| Semaine 5
Du 26-01 au 01-02-2005 |
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ANDRE VALENTE
- de Catarina Ruivo. (3/20)
Portugal - Couleur, 1h11 - 2003.
Avec : Leonardo Viveiros, Rita Durao, Dmitry Bogomolov, Pedro Larced
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| Comédie dramatique : Fragments
de lexistence dun garçon de
huit ans... Un garçon comme les autres...
Même si chacun de nous est unique... Son
papa est souvent absent et quand il revient cest
pour sengueuler avec sa maman... jusquau
jour où il ne revient apparemment plus...
La maman, alors, se trouve un amant... Le gamin
est jaloux... A lécole, ses petits
camarades lembêtent... sauf Susanna,
une bonne copine... Il va rencontrer par hasard
un jeune patineur russe et se lier damitié...
Il trouvera en sa compagnie un réconfort
paternel... sans doute... Et puis, le temps passe,
la vie continue, le gamin grandit etc. A part quelques
instants plus ou moins bien observés qui
nous arrachent en douceur un sourire et dont se
dégage une chaleur humaine palpable, on
a limpression de boire de leau tiède
sans sucre... Léger, léger... |
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AVIATOR -
(The Aviator) de Martin Scorsese. (4/20)
USA - Couleur, 2h45 - 2004.
Avec : Leonardo Di Caprio, Cate Blanchett, Kate Beckinsale, John C. Reilly, Alec
Baldwin, Alan Alda, Danny Huston, Adam Scott, Gwen Stefani et Jude Law
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| Comédie dramatique : Howard Hughes
est un enfant gâté héritier dune
grosse fortune qui nen fait quà sa
tête et qui semble passionner Scorsese... Ouais...
Si au moins, le gars Martin nous en donnait une vision
personnelle, lui lexcellent cinéaste quand
il le veut... Non, cest académique et
quelconque... De plus, les couleurs pink-dividi -
du rose appuyé et artificiel au possible, histoire
de donner une couleur dépoque à ce
filmoïde - nous font presque tourner la tête
ou baisser le regard... le plus souvent vers le poignet...
voir lheure quil fait... parce que son machin à Scorsy
est dune impitoyable longueur... Une longueur
ou presque rien de significatif nest montré...
on survole (cas de le dire !) lessentiel et lon
sattarde sur des petites scènes de ménage
ou autres détails ordinaires... Pour commencer,
il faudrait déjà que le personnage soit
vraiment quelquun dintéressant...
Certes, cétait un cas le bougue Howard...
un cas pathologique surtout... Motivé par la
quantité... le nombre... Ah ça ! ...
le nombre dans ce film est primordial... Le nombre
de millions de dollars dépensés dans
des entreprises plus ou moins connes... Moi, les avions...
je men gratte les deux fesses hargneusement de
ces monstres pollueurs... surtout sils sont destinés
aux bidasses... Le nombre de km/ h...! Vachement important,
la vitesse...! Arrête tes conneries...! Primordiale
la vitesse à laquelle le Hughes va se viander
sur les toitures des gens quen ont rien à battre...!
Mais lui, le pauvre, il va être hachement-vachement-gravement
blessé...! Très important et quasi tragique...
notre héros qui manque rejoindre le patres avant
lâge...! Le nombre de semaines, de mois
ou dannées quil faudra pour réaliser
les folles ambitions de H.H. - ça aussi ça
compte... Jusquau nombre de carafes remplies
par lurine du psychopathe lorsquil senferme
dans sa grande piaule... Une oeuvre où le nombre
donc prévaut... fascine... fait bander le couillon...
! Quant au casting... Pitié!!! Jean Harlow est
interprétée par une nana qui ressemble à J.H. à peu
près autant que Tom Waits ressemble à Liz
Taylor... Pire, on dirait un travelo avec une perruque
blanche sur la tronche ! Cate Blanchett - dhabitude
excellente - se ridiculise en singeant Katharine Hepburn
et Kate Beckinsale dans le rôle dAva Gardner...
cest de la poésie sauvage, brutale et
saignante...! Di Caprio sen sort pas trop mal
et Alan Alda semble parfait car nous ne connaissons
pas tous la physionomie du personnage quil incarne...
Tout cela pour conclure que, dès linstant
où il sagit de personnalités du
vingtième siècle mondialement connues,
il est vivement recommandé de se procurer des
films darchives et de monter un documentaire...
sinon, cest la catastrophe nucléaire...
le spectateur ne peut y croire une seconde et sil
a le sens de lhumour, il ne peut quen rire
au second degré...! |
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BUKOWSKI -
(Bukowski : Born into This) de John Dullagan. (17/20)

USA - Couleur et noir et blanc, 1h30 - 2004.
Avec : Charles Bukowski, Taylor Hackford, Linda Bukowski, Pam Miller, Sean Penn,
Barbet Schroeder, Bono, Tom Waits, Harry Dean Stanton
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| Documentaire : Il était une fois
un alcoolo clodo et pervers, brutal et cradingue...
ou qui se faisait passer pour tel en affichant
sa hargne contre le monde tel quil est...
