chat Lucifer)... Soixante-quinze minutes (après
tout, c’est bien suffisant !) de sourire et
de rire... parfois fou... D’enchantement aussi,
bien sûr, puisque nous sommes en plein conte
de fées... qui s’achève bien
évidemment par la phrase classique : “...ils
vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants...”
Parfois terriblement décrié pour cause
de moralisme excessif (ce fut un peu vrai quelquefois;
mais bon, quand tu t’adresses aux petiots,
tu ne vas commencer par le milieu en leur expliquant
que rien n’est jamais tout bon ou tout mauvais...)
Walt Disney, n’en déplaise aux snobinards
sérieux comme des croque-morts, fut à
l’origine d’une oeuvre aussi originale
en son temps, aussi divertissante et bon enfant
(cas de le dire) que ciselée et inventive.
Je ne citerai que Fantasia - exprès
- car ce film met (presque) tout le monde d’accord... |
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LAYER CAKE
- de Matthew Vaughn. (6/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h46 - 2004.
Avec : Daniel Craig, Colm Meaney, Michael Gambon,
Kenneth Cranham, Sienna Miller. |
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| Policier : Sur fond
de trafic de drogue, trente-six histoires et intrigues
bien embrouillées... sur support numérique
(modernité oblige) tape-à-l’oeil...
couleurs criardes et montages genre “computer
movie”... Les personnages sont tous, tout
à tour, plus ou moins antipathiques... Les
acteurs sont valables, surtout Meaney, Gambon ou
Cranham... Sienna Miller est superbe en poupée
de luxe... à faire bander un mort...! Tout
ce micmac est énervant mais... comme ça
bouge dans tous les sens... comme certaines touches
d’humour font mouche... que quelques surprises
nous surprennent notamment la dernière...
eh bien, le temps passe sans que l’on regarde
à sa montre... Pour les aficionados de polars
déjantés (catégorie sous-Tarantino)...
insensibles au factice et à l’artifice
qui dominent les trois quarts du film... |
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LA LOI DU
DESIR - (La ley del deseo) de Pedro Almodovar.
(8/20)
Espagne - Couleur, 1h40 - 1986. (Reprise)
Avec : Eusebio Poncela, Carmen Maura, Antonio
Banderas, Miguel Molina, Helga Line. |
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| Drame : Après la mort
de Franco et du franquisme, l’Espagne s’en
donna à coeur joie et le cinéma ibérique
itou... Nouvelle vague révolutionnaire, menée
par un certain Pedrocito, un diablotin ravageur
et aux premiers films prometteurs... L’on
dit bien souvent qu’un cinéaste digne
de ce nom refait toujours le même film...
je saisis à peu près la signification
de cette phrase... mais il me semble que cela ne
peut, de tout évidence, être vrai...
Un bon cinéaste marque son oeuvre de sa griffe...
c’est plutôt cette simplissime vérité
que je préfère... Après des
films terriblement brouillon comme Pepi, Luci,
Bom et autres filles du quartier, Le labyrinthe
des passions ou Dans les ténèbres,
(mais tout aussi terriblement - dans le sens réjouissant
du terme - bourrés d’explosifs !),
Almodovar va évoluer, on va dire normalement,
vers un peu plus de maîtrise avec Matador
ou La loi du désir... Avant de parvenir
à toucher un plus large public avec le drôlissime
Femmes au bord de la crise de nerfs ou
Talons aiguilles... puis, quelques films
plus loin, de frôler l’oeuvre majeure
avec En chair et en os (relativement peu
vu, hélas...) et par finir à atteindre
le niveau suprême (en même temps qu’une
très large audience) avec Tout sur ma
mère et Parle avec elle...
Ici, Pedrocito est à un tournant assez flagrant...
il ne délaisse nullement ses “foldingueries”
hautement provocatrices, préserve soigneusement
son irrespect pour le moins iconoclaste de la religion
et de l’église... nous balance à
la figure du sexe à gogo... passant du film
de cul au drame sentimental voire au mélodrame...
du psychodrame à la comédie la plus
délurée... en faisant un petit crochet
par le polar... et le tout presque parfaitement
emballé... Comme je le dis plus haut, ce
n’est pas encore la grande maîtrise...
mais l’on commence déjà à
être impressionné par son sens inné
(?) de l’insolite... Des personnages et des
circonstances savoureusement originaux, donc surprenants...
le tout, jamais ou rarement gratuit... Almodovar
n’est pas de ceux qui provoquent dans tous
les sens (malgré ce que pouvaient laisser
craindre ses premières réalisations);
son expression volcanique sera de mieux en mieux
canalisée au fil des films... Il est tout
bonnement artiste, à savoir libre, imaginatif,
et loin d’être tout d’une pièce...!
