Semaine 49
Du 30-11 au 06-12-2005
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L’ENFER
- de Danis Tanovic. (2/20) 
France - Couleur, 1h35 - 2004.
Avec : Emmanuelle Béart, Karin Viard, Marie
Gillain, Carole Bouquet, Guillaume Canet, Jacques
Gamblin, Jacques Perrin, Miki Manojlovic. |
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Drame : Après
nous avoir fait visiter son univers, celui de
la guerre en Bosnie dans les années 90,
Tanovic pénètre par effraction dans
celui de Kieslowski - erreur fatale ! Se rappeler
A.I. - Intelligence artificielle par
exemple; où Spielberg s’était
essayé fort malheureusement à adapter
Kubrick... Je crois que le principal problème
- infernal ! - vient de là... D’autant
plus que l’on sent le parfum des oeuvres
de Kieslowski... Mais ici, les émotions
discrètement fortes laissent la place à
une infinie fluidité sans saveur, sans
couleur, sans même les effets bienfaisants
de l’eau... L’on n’y comprend
rien, pour commencer. Du reste, Tanovic l’a
dit lui-même : cette fois, il a voulu réaliser
un film “fermé”... De ce côté-là,
rien à redire, pour être fermé,
le film est fermé... à triple tour
! Il faut attendre une heure pour avoir les premières
clés... lourdement assenées par-dessus
le marché... Du coup, rien, mais rien ne
va plus ! L’approximative tentative d’établir
un parallèle entre le personnage de Médée
et celui de la mère des trois protagonistes
de ce film (Carole Bouquet dans un rôle
de dé-composition - d’un ridicule
à couper le souffle !), parachève
le ratage somptueux... Les acteurs sont peu fautifs,
sinon d’avoir accepté de participer
à cette entreprise dénuée
de sens... A noter Miki Manojlovic qui, une fois
de plus, joue le rôle d’un Français
avec son accent pourri venu de nulle part ! Il
n’y a guère que le cadrage et l’enchaînement
assez harmonieux des images, agrémentés
de quelques notes de musique plutôt agréables,
pour nous consoler... C’est largement insuffisant.
Après un bijou sombre comme No Man’s
Land, la déception est rude ! De là
à conclure que Tanovic est le cinéaste
d’un seul film... serait un peu prématuré...
Attendons le prochain virage... |
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L’ETRANGE
INCIDENT - (The Ox-Bow Incident) de William
A. Wellman. (12/20) 
USA - Noir et blanc, 1h15 - 1943. (Reprise)
Avec : Henry Fonda, Dana Andrews, Mary Beth Hughes,
Anthony Quinn, Matt Briggs.
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Western : L’étrange
western... ! Dans un bled du Nevada, en 1885,
un éleveur est assassiné; ce qui
provoque une chasse à l’homme irréfléchie
menée par un “uniforme” de
l’armée sudiste, un shérif
adjoint faisant de l’excès de zèle,
un sale type complexé, tous trois suivis
par une poignée de tarés en mal
de distractions... Ils veulent une “justice”
expéditive et bientôt ils retrouveront
les assassins... présumés...! Certes,
il y a de la résistance... notamment du
héros interprété par Henry
Fonda... ainsi que de quelques autres sages personnes...
mais, cela suffira-t-il à éviter
le pire...? Voilà un film qui ressemble
fort peu à la plupart de ceux (nombreux)
réalisés par Wellman. Il fit un
bide monstrueux lors de sa sortie et resta “maudit”
pendant une vingtaine d’années. Faut
avouer qu’ils ne répondait pas aux
standards du western habituel... moins qu’on
puisse dire ...! Si parfois certaines situations
ou personnages sont un peu caricaturaux, c’est
que nous sommes en 1943... Comme tout film, celui-ci
est daté. Mais, c’est au spectateur
de se recadrer par rapport à l’oeuvre...
et non point se contenter de dire bêtement
que le film a vieilli... C’est nous qui
vieillissons, pas les films. Cela dit, le personnage
de Fonda est même plutôt nuancé;
il s’agit d’un héros pas si
angélique que cela... il a ses humeurs
quand ça le prend... ! Voilà en
tous cas, soixante-quinze minutes de bon cinéma
qui donne encore à réfléchir...
