| Semaine 7
Du 09-02 au 15-02-2005 |
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CEREMONIE
SECRETE - (Secret Ceremony) de Joseph
Losey. (3/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h45 - 1968. (Reprise)
Avec : Elizabeth Taylor, Mia Farrow, Robert Mitchum, Peggy Ashcroft, Pamela Brown
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| Drame : Une femme enlève une perruque
blonde et sort de chez elle; elle prend le bus
où une jeune nana laborde en chialant...
Elles iront ensuite, toujours la première
suivie par la seconde, passer quelques instants
dans une église... Ensuite, la jeune nana
va traiter lautre de maman... mais, lautre,
elle va pas se laisser faire tout de suite... elle
va dabord lui signifier clairement quelle
nest pas sa maman... En fait, la plus jeune
a perdu sa mère à peu près
dans le même temps que la moins jeune a perdu
sa fillette... Doù une certaine concordance
des chagrins... mais sans nulle réciprocité directe...
Finalement, la moins jeune va atterrir chez la
plus jeune et acceptera de jouer le rôle
de la maman... Peu de temps après, Robert
Mitchum va entrer en scène - complètement
dégrisé de La nuit du chasseur -
entendez quil nen reprèsente
plus quun pâle reflet... Du reste,
autant Liz et Mia semblent se donner à fond,
autant le père Mitchum à lair
de sen foutre allegretto... Il semble avoir
débarqué en plein milieu du tournage
sans quon lait prévenu de ce
quil devrait y faire... Le tout nous est
servi avec une ambiance sonore très étouffée...
histoire de donner pleinement dans létrange...
La réalisation aurait pu être signée
par nimporte qui et le scénario aurait
pu ne pas être écrit, tant la succession
des situations paraît improvisée...
Je ne raconte rien par respect de la curiosité de
tout un chacun... mais, sil y a quelque chose
qui ne manque pas dans ce ratage, ce sont les points
dinterrogation... Où Losey a-t-il
voulu nous amener...? Le casting a beau être
prestigieux, les interprètes eux-mêmes
nont peut-être pas été mis
au courant... |
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IZNOGOUD -
de Patrick Braoudé. (0/20) 
France - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Michaël Youn, Jacques Villeret, Arno Chevrier, Kad et Olivier, Bernard
Farcy
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| Comédie : Cest rien de dire que
ce nest pas good...!!! Mon jeu de
mots est facile, je laccorde volontiers, mais
cest du génie à côté des
dialogues de ce perfide fond de poubelle... à côté des élucubrations
monotones du vizir Youn qui veut à tout prix
devenir calife à la place du calife... des grimaces
imbéciles de lanti-comique Michaël...
de la participation de toute une horde sauvage de dégénérés
qui nont de cesse de remuer lair chargé de
remugles en tous genres de ce dégueulis onéreux
qui aurait pu coûter deux balles cinquante...
et, beaucoup plus triste, la rare présence (heureusement
ou malheureusement...?) de Jacques Villeret... qui,
sil était encore parmi nous mériterait
un blâme... Donc, ny allez pas pour lui,
cest une arnaque, sa participation y est fort
parcimonieuse... Donc, aucune consolation possible...
