JANVIER 2005
Semaine 3  Du 12-01 au 18-01-2005

ALEXANDRE - (Alexander) de Oliver Stone. (0/20)0
USA - Couleur, 2h50 - 2004.
Avec : Colin Farrell, Angelina Jolie, Val Kilmer, Anthony Hopkins, Christopher Plummer

Péplum : Après l’une des plus importantes productions “américaines” de 2004, Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, voici la plus grosse production 2005 “française”, Alexander de Oliver Stone ! Mais passons... la polémique a déjà eu lieu. Par ailleurs, cessons de nous plaindre de l’invasion de la langue anglaise dans le monde; quatre siècle avant J.C. , de la Macédoine à Babylone et partout ailleurs, l’on jactait cette langue fort couramment comme nous le montre ce film très proche du documentaire le plus pointu... C’est ainsi que l’on y apprend la prononciation exacte de notre héros : Alegzanda’... Certes, il y a quelques personnanges (la mère du conquérant surtout) qui parlent avec un accent tchèque... Ce qui repose le problème des populations slaves qui théoriquement, à l’époque, étaient encore “en voie de développement” quelque part du côté du Caucase... mais qui, visiblement, pratiquaient déjà l’immigration clandestine... Pour le rôle principal, le choix est parfaitement judicieux : Colin Farrell bénéficie d’un profil grec impeccable... du genre celui qu’on voit dans les pubs irlandais... A part ça, tout va bien, le film est cohérent de bout en bout et très réaliste... poussant l’audace jusqu’à nous montrer Alegzanda’ tel qu’il était dans sa vie intime... il était très célèbre pour son immense braquemard et il se tapait tout ce qui bougeait sur son passage : hommes, femmes, enfants, vieillards... C’est ainsi (mais ça, ce n’est pas dans le film malheureusement) qu’un jour, s’étant retrouvé tout seul avec ses montures dans le désert de la banlieue babylonienne, il saigna une demi-douzaine de chevaux - tous des mâles ! - et s’étonna ensuite de ne pas avoir de descendance...! Abrégeons avec ce stupide navet chantant l’épopée d’un crétin envahisseur obsédé par la castagne et la conquête du monde entier... en précisant que le dernier opus de Stone fait partie de ce dont il est capable de pire et qu’il oscille sans cesse entre le traditionnel film de guerre en hommage à des héros exemplaires pour le couillon moyen et une approche plus subversive (faut le dire vite !) et intimiste censée séduire les intellos... A titre de comparaison, 2h50 (la durée du film), c’est Paris-Saint-Brieuc en TGV... En plus, durant le voyage on peut toujours bouquiner si on s’ennuie...!

 

L’AUTRE RIVE - (Undertow) de David Gordon Green. (3/20)0
USA - Couleur, 1h47 - 2004.
Avec : Jamie Bell, Josh Lucas, Devon Alan, Dermot Mulroney, Kristen Stewart

Aventure dramatique : Dans un bled paumé des States, un père élève seul ses deux fistons... Les jours s’écoulent tout doucement, jusqu’au moment où le frangin du papa refait surface après un séjour en taule... Un sale type qui ira jusqu’à assassiner son frère pour lui dérober un vieux souvenir de famille; un nombre intéressant de pièces d’or... Les deux gamins se débrouilleront pour lui chouraver le petit magot et pour prendre la fuite... Alors, commence la poursuite... Remake inavoué de La nuit du chasseur ou hommage en forme de clin d’oeil à Laughton, cette petite “chose” manque sérieusement de densité... La fameuse poursuite s’étire en pointillé, si je puis dire... Elle est lente et souvent absente... digression par-ci, digression par-là, on l’oublie même assez souvent... Plusieurs scènes violentes et crues nous tirent de notre léthargie par moments... Quelques ralentis ou arrêts sur l’image - petites coquetteries inutiles - peinent à nous accrocher... Bof...