Le propos est - et restera encore longtemps -
d’actualité... Dernière petite
cerise : le plaisir de découvrir Anthony
Quinn à ses débuts. |
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FACTOTUM
- de Bent Hamer. (8/20) 
Allemagne / USA / Norvège - Couleur,
1h38 - 2004.
Avec : Matt Dillon, Lili Taylor, Marisa Tomei,
Fisher Stevens, Didier Flamand.
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Comédie dramatique :
Hank Chinanski (comme se faisait appeler Charles
Bukowski dans ses écrits plus ou moins
autobiographiques) passe d’un petit boulot
à l’autre afin de pouvoir se payer
à picoler, jouer aux courses, courir la
gueuse et disposer d’un peu de loisir pour
écrire... Ecrire... écrire... écrire...
Obsessionnellement... En allant jusqu’au
bout du fin fond des caniveaux, en se faisant
glavioter dessus par le bourge moyen... auquel
bourge, il pète la gueule parfois... en
envoyant opiniâtrement ses nouvelles aux
éditeurs qui mettront bien du temps à
lui en donner des nouvelles, eux... ! Le film
s’inspire du roman homonyme de Bukowski.
Certes, le style n’y est pas. L’écriture
et l’image, comme de bien entendu, sont
deux domaines sacrément différents...
Le cinéaste Hamer manque de souffle pour
nous transmettre l’horreur poétique
de l’auteur ultra marginal; et Matt Dillon
semble un peu “jeune” pour le rôle.
Ce qu’on peut lui reprocher essentiellement,
c’est d’imiter Bukowski... à
qui il ne ressemble pas des masses physiquement...
En revanche, les filles sont parfaites. Entendez
Lili Taylor et Marisa Tomei. Et Fisher Stevens
a une tronche sympathico-insolite à souhait.
Reste que l’adaptation cinématographique
de ce roman, que je me permets de conseiller à
toutes et à tous, est loin d’être
déshonorante. L’ambiance picturale
et musicale sonne juste et malgré un excès
de sagesse et parfois de lenteur, l’ennui
ne nous effleure jamais et le grisâtre happy
end nous emplit de joie. Par les temps qui courent...
on courrait presque pour aller voir ce petit bout
de film... |
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HARRY
POTTER ET LA COUPE DE FEU - (Harry Potter
and the Goblet of Fire) de Mike Newell.
(0/20) 
USA - Couleur, 2h35 - 2005.
Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson,
Robbie Coltrane, Ralph Fiennes, Michael Gambon,
Brendan Gleeson, Miranda Richardson, Gary Oldman,
Maggie Smith, Alan Rickman, Jason Isaacs.
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Aventures fantastiques : Applaudissements
dans la salle dès la première image
!!! Les jeunes fanas en extase semblent pourtant
plus proches de vingt ans que de dix... D’emblée,
la tristesse m’envahit... suivie par un
coup de cafard et pour finir d’un début
de dépression nerveuse... Ai-je vieilli
à ce point ? Ma mémoire me trompe-t-elle
lorsque je me rappelle les divertissements naïfs
de ma jeunesse ? Divertissements se situant à
des années-lumière de ce navet hypertrophié...
Navet hypertrophié que l’on peut
aisément comparer à un repas de
fast-food... Plein de sucre, un paquet de matières
grasses, mais nulle trace de vitamines ou de sels
minéraux... Autrement dit, pas l’ombre
d’une idée créative, pas l’embryon
de la moitié du millionième d’une
réflexion enrichissante... Le pire étant,
comme d’habitude, l’esprit puant...
ce parti pris de mise en exergue de la force au
service de la compétition la plus stupide...!
