Semaine 50
Du 07-12 au 13-12-2005
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FORTY
SHADES OF BLUE - de Ira Sachs.
(8/20) 
USA - Couleur, 1h47 - 2005.
Avec : Rip Torn, Dina Korzun, Darren Burrows,
Paprika Steen. |
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Drame : A Memphis,
une jeune femme d’origine moscovite s’ennuie
aux côtés de son vieux compagnon,
producteur de musique à succès,
avec qui elle a un fiston et tout le confort matériel...
Il faut dire que l’ancien il s’emmerde
pas... il lui pose des lapins au resto, la laisse
poireauter lors d’une soirée pendant
qu’il baisouille avec une autre etc. Là-dessus
arrive le fils aîné d’un précédent
accouplement du producteur... Sans être
le coup de foudre, c’est quand même
un petit flash... C’est le fils qui fera
le premier pas vers la jeune femme; elle, elle
va hésiter avant... et après...
Une bien sombre ambiance se dégage de ce
film traité sur le mode mineur... Sombre
crépuscule pour le vioque et crépuscule
prématuré pour la jeune femme...
Le grand fils, lui, a des problèmes avec
sa doulce moitié tombée enceinte
juste au moment où ils songeaient à
se séparer... Mais la musique est là,
en toile de fond et le producteur est interprété
par Rip Torn - un comédien dont tout le
monde connaît la gueule mais pas le nom,
ou inversement... - qui est absolument parfait
dans le rôle complexe du producteur friqué
avec néanmoins une touche de ringardise,
à la limite du cynisme mais drôle
et émouvant à bien des moments.
Les autres assurent également - à
ceci près que Dina Korzun, malgré
sa réputation, est loin d’être
belle... Ira Sachs filme tout ce beau monde à
la manière d’un Cassavetes mais avec
son inspiration à elle... A suivre. |
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GRIZZLY
MAN - de Werner Herzog. (7/20)

USA - Couleur, 1h43 - 2005.
Avec : Timothy Treadwell, Werner Herzog, Amie
Huguenard.
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Documentaire :
Herzog a toujours eu un faible pour les fous furieux
qui se lancent des défis d’une ambition
suicidaire ( Aguirre ou Fitzcarraldo
). Ici, il s’agit d’un ancien alcoolo
drogué et acteur raté qui, lors
d’un voyage en Alaska, a une sorte de révélation
en découvrant le monde des gros nounours...
Il va les suivre, en effectuant de nombreux séjours
auprès d’eux, durant treize ans.
Il veut les protéger en fondant une association
écologiste “Grizzly People”
et cherche à leur ressembler pour des raisons
assez inexplicables... et va enregistrer des kilomètres
d’images vidéo, qui constituent d’ailleurs
la majeure partie de ce documentaire pour le moins
insolite. Jusqu’au jour où... il
ne fera pas assez gaffe... les nounours, c’est
bien gentil, mais il leur arrive de bouffer de
l’humain même s’il s’agit
d’un gars sympa qui les adore... Z’en
ont rien à foutre, c’est des animaux
après tout... faut pas déconner
! D’où la difficulté pour
le spectateur de piger exactement la passion foldingue
du bougre... En tous cas, il a pour le moins la
tête “ailleurs”... dans un autre
univers... Comme, et là c’est frappant,
la quasi totalité des autres personnages
que l’on croise dans ce film au hasard des
entretiens... Une ex-copine, un toubib et autres
témoins, tous bien décalés
comme il faut... Etrange. Oui, c’est le
mot. Etrange réalité qui - comme
toujours - dépasse la fiction... |
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KIRIKOU
ET LES BÊTES SAUVAGES - de Michel
Ocelot et Bénédicte Galup.
(0/20) 
France - Couleur, 1h15 - 2005.
Avec les voix de : Pierre-Ndoffé Sarr,
Robert Liensol, Marie Philomène Nga.
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Animation : Et une lacune
de plus : je n’ai point encore vu le premier
épisode des aventures du mini-héros,
Kirikou et la sorcière ... dont
je n’ai entendu dire que le plus grand bien.
C’est un peu pour cette raison que cette
fois je me suis empressé d’aller
jeter un coup d’oeil sur celui-ci... Eh
bien, que le film soit destiné aux plus
jeunes, soit. Mais, encore une fois, il y a des
limites que l’on pourrait éviter
de dépasser... Evidemment que les mômes
vont être contents de voir des images qui
bougent...! Ce n’est toutefois pas une raison
suffisante pour leur servir n’importe quoi
! Un graphisme repoussant, une animation approximative
et les personnages qui ânonnent leur texte
à la manière de nouveau-nés
faisant du patronage pour les fêtes de fin
d’année...! Quant à la philosophie
(?) de ses nouvelles aventures... - mis à
part le fait qu’ici l’on ne glorifie
pas la force mais l’intelligence - je me
demande... car le petit Kirikou n’en devient
pas moins un héros... porté aux
nues par tout le village... ! Il est finalement
présenté comme une sorte d’enfant
roi... pendant que les grandes personnes passent
pratiquement pour des imbéciles... ! Est-ce
bien positif ? N’eût-il pas mieux
valu montrer l’apprentissage de la vie par
le gamin...? Car à son âge, on apprend.
Chacun sait que la science ne s’infuse que
si on la sert régulièrement et à
petites doses durant des années... Les
soixante-quinze minutes que dure ce divertissement
(?) m’ont semblé une éternité...
Néanmoins, dès que l’occasion
se présentera, j’irai comparer avec
le premier volet... En effet, je n’arrive
pas à croire que Kirikou et la sorcière
ait pu séduire à ce point petits
et grands en n’étant pas nettement
plus intéressant que cette navrante suite... |
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OLE !
- de Florence Quentin. (0/20)

