| Semaine 1
Du 29-12-2004 au 04-01-2005 |
|
|
BRIDGET
JONES : LÂGE DE RAISON - (Bridget
Jones : The Edge of Reason) de Beeban Kidron. (0/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 1h40 - 2004.
Avec : Renée Zellweger, Colin Firth, Hugh
Grant, Jim Broadbent, Gemma Jones
|
|
| Comédie : Désormais, cest
réglé, la dodue Bridget est sérieusement
maquée à un avocat BCBG... Donc,
on ne voit vraiment pas pour quelle raison cette
suite existe...! Alors, les scénaristes
au nombre de quatre - fallait bien ça -
se sont décarcassé la cervelle pour
trouver quelques petites situasses aussi comiques
que possible (on rit jaune !) et faire en sorte
que ladipeuse Renée - toujours aussi
repoussante avec son visage rougeaud qui dégouline
de sueur - doute de la fidélité de
son futur et quelle même ait envie
de le tromper avec le catalogué séducteur
Hugh Grant... La vulgarité dégouline
elle aussi... dialogues dun mauvais goût
nauséabond... rien de dire que cela vise
sous la ceinture... on tourne autour du cul comme
des mouches vertes... cest de la spéléologie
anale... Les cordelettes usées des pires
petits gags suintent elles aussi gentiment et odieusement à la
fois... Où est donc passé lhumour
british...? Troublante dégénérescence... |
|
|
|
LE DERNIER
TRAPPEUR - de Nicolas Vanier. (0/20) 
France - Couleur, 1h34 - 2004.
Avec : Norman Winther, May Loo, Alex van Bibber, Ken Bolton, Denny Denison
|
|
| Aventures : Quasi documentaire ce torchon...
On va encore dire que je suis affreux, sale et méchant...
tant pis ! Tout dabord, à limpossible
nul nest tenu : tourner dans les sauvages décors
naturels canadiens avec pour interprètes de
vrais trappeurs - donc de faux acteurs - relève
du pari stupide ! Le gars Nicolas ne sait pas où poser
sa caméra tant ça glisse de partout et
tant Norman, May Loo ou le brave Alex van parlent faux...
Quand lun jacte, on filme lautre... ou
alors, on filme de loin... on utilise toutes sortes
de cache-misère... histoire déviter
un choc trop puissant au désolé spectateur...
Car, cest désolant cette démarche
qui se veut réaliste... vériste... et
sous ce prétexte, nest-ce pas, comme dhab,
qui veut faire lange fait le con... et les vrais
trappeurs deviennent tout sauf vrais... Entre les américâneries
aux effets spéciaux indigestes et les franchouillardises cultivationnées,
il y a comme qui dirait peut-être un juste milieu...
Jajoute que les superbes chansons de Leonard
Cohen ne font que souligner cruellement linsupportable
laideur de limage misérablement vidéofilmée...
En guise de bonus, on a droit à un doublage
infect, probablement bâclé en trois jours,
sans mixage aucun... les dialogues débordent
de lensemble... un peu comme si le reste de lambiance
sonore nen voulait pas... Occasions de rire au
second degré... Toujours ça de pris...
Le pire, cest que les gens y vont... se font
couillonner... certains même en redemandent...
Fussent-ils des milliards à aimer ce genre de
déchets, ils ne me convaincront jamais que le
timbré cest moi...! |
|
|
|
THE GRUDGE -
de Takashi Shimizu. (0/20) 
USA - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Sarah Michelle Gellar, Bill Pullman, Clea DuVall, Jason Behr, Kadee Strickland
|
|
| Fantastique : Les mois de décembre
sont meurtriers ! Cest là quon
assene tous les films à fort potentiel public...
visant le plus bas possible... films pour familles
nombreuses (de plus en plus con-con)... grands
spectacles lourdingues... comédies sinsitres...
tzétéra... Celui-ci, néanmoins,
dépasse toutes les bornes ! Remake dun
film japonais réalisé déjà par
le même Shimizu, cette suite de séquences
inintelligibles (y a rien à comprendre,
circulez !), ne nous fait même pas sourire
au quatorzième
degré...! Quelle horreur...! De nos jours,
sauf rare exception, on ne sait même plus
faire un navet marrant... Le pauvre Bill Pullman
sest trompé de studio... mais Sa Majesté Gellar,
avec sa gueule de StarAc, y est fort à laise...