Ici, l’intrigue principale (il n’y
en a guère d’autres, d’ailleurs)
tourne autour d’un tournoi particulièrement
tournoyant qui nous fait tourner la cervelle...
et rend furieux les plus exigeants ! Que dire
de plus ? Que le film provoque une crise de neurasthénie
(passagère, fort heureusement !) chez des
gars comme Mézigue et Moi-Même...?
Cela intéresse-t-il seulement quelqu’un...?
Tout de même... voir Maggie Smith faire
de la figuration ou Gary Oldman dans le rôle
d’une bûche incandescente...! Et,
pendant qu’un joli petit film comme Un
beau matin... fait cinq cents entrées
sur Paris, les bégaiements agités
d’un Harry Potter dans une aventure identique
aux précédentes provoquent un tsunami
dans l’océan de la foule déchaînée...
en ramassant près de cent mille entrées
dès le premier jour...! |
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LE TEMPS
QUI RESTE - de François Ozon.
(0/20) 
France - Couleur, 1h25 - 2004.
Avec : Melvil Poupaud, Jeanne Moreau, Valeria
Bruni-Tedeschi, Daniel Duval.
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Drame : Spécial Mézigue
: “Un jeune homme de trente ans est atteint
d’un cancer généralisé...
Il va pas tarder à passer l’arme
à gauche... C’est triste évidemment...
Mais, ce qu’il y a de plus triste encore,
c’est qu’on s’en fout comme
de notre première paire de chaussettes...
Ozon, qui - comme chacun devrait le savoir n’a
jamais rien eu à dire, à transmettre
au public - nous propose à nouveau une
balade dans le désert de l’anodin,
de l’insignifiant, de l’absolue foutaise...
Ozon, c’est une des plus grosses arnaques
de ces dernières années ! Quand
on pense aux centaines de milliers (quand ce n’est
pas plusieurs millions) de personnes qui s’extasient
devant ses non-films de peur de passer pour des
idiots...! C’est que l’on a créé
une mode ! La mode dernier cri, le must, c’est
Ozon ! “T”as pas vu le dernier Ozon
?!?” “Siiii !!! Bien sûûûr
! C’est “bôôôôôôô
!!!”
Si jamais t’as le malheur, de dire le contraire
- même en argumentant sensément -
t’es maudit, damné, banni ! Bon.
Que fait-il notre pauvre garçon ? Que peut-il
faire du peu de temps qu’il lui reste...?
Eh bien, pour lui, c’est simple. A quelques
détails près, il va enculer tout
ce qui bouge, au point que l’on se demande
si la seule chose qu’il va regretter une
fois qu’il sera avalé par le néant,
c’est de ne plus pouvoir se vider les couilles
quatre fois par jour...! De toute façon,
rien d’étonnant à cela. Ozon,
tout ce qu’il sait faire pour essayer d’émouvoir
le chaland, c’est viser sous la ceinture
! Dès l’instant où il sent
qu’il s’enfonce dans l’ennui
le plus profond, il nous sort une bite, un cul
et allez, roulez ! Qui plus est, moi qui n’aime
déjà pas les scènes de baise
inutiles - comme c’est presque toujours
le cas - ici, je suis gâté ! Permettez,
j’ai ma sensibilité aussi... Assister
à des enculages entre mecs, franchement,
c’est encore ce qui me ragoûte le
moins...! Cela dit, le fond du problème
n’est nullement là; ce qui est désespérant,
c’est cette facilité qui consiste
à choquer avec ce que la civilisation a
mis beaucoup de temps à rendre digne en
inventant la pudeur : le sexe... Qu’il s’agisse
de rapports hétéro, homo, bi, tri,
tetra ou quinta... basta ! Toutefois, ces derniers
temps, j’ai cru remarquer que l’on
censurait moins la bite que la chatte...!” |
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