Semaine 27/28
Du 29-06 au 12-07-2005
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AMITYVILLE
- (The Amityville Horror) de Andrew
Douglas. (0/20)
USA - Couleur, 1h29 - 2004.
Avec : Ryan Reynolds,Melissa George,Philip Baker
Hall,Jesse James,Jimmy Bennett. |
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| Fantastique : Après
l’original de 1979 signé Stuart Rosenberg
et les deux suites, l’une datant de 1982 et
réalisée par Damiano Damiani, l’autre
de 1983 commise par Richard Fleischer, voici le
remake du premier piteusement mis en images par
un certain Andrew Douglas... Un remake qui porte
toujours le label “d’après des
faits réels”... un truc dont on se
fout quelque chose de puissant ! Je rappelle qu’il
s’agit d’une maison hantée par
le diable... un diable terriblement pousse-au-crime
! T’as un couple qui casse sa tirelire et
qui s’endette jusqu’aux couilles pour
acheter la charmante baraque... Aussitôt installés,
les voilà confrontés à des
événements infiniment plus qu’inquiétants...
Du genre, il t’arrive le dixième tu
fous le camp direct de la masure sans même
ramasser tes affaires...! Eh bien, notre couple
et sa progéniture, ne font que ciller d’un
œil et continuent à supporter les apparitions
en tous genres et à subir les tortures de
Lucifer... Vachement logique ! Tu me diras que s’ils
se tiraient illico, le film ne durerait que cinq
à dix minutes et le spectateur, hurlant à
l’arnaque, déchirerait l’écran...
Donc, faut que ça dure et... sans trêve
aucune par-dessus le marché... Tous les moyens
sont bons pour te faire sursauter (le truc le plus
usé du monde !), pour te faire frissonner
voire te terroriser... Manque de bol, quand dans
un scénar t’as pas la moindre plage
pour souffler - sans même parler de la psychologie
des personnages et d’une histoire bien écrite
- le film lui s’essouffle fissa et toi avec
et... le “soufflé” retombe foireusement...
La maison d’Amityville est définitivement
inhabitable; il est temps d’y poser des scellés
une bonne fois pour toutes...! |
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L’AMOUR
AUX TROUSSES - de Philippe de Chauveron.
(3/20)
France - Couleur, 1h33 - 2004.
Avec : Jean Dujardin, Pascal Elbé, Caterina
Murino, François Levantal, Claude Brasseur.
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| Comédie : Les aventurettes de deux
flictons dont l’un couche avec la femme de
l’autre... d’où certaines complications
ou situations à tendance comique... Dans
le même temps, ils mènent une enquête
sérieuse en coursant un malfaiteur... Si
l’ensemble est loin d’être bien
enlevé, l’on a (presque) une bonne
surprise en se rendant compte que... l’on
ne s’ennuie pas... malgré les actions
répétitives, peu vraisemblables et
souvent d’un vilain niveau... C’est
qu’il y a ici un semblant d’histoire...
Je dis bien un semblant... Ne nous emballons pas
! Côté casting, les apparitions assez
rares de Claude Brasseur sont fort honnêtes
- c’est que Monsieur est un professionnel
- , Levantal s’affirme comme un bon second
rôle, Elbé ressemble quelque peu à
un vrai comédien et la Caterina est fort
bien roulée... parlons pas de son talent,
elle a toute sa vie devant elle... qui sait ...?
Quant à Dujardin, notre fameux Niçois,
no comment...! En revanche, il a bien raison d’enchaîner
film sur film car, au vu du démarrage du
présent navet, cela risque de ne pas durer
longtemps... Toutefois, il commence le tournage
d’une nouvelle aventure de... OSS 117... vous
savez, le sous-James Bond des années soixante...
