Semaine 51
Du 14-12 au 20-12-2005
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L’ARC
- (Hwal) de Kim Ki-duk. (3/20)

Corée du Sud - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Han Yeo-reum, Jeon Sung-hwan, Seo Ji-seok,
Jeon Gook-hwan. |
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Drame : Un
vieil abruti séquestre sur son petit bateau
de pêche une gamine qu’il a trouvée
à l’âge de six ans on ne sait
pas trop où... Elle a désormais
dix ans de plus et le vieillard attend avec impatience
le jour de ses dix-sept ans pour l’épouser
de la manière la plus cérémonieuse...
Entre-temps, il n’a de cesse de la surveiller
de près afin qu’un de ses pêcheurs
de passage n’aille pas la toucher là
où il ne faut pas... Au moindre écart
de conduite, il te sort son arc et ses flèches
et tire rageusement pour effrayer le manant! A
part cela, il se sert également de son
arc comme instrument de musique et ainsi nous
avons droit à quelques plans aussi esthétiques
que lourdingues... Et puis, un beau jour, la jeunette
va s’énamourer d’un jeune pêcheur
charmant et là... ça va se gâter...
! Kaka-duku est un infatigable...! Tous les six
mois, inlassablement, il nous pond un filmounet
au script vide et bâclé et aux propos
hasardeux... L’essentiel pour lui c’est
de tourner... Au diable le résultat ! Il
s’en gratte, il fait des images comme ça
lui vient... Et il a bien raison, après
tout; il se trouve toujours un certain nombre
d’ahuris qui qualifient systématiquement
ses errements de chefs-d’oeuvre...! En effet,
durant quatre-vingt-dix minutes pas trop assommantes
toutefois, il plane sur cette oeuvrette un nuage
noir chargé du ridicule le plus infantile...! |
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CHICKEN
LITTLE - de Mark Dindal. (0/20)

USA - Couleur, 1h17 - 2004.
Avec les voix en VF de : Lorant Deutsch, Claire
Keim, Bernard-Pierre Donnadieu.
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Animation :
Comme son nom l’indique, le héros
de cette navrante entreprise est un petit poulet...
qui reçoit un beau jour un bout de ciel
sur sa petite tronche et tente d’affoler
tout le village en prétendant qu’une
invasion d’extra-terrestres est imminente...
On se fout de sa gueule et il devient la risée
nationale car on va jusqu’à réaliser
un film (!) sur sa grotesque méprise...
Mais le pitchounet aura sa revanche lorsque le
danger finira par se préciser... Navrante
entreprise, en effet, car d’un bout à
l’autre nous avons droit à une giclée
de scènes brouillonnes tant au niveau de
la narration que de la forme...! Inadmissible,
mon cher Dindal !!! Mais le pauvre Mark n’est
pas le seul responsable, c’est toute l’usine
Disney qui est en cause... Leur première
réalisation en 3D oscille incessamment
entre un graphisme plutôt classique et la
froide géométrie du virtuel... Ainsi,
le résultat est pire que tout !!! Quant
à la parodie de La guerre des mondes,
film sorti sur les écrans US six mois avant
le pastiche... soit il y a eu espionnage industriel
soit il y a eu un deal entre Spielberg et Disney...
A ce train, bientôt, on va nous servir la
parodie avant l’original ! Suprême
idiotie : ce dessin abîmé est sorti
la même semaine que son concurrent français
Kirikou et les bêtes sauvages...
Comme ça, ce choc frontal fera deux morts
d’un coup !!! Cela dit, je m’en balance,
les deux films sont à chier...! |
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L’EXORCISME
D’EMILY ROSE - (The Exorcism of
Emily Rose) de Scott Derrickson. (0/20)

