| Semaine 4
Du 19-01 au 25-01-2005 |
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CLOSER
- ENTRE ADULTES CONSENTANTS - de Mike
Nichols. (0/20) 
USA - Couleur, 1h44 - 2004.
Avec : Julia Roberts, Jude Law, Natalie Portman, Clive Owen
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| Comédie dramatique : Lorsque
la sculpture bavarde, je men détourne.
Lorsque la musique décrit, je men
détourne. Si larchitecture tend devant
mes yeux un décor sans épaisseur,
et derrière lequel il ny a rien, je
men détourne. Dune peinture
qui fait danser ses personnages, je me détourne.
Je veux que chacun des arts parle le langage qui
lui est propre, au lieu de bégayer dans
une langue étrangère. Dixit
Alain. Quant à moi, lorsque le cinéma
théâtralise, ça ménerve
et ça me fait chier ! Que lon sinspire
dune pièce de théâtre
pour faire un film, en ladaptant entièrement à lart
pictural quest le cinématographe,
je veux bien. Mais que lon me resserve une
pièce presque comme si elle avait été filmée
en direct, là je dis non. Outre cela, à lorigine
la pièce même ne doit pas être
terrible... Du reste, lauteur lui-même
est co-scénariste du film. Les dialogues
notamment nont que des défauts ; à commencer
par celui dêtre trop présents
; mais également parce quils sont
prétendûment subtils et évidemment
quelconques quand ils ne sont pas crus et ridicules.
De quoi sagit-il ? Eh bien de deux couples
qui se font et se défont ; un chassé-croisé comme
on dit. Dan, écrivain sans succès,
est aimé par Alice, jeune strip-teaseuse,
mais lui flache sur Anna, cas de le dire (elle
est photographe) ; quant à Larry, dermatologue,
il aime aussi Anna mais Anna va tromper Larry avec
Dan, Alice va tromper Dan avec Larry et ainsi de
suite... On passe ainsi dune séquence à lautre
sans nulle transition perdant donc souvent le fil
de ces vaines intrigues. Le tout est imprimé sur
du virtuel ; nous avons donc droit à une
image et non à une photographie. Déguelasse
par dessus le marché. Un dernier mot sur
linfini finesse de loeuvre : malgré quelques
vains espoirs durant le premier quart dheure,
plus précisément à partir
de la scène de la conversation sur le net
entre Larry et Dan, conversation particulièrement
vomitive, à partir de ce moment-là donc,
on baisse les bras... et les paupières.
Comme en plus la caméra tourne autour du
cul comme une mouche à merde, on a également
tendance à se boucher le nez. Mais nayez
aucune crainte, la presse porte ce navet aux nues
et Natalie Portman ainsi que Clive Owen ont été dûment
récompensés par un Golden Zob... |
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CRIMINAL -
de Gregory Jacobs. (7/20) 
USA - Couleur, 1h26 - 2004.
Avec : John C. Reilly, Diego Luna, Maggie Gyllenhaal, Peter Mullan, Zitto
Kazann
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| Policier : Remake dun récent
film argentin Les neuf reines (sorti à Paris
en septembre 2002), ce petit polar qui se laisse regarder
sans ennui, est pourtant loin dêtre aussi
astucieux et savoureux que loriginal. Rien détonnant à cela.
Un jeune homme, Rodrigo, pratique larnaque à la
petite semaine... Du genre gagne-petit... Astuces primaires,
qui vont manquer lui coûter cher lorsquil
embrouille sur la monnaie deux serveuses dans un casino...
Heureusement, Richard Gaddis est là qui veille
sur lui comme un ange... Il se fait passer pour un
flic, lui passe les menottes et le sort du guêpier.
En fait, il sagit dun malfrat hautement
chevronné qui va enseigner au morveux lart
de lentourloupe... et va le mettre sur un gros
coup. Encore une fois, même si on a vu loriginal,
on se laisse prendre au jeu dautant plus que
les acteurs sont solides, notamment Peter Mullan, que
lon revoit toujours avec plaisir. A signaler également,
comme dhab, une démarche moralisatrice...
très américaine... |
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LE LIVRE DE
JEREMIE - (The Hart is Deceitful Above All
Things) de Asia Argento. (0/20)
USA - Couleur, 1h37 - 2004.
Avec : Asia Argento, Jimmy Bennett, Cole Sprouse, Dylan Sprouse, Peter Fonda
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| Drame : Jérémie est un petit
garçon qui na pas de bol. Sa maman
est prostituée et quelque peu droguée...
mais néanmoins elle va parvenir à le
récupérer en larrachant à ses
grands-parents dadoption. A partir de là,
le garçon va grandir et évoluer comme
il pourra... Il aura droit à une succession
de pères de substitution qui ne sont que
des salopards de passage. Lun va le corriger à coups
de ceinture, lautre le violera carrément,
etc... Nous nageons ainsi dans le sordide le plus
cru et le plus cruel pendant toute la durée
de cette oeuvre aussi insolite quinutile...