essentiellement interprété par Kerwin
Matthews et Frederick Stafford... qui avaient tout
de même une autre allure...! Croisons les
doigts pour qu’il ne s’agisse pas d’une
parodie... histoire de pouvoir rire un peu... pour
une fois...! |
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AU SUIVANT
! - de Jeanne Biras. (0/20)
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Alexandra Lamy, Clovis Cornillac, Juliette
Roudet,Jerry Rudes,Rastko Jankovic. |
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| Comédie :
Spécial Mézigue : “Non seulement
elle est conne et moche, mais en plus, elle ne sait
rien faire ! Faut la voir quand elle fait semblant
d’être bourrée...!!! Voilà
un signe de plus que l’humanité est
en train d’atteindre le point de non-retour
dans sa décadence... Avant, les stars faisaient
rêver, actuellement une “vedette”
comme Lamy, plus banale qu’une serpillière,
devrait faire cauchemarder le public... si, toutefois,
ce dernier n’était pas complètement
crétinisé par la télévision
! Quant à Cornillac - probablement cloné,
lui aussi, vu le rythme auquel il enchaîne
les navets...- il s’essaie ici à quelque
chose qu’il ne sait pas faire ! Il fait le
pitre, le malheureux...! Notez bien qu’il
se situe à un niveau supérieur par
rapport à la star Alexandra... Lui, il atteint
au moins le niveau “patronage”... Parlons
pas des autres... ni du reste... j’ai la nausée...!” |
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CAMPING A
LA FERME - de Jean-Pierre Sinapi. (5/20)
France - Couleur, 1h32 - 2004.
Avec : Roschdy Zem, Rafik Ben Mebarek, Jean-Noël
Cridlig-Veneziano, Yves Michel, Hassan Ouled-Bouarif,
Aghmane Ibersiene, Mark Mamadou, Julie Delarme,
Julie Gayet, Dominique Pinon, Jean-Paul Bonnaire,
Bruno Lochet, Jean-François Stevenin. |
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Comédie : Sympa l’idée
de nous proposer les aventures de six jeunes gars
“en difficulté” condamnés
à des Travaux d’Intérêt
Généraux... en pleine campagne...
D’autant plus que - outre un bon Roschdy Zem
- les six petits délinquants sont vraiment
valables ! Ils ont de la tronche, ils jouent plutôt
juste et m’ont fait assez plaisir dans l’ensemble...
Un ziva réveillé par le chant du coq...
ça vaut sont pesant...! Moi, j’ai rigolé
! Et même plusieurs fois... Seulement voilà,
Sinapi possède sûrement des qualités
humaines fort respectables, mais apparamment...
il ne sait toujours pas faire un film...! Qu’il
est loin le temps des “artisans-cinéastes”
français... Même un modeste réalisateur
comme Jean Girault - que l’on cite perpétuellement
en exemple dans la catégorie “faiseur
de navets”; ce qui n’est pas toujours
vrai ! C’est tout de même lui qui réalisa
quelques comédies bon enfant et tout à
fait réussies telles que Faites sauter
la banque ou Le gendarme de Saint-Tropez...
Désolé pour ceux qui ont pour sale
habitude de bouder leur plaisir... Or, dans le cas
qui nous intéresse, il y avait tout pour
faire passer quatre-vingt-dix minutes fort agréables
à un public ayant besoin de détente...
N’y manque que le savoir-faire...! Bon, l’image
est dégueulasse, c’est à la
mode... mais pour le reste... la construction de
base... la narration... que l’on aurait préférée
un peu moins lâche... Sans parler - ou plutôt,
parlons-en justement... de la mièvrerie insupportable
qui envahit progressivement ce film beaucoup trop
politiquement correct... On y trouve le handicapé
et l’homosexuel de service... Depuis quand
y a-t-il des quotas à respecter ?
Qu’on aille pas croire que je “soye”
un méchant bougre... mais j’ai horreur
des quotas et des clichés...! |
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LE COURAGE
D’AIMER - de Claude Lelouch.
(0/20)
France - Couleur, 1h44 - 2004.
Avec : Massimo Ranieri, Maïwenn, Mathilde
Seigner, Michel Leeb, Arielle Dombasle. |
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Comédie dramatique : Cela fait longtemps
que le Claude Lelouch de Un homme et une femme,
Vivre pour vivre, L’aventure
c’est l’aventure ou encore son
bijou de film, La bonne année est
décédé... Comble de malheur,
il s’est réincarné dans la peau
d’un très mauvais pseudo-cinéaste...