USA - Couleur, 1h59 - 2005.
Avec : Laura Linney, Tom Wilkinson, Campbell Scott,
Jennifer Carpenter, Colm Feore.
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Fantastique : Un film satanique
d’après des faits réels...
Un film qui veut péter et se retenir de
péter en même temps, comme dirait
ma grand-mère... Du politiquement correct
à l’américaine horriblement
sournois...! Un cureton, ayant raté sa
chasse au démon dans le corps et l’esprit
d’une jeune fille la tuant ainsi, se retrouve
inculpé... Mais, comme il va être
difficile de démontrer la culpabilité
du dégénéré ecclésiastique
aux puritains abrutis... ! Du coup c’est
le rationnel qui va se trouver sur la sellette...
et le défenseur de la logique devient l’avocat
du diable, cas de le dire...! Mais pour de bon,
hein ?!? Carrément !!! On n’arrête
pas le progrès... Chie devant ! Lorsqu’on
nous proposait, il y a une trentaine d’années
un film fantastique qui disait clairement son
nom - je pense à L’exorciste
de Friedkin, bien sûr - on prenait ou bien
on laissait, mais du moins on savait où
l’on mettait les pieds... Dans du fantastoche,
pur jus ! Alors, le temps d’un film, on
se laissait avoir en s’amusant à
avoir peur... et après la projection, sorti
de la salle, on n’en parlait plus sauf pour
se rappeler les moments les plus délicieusement
effrayants... Un jeu, quoi, une amusette... Du
cinoche de divertissement superbement bien fichu
! En revanche, mélanger la réalité
et la fiction comme le font les misérables
concepteurs de cette pellicule puante est proprement
scandaleux...! Au finale, le cureton sera condamné
sans être condamné tout en étant
condamné... pendant que la jeune fille
victime du crétinisme religieux (une psychopathe
plus que probablement) deviendra une sainte aux
yeux de la société... !!! Un grand
bravo aux manipulateurs d’esprits faibles
qui répandent de plus en plus efficacement
l’obscurantisme !!! Allez, mieux vaut en
rire... en attendant une néo-inquisition...?
Toutefois, le film est sorti (judicieusement ?!?)
à la bonne période... On n’a
plus qu’à aller se faire exorciser
un bon petit coup afin d’être bien
propre en soi pour le réveillon de Noël...! |
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LA FENÊTRE
D’EN FACE - (La finestra di fronte)
de Ferzan Ozpetek. (8/20) 
Italie - Couleur, 1h46 - 2004.
Avec : Giovanna Mezzogiorno, Raoul Bova, Massimo
Girotti, Filippo Nigro. |
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Comédie dramatique :
En face de l’appartement de Giovanna, une
fenêtre devient petit à petit son
écran préféré... En
effet, un beau jeune homme habite le logement
situé de l’autre côté
de la cour intérieure... Mais elle partage
sa vie avec Filippo et leur progéniture...
Dans le même temps, le couple (qui traverse
une période difficile) va recueillir un
vieil homme fort élégant, au regard
fascinant (exceptionnel Massimo Girotti !), rencontré
dans la rue... complètement égaré...
corps et tête... Il va plus ou moins s’incruster...
Le couple flippe mais... Giovanna décide
de percer le secret du vieil homme avec l’aide
du jeune homme de la fenêtre d’en
face... Film à la fois troublant et émouvant,
dramatique et plein d’humour, La fenêtre
d’en face ne cesse pourtant de flirter
avec le roman-photo à l’eau de rose...
ce qui finit par crisper les nerfs du spectateur
dérangé dans son plaisir... Il faut
voir également - à l’inverse
de Girotti - à quel point Giovanna Mezzogiorno
est “limite”... et surtout, à
quel point Raoul Bova le bellâtre est difficile
à supporter...! Voilà donc un film
qui hésite, s’emmêle les pinceaux
entre quelques restes ou réminiscences
du cinéma italien d’autrefois et
celui, infiniment plus creux et sinistre d’aujourd’hui...
Hélas, hélas, hélas... Toutefois,
et il est nécessaire de le souligner, le
véritable ennui, l’ennemi public
numéro un, est quasi absent durant toute
la durée de cette double histoire relativement
bien construite. |
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KING
KONG de Peter Jackson. (0/20)

USA - Couleur, 3h07 - 2005.
Avec : Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody,
Andy Serkis, Thomas Kretschmann.
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Fantastique : Bon ! Trois
plombes... plus sept minutes... attention, chaque
instant est lourd de conséquence...! Bien
! Par quoi commencer...? Par le commencement,
connard.
Dans ce cas, nous allons procéder par ordre
: durant la première heure, un tiers du
film, l’action se situe à New York
et nous en sommes donc aux préliminaires,
présentation des personnages et de leur
situation tzétéra... Rien de palpitant
ne se passe donc pendant les soixante minutes
nécessaires (?) pour débarquer enfin
dans l’île, principal lieu de l’action...
Deuxième heure : t’es dans l’île,
comme dans l’original de 1933, la jeune
blonde se fait enlever par des sauvages et notre
nounours hypertrophié, King Kong bien sûr,
fait enfin son apparition afin de délivrer
la belle... Mais, ce n’est pas tout... Nous
sommes en 2005 et il est absolument indispensable
de nous en donner pour notre argent, savoir nous
servir, à outrance de préférence,
des effets spéciaux nous montrant ici toutes
sortes de monstres : dinosaures, brontosaures,
connosaures, peterjacksonosaures, chauves-souris
géantes, acariens “king size”
bien gluants ainsi que quelques autres atrocités
pompées sur un certain nombre d’aliens
déjà vus et revus dans des dizaines
de navets... tzétéra... Quelque
peu assoupi au terme de la première heure,
durant la deuxième, je me réveille
mais... pour attraper la nausée... Et c’est
dans un état bien lamentable que j’essaie
de garder les yeux ouverts pour m’achever
avec les soixante dernières minutes...
Donc, troisième heure... La moins catastrophique
à mon humble avis.. Mais, trop tard, je
suis au bord de l’évanouissement
et ne parviens point à savourer les quelques
rares instants amusants - comme la bagarre que
livre Kong contre l’aviation militaire...
Certes, l’histoire est chouette; mais pour
l’apprécier, il suffit d’aller
revoir la première version où l’on
nous conte les aventures amoureuses de la belle
blonde et de l’immense bête en deux
fois moins de temps ! On constatera ainsi que
les trucages d’antan n’avaient rien
à envier à ceux d’aujourd’hui...
même s’il faut reconnaître que
le démesuré gorille est ici remarquablement
bien fabriqué et animé... Pour conclure
- et à propos de bête - , Peter Jackson,
l’auteur de l’interminable série
du “seigneur des andouilles”, qui
depuis se sent obligé de nous gerber au
moins trois heures d’images, est devenu
ma bête noire ! Affirmatif !!! |
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KIRIKOU
ET LA SORCIERE - de Michel Ocelot. (15/20)