 

CAFE LUMIERE - (Kohi Jikou) de Hou Hsiao Hsien. (0/20)0
Japon - Couleur, 1h42 - 2003.
Avec : Hitoto Ya, Asano Tadanobu, Hagiwara Masato, Kodayashi Nenji, Yo Kimiko

Comédie dramatique : Dès le tout début du film j’ai pensé : “...on dirait du Ozu... mais en pire !” Pourtant, je n’avais vu qu’un seul film du grand “maître” japonais... et pour cause... Faut croire qu’il m’avait fortement marqué...! Toutefois, quel pif ! Quel flair ! Parfois, je m’impressionne moi-même ! Car, ne voilà-t-y pas qu’en sortant de la salle, je jette un oeil sur les critiques affichées dans les vitrines du cinoche... et sur quoi je tombe...? Sur un article effarant de “Libé”... mais qui a tout de même le mérite d’apporter une information : Café Lumière est bel et bien un film réalisé à la manière de Yasujiro... ! Pour la bonne raison qu’il s’agit d’une oeuvre plus ou moins de commande d’un studio nippon en hommage au centenaire de la naissance de Ozu... Pour cela on a fait appel au Taïwanais Hou-hou Kss-kss... Bon. Parlons peu mais parlons bien. Ce film c’est “Rien”! La démarche - mini-mini-minimaliste - consiste à tester la résistance nerveuse du spectateur en faisant durer chaque scène - déjà insignifiante à la base - le plus longtemps possible tout en prenant bien soin d’éviter la moindre bribe d’émotion qui passerait par là... Idéal pour un critique aux neurones tordus ! En effet, souvent l’on se demande comment certains scribouillards font pour voir tant de choses dans un film vide...? Eh bien, j’ai le sentiment... je n’affirme rien... je suppose... j’essaie de comprendre... j’ai donc l’impression que ce genre d’oeuvres conviennent à merveille aux critiques probablement un peu frustrés pour cause de manque de créativité personnelle et qui ont ainsi l’occasion de remplir à leur guise un squelette de film... ils se font leur propre toile, quoi... Si tel n’était pas le cas, je serais peut-être bien obligé de reconnaître mon manque de perception, mon esprit obtus... mon infinie connerie en somme... Que voulez-vous, moi je fonctionne à l’émotion en matière d’art...

 

 

LE CHÂTEAU AMBULANT - (Howl’s Moving Castle) de Hayao Miyazaki. (6/20)
Japon - Couleur, 1h59 - 2004

Animation : Enfin un vrai nouveau film du génie de l’animation poétique... Cette fois, il a adapté le roman de Diana Wynne Jones... très librement, j’imagine... Rapidement, on est choqué par ce château à quatre pattes... et qui se déplace donc en marchant... mais qui peut aussi changer d’endroit en un clin d’oeil - suffit de tourner un p’tit “bins” situé au-dessus de la porte d’entrée - passer d’un village à un autre lieu fort éloigné ou bien changer carrément de dimension...! A quoi bon les pattes... alors? Pour faire plusse poétique... ? Surcharge franchement lourdingue, ouais ! Malgré des éléments prenants de l’intrigue - une jeune fille de dix-huit ans est transformée en vieille femme de quatre-vingt-dix balais par une sorcière gratuitement méchante - l’ensemble de la démarche narrative relève d’un égarement onirique... Oui, le film est traité (par maladresse, à mon avis) exactement comme un rêve... Aucune cohérence, des actes sans justification logique, on fait tout pour émerveiller (?) à coups de poudre de pirlinpinpin...! Certes, je n’ai pas été écoeuré cette fois-ci... mais je me pose tout de même une question... peut-être idiote... elle vient de me traverser l’esprit... Peut-on faire rêver avec un rêve... saugrenu, touffu, incongru, comme tous les rêves...? Personnellement, j’ai été plutôt au bord du cauchemar à plus d’une reprise...

 

 

COUP DE FOUDRE A BOLLYWOOD - (Bride and Prejudice) de Gurinder Chadha. (0/20)0
Inde - Couleur, 1h52 - 2004.
Avec : Aishwarya Rai, Martin Henderson, Nadira Babbar, Anupam Kher, Ashanti

Comédie : Après l’ignoble Joue-la comme Beckham, Gurinder nous en ressert... à coup d’énormes louches et dans un contexte un tantinet différent. Voici donc l’extraordinaire histoire d’une mère de famille indienne qui n’a qu’une obsession : marier ses filles ! Mais pas à n’importe quel individu ; icelui se doit d’être un Indien de pure souche ! Mais comme le sort est ironique, un bellâtre américain va involontairement lui faire la nique... Croyez le si vous le voulez et si vous le pouvez (voir le titre original plus haut), il s’agit d’une libre (encore heureux !) adaptation de l’oeuvre géniale Pride and Prejudice de Jane Austen !!! Avouez qu’il faut avoir les poumons bien accrochés pour faire preuve d’une telle audace ! Pour faire une bluette de cette catégorie on n’ a besoin d’aucune espèce d’inspiration ! En plus, tout est en toc, à commencer par le support plastoque... et poursuivre avec des personnages qui ne sont que des caricatures d’une comédie musicale traditionnelle indienne ayant au moins l’avantage d’une certaine innocence, naïveté ou fraîcheur... Eh oui, de nos jours, ce qui est simple devient systématiquement stupide. Les acteurs et trices -surtout les infâmes tronches de personnages américains- sont imbuvables... et qui plus est, dans les scènes musicales, c’est même pas eux qui chantent ; ils sont lamentablement doublés par des voix qui ne ressemblent en rien aux leurs...