Cette fois, il fait carrément de la “récup”
! Un montage malhabile du Genre humain - 1ère
partie et de ce qui aurait dû être
la deuxième partie... (Ne parlons plus de
la troisième...). L’année dernière
son “genre humain” s’était
gravement viandé la gueule (et pour cause
!)... pendant qu’il tournait déjà
la suite... Alors, s’étant quelque
peu ruiné, il nous sert un bout de réchauffé
mélangé avec du frais dans la gamelle...
et il ne parvient qu’à nous démontrer
qu’il n’est incontestablement pas très
habile dans le domaine de... “l’art
d’accommoder les restes”...! Toujours
est-il que le roman-photo continue de plus belle...
Niaiseries parlées... Niaiseries chantées...
Gros plans serrés... Pas le moindre décor,
putain ! Un défilé de gueules de nases...!
Où êtes-vous, Ventura, Trintignant,
Brel ou Denner... Anouk Aimée, Girardot,
où la fabuleuse Françoise Fabian...
? On n’a droit qu’au crâne de
macchab’ du fils caché de Pasolini
- Ranieri de son état - à la morve
coulante d’une Maïwenn déjà
pas des masses ragoûtante...deux Mathilde
bradées pour le prix d’une... Leeb,
Dombasle... Arrêtez tout!!! Cut, nom de dieu
!!! Prochain épisode : Le cul en nage
de la mémé...
PS : Plus sérieusement, il paraîtrait
que Lelouch prépare un nouveau film adapté,
pour la première fois de sa carrière,
d’un roman... Aurait-il au moins - et enfin
- compris que ce qui fait le plus défaut
dans ses “méfaits” cinématographiques
est un bon script...? |
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DOO WOP -
de David Lanzmann. (3/20)
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Mikaël Fitoussi,Elina Löwensöhn,Caroline
Ducey,Clovis Cornillac,Diego Montes.
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| Comédie dramatique : S’agit
d’une balade... D’une balade bien fade...
Plans interminables du protagoniste marchant dans
la rue... Pendant que lui ne se fatigue pas du tout,
le spectateur, lui, s’exténue à
le suivre... du regard... S’agit d’une
banalité de rêveur ordinaire qui se
la joue manager d’un groupe de musicos...
Il vivote en parlant surtout de ses potes “funkeurs”...
Pour ce qui est du fric, il en a pas l’ombre
d’une... et, en plus, il a assez d’emmerdes
comme ça avec des dettes de jeu (là,
ça décolle, ça devient franchement
“original”...); l’auteur nous
sert sans vergogne bien d’autres clichés...
il nous emmerde, quoi ! Néanmoins, le ton
est juste... Mais... c’est juste un ton...
Une très belle scène a retenu mon
attention : un couple qui s’embrasse... le
mec qui en chiale de bonheur... ils passent au plumard...
cut... on reprend une fois la coucherie finie...
Croyez-moi si vous le voulez, mais tout le monde
a très bien compris ce qui s’est passé
durant l’ellipse ! Là, tu fais mouche,
Lanzie ! Pile droit au coeur... Continue comme ça...
mais, bon sang, achète-toi un scénariste
avant de recommencer...! |
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DOPO MEZZANOTTE
(APRES MINUIT) de Davide Ferrario.
(7/20)
Italie - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Giorgio Pasotti,Francesca Inaudi,Fabio
Troiano,Francesca Picozza,Silvio Orlando. |
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| Comédie dramatique :
Tout de suite après l’heure du crime,
n’est-ce pas docteur... y a des gens qui vivent...
Des z’oiseaux de nuit... Amanda, employée
aux hamburgers... Son mec, Angelo... qu’est
tout sauf un ange - ou alors un ange voleur de voitures,
perchè no...- et Martino, gardien
de nuit au Musée du cinoche de Turin, cinéphile
solitaire limite autiste... Amanda fuit la police
après avoir envoyé (violemment) chier
son chef... Angelo lui court après entre
deux bagnoles chouravéees... et Martino,
qui n’attendait personne, planquera Amanda
dans un coin aménagé du Musée...