Dautant moins que limpossible se
reproduit comme les deux années précédentes
grâce M. Youn : ce produit infâme, témoin
de notre époque, attire toute une foule de jeunes
gens égarés... Hélas ! Mille fois
hélas !!! |
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LA RAGE DU
TIGRE - (Angry Guest) de Chang Cheh. (11/20)

Chine - Couleur, 1h42 - 1971. (Reprise)
Avec : David Chiang, Ti Lung, Ku Feng, Li Ching, Chen Hsing
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| Aventures : Film culte, comme qui dirait,
que je ne daignai point voir lors de sa sortie... à lépoque,
jétais davantage fasciné par
les poings nus de Bruce Lee... Mais, comme il nest
jamais trop tard pour bien faire, je comble donc
une lacune de plus en profitant de cette réédition
bienvenue... Cest lhistoire dun bougue qui
est supçonné à tort de vol
et provoqué en duel par un putain de seigneur
vicieux pourri, méchant cynique et tout
le reste... Lenjeu du duel nest autre
que le bras droit du bougue innocent
mais sacré sabreur... Eh ben,
malgré toute sa technique et son talent,
il va perdre et sera contraint à se couper
lui-même (avec une adresse folle !) son bras
droit tout en promettant de ne plus jamais utiliser
les arts martiaux... Le temps passe et le bougue ayant
tenu sa promesse se retrouve larbin dans une taverne
et te sert les clients dune main - et la
gauche sil vous plaît ! - en exécutant
des jongleries inénarrables ! La fille de
son boss va sénamourer de lui... Puis,
un passant va passer... un autre redoutable bagarreur...!
Le bougue et lui se lieront damitié et
lorsque le passant aura passé le sabre à gauche à cause
de la traîtrise du fameux seigneur des ordures,
le bougue va se fâcher tout rouge
et va tout ratisser sur son passage à coups
de sabre... et dune seule main bien sûr,
puisquon vous dit quil est manchot...!
Voilà un film sans autre ambition que dêtre
efficace. Même si linvraisemblance
y est de mise, que le jeu des acteurs y est lourdement
appuyé et que - bref ! - lensemble
est caricatural, lon accepte volontiers de
se laisser berner par ce divertissement à laction
abondante et aux combats ultra spectaculaires.
Toutefois, le fait que ce ne soit quun eastern, nexclut
pas à priori la poésie dun Tigre
et dragon ou bien lépoustouflante
esthétique d un Hero... Cela
dit, le charme de ce film remarquablement ficelé au
plan technique est surtout dû à labsence
deffets spéciaux - à lépoque
lon ne disposait que de trucages...
Chang Cheh assène une belle baffe aux réalisateurs
actuels qui abusent des moyens modernes, virtuels
et lassants...! |
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SIDEWAYS -
de Alexander Payne. (7/20) 
USA - Couleur, 2h04 - 2004.
Avec : Paul Giamatti, Thomas Haden Church, Virginia Madsen, Sandra Oh
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| Comédie dramatique : Décidément,
le road movie va devenir un genre breveté...!
En voici un de plus. Why not ? Seulement, elle
démarre lentement et fadement cette espèce
de randonnée automobile... Deux amis, Miles, écrivain
en difficulté professionnelle et sentimentale
car divorcé depuis peu, et Jack, un acteur-frimeur
sur le point de se marier, décident de faire
une dernière virée avant les épousailles
du second en se payant la route des vins en Californie...
Ils vont donc picoler sec, lun Miles, en
se triturant le cerveau au sujet de son ex; lautre
Jack, en se focalisant sur une (ou plusieurs) dernière
aventure sexuelle... Miles va donc flipper sans
répit et Jack niquer dans la mesure du possible...
Durant la première heure du film, le spectateur
va gentiment senquiquiner et durant la seconde,
il va avoir droit à quelques moments assez
réjouissants... le film sortant subitement
de sa torpeur et nous proposant enfin des scènes
quelque peu mouvementées et marrantes...
Pour ce qui est de la fin, je vais laisse jouer
aux devinettes : happy end ou pas happy
end... Au fait, le saviez-vous? Bernard Tapie
et Arnold Schwarzenegger avaient un fils caché (il
est enfin dévoilé par ce film ! ).
Cest Thomas Haden Church (acteur inconnu
- et pour cause...). Outre les ressemblances physiques,
il possède le côté un peu voyou
de Bébert et laspect complètement
abruti de Terminator... On en découvre des
choses ! |
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TENJA -
de Hassan Legzouli. (7/20) 
Maroc - Couleur, 1h15 - 2004.