Comme tout le monde, me dira-t-on... certes... mais
à la différence près qu’il
sait comprendre, assumer puis exprimer et transmettre
ses multiples contradictions... celles-là
même qui font la richesse de l’ensemble
de son oeuvre... Ici, l’on passe de la farce
anticléricale à l’émotion
spirituelle la plus pure... Exemple : Tina, devenue
transsexuelle pour faire plaisir à son amant
de papa (tu la sens, l’audace...?), revisite
une chapelle en compagnie de sa quasi fille adoptive
en lui disant “...qu’est-ce que j’ai
pu me branler en cachette dans cette chapelle...!”
Le plan suivant, nous sommes dans le petit lieu
de culte et un cureton pianote une mélodie
religieuse... Aussi sec, Tina entonne, en accompagnement
de l’instrument, un chant sublime, d’une
voix sublime... le tout, bouleversant... Voilà
des émotions fortes et variées comme
on les aime, Mézigue et Moi-Même...!
Quant aux scènes érotiques, elles
sont étudiées pour ne choquer que
les puritains...! C’est ce que l’on
appelle vulgairement le talent...! |
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NOUVELLE-FRANCE
- de Jean Beaudin. (0/20) 
Canada - Couleur, 2h00 - 2004.
Avec : Noémie Godin-Vigneau, David La Haye,
Juliette Gosselin, Gérard Depardieu, Sébastien
Huberdeau, Irène Jacob, Vincent Perez,
Bianca Gervais, Jason Isaac, Tim Roth, Colm Meaney. |
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Drame : Spécial Mézigue
: “Au beau milieu du dix-huitième siècle
et de la région canadienne que l’on
appelait alors la Nouvelle-France, un gros paquet
de lèvres (Noémie Godin-Vigneau) tombe
amoureux d’un nez (David La Haye)... Mais
en ceste funeste espoque, où l’Ancienne-France
était en train de vendre le Québec
aux Anglais, tomber amoureux pouvait coûter
cher... Surtout, quand la romance pouvait contrarier
un salaud de noble...! Donc, “Grosses-Lippes”
et le pifard étaient mal barrés...!
Je ne te raconte pas comment ça vire au mélodrame
à l’eau de pluie... Je précise
simplement que, tout comme Le Pont du Roi Saint-Louis,
sorti récemment, ici la démarche est
vilainement mercantile... On gribouille un max de
noms connus sur l’affiche côté
acteurs et même côté chanteuse
: Céline Dion par exemple... qui nous en
pousse une tout de même à la toute
fin du film... Ainsi, tout le budget passe dans
des gros cachets immérités... et après,
on n’a plus d’sous pour... les décors
par exemple... On cloître le spectateur entre
quatre murs exigus - même les beaux décors
naturels sont chichement utilisés -, gros
plans et plans rapprochés des personnages
(pas plus de deux ou trois à la fois, s’il
vous plaît !)... total : t”as un putain
de téléfilm parfaitement indigne d’être
programmé en salles obscures... Alors, bon...
Les financiers de ce navet vont te dire qu’ils
ont besoin de têtes d’affiches pour
atttirer le client - pour attraper le nigaud, ouais
! -
que sans ça... ben que le film aurait jamais
zexisté tzétéra... D’accord...
sauf que il n’en existe pas davantage de la
sorte ! Quant aux “zartisses” qui ramassent
l’oseille et qui se tirent, y en a marre !!!
Notamment, le père Depardieu... l’insatiable...
que je suis sûr qu’il n’est même
pas cloné en fait... Il a la passion tellement
dévorante qu’il trouve le moyen de
travailler trente heures par jour... La passion
boulimique - comme qui diraient certains - de son
métier de comédien...? La passion
du fric, ouais ! Du blé... de la braise...
de l’oseille... ! Entre parenthèses
(et rapidement, j’en ai plein les pompes !)
soit dit, il a rarement été aussi
nul à chier que dans cette immondice; un
rôle de cureton pour lequel on lui a collé
une toile d’araignée poivre et sel
en guise de perruque, une soutane et des tatanes
(j’te raconte pas la gueule des tatanes !)
et de temps à autre un bout de chiffon sur
la tête dans le rôle d’un couvre-chef...