Le genre de film qui vous donne envie de prendre
des leçons de secourisme... Mais, existe-t-il
des écoles qui enseignent comment dissuader
les gens daller jeter leur fric et leur temps
dans les salles obscures projetant de sinistres
lueurs...? |
|
|
|
LES INDESTRUCTIBLES - (The Incredibles)
de Brad Bird. (4/20) 
USA - Couleur, 2h03 - 2003.
Avec les voix de : Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson
|
|
| Animation : Un super-héros est contraint à la
retraite par une décision gouvernementale
débile... Alors, de fil en bêtise
et de bêtise en aiguille, il se retrouve,
quinze ans plus tard, gratte-papier avec toute
une famille... Il a épousé une super-héroïne
(Elastigirl) et a trois enfants tous doués
de super-pouvoirs... Un beau jour, une mystérieuse
convocation limplique dans de nouvelles aventures
foldingues... Progressivement, toute sa petite
famille va le suivre pour lépauler.
Alors, comme ça, il paraît - je lai
lu et entendu à maintes reprises - que la
dernière production Disney/Pixar sadresse
presque davantage aux adultes quaux gamins...
quil sagit dun joyeux pastiche
plein dhumour au second degré etc...
Je dois être ou beaucoup trop jeune ou vieux
comme mes robes... cest tout
juste si jai souri quatre ou cinq fois...
de vagues clins doeil parodiques... deux
ou trois scènes daction presque marrantes...
Parce que pour ce qui est de la castagne, il y
en a... ! Et lon est très souvent
loin de la comédie... Cest nettement
plus proche dune quelconque aventure dun
Superman ou autre Batman... Quant au graphisme,
aïe, aïe, aïe !!! Il est dune
laideur supérieurement antipathique...!
Les personnages sont inregardables ! De toute façon
cest la mode actuelle; plus tes con
et moche, plus tu plais...! |
|
|
|
NOUS ETIONS LIBRES - (Head in the Clouds)
de John Duigan. (0/20) 
USA - Couleur, 2h10 - 2004.
Avec : Charlize Theron, Stuart Townsend, Penélope Cruz, Thomas Kretschmann
|
|
| Drame : Dans les années trente, la
rencontre dune belle nana libertine dorigine
franco-américaine et dun jeune puceau
britannique... puis de Mia, une élève
infirmière espagnole qui fait du strip-tease
pour gagner sa croûte... Amitiés et
amours fusent de partout... les années sont
folles... ils étaient libres et la tête
dans les nuages... Mais ne voilà-t-y pas
que le puceau (désormais dépucelé)
et Mia linfirmière décident
soudain daller sengager dans la guerre
dEspagne... Gilda, la beauté fatale,
est apparemment la moins sérieuse... la
plus légère... égoïste
et jouisseuse... gnagnagna... Mais point ne faut
se fier aux apparences, comme chacun le sait...
Lhéroïsme se niche parfois dans
les coeurs les moins sensibles... tralala... Dun
creux sans fond, (abîme infernal ! ), voici
le film le plus kitch depuis 1821...! |
|
|
|
OCEANS
TWELVE - de Steven Soderbergh. (0/20)

USA - Couleur, 2h05 - 2004.
Avec : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Catherine Zeta-Jones, Julia Roberts,
Andy Garcia, Vincent Cassel, Don Cheadle, Bernie Mac, Elliott Gould, Casey Affleck
|
|
Policier : Douze bonnes raisons de ne pas
aller voir ce navet :
- Le scénario : invraisemblable et stupide. Les onze connards du précédent épisode
sont contraints et forcés par le big boss du casino de rembourser largent
volé. Il vont y parvenir de la manière la plus tarabiscotée...
- La réalisation : Mise en scène de primate sans aucune trace de
trouvaille... très rythmée comme diraient ceusses qui confondent
rythme et vitesse... ici, il y a même précipitation... jusquau
montage... ce qui rend lhistoire (?) dautant plus difficile à suivre...
- Les personnages : il nen reste plus que lombre du premier volet...
- La distribution : malgré certains bons artistes dont Vincent Cassel
(nullement dirigés et coincés par lidiotie du film), il ne
faut pas oublier que nous avons droit à la difficilement supportable godasse :
Matt Bata Damon...
- Le support : numerdique bien sûr...! Si vous navez pas envie de
mater un ordinateur avec les défauts de définition multipliés
par mille, autant rester chez vous...