Avec : Roschdy Zem, Aure Atika, Abdou El Mesnaoui, Mohammed El Majd
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| Comédie dramatique : Cette fois,
cest un route movie... Le fils
dun papa marocain qui vient de décéder
se trouve dans lobligation de rapatrier le
corps de son géniteur dans son petit village
natal... via Tanger... Il nest nullement
enchanté de faire ce voyage et flippe dimpatience
lorsquon lui pose des problèmes dordre
administratif. Puis, il va progressivement se laisser
prendre par ce mouvement imposé... Demblée,
lon craint le pire... savoir lennui
total... Eh bien, pas tout à fait... Primo,
Nordine (cest le prénom du fils) va
rencontrer à Tanger Mimoun, un gars gentiment
timbré (on le chasse de partout alors quil
est inoffensif...) dont le rêve se situe
quelque part en Australie... Ce personnage est
proprement jubilatoire - une hilarante caricature
de Vittorio Gassman, mais si émouvant de
par ses gamines excentricités, révélatrices
dun état instable bellement marqué par
lâme onirique du gars paumé dans
un monde qui se traîne dans une réalité qui
paraît si fausse et dérisoire dès
quon regarde le ciel...(Lacteur est
parfait en plus ! ). Plus tard, comme toujours
au cinéma, Nordine va prendre en stop une
jeune nana avenante... cest bien connu, cest
quelque chose qui arrive tous les jours, ça...!
Faut pas déconner; quand on donne dans le
réalisme, il faut aller jusquau bout...
La nana en question jure et détonne grave...
Mais bon... il y a aussi de la belle musique...
Nordine va finir par mieux connaître son
père grâce à ce voyage... il
va découvrir ses racines... retrouver larbre
dont il est une branche... tzétéra...
Bon, ça, personnellement, je men balance,
cest du vieil archaïque usé jusquà la
moelle... Ce qui est beau, cest le cadeau
final de Nordine à Mimoun... qui dans le
même temps en est un au public de la part
du réalisateur Hassan... |
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VERA DRAKE -
de Mike Leigh. (17/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 2h05 - 2004.
Avec : Imelda Staunton, Richard Graham, Eddie Marsan, Anna Keaveney, Alex Kelly,
Daniel Mays, Phil Davis, Lesley Manville, Sally Hawkins, Simon Chandler, Sam
Troughton, Marion Bailey et Jim Broadbent
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Drame : Sacrées bonnes femmes !!! Zont
pas fini de nous les briser !!! Surtout ces temps-ci
au cinoche... Non seulement on est obligé de
les zigouiller à la naissance (Matrubhoomi
- Un monde sans femmes) parce quelles nous
envahissent de partout et que sans ça elles
virent putes (Mon trésor) ou carrément
salopes (faussement) masos qui font semblant de souffrir
(Terre promise); mais en plus, ne voilà-t-y
pas quelles ne respectent ni foi ni loi en aidant
des jeunes filles à se débarrasser dune
future progéniture indésirable...!!!
Cétait dans les années cinquante,
me direz-vous, certes... et depuis ça a changé,
heureusement...! Menfin, quand même...
Et nous les keums qui nageons dans léther
(poétique bien sûr, pas celui qui svend
plus en pharmacie !), zavions en plus la délicatesse
de les surnommer joliment faiseuses danges...
On pourrait continuer à déconner longtemps
comme ça... mais au bout de quelques lignes,
lenvie passe... surtout au vu de la qualité du
film ! Vera est une femme vieillissante bonne comme
le bon pain - lon pourrait se croire dans un
conte de fées avec elle, sil ny
avait pas la sobriété et le réalisme
du cinéaste Leigh - le parent le plus
proche de Ken Loach... Elle bosse dur comme femme
de ménage, entretient chaleureusement lintendance
de son foyer et passe tout le reste de son temps à rendre
service... à des personnes malades, à des
pauvres hères et très souvent aux jeunes
(ou moins jeunes) femmes victimes dun accident,
voire dun viol, qui les met en début de
cloque... Elles les aide tout bonnement à avorter.