France - Couleur, 1h14 - 1998. (Reprise)
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Animation : Ah, là
ça va mieux ! Je comprends ! Je m’en
doutais mais évidemment il me fallait vérifier.
Le succès du premier Kirikou est parfaitement
mérité ! Certes, je resterai toujours
peu sensible à ce type de graphisme...
et j’aurai toujours du mal à accepter
sans sourciller une animation pas vraiment au
point, à mon sens du moins... il n’empêche...
ici, nous avons droit à une formidablement
jolie histoire et autrement bien narrée...!
Bien qu’un million et demi de spectateurs
ait vu ce film en salle et je ne sais combien
d’autres en vidéo ou DVD (il existe
même un bouquin), je ne me comporterai pas
de la façon criminelle qui consiste à
tout raconter... dévoiler... Que nenni
! Bien d’autres que moi sont passés
suffisamment longtemps à côté
de ce petit bijou... pour n’aller le découvrir
que maintenant... du moins, je l’espère
! Précisons seulement que Kirikou, dès
son “auto-naissance”, n’est
point un enfant comme les autres ! Qu’ici
il fait preuve de réelle intelligence et
nous montre à quel point il peut être
astucieux... contrairement à la suite (voir
semaine précédente) opportuniste
et vaine... Il ne s’agit d’ailleurs
pas d’une véritable suite - inenvisageable
du reste, sauf à respecter la chronologie...
Les aventures du petit bonhomme sont réellement
palpitantes (son parcours pour aller à
la rencontre du Grand Sage durant lequel un bon
nombre de personnages de la gent animale nous
ravissent tant ils sont pittoresques), et la fin
est proprement étonnante...! Un vrai cadeau
! Entre-temps, une saine philosophie de la vie
( tout le contraire de “que la force soit
avec toi!”) est savamment proposée
aux plus jeunes. Comme quoi, une fois de plus
je le répète, il ne faut pas prendre
les spectateurs “que” pour des cons...
et ce, quel que soit leur âge ! Allez, même
si vous l’avez déjà vu, laissez-vous
tenter une nouvelle fois ! (Le film est actuellement
programmé au “Quartier Latin”
à la séance de 14h).
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LE TIGRE
ET LA NEIGE - (La tigre et la neve) de
Roberto Benigni.(7/20) 
Italie - Couleur, 1h54 - 2005.
Avec : Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Jean
Reno, Tom Waits, Emilia Fox.
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Comédie : Un poète-clown
(Benigni bien sûr) rêve toutes les
nuits de l’inaccessible femme de ses...
rêves... Un jour, il la rencontre et lui
déclare maladroitement sa flamme... mais
la belle (Nicoletta Braschi, un peu fatiguée
et toujours aussi nulle...) ne semble pas convaincue...
Toutefois, le poète est du genre assidu
et la suivra jusqu’en Irak... là
où elle est allée écrire
la biographie d’un des amis du poète,
un certain Fouad (Jean Reno, difficilement crédible
dans le rôle d’un Irakien qui jacte
l’italien avec un accent plutôt français...).
Pourquoi Bagdad ? Pourquoi pas...? Mais, sans
être mauvaise langue, la démarche
de Roberto semble cette fois un peu opportuniste...
Toujours est-il qu’après son désastreux
Pinocchio, on retrouve ici quelques traces du
Benigni que nous avions tant aimé dans
La vie est belle... Un Benigni convalescent
en somme... Quelques instants de grâce pallient
en partie une loufoquerie souvent poussive voire
foireuse... Néanmoins, l’on rit parfois
de bon cœur. Espérons que notre excentrique
fantaisiste se remette sur pieds rapidement... |
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