 

 

DANS LES CHAMPS DE BATAILLE - de Danielle Arbid. (0/20)0
Liban - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Marianne Feghali, Rawia Elchab, Lauri Arbid, Aouni Kawass, Carmen Lebbos

Drame : Une enfant de douze ans, dans le Beyrouth des années quatre-vingt, est tiraillée de toutes parts par différentes sortes de conflits... d’où le titre. Il y a d’abord la guerre ; il y a aussi les parents, notamment le père, odieusement sévère, ainsi que les rapports sexuels auxquels elle assiste accidentellement... et qui pour elle, très jeune adolescente, apparaissent comme des actes violents... Tout cela est bien sûr pénible à vivre, je le concède volontiers... Mais pour le spectateur non plus, ce n’est pas facile... Pas facile de s’intéresser à un filmoïde aux plans serrés pour éviter de montrer les décors... faute de moyens. D’accord on ne va pas cracher sur une honnête tentative de réaliser un film sensible avec un budget de l’ordre de trois francs six sous... Mais, justement et malheureusement, c’est là que le bât blesse ! On ne peut pas être en situation quand, pour rendre présente la guerre qui sévit dans la ville, l’on ne nous fait entendre que de vagues prrrrrrrrrrrttttttttttt...... prout, prout!!! (ça, c’est les sulfateuses) et des boumbadaboums approximatifs sensés repoduire le vacarme des bombes.(Que l’on se rappelle Une journée particulière de Scola où il n’y a quasiment que deux personnages entre quatre murs et où l’on sent pourtant constamment la présence de la foule qui manifeste dans les rues de laville; certes, Ettore avait eu beaucoup plus de moyens...). On est donc tout bonnement hors contexte. Ajoutez à cela, (mais tout est lié), un scénario platement traité et des acteurs pas forcément crédibles, et vous obtenez un sinistre bâillement...Je suis désolé, je n’y peux rien, je ne fais que rapporter ce que j’ai vu à l’écran...

 

 

LE FANTÔME DE L’OPERA - (Andrew Lloyd Webber’s Phantom of the Opera) de Joel Schumacher. (17/20)
USA - Couleur, 2h20 - 2003.
Avec : Gerard Butler, Emmy Rossum, Patrick Wilson, Miranda Richardson, Minnie Driver, Simon Callow, Ciaran Hinds, Jennifer Ellison, James Fleet

Comédie musicale : Voilà un genre qui généralement ne me séduit guère. Toutefois, il ne s’agit pas d’une comédie musicale à l’ancienne... Du reste ce serait même plutôt une tragédie. Un mystérieux compositeur au visage masqué vit dans les combles de l’Opéra de Paris et terrorise quelque peu le personnel et les directeurs. Une jeune chanteuse à la voix sublime, le prenant pour l’Ange de la Musique envoyé par son père décédé, va tomber sous son emprise. Par ailleurs, et par bonheur, d’un autre côté il y a le charmant Vicomte de Chagny, l’amour d’enfance de la chanteuse. Le jeune Vicomte charmant va mettre dans une rage folle le fantôme de l’Opéra, et c’est rien de dire que des rapports conflictuels vont s’installer... du grabuge... du rififi... Mais reprenons notre sérieux, le film n’est pas une plaisanterie. Adapté de l’oeuvre musicale de Andrew Lloyd Webber, qui lui-meme s’est inspiré de Gaston Leroux et qui connaît un immense succès depuis une quinzaine d’années, à Londres et à Brodway, le spectacle vaut plus qu’un simple détour. J’irai même jusqu’à dire qu’il est plutôt splendide. La mise en scène de Schumacher (décidément un excellent touche-à-tous-les-genres -Phone Game, Veronica Guerin) est fort spectaculaire tout en restant d’une heureuse sobriété. En effet, et le film y gagne en densité, Joel fait preuve d’une retenue qui rééquilibre constamment chaque scène et chaque plan, les empêchant ainsi de tomber dans l’excès ou dans une mièvre fantaisie. Contrairement donc au trop sucré Moulin Rouge, et au putassier Chicago, ce film conjugue avec bonheur les émotions picturales, narratives et sensorielles. Les trois principaux interprètes sont, et ce n’est pas un mince avantage, des acteurs-chanteurs... et quels chanteurs ! J’ai donc l’honneur et le plaisir de vous annoncer qu’après de longues semaines, nous avons enfin droit à du vrai spectacle au cinéma ! On a droit à quelques scènes proprement merveilleuses et en prime, quelques délicieuses touches d’humour. Malheureusement, le film est parti pour faire un bide car il n’y a point de noms connus à l’affiche... alors, magnez vous le train !