Possédant une technique aussi simple quefficace,
tout se passe sans heurt... jusquau jour où un
petit incident se produit... Une de ses patientes qui
se retrouve à lhosto... Alors, elle aura
droit à un procès et à une condamnation
morale et physique... Le film de Mike Leigh nest
pas cruel. Il ne tombe donc jamais dans la caricature.
Le film de Mike Leigh est dune rare intelligence;
ses personnages sont là pour lattester.
Une construction psychologique impeccable (peut-être
un tout petit peu trop apparente parfois - mais là,
je cherche la petite bête...); une émotion
contenue même si des larmes coulent abondamment...
lorsque cest inévitable! Mike Leigh, lui,
se garde bien de pleurer. Et si le film semble peiner à démarrer,
cest probablement pour des raisons parfaitement
cohérentes; avant le drame, il ny pas
de drame... donc, lhistoire monte en léger
crescendo et le moment bouleversant venu, cest
lexplosion... Oh, une bien discrète explosion...
Vera Drake nest pas du genre à vociférer...
Elle est bien brave, comme on dit, mais vaillante derrière
son visage modeste... Apparemment soumise, elle ne
lest point... Elle ne se révolte pas;
il lui suffit pour bousculer lordre établi
de trouver tout naturel ce quelle fait et quelle
considère comme des bienfaits... Voilà où se
trouve son immense force. Cest une sainte incanonisable...Dieu
merci ! Et comme tous les anges, elle ira en enfer.
A propos de Dieu, tiens... Pas un mot au sujet de la
religiion dans le film de Mike Leigh... Et pourtant,
cest bien à elle que lon doit ce
genre dinterdit ! Considérer la vie comme
sacrée et la préserver à tout
prix, ok-daccord, surtout dans les temps primaires
de lhumanité... Mais, le problème
de léglise, cela a toujours été la
sclérose... Ce que lon a décidé de
fixer doit le rester jusquà la fin des
temps... Lavortement a été, une
bonne fois pour toutes, estampillé acte
négatif... Alors, on force la main à la
vie et lêtre ainsi mis au monde a toutes
les chances de souffrir mille maux en même temps
que sa mère... Il risque de mal tourner sil
subit une misérable existence... de devenir
délinquant, nest-ce pas... puis criminel...
puis sur léchafaud... Quand on sait que
les anti-avortement sont pro-peine
capitale... la conclusion est simple et terriblement
sarcastique : on oblige à vivre pour pouvoir
tuer un jour... au nom de la justice... Ha, ha, ha
!!! Je préfère en rire ! Pour en finir
avec les bonnes femmes, noublions pas quentre
elles et les hommes existe la forme dégalité la
plus parfaite possible : légalité par
les différences... à un détail
près... à une toute petite (en apparence)
injustice près... Lhomme a plus de musques...
Si la bonne femme elle est pas contente, il a donc
le pouvoir de lui en balancer une bonne à travers
la gueule... Pas contente...? Au diable l'avarice,
en vlà deux autres...! A ce tarif, la
meuf, elle a vite fait de la fermer... Et pour en finir
avec la religion, noublions pas que, comme par
hasard, la Bible, les Evangiles ou autres livres saints
et sacrés ont tous été écrits
avec les muscles des hommes... Ceci explique cela...
pas vrai? Volilà au moins une bonne raison pour
moi de refuser tout net tous ces bouquins tendancieux
avec une totale indifférence... sinon un total
mépris...
PS : La comédienne Imelda Staunton vous coupera le souffle ! Jamais prix
dinterprétation ne fut aussi mérité ! Et TOUS les
interprètes sont plus vrais que nature... Les théâtreux british
sont vraiment balaises. Seule fausse note... une image dune qualité très
inégale... Pourquoi...? Suivez mon regard... |
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