- Lhumour : toujours voulu par les auteurs mais jamais présent...
Exemple : Tess (jouée par Julia Roberts) qui doit à un moment donné se
faire passer pour... Julia Roberts...!
- Le politiquement correct : les casseurs ont des scrupules à cambrioler
un handicapé...
- La langue : que ce soit en France, en Italie ou ailleurs, tout le monde bave
langlais à merveille...
- Thème de réflexion : aucun... si ce nest : comment
est-il possible dêtre aussi audacieux et inconscient pour réaliser
une telle oeuvre...
- Bruce Willis dans son propre rôle : sans commentaire...
- La fin du film : happy end sans bavure et lourdement amené...
- La fin du film bis : ... pour la milliardième fois, lon nous ressert
une scène qui annonce une nouvelle suite...
Si malgré tout vous avez quand même envie daller voir ça...
je vous garantis que vous trouverez de nombreuses autres excellentes raisons
de ne pas voir le film...! |
|
|
|
LE PÔLE
EXPRESS - (The Polar Express) de Robert Zemeckis. (2/20)

USA - 1h39 - 2004
|
|
| Animation : Un gamin dune dizaine dannées
environ attend
désespérément le Père Noël en cette soirée
de 24 décembre... Il commence dailleurs à avoir quelques
doutes sur lexistence même de ce personnage magique... Un peu avant
minuit, il va être réveillé par larrivée dun
train à côté de sa maison... Le fameux Pôle Express
qui emmène les petiots au Pôle Nord direct chez Santa Claus... Durant
le voyage, les scénaristes ont eu bien du mal à remplir le film...
Il ny arrive que des aventurettes anecdotiques... Passons donc sur ce (long)
voyage insipide... et venons-en à la morale... Au bout du compte, notre
jeune héros va apprendre une chose essentielle : quil faut continuer
de croire...! Afin que la magie de lenfance perdure... Et cest reparti
pour un tour...! Et même beaucoup plus ! Toute sa vie, il saura préserver
cette faculté conifiante... Certes, il est clair que le propos
possède un certain charme... Mais, inculquer aux enfants lart
de la croyance est à terme pervers et dangereux... Croire au Père
Noël, au Ptit Jésus, au Bon Dieu, aux frontières et à la
patrie, au drapeau et à nimporte quel gouvernant... En somme, privilégier
lobscurantisme en y sacrifiant ce que lon a de plus précieux,
nous autres humains, la capacité de douter... Question : Y a-t-il
des imbéciles heureux ? Difficile de répondre, ils ne le
savent pas eux-mêmes... Mais trêve de philosophie, le film est avant
tout plutôt chiant ... (NB : Tom Hanks en poupée gonflable est toujours
aussi énervant...) |
|
|
|
LE SILENCE -
de Orso Miret. (0/20) 
France - Couleur, 1h44 - 2003.
Avec : Mathieu Demy, Natacha Régnier, Thierry de Peretti, Muriel Solvay
|
|
| Drame : Comment faire pour garder le silence
lorsquon est témoin dun meurtre
en Corse...? Voilà le thème... On tente
le coup... et quest-ce quon voit...? De
la pelloche très moche et très élastique
qui sétire... sétire sur
des scènes de chasse au sanglier... avec des
chasseurs dont certains savent peut-être chasser
avec ou sans chien mais qui jouent comme des patates...
Un jeune gars pas vraiment du pays qui a lair
constamment égaré... pauvre Mathieu Demy
qui fait de la figuration dans un rôle principal...!
Pauvre Natacha qui na jamais su parler... elle
simagine que ça fait plus naturel de dire
son texte sans ouvrir la bouche...! Original mais inaudible...
Au bout dune plombe de petites chieries, le meurtre
dune jeune femme a enfin lieu... On se dit quil
va se passer quelque chose... que nenni ! Le témoin,
cest bien sûr le jeune gars à lair égaré...
Il va dabord se la museler... puis, lorsquil
aura décidé de baver, après dinterminables
hésitations ponctuées de scènes
onirico-obsédantes en noir et blanc, ce sera
la fin du film... On termine sur le même paysage
montagneux quau début... et la boucle
est bouclée... Orso également aurait
sans doute mieux fait de la boucler...! Silence, on
dort... |
|
Haut
de Page
|
Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2004
Strahinja Kosmajac
|
|
|
|
|