France - Couleur, 1h37 - 2005.
Avec : Gad Elmaleh, Gérard Depardieu, Valeria
Golino, Sabine Azéma, Gaëlle Bona.
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Comédie : De nos jours,
le héros moderne, c’est le gars qui
a de la thune ou qui est suffisamment démerdard
pour s’en faire... Dans ce colossal navet,
c’est un certain Ramon, chauffeur d’un
big boss, qui est censé nous séduire
par sa malicieuse débrouillardise... Sa
femme ne rêve que d’une chose : retourner
en Espagne, au soleil andalou en frimant et en
pétant dans la soie... En boursicotant
“génialement”, Ramon parviendra
à satisfaire son épouse pendant
que son patron se fera baiser par un escroc.
Attention, il n’y a rien ici qui ressemble
de près ou de loin à une histoire...!
Putain ! Dans une énorme majorité
des cas, l’on prétend au cinoche
nous raconter quelque chose... et, depuis une
trentaine d’années au moins, nous
n’avons droit qu’à des bribes
de scènes, lamentablement conçues
et réalisées, porteuses de néant...
le néant le plus plat et / ou vulgaire...
Marre de me répéter ! Le plus écoeurant,
c’est de voir les protagonistes se filer
et refiler des liasses de billets - combien, six
cents, six mille euros, pas de problème!
- comme s’il poussaient dans les arbres...
pendant que dans la salle t’as des esclaves
qui rigolent ! |
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PRESQUE
FRERES - (Quase dois irmaos) de Lucia
Murat. (0/20) 
Brésil - Couleur, 1h42 - 2004.
Avec : Flavio Bauraqui, Caco Ciocler, Werner Schünemann,
Antonio Pompeo.
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Drame : Une histoire d’amitié
presque fraternelle, donc. Deux gars, copains
d’enfance, se retrouvent en taule, l’un
pour ses idées, l’autre pour ses
méfaits... Le scénario coécrit
par l’auteur du bouquin La cité
de dieu , Paulo Lins, n’en est pas
moins ratatouillesque... D’autant plus que
la mise en images est catastrophique ! Je pèse
mes mots. Lucia Murat nous balade des années
cinquante et soixante-dix à l’époque
actuelle dans le plus grand désordre...
genre “art moderne”, tu vois... On
n’y pige que lerche bien évidemment
et tout est du même ordre et désordre...
Acteurs, dialogues, propos (?)... tout cela est
fort proche de l’infantilisme le plus aigu
et de l’amateurisme le plus virtuose...!
C’est tellement nul que je ne sais même
plus si les intentions étaient bonnes...
Sans doute... Ah, n’est pas Salles ou Meirelles
qui veut... ! |
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UNE BELLE
JOURNEE - (On a Clear Day) de Gaby Dellal.
(0/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h45 - 2004.
Avec : Peter Mullan, Brenda Blethyn, Billy Boyd,
Ron Boyd, Ron Cook.
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Comédie dramatique :
A l’instar de The Full Monty de
sinistre mémoire (où des chômeurs
se foutent à poil pour gagner du fric !)
et de quelques autres “sous-Ken Loach”
ou “sous-Mike Leigh” à la sauce
socio-britannique, l’on nous propose ici
une nouvelle solution pour ne pas s’emmerder
lorsqu’on est viré puis au chômage...
Le “zéro” de cette formule
inédite est un gars vieillissant qui aime
bien la natation et qui soudain décide
de traverser la Manche à la nage... Why
not ? Inutile de préciser que c’est
un mec vachement digne et courageux et que donc
il va surmonter toutes les difficultés
qui se présentent à lui, y compris
un terrible drame familal. Le tout composé
des mille et un poncifs du genre désormais
consacré... Pas un cliché ne manque,
que l’on se rassure ! Espère-t-on
sérieusement consoler de la sorte les sans-emploi
de longue durée...? |
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WE DON’T
LIVE HERE ANYMORE - de John Curran. (4/20)

USA - Couleur, 1h41 - 2004.
Avec : Naomi Watts, Mark Ruffalo, Laura Dern,
Peter Krause, Jennifer Bishop.
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Drame : Avec Forty Shades
of Blue, voici le deuxième drame sentimental
américain de la semaine. Deux couples vivant
dans le même temps le même type de
malaise vont devenir échangistes sans le
vouloir... et sans le savoir... durant un certain
temps du moins... D’une part, tu as l’adipeux
Ruffalo Bill et sa sorcière mal-aimée
Laura Dern; d’autre part, un insignifiant
Peter Krause et dans le rôle de son épouse,
la nouvelle King Kong Girl, Naomi Watts - la seule
convaincante (qui par ailleurs est co-productrice
de ce film). Il s’agit de deux couples liés
par une amitié de longue date... et...
eh bien... pour tout dire... l’on se fiche
de leur crise presque à cent pour cent...
Certes, outre la belle présence de Naomi,
il y a quelques passages relativement prenants;
l’image est chouette pour une fois et la
musique de premier choix... Je sais, je sais,
je suis un peu à court d’inspiration
rapport à cette toute petite et très
modeste “toile”... Désolé...
Mais, bien que le film ait obtenu le prix du meilleur
scénario au festival de Sundance 2004...
c’est un peu léger tout ça...
pâle... blême... voire livide... Bon,
j’arrête d’aligner les synonymes...
Après tout, c’est peut-être
moi qui n’ai rien compris... |
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