 

 

IRRESISTIBLE ALFIE - (What’s it All About, Alfie ?) de Charles Shyer. (1/20)0
USA - Couleur, 1h46 - 2003.
Avec : Jude Law, Susan Sarandon, Marisa Tomei, Omar Epps, Nia Long, Sienna Miller

Comédie : Alfie est un séducteur cynique. Alfie est censé être beau, charmant et détestable. Mais Alfie, le soi-disant irrésistible... est un remake. Plus précisément, le remake de Alfie le dragueur (1966) interprété à l’époque, excusez-moi de vous demander pardon, par un certain Michael Caine. Alors là, le p’tit Juju Law doit aller s’ rhabiller... et chaudement ! Quant au metteur en scène, Charly le Shyeur, il ramène tout au niveau de la mer, en “platifiant” le peu de relief existant encore et en moralisant à outrance, voir la fin du film si vous avez la patience... Un seul bon point, la présence de la très “salivante” Sienna Miller...

 

 

MASSAÏ, LES GUERRIERS DE LA PLUIE - de Pascal Plisson. (3/20)0
France - Couleur, 1h34 - 2004.
Avec : Ngotiek Ole Mako, Paul Nteri Sekenan, Parkasio Ole Muntet, Swakei Kipilosh

Aventures : Il pleut plus. Alors, la tribu envoie un commando de guerriers pour chasser un lion mythique dont la mort, selon la légende, est censée provoquer une grosse averse bien rafraîchissante. Donc, ils vont y aller... Bon, ils y vont... Qu’ils y aillent... Et les voilà partis... Et ça traîne... Les interprètes massaï ont beau avoir une belle présence, ils jouent tous comme des patates. Forcément, c’est des guerriers, pas des acteurs. Toutefois, l’image n’est pas trop moche. Certaines situations sont drolatiques et un peu d’exotisme, ça ne fait pas de mal. Bien que je n’aie pas envie de me répéter jusqu’à mon dernier souffle, je suis tout de même contraint et forcé de rappeler, une fois de plus, que le mélange fiction-documentaire est souvent malheureux et si c’est la fiction que l’on choisit, il faut penser à oublier la stricte tentation de recréer l’exacte réalité... Est-ce clair ? En tout cas, après Vanier et son trappeur, Plisson, à son tour, rate ici l’occasion de faire un bon documentaire...

 

 

MELINDA AND MELINDA - de Woody Allen. (8/20)
USA - Couleur, 1h40 - 2004.
Avec : Radha Mitchell, Chloé Sevigny, Will Ferrell, Johnny Lee Miller, Chiwetel Ejiofo

Comédie dramatique : Quelle jolie idée de départ ! Venant d’un Woody Allen, ce n’est point étonnant. Ce qui l’est davantage, c’est le traitement et le développement d’ une démarche très originale. Deux auteurs dramatiques dînant ensemble au restaurant avec d’autres amis, confrontent leur point de vue totalement divergent. L’un prétend que la vie est tragique, l’autre, à l’inverse, qu’il ne s’agit que d’une dérisoire comédie... Ils s’emballent durant leur conversation, et se mettent tour à tour à raconter la même histoire, de deux façons diamétralement opposées. Et cela va nous donner la double histoire de Melinda ; une Melinda qui pleure, une Melinda qui rit, en quelque sorte. Je passe sur l’intrigue un peu trop simplette (quasiment du petit boulevard), mais en revanche je m’attarde sur l’absence de réelle opposition entre la démarche tragique et la démarche comique. Qui plus est, mis à part Radha Mitchell, et deux ou trois autres, le casting du dernier Woody n’est pas très digne de son auteur ; il nous avait habitués à infiniment mieux. Non seulement, la présence de Woody nous manque cruellement, mais des gars comme Johnny Lee Miller et Will Ferrel sont lourds à digérer ! Même la fin nous déçoit un peu car elle aurait pu être autrement bien enlevée. Il y en a plus d’une qui eussent été bien meilleures... Mais, je ne vais tout de même pas refaire le film !