Le bouquet final nous achève. Le gamin finira
travelo drogué, courant, hébété,
au côté de sa mère complètement
déjantée... Comme très souvent
désormais, nous avons le déplaisir
dassister à la présence de
quelques très bons acteurs égarés
dans cette poubelle : Peter Fonda, la Muti et surtout
Winona Ryder... |
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NEG MARON -
de Jean-Claude Flamand Barny. (12/20) 
France - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Admiral T., D.Daly, Stomy Bugsy, Alex Descas, Jocelyne Béroard
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| Drame : Frétillant dimpatience,
jannonce immédiatement la couleur
: ce film est la bonne surprise de la semaine !
Dépaysement garanti tout dabord car
laction se situe en Guadeloupe, région
peu explorée par les cinéastes. Région
où tout le monde nest pas forcément
noir... et cest peut-être pour cette
raison que tout ny est pas forcément
rose... En effet, nous navons pas souvent
loccasion dentendre parler du racisme
plus que latent qui se manifeste de par là-bas...
A travers lhistoire de deux jeunes gars qui
vivotent de petits vols et escroqueries, nous avons
droit à un constat social peu réjouissant
mais salutaire. Mais le meilleur du film, ce sont
encore les personnages. Des jeunes gens -et de
moins jeunes- pittoresques comme ce nest
pas permis, qui aiment rire, courir librement et
donc vivre avec le plus de plaisir possible leur
part dexistence. Mais que voulez-vous, il
y a toujours des gens pour vous mettre des bâtons
dans les trous... Quant aux deux jeunes protagonistes,
leur amitié nest-elle pas comme toujours...
vouée à la trahison... ? (Revoir
loeuvre de Sergio Leone). On aime donc les
personnages, on respire et on rit avec eux. Que
demander de plus, malgré une mise en scène
un peu lâche et une photo pas très
belle, en cette période sinistre où nous
avons le plus souvent droit aux deux extrêmes
: le bassement commercial ou le bassement
intello-artistico-essayiste... Jai
pu constater avec joie quun bon nombre de
spectateurs faisaient demblée honneur à cette
oeuvre sympathique. A votre tour, ne résistez
pas davantage à lappel discret de
ce spectacle raffraîchissant. |
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ROIS ET REINE
- de Arnaud Desplechin. (7/20) 
France - Couleur, 2h31 - 2004.
Avec : Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Maurice Garrel, Jean-Paul Roussillon,
Noémie Lvovsky, Hippolyte Girardot, Catherine Rouvel et Catherine Deneuve
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| Drame : Ah, me voilà enfin calé dans
un bon fauteuil face au chef doeuvre
français de lannée...
Prix Louis Delluc 2004... Pourquoi pas... mais
nexagérons pas tout de même,
restons calmes... Certes, le gars Desplechin, auteur
- qui ma pas mal déçu depuis
- du formidable La sentinelle, retrouve
ici des couleurs... Deux personnages, Nora et Ismaël,
nous sont présentés dans deux histoires
parallèles... qui finiront par se rejoindre...
Elle est sur le point de se remarier et, dans le
même temps assiste aux derniers jours de
son père, cancéreux généralisé...
Lui, est interné dans un hôpital psychiatrique
plus ou moins par erreur... comme beaucoup dinternés
dailleurs... Il est juste un peu original
le bougre... Les deux protagonistes se sont bien
connus, cest le moins que lon puisse
dire, par le passé... et lorsquils
se retrouveront, le problème de ladoption
du fiston de Nora par Ismaël va se poser...
Vif et intelligent, mais long et inégal,
ce film honorable vaut surtout par son sens de
la dérision et de lhumour... Amalric
est pour une fois excellent dans le rôle
du perturbé Ismaël... Sa scène
avec Deneuve en toubib vaut son pesant...! Le casting
est néanmoins inégal... Autant Maurice
Garrel nous émeut... autant le mecton Hippolyte
nous agace comme dhabitude ... Mais noublions
pas Emmanuelle Devos et Roussillon... Au total,
un film pas trop mal... rééquilibré... |
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SARABAND -
de Ingmar Bergman. (0/20)
Suède - 1h47 - 2003.
Avec : Liv Ullmann, Erland Josephson, Börje Ahlstedt, Julia Dufvenius, Gunnel
Fred
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| Comédie dramatique : Je sais bien que
ne pas aimer louvre de Bergman est considéré comme
un crime de lèse-majesté... Mais je men
fous ! Jamais je nai subi et ne subirai le diktat
des cinéphiles bien éduqués..