Les amours vont virer sentimenti alla bolognese...
s’enchevêtrer, se préciser ensuite...
Le tout ponctué par des extraits de films
muets... ainsi que par celui réalisé
par Martino... Ici, nous avons droit à quelque
chose de plus qu’un simple ton... les rêveries
engendrent des rêves... qui engendrent des
images... qui excitent l’envie de sortir de
la vie pour passer de l’autre côté...
du rêve... Ces aventures nocturnes symbolisent
bien l’opposition avec la réalité
diurne... Les émotions discrètes,
douces et parfois amères de cette oeuvre
très personnelle peuvent justifier le détour... |
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EROS - de
Michelangelo Antonioni, Steven Soderbergh
et Wong Kar-wai. (0/20) 
Italie - France - Luxembourg / USA / Hong
Kong - Couleur, 1h46 - 2004.
Avec : Christopher Buchholz, Robert Downey Jr.,
Alan Arkin, Gong Li, Chang Chen. |
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Erotique : Trois sketches, donc...
Le périlleux enchaînement des choses
: Buccholz Jr dans le rôle d’un homme...
je précise parce qu’il a un faciès...
quelque peu extraterrestre... si je puis me permettre...
Sa meuf est tout le temps à poil quelque
part en Toscane... Ils semblent avoir des problèmes
de couple ou d’accouplement... on ne sait
pas trop... on s’en gratte le cul... C’est
cadré “souvenirs de vacances”
et éclairé idem. L’écran
est vide tant les décors naturels foisonnent...
Alors, l’homme va rencontrer une autre nana,
plus jeune et plus jolie, qui va également
se foutre à poil... Comme ça on peut
juger de visu... Pas mal, genre italienne aux formes
généreuses et à l’ossature
bien emplie de chair fraîche... Elle dit à
l’homme : “baise-moi et je te dirai
qui je suis...”. Intéressant et profond...
une nouvelle variante de “baisse-toi et je
te dirai qui je suce...” L’histoire
se termine entre femmes... Signé Antonioni.
Equilibre : Là, c’est Soderbergh
qui nous narre une non-histoire d’un mec qui
rêve qu’il est chez son psy en train
de lui confesser ses obsessions plus ou moins sexuelles...
De l’absolu “n’importe quoi”...
il n’y a que l’image qui est un peu
plus soignée...
La main : Alors là, Kar-wai vire
direct “branlette mélodramatique”...
Une pute caresse les couilles d’un couillon
qui deviendra ensuite fou amoureux d’elle...
Je termine en précisant qu’il n’y
a même pas de quoi se rincer l’oeil...!
Une arnaque ! |
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THE KID STAYS
IN THE PICTURE (L’incroyable histoire vraie
de Robert Evans) - de Brett Morgen
et Nanette Burstein. (12/20)
USA - Couleur, 1h34 - 2002. |
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| Documentaire : Qui, à part des cinéphiles
avertis, connaît Robert Evans... the producer...
? En revanche, tout le monde connaît des films
tels que Rosemary’s Baby, Love
Story, Le parrain ou encore Marathon
Man... C’est le fameux Bobby qui nous
a pondu tout ça... enfin, qui a été
à l’origine de ces célèbres
films (et bien d’autres encore) en tant que
producteur habile, brillant, magouilleur etc...
et même un peu antipathique... pour tout dire...
Lorsqu’on voit toutes les démarches
qu’il faut faire, toutes les acrobaties...
les admirables ruses dont il faut user pour abuser...
l’on se demande quand même : “et
l’art dans tout cela...?” Eh oui, c’est
qu’il ne faut pas oublier que le pognon ne
pousse pas dans les arbres et que les nantis financiers
sont bien trop souvent cons comme des bites...!
Affligeant...? That’s life, baby...