 

 

MY ARCHITECT - (My Architect : A Son’s Journey) de Nathaniel Kahn. (6/20)
USA - Couleur, noir et blanc, 1h56 - 2003

Documentaire : Le réalisateur de ce documentaire surestimé par la critique n’est autre que le fils de Louis Kahn, célèbre architecte du siècle désormais dernier. N’ayant que très peu connu son géniteur, celui-ci ayant mené une triple vie familiale, le fiston part sur les traces du père afin de faire sa connaissance, ne serait-ce qu’à titre posthume. L’architecte en question est tout d’abord un personnage quelque peu excentrique, pour le moins original. Victime de graves brûlures au visage depuis sa jeunesse, il n’en eut pas moins trois femmes et des enfants avec chacune d’elle. Bon, ça c’est de l’anecdotique... Ce qui est plus intéressant, c’est sa passion pour son métier artistique (et oui, l’architecture est un art). Ses longues recherches d’une expression conforme à ses désirs un peu fous, et surtout sa grande liberté, qui au fond est le propre de l’artiste, il ne réalisera ses chefs d’oeuvre que sur le tard, durant la dernière dizaine d’années de son existence. Résolument moderne, mais avant tout créatif et personnel, marqué sans doute par sa judéité, mais au fond tout à fait universel, le parachèvement de son oeuvre, plus simplement son but, fut de mêler aux formes structurelles du vingtième siècle, les différentes influences de l’architecture la plus ancienne afin de préserver une certaine chaleur indispensable pour donner vie à ce qui, sans cela, ne serait qu’une froide bâtisse. Bien évidemment, on le prit souvent pour un fou, et comme il était intransigeant, il connut pas mal de problèmes, de déboires, et d’écueils. Côté cogitation, le film est assez valable... Toutefois, bien qu’il s’agisse d’un documentaire, Khan Jr n’était pas oblilgé d’utiliser la caméra la plus petite du monde avec un support particulièrement peu performant. En effet, nous sommes tout de même au cinéma et les beaux édifices de son papa sont peu présents et quasiment pas mis en valeur. Voilà qui gâche presque tout, et c’est bien dommage.

 

 

L’UN RESTE... L’AUTRE PART - de Claude Berri. (0/20)0
France - Couleur, 1h39 - 2004.
Avec : Daniel Auteuil, Pierre Arditi, Charlotte Gainsbourg, Nathalie Baye, Miou-Miou

Comédie dramatique : Viens de recevoir un mail de Mézigue : “Au menu : “Suprême de Lentilles aux Quatre Etrons à la Sauce Berrichonne”... Ah, les maris, les femmes, les amants, les maîtresse, les enfants... et cette maudite cinquantaine ! Deux quinquagénaires (Auteuil et Arditi) trompent chacun leur épouse... Voilà qui est nouveau, original ! Quelle surprise ! En prime, nous avons droit à un non-scénario et tout ce qui s’en suit et qui est à l’avenant... Que dire en fait de cette avalanche d’invraisemblances banales... Car il s’agit bien de banalités plates et quotidiennes -oui, je me répète et je le fais exprès- auxquelles on n’arrive même pas à croire tant tout est factice. C’est de l’erreur et du fautif à raison de douze par seconde. Et ça se trompe et ça se foudroie d’un coup sec à tel point qu’on n’y comprend rien (la rencontre et le choc affectif instantané de Charlotte-Daniel sont tout sauf probables !); il y a du léger genre comique mais c’est dans le même temps humecté par quelques larmes de tristesse profonde (l’accident de la circulation du fils - décidément l’aventure moderne est au coin de la rue); Auteuil pleure, Berri coupe l’oignon et Pierre Arditi... fait le zouave... un numéro de “pitreux” amuseur ! Il en profite pour nous refaire le coup de Sharon Stone dans “Basic Instinct” en nous laissant apercevoir l’espace d’un instant son testicule gauche...! Superbe ! Daniel Auteuil et Charlotte Gainsbourg auraient pu faire un couple du tonnerre pourtant... avec le talent dont ils disposent... Quel gâchis ! Et, pendant que la salle où l’on projette Le fantôme de l’Opéra est quasi vide... la queue pour le déchet de Berri s’allonge...! Salaud de public !”
Exit Mézigue... Quant à Moi-Même, je n’ai rien à ajouter... A bientôt...!

 


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