Ceusses qui vont au cinoche dun pas scolaire,
qui étudient lhistoire du septième
art dans lordre le plus strict... Après
les frères Lumière et Méliès,
il faut aimer Griffisse puis (jen
saute au passage, jabrège...) le facho
John Ford, lhomme au fusil dans la main droite
et à la Bible dans la main gauche; les plus
mauvais films de Rossellini comme lensemble abject
de loeuvre de Pasolini; ou encore des intouchables comme
le chieur Antonioni ou encore Godard... et bien dautres...
Passons... Bergman fait partie de cette élite
quil faut absolument vénérer...
Moi, je ny peux rien, papa Ingmar ne me fait
nullement vibrer... Non pas que je le prenne pour un
crétin ou un incapable... Certes non ! Il sait
ce quil fait et réalise ce quil
a prévu de réaliser... Il nest
point un faiseur de merdouilles et ne commet pas de
ratages... Simplement, ces films sont pour moi peuplés
de personnages désincarnés au service
dune réflexion théorique, hermétique
et souvent absconse... Eh oui, en racontant une histoire
avec des personnages, lon a bien tort dutiliser
des être humains pour uniquement débiter
un texte - sans doute intelligemment conçu -
, pour réciter des dialogues suicidaires (entendez
qui tuent les personnages eux-mêmes) et par retour
de manivelle détruisent des idées intéressantes
en les énonçant schématiquement;
lun médite sur la mort, lautre profère
une thèse sur la haine et un troisième
nous propose froidement de repenser linsoutenable
fatalité de la mort... alors que, bien au contraire,
il devraient nous dire, voire balbutier, des choses
bouleversantes en toute simplicité... Alors
se dégagerait probablement une vérité émotionnelle
qui est à mon sens celle du cinématographe
notamment... Donc, le film est outrageusement bavard
et rasoir... du mauvais théâtre... Même
Ullmann et Josephson, superbes comédiens pourtant,
ne ressemblent quà des pantins mécaniquement
articulés avec ça et là un ou
deux sursauts dhumanité... Dun point
de vue purement technique, ce film ma permis
dassister enfin à une projection en numérique...
Alors, bon... certes, limage est nettement plus...
nette que celle dun film tourné en numérique
et projeté en classicos... elle ne fait plus
du tout mal aux yeux... Mais je ne vois toujours pas
lintérêt de remplacer définitivement
largentique par le numérique... Dautant
moins que le résultat nest (en tous cas,
pour linstant) toujours pas assez convaincant...
Rien ne vaut la bonne vieille photographie qui est
le reflet le plus proche (et chaleureux) de la réalité...
En revanche cette sophistication plastificatrice sied
bien à Bergman. Pour finir, je précise à ceusses
qui qualifieraient ma position de passéiste que
nous avons déjà fait de semblables expériences
dans un passé proche au niveau du son par exemple...
Il y a une vingtaine dannées lon
nous avait convaincus quil ne fallait plus jurer
que par le CD... alors que depuis peu,
les puristes ont tendance à faire marche arrière
toute... because le son du Vinyl serait
finalement le meilleur...! Et ne parlons pas des carottes
sous plastoc... elles nauront jamais le même
goût que celles du maraîcher...! |
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TERRE PROMISE -
(Promised Land) de Amos Gitaï. (8/20) 
Israël - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Rosamund Pike, Diana Bespechni, Hanna Schygulla, Anne Parillaud, Amos
Lavie
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| Drame : Des femmes sont trimbalées
dans le noir ténébreux dune région
désertique... puis vendues aux enchères
comme du bétail... futures putes, leurs macs
abusent delles quand bon leur semble ou les lattent...
selon lhumeur... Cest LInterrnationale
des Salopards en pleine action... Il y du Russkoff,
de lArabe ou de lIsraëlien... Quimporte
! Lhomme est une ordure aux quatre coins du globe...!
Le mérite de Gitaï est précisément
de nous montrer un tableau horriblement sombre sans
aucune concession... aucune fioriture non plus... les événements
senchaînent inéluctablement... lunivers
entier sen fout... il ne faut attendre aucune
pitié en provenance du Ciel... Film choc, film
coup-de-poing-dans-la-gueule, Terre promise est
un titre que se situe au-delà même de
lironie, au-delà même du désespoir...
Le film est un constat... tout court! En revanche,
malgré la démarche quasi documentaire,
neut-il pas mieux valu nous proposer des images
moins dégueulasses... en utilisant un support
classique qui eut permis un meilleur équilibre
esthétique/ inesthétique...? |
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