Quand un artiste a terminé son oeuvre, il
n’a fait que le quart du travail - si tant
est qu’il veuille la vendre...! C’est
pourquoi il existe des Bobby Evans qui sont bien
utiles; des gens madrés mais aussi artistes
à leur manière... Le film dont il
est question ici est loin d’être un
document particulièrement fouillé...
tout cela reste même quelque peu superfiiciel...
un peu lisse... Surtout lorsqu’on aborde des
sujets gênants comme la drogue par exemple...
Le grand mérite de ce docu’ est qu’il
nous accroche et ne nous lâche qu’au
bon moment... savoir à la fin...! |
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MILLIONS
- de Danny Boyle. (2/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h38 - 2003.
Avec : Alex Etel, Lewis McGibbon, James Nesbitt,
Daisy Donovan. |
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| Comédie dramatique :
Ah! Satané Danny Boyle ! Dire que c’est
lui qui réalisa un premier film stupéfiant,
à l’humour noir total british, Petits
meurtres entre amis suivi du très réussi
dans le genre déjanté Trainspotting...
! Qu’est-il donc allé fiche aux States
ensuite... Réaliser une guimauve telle que
Une vie moins ordinaire ainsi que la
médiocre Plage ? C’était
vraiment pas la peine d’aller se faire chier
à l’autre bout du monde pour si peu
de résultats... Puis, il revient at home...pour
nous concocter une modeste toile apocalyptico-fantastique
28 jours plus tard ...(voir critique Cinékosma)...
Qu’un cinéaste touche à tous
les genres est à mon sens plutôt réjouissant;
mais... encore faut-il avoir du tact... Cette fois,
c’est une sorte de conte mi-déjanté
mi-poétique que nous narre maladroitement
notre ami Danny... Il était une fois deux
gamins dont un... le plus jeune... obsédé
par les saints et très charitable... qui
se reçoit dans la figure par un bel après-midi
à la campagne un sac plein de billets de
banque... Comme il est très croyant, il s’imagine
en toute logique que le cadeau vient du Ciel...
et décide de distribuer l’argent aux
pauvres... Malheureusement, il a mis son grand frère
au courant... et le pré-ado n’est pas
du tout ok pour foutre le blé en l’air...
Il veut en profiter, le faire fructifier... tzétéra...
Leur veuf de père n’apprendra que quelque
temps plus tard l’heureux (ou malheureux)
événement...C’est un brave homme,
mais, comme tous les personnages de ce film raté
(à quelques images près), il se comporte
d’une façon peu cohérente...
C’est que le script est bâclé
dans tous les sens...! Et si le film ne fonctionne
pas, comment voulez-vous que le public suive...?
Bon, je cesse de me lamenter sinon je vais finir
à Jérusalem à me cogner la
tête contre le mur prévu à cet
effet... |
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MUSICA CUBANA
(La nouvelle génération) de
German Kral. (2/20)
Allemagne - Couleur, 1h28 - 2004.
Avec : Pio Leiva, Barbaro Marin, Mario Rivera. |
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| Documentaire :Pio Leiva est le seul vrai
lien (et fil conducteur) entre Buena Vista Social
Club de Wim Wenders et cette indigne suite
uniquement produite et présentée par
W.W. La réalisation a été confiée
à un certain Kral... qui vaillamment a bâclé
la chose... Tout d’abord et une fois de plus,
y en a marre de la vidéo... quand bien même
il s’agit d’un reportage ou d’un
documentaire... Le précédent film
fut esthétiquement très chouette...
en plus du reste. Pourquoi donc nous sert-on maintenant
une série d’images défectueuses
et laides... sorties direct de la poubelle...?!?
En plus du reste, là aussi... Mais, le tout
inversement proportionnel... Le brave Pio, convaincu
par son chauffeur de taxi, part à la recherche
de nouveaux talents afin de former un groupe original
mélangeant le “classique” et
le “moderne”... Que trouve-t-il sur
son chemin...? Pour l’essentiel, une poignée
de chanteurs-musicos plutôt dans le genre
peu inspiré... voire sans âme aucune
et porteurs d’émotions faibles... Notamment,
un gros “brailleur-videur”, une “variéteuse”
et une “rapeuse”... qui s’emploieront,
une fois sélectionnés par un Pio aux
anges (?), à massacrer les plus superbes
merveilles de leurs bons vieux aînés...