S’il avait vraiment la passion de son métier
le gros Gérard, il passerait plus de temps
à préparer ses rôles au lieu
de bâcler... oui mais... que tu te donnes
la peine de préparer ou non, c’est
le même prix... Alors, à quoi bon,
pas vrai ? Du reste, quand il dispose d’un
peu de temps libre, il doit faire les poubelles...
fouiller les caniveaux... dès fois qu’il
trouve une pièce... ou, qui sait, un billet...
Paraît même qu’il chourave leurs
mégots aux clodos... T’as qu’à
voir...!” |
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LES QUATRE
FANTASTIQUES - (Fantastic Four) de Tim
Story. (4/20)
USA - Couleur, 1h50 - 2004.
Avec : Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris
Evans, Michael Chiklis, Julian McMahon.
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| Aventures fantastiques:
Victimes de particules radioactives lors d’une
extraordinaire et foireuse expérience dans
le cosmos, quatre astronautes vont voir leurs codes
génétiques entièrement bouleversés.
L’un se transforme en “Elastocman”,
l’autre en “Torche Humaine”, le
troisième en géant de pierre (que
l’on surnommera plus tard “La Chose”)
et la nana en “Femme Invisible”...!
Quatre pour le prix d’un, je reconnais que
lorsque j’étais gamin, j’aurais
vibré fortissimo ! Néanmoins, de mon
temps, il y avait de quoi se gaver de ce genre de
films... les fameuses séries B, n’est-ce
pas... qui avaient l’avantage de nécessiter
infiniment moins de moyens financiers et... du même
coup... dont la modestie des budgets favorisait
l’inventivité des réalisateurs.
Par ailleurs, je vous parle d’un temps que
les moins de vingt ans ne peuvent pa connaître...
la télé n’avait pas encore bouffé
ces petits films dit de genre et pas cher... et
la naïveté existait encore... Depuis,
nous avons perdu l’innocence, comme dirait
le philosophe... Certes, mes Maciste, Hercule,
Ursus et autres Samson... ne volaient
sûrement pas plus haut... mais possédaient
néanmoins un charme bon enfant aujourd’hui
disparu... Quant à mes Ringo, Django,
Sartana ou Sabata (les fameux protagonistes
des westerns italiens appelés “spaghetti”
par les mauvaises langues), pardon... ! Ils furent
autrement astucieux... Même si les intrigues
se ressemblaient toujours beaucoup, il y avait de
la nuance d’un pistolero l’autre...
dans la majeure partie des cas... en tout cas...
Bon, passons... et allez, grand seigneur que je
suis, j’accorde à nos astronautes un
point par tête de pipe... (4/20)...! |
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VOISINS,
VOISINES - de Malik Chibane. (0/20)

France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Anémone, Jackie Berroyer, Frédéric
Diefenthal, Fellag, Gwendoline Hamon.
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| Comédie:
Il y a une quinzaine d’années, une
sérié télé essentiellement
diffusée de nuit sur feue la cinquième
chaîne, portait le même titre... sauf
qu’il était au singulier... J’ai
bien peur que ce ne soit la seule, ou du moins,
la plus évidente différence entre
les deux “choses”... En effet, cette
série, au textes réellement improvisés
par les acteurs, était considérée
à l’époque comme un “must”
de la nullité...! Une référence...
ça jactait gravement faux... plié
de rire que j’étais... plus creux que
ça, on n’a jamais vu et ne verra plus
jamais car c’est impossible... le fond avait
été atteint ! Dans le film de Chibane,
la démarche n’est pas exactement la
même... C’est l’histoire d’un
jeune rappeur black qui cherche son inspiration
(il a un disque à livrer dans les plus brefs
délais) dans une HLM, plus particulèrement
le bâtiment F... Portraits croisés
d’une infinie maladresse... sur fond de la
composition musicale qui prend forme... se précise
au fil des actions et du film... Il faut s’appeler
Anémone pour parvenir à se dépêtrer
(à peu près...) des dialogues inqualifiables...
Malik a tout faux ! La lumière, le cadre,
le montage... tout... quand je dis tout, c’est
absolument tout... tout est à ranger dans
un tiroir... et à ne montrer qu’à
un cercle d’amis intimes... histoire de rigoler
au second degré... Désolé,
je ne peux pas être plus sympa... |
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