Une défense pour un gars qui sétait
trompé de planète... En fait, lerreur
ne venait même pas de lui... Ses parents
ne lui avaient pas demandé son avis... En
revanche, le père taré nen
loupait pas une pour le cingler à coups
de ceinturon... histoire de lui apprendre à vivre
dans la douleur... Il commencera à picoler
très tôt et à écrire
très jeune également... aura bien
du mal à faire entendre ses petites nouvelles
puis ses poésies... Il travaillera durant
quinze ans au total comme postier... jusquau
jour où un mec qui croit en lui dur comme
fer lui proposera de le publier et même de
le payer à vie pour quil cesse de
bosser et se consacre uniquement à lécriture...
Durant les années soixante-dix, il sera
au top dans le monde entier et laissera une trace
indélébile derrière lui...
Pas forcément - jen vois venir, là -
des traces de merde ou de vomis... Non, des tas
de pages pleines dun texte dune liberté et
dune pureté que les gens bien-pensants
ont du mal à comprendre... Ce qui fascine
ses admirateurs, cest son impressionnante
prise de liberté... Ah, il pouvait envoyer
chier tout le monde... lui, qui était capable
de se contenter dun minimum de blé pour
assurer sa survie et qui brûlait son énergie
en noircissant du papier chaque jour... pas avec
des fadaises qui riment mais avec une beauté qui
fait mal là où ça dérange...
Avec des vérités à lui...
mais aussi à tous... tous les marginaux,
les paumés, les oubliés, les glaviotés...
Glaviotés par la haine des malheureux connards
incapables dassumer lamour... Chien
de lenfer que lamour, nous dit Hank...
Surtout quand on est écorché vif...
et quand on a compris que la vie vaut la peine
dêtre vécue... et non pas subie...
Le film dont il est question ici est une toute
petite chose... de la toute petite vidéo...
mais cest une série de reportages
et cela change tout... Du reste, je vois mal le
père Buck en cinémascope...!
De toute façon, en tant que (quasi) inconditionnel
de lauteur des textes les plus sublimement
dégueulasses, dès quil sagit
de lui, jai tendance à prendre la
chose du bon côté du pif...! Paradoxalement,
cest ce petit docu qui est le film de la
semaine... et non pas la superproduc de Scorsese
dont laviateur plane dangereusement au-dessus
nos têtes ! |
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THE MACHINIST -
de Brad Anderson. (12/20) 
USA - Couleur, 1h42 - 2004.
Avec : Christian Bale, Jennifer Jason Leigh, Aitana Sanchez-Gijon, John Sharian
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| Fantastique : Trevor Reznik... se souvient
encore de son nom... Bien quil nait
pas dormi depuis... un an ! Il trime à lusine
et peine à se concentrer sur son job...
doù des risques daccidents graves...
Sa vie privée, il la partage avec une prostituée
sympathique et le reste de la nuit, il traîne
au bar de laéroport où il retrouve
régulièrement la serveuse Maria...
Petit à petit, des signes inquiétants
commencent à le travailler : des messages
codés laissés dans son appartement...
Apparaît soudain un personnage à lirréelle
présence qui semble surveiller les moindres
faits et gestes de Trevor... Il va y avoir du grabuge...
du sang... Mais... où est la vraie réalité dans
tout cela ? Voilà du suspense bien mené par
un débutant (cest le premier long-métrage
de Brad Anderson)... Lambiance est étrange à souhait,
une petite angoisse nous fait des chatouilles pendant
tout le film et le dénouement est tout à fait
surprenant... Cest du fantastique du genre
psycho-étrange... Limage couleur vert-de-gris-usine
et le jeu des acteurs nous prennent aux tripes
et Christian Bale dans le rôle-titre est
parfaitement étique - dune maigreur
si squelettique quil a tout dun zombie...
Son incarnation décharnée de ce personnage
hagard au possible est plus que crédible...
Nocturne envoûtant... |
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MATRUBHOOMI
- UN MONDE SANS FEMMES - de Manish
Jhâ. (14/20) 
Inde - Couleur, 1h38 - 2003.
Avec : Tulip Joshi, Piyush Mishra, Pankaj Jha, Deepak Kumar Bandhu, Sanjay Kumar
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| Drame : Dans un coin indien assez paumé,
lauteur a imaginé les conséquences
terrifiantes de léventuel déséquilibre
démographique provoqué par le mépris
du sexe dit faible... En effet, les femmes en Inde
sont souvent considérées comme des êtres
inférieurs que lon va jusquà éliminer
dès leur naissance... ça laisse baba
et rêveur... ! Donc, dans un petit patelin, à force
davoir fait les cons, les hommes se retrouvent
sans femmes... Or, Ramcharan, père de cinq
fils, cherche à tout et à nimporte
quel prix à marier laîné...
Un coup de bol extraordinaire va lui permettre
de trouver une jolie proie du nom de
Kalki quil va acheter très cher à son
papa qui la planquait... En fait, la jeune fille
deviendra lépouse des cinq fils à la
fois et le père Ramcharan en abusera également à volonté...