J’appelle cela du sabotage ! Le public ne
s’y est apparemment pas laissé prendre...
à ce piège malhonnêtement promu
par le nom de Wenders écrit en gros sur l’affiche...! |
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MY UNCLE /
MON ONCLE - de Jacques Tati. (20/20)
France - Couleur, 1h53 - 1958. (Reprise. Version
anglaise inédite et restaurée).
Avec : Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Adrienne
Servantie, Alain Bécourt. |
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| Comédie :Lorsqu’il réalisait
son grand chef-d’oeuvre, Tati faisait directement
le tournage de deux versions; l’une française,
l’autre anglaise (celle qui lui permettra
de recevoir un bel oscar bien mérité
l’année suivante)... séquence
par séquence et plan par plan... De sorte
que, en découvrant cette version inédite
chez nous, nous voyons un autre film tout en revoyant
le même sans que cela soit vraiment le même...
Claro ...? Par ailleurs, le montage est un peu différent
et certaines scènes de la VF manquantes sont
plus ou moins compensées par d’autres
n’ayant été retenues que pour
la VA... Y gagne-t-on au change ? La question, en
fait n’est pas vraiment là... Car,
revoir Mon oncle sous une forme légèrement
différente est plutôt plaisant pour
ceux qui comme moi connaissent le film par coeur...
et, pour ceux qui ne le découvriraient que
dans la version présente, nul drame à
l’horizon...! Assurément, certaines
petites choses sont gênantes; à commencer
par la langue, bien sûr. Ok, Tati avait plus
ou moins étudié son coup et ne fait
parler anglais que les bourges... alors que les
villageois continuent de baragouiner en frenchie...
Cependant, cela verse parfois dans la “cacaphonie”,
ça fait un peu désordre tout ce charabia...
Par ailleurs, mis à part quelques détails,
ce qui m’a personnellement un peu embêté,
c’est la restauration numériquement
réalisée... Autant le côté
plastoc sied plutôt bien aux décors
bourgeois et artificiels, autant du côté
du vieux village, ça ne colle pas vraiment...
ça jure...! Bref, je vous laisse juge. Pour
en venir au film lui-même, que dire de plus
à propos de ce régal...? Qu’au-delà
d’un sens parfait du gag et du comique le
plus fin, le propos de Tati est merveilleusement
- et simplement - illustré par l’opposition
totale entre l’ambiance villageoise et l’ambiance
moderne et frelatée... Tati fut un grand
poète qui nous chanta les joyeux instants
de la vie à hauteur humaine... au rythme,
par-dessus tout, humain... Caricaturiste de génie,
il croqua pour notre plus grand bonheur les pittoresques
personnages d’un autre temps et épingla
avec maestria la néo-bourgeoisie de l’époque,
l’obsession de la “modernité”
et de la “surconsommation” dont en 1958
ce ne furent que de modestes débuts... Saperlipopette
! J’allais oublier les chiens ! Ces adorables
bestioles qui ponctuent tout le film du début
à la fin au son d’une musique infiniment
nostalgique... |
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PROFESSION
PROFILER - (Mindhunters) de Renny Harlin.
(6/20)
USA - Couleur, 1h46 - 2004.
Avec : Kathryn Morris, James Todd Smith, LL Cool
J, Christian Slater, Val Kilmer. |
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| Policier :Sept apprentis “chasseurs
de serial killers” du FBI sont envoyés
en exercice dans une île déserte...
Théoriquement, toutes les actions sont simulées;
les cadavres ne sont pas des vrais cadavres, les
pétards tirent “à blanc”
etc. Cependant, un vrai tueur en série s’est
infiltré parmi eux... Aïe ! Là,
ça devient du sérieusement angoissant...
surtout que l’assassin n’y va pas de
main... morte ! C’est qu’il a un penchant
pour le style grand-guignolesque et pour les situations
vicelardement tordues... Alors, bon. Nous avons
déjà eu assez souvent l’occasion
d’assister à ce genre de spectacle
au cinoche...pas vrai ? L’idée n’en
est pas moins astucieuse... mais, comme d’hab’,
hélas, le traitement est inlassablement conventionnel...