Je vous passe la suite car lhorreur va crescendo...
Après Terre promise de Amos Gitaï,
voici un nouveau coup de poing - que dis-je, un
coup de massue ! - dans la gueule ! Une autre forme,
poussée au paroxysme, de lexploitation
la plus vile et brutale de la gent féminine...
Effectivement, on est en droit de souhaiter à tous
ces mâles crétins quils se retrouvent
réellement un jour sans femmes... Ainsi,
ils pourront se sodomiser âprement et désespérément,
ils nauront plus jamais de descendants et
obtiendront au mieux un feu dartifice dhémorroïdes...! |
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MINNIE AND
MOSKOWITZ (Ainsi va lamour) - de John
Cassavetes. (20/20)
USA - Couleur, 1h55 - 1971. (Reprise / Re-vision).
Avec : Gena Rowlands, Seymour Cassel, John Cassavetes, Val Avery, Tim Carey
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| Comédie dramatique : Cest lhistoire
dun homme et dune femme qui se rencontrent
par hasard, tombent amoureux lun de lautre
et finissent par se marier. Dit comme ça, le
résumé du film laisse totalement indifférent...
Seulement, attention pépère, y a John
C. au script et derrière la caméra...!
Devant, tas la demi-déesse Gena et le
diablotin par trop méconnu Seymour Cassel !
Leur rencontre est un vrai choc. Lui, cest un
modeste voiturier et elle est issue dun mileu
nettement plus aisé - voire un peu bourge...
Lui, il traîne dans les rades, se bourre un peu
la tronche; elle, quand elle picole, cest chez
une amie très comme il faut... (Faut voir Minnie
se casser la gueule à deux reprises dans lescalier
de sa copine...!). Leurs chemins vont donc se croiser
le jour où Minnie a du mal se débarrasser
dun prétendant complètement secoué,
un friqué au visage outrageusement vérolé...
Moskowitz va prendre sa défense et une bagarre homérdique va
avoir lieu... Un des mille et un moments proprement
jubilatoires de ce diamant cinématographique...!
Et puis, John C. possédait bien plus quun
style. Sa mise en scène est prodigieusement
dévastatrice... de clichés notamment
! Les amoureux, au lieu de roucouler, vont sans cesse
sengueuler en hurlant des je taime au
lieu de les susurrer béatement; cest la
rage daimer selon Cassavetes... Lurgence
daimer et de rugir sa passion... Lamour,
le vrai, rend fou, cest bien connu... Mais, rares
sont ceux qui comme John C. savent le crier, le rire,
léructer même ! Sans nulle vulgarité -
mille fois au contraire!!! - il nous balance toute
sa haine de lordinaire à la figure...
en nous éblouissants les sens. Toute sa haine
de la mort aussi... La noirceur et le drame sont sous-jacents
dans cette comédie... voilés par la belle
volonté de respirer à pleins poumons
le bonheur... Nier et narguer la tragédie :
immense force dun vrai cinéaste servi
par des interprètes-complices au souffle rageur
et vivifiant ! Si le mot âme veut dire quelque
chose, putain, John Cassavetes en avait une !!! |
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MON ANGE -
de Serge Frydman. (0/20)
France - Couleur, 1h34 - 2004.
Avec : Vanessa Paradis, Vincent Rottiers, Claude Perron, Eduardo Noriega, Eric
Ruf
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| Comédie dramatique : Colette est une
pute sans en être une... Tout ce quelle
veut, cest un enfant... Because elle a prétendu
en avoir un à son keum... Alors, il faut quelle
se hâte... elle est dans la période fertile...
Donc, elle sexpose à poil dans une vitrine...
Quand, soudain, nest-ce pas, une autre professionnelle
lui téléphone pour quelle aille
chercher son fiston et quelle le lui ramène...
Mais, la maman du fiston disparaît au mauvais
moment... et notre Colette chérie va devoir
assumer le jeune Billy... qui est tout de même
déjà un jeune ado, nest-ce pas...
Bon, alors...? Ben, ils vont errer... Errer, errer...
Sagit dun conte errant...! Colette finira
par retrouver son bien-aimé mais ce dernier
na pas attendu bien longtemps pour changer de
meufette... Alors, la voilà éjectée
et... obligée de concevoir sa progéniture
avec le ptit Billy... Cest-y pas romantique, ça...?
Entre-temps - et entre autres dialogues fleuris
z-et-parfumés et dune poésie
galopante ! - elle aura sorti une belle tirade au jeune
ado : Tu sais, les femmes, elles ont toutes un
paquet de glaçons dans leur corps. Et, à force
dattendre... ben les glaçons, y fondent...
et y ressortent par les yeux... Cest pour cette
raison que lon dit souvent que les femmes pleurent
pour un oui ou pour un non... En vérité,
cest juste les glaçons quont fondu...
et qui sécoulent comme des larmes... Je
cite de mémoire; mille excuses si jai
un peu déformé ce texte sublime...! |
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