Je vous parie ma dernière paire de chaussettes
que cette même intrigue traitée...
j’ai envie de dire en version “adulte”...
aurait pu être autrement plus sensationnelle...
Un seul exemple : tout au début, lors d’un
précédent exercice, la mise en scène
et le comportement des personnages sont étudiés
et réalisés uniquement en fonction
du public... histoire de le tromper afin de le surprendre
ensuite... lui faire croire qu’il s’agit
d’une vraie traque alors qu’il ne s’agit
que d’une simulation... Erreur...! C’est
précisément à ce niveau-là
que le spectateur décroche... en devinant
bien sûr la tentative de tromperie... Excepté
le naïf aux quarante enfants ou un gosse de
moins de huit ans... bien sûr ! C’est
pour cette raison justement que je parle de version
“adulte”... Car, les personnages selon
qu’ils se trouvent dans une situation réelle
ou fictive... ne réagissent pas du tout de
la même manière... C’est là
qu’il faut travailler en finesse... Sinon,
eh bien, ma foi... Cela fonctionne encore un “chti”
peu... c’est un tantinet prenant tout de même...
Toutefois, faudrait voir à trouver rapidement
autre chose, m’sieu-dames les amuseurs...! |
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SA MERE OU
MOI ! - (Monster in Law) de Robert Luketic.
(0/20)
USA - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Jennifer Lopez, Jane Fonda, Michael Vartan,
Wanda Sykes, Monet Mazur. |
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| Comédie : Deux poupées gonflables
s’affrontent - l’une dans le rôle
de la bru et l’autre de la belle-et-vilaine-maman...
Une sitcom pour le cinéma... Il en aura fallu
de l’imagination pour concevoir une telle
oeuvre... et surtout une effrontée audace...
Moi qui croyais, pauvre benêt, que c’était
un genre télévisuel...! Eh ben, non...
Quoi ?!? T’as quelque chose contre les mariages
mixtes...?!? Non, non... Chacun fait ce qu’il
veut... Le seul os, c’est que je me demande
ce que je fous dans cette salle à zieuter
cette suite incohérente de gags à
moins douze centimes... “Marie Claire”
(le torchon glacé, bien sûr) a dit
: “on rit franchement”... Ah ! Bah alors...
si “Marie Claire” l’a dit... Fonce-z-y
mon con... ! |
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SEULE LA MORT
PEUT M’ARRÊTER - (I’ll Sleep
When I’m Dead) de Mike Hodges.
(17/20)
Grande-Bretagne - Couleur, 1h42 - 2003.
Avec : Clive Owen, Charlotte Rampling, Jonathan
Rhys Myers, Malcolm McDowell.. |
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| Policier : Fatigué de jouer les
truands à Londres, Will se retire dans une
forêt pour y faire le bûcheron... Seul
et incognito dans la nature... histoire de se décrasser
les bronches de la cervelle... Dans le même
temps, son jeune nigaud de frère continue
de traficoter dans la capitale; il bricole dans
la revente de came, chaparde dans les sacs des jolies
jeunes dames qu’il finit par niquer ensuite...
Jusqu’au soir fatidique où c’est
lui qui va se faire niquer... Come-back forcé
à Londres pour Will afin d’y retrouver
les salauds qui ont provoqué la mort de son
frangin... Raconté comme ça, on se
dit que c’est du déjà vu...
Que ça ressemble même au plus célèbre
film de Hodges, Get Carter (La loi du milieu)...
Eh bien, que nenni, cela ne ressemble à rien...
C’est de l’original inédit pur
jus... Il y a mille façons de raconter une
histoire... Ici, l’on est sans cesse agréablement
surpris ! Le scénariste Trevor Preston y
est évidemment pour quelque chose ! On sent
le film d’auteur - entendez qui a été
écrit... Vous n’en sortirez pas les
gars ! Si vous voulez conter des intrigues, il vous
faudra toujours de l’écrit, bordel
!!! Des personnages qui mènent la danse tout
en étant malmenés par des forces supérieures,
destinées ou autres... Ici, nous sommes aux
antipodes de Sin City (où l’on
retrouve, tiens, Clive Owen)... Toutefois, imaginons
un instant le film de Hodges plus une esthétique
aussi poussée dans l’insolite et le
sophistiqué que celle du (superficiel) Sin
City... Nous aurions alors, à mon goût,
un putain de chef-d’oeuvre ! Mais gare ! Si
la mise en images de Mike semble parfois trop sobre,
elle n’en est pas moins d’une précision,
d’une finesse et d’une intelligence
rares ! Parlons pas des acteurs, ils sont parfaits;
de Rhys Davies (le jeune frère) au diabolique
Malcolm, en passant par une Charlotte Rampling “retrouvée”
dans un rôle qui aurait pu être insignifiant...
mais auquel elle apporte la présence, la
classe et le talent qu’on lui connaît
depuis longtemps ! Même Owen - qui ne m’emballa
guère naguère, s’en sort fort
bien ! Donc, quand vous en aurez marre de vous balader
sur les Champs entre les guerres de pacotille, les
ailes de chauve-souris, les comédies puantes
et autres réjouissances du samedi soir du
pauvre... eh bien, bifurquez voir un peu du côté
de la petite rue perpendiculaire appelée
Lincoln... Il y a là trois petites salles
où se passent parfois des choses bien différentes...
comme ce polar dont se dégage un blues bien
black... Alors, Melvillien ce bijou...? J’ajouterais
peut-être même avec un zeste de John
Cassavetes... Mais cherche pas, c’est du Mike
Hodges, tout simplement. Jamais hermétiquement
implicite... Comme cette fin... Ouverte...? Fermée...?
Fermée-ouverte...? Ouverte-fermée...?
Au choix... C’est ce qu’on appelle la
subtilité. |
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WHISKY ROMEO
ZULU - de Enrique Pineyro. (14/20)
Argentine - Couleur, 1h43 - 2004.
Avec : Enrique Pineyro, Mercedes Moran, Alejandro
Awada, Adolfo Yanelli. |
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| Drame : Etonnant ! C’est le premier
mot qui vient à l’esprit... Au lieu
de nous faire un documentaire de plus, Enrique Pineyro
préfère réaliser un film dit
de fiction d’après des faits strictement
réels (ça, on s’en fout toujours,
mais...)... des faits qu’il connaît
bien pour les avoir vécus lui-même...
Savoir que le pilote dans le film, le vrai, c’est
Enrique Pineyro himself... ! Voilà du pas
très ordinaire ! Je résume, il a vécu,
a écrit le scénario, a réalisé
le film et, en parfait vicelard quelque peu génial,
il joue lui-même son propre rôle...!
Du jamais vu. Pour une fois... ça nous change
! Et il fait tout cela très bien, le bougre
! La mise en scène est loin d’être
platement linéaire et Enrique comédien
c’est du vachement crédible ! Bravo
! Quant à l’intrigue, c’est le
énième scandale lié au putain
de fric de merde de l’histoire du cinématographe...
Suite à l’accident survenu en 1999
à un Boeing 747 de la compagnie aérienne
argentine LAPA, il y eut soixante-sept victimes.
Pourtant, Enrique le pilote scrupuleux les avait
maintes fois prévenus les gars de la direction...
en leur signalant des négligences graves
au niveau de la sécurité... générant
parfois des dysfonctionnements largement inquiétants
et en leur répétant qu’un jour
ou l’autre, une couille tragique allait s’écraser
sur leur pif...! Mais, que faire contre la toute-puissance
de l’argent...? Au-delà de toutes ses
qualités, ce film est également un
film utile... Nous vivons une époque où
plus que jamais “les Termites de la Finance”
se déchaînent en économisant
sur tout afin de ramasser le plus de biftons possible...!
Cela n’est pas seulement vrai pour l’Argentine...
bien évidemment... Regardez voir un peu autour
de vous... |
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