AOUT 2005
Semaine 34  Du 17-08 au 23-08-2005


 

BLACK / WHITE - (Guess Who) de Kevin Rodney Sullivan. (7/20)1
USA - Couleur, 1h45 - 2004.
Avec : Bernie Mac, Ashton Kutcher, Zoe Saladana, Judith Scott, Hal Williams.

Comédie : Dans un film, la présence d’Ashton (avec mauvais jeu de mots) ça coûte cher... aux spectateurs, bien sûr...! Quand, en plus, nous avons droit à une sitcom mièvre et à l’humour lourdingue, traitant du thème du mariage mixte avec un futur beau-père noir ne supportant nullement les blancs - en fait, il s’agit d’un faux racisme bon enfant - il y a normalement de quoi se faire des cheveux ou de quoi se les arracher...! Mais, c’est sans compter avec Bernie Mac (le papa donc de la future) qui lui est un vrai comique... avec ses grosses billes savoureusement expressives et parfois hilarantes...!
L’histoire - ou le prétexte - on la connaît par coeur... Une brave fifille doit présenter à ses vieux son amoureux... qui risque de déplaire fortement à la famille... A partir de là, tous les coups ne sont pas permis, faut respecter certaines “règues” d’un jeu plus tellement amusant... mais, comme il s’agit d’un divertissement familial, la vulgarité nous est épargnée. Ce qui n’est pas plus mal. Car, par ailleurs, il nous faut supporter toutes sortes de bons sentiments et situations dont il est peu de dire qu’elles sont convenues... Même si je n’ai pas ri aux larmes, je me suis tout de même fendu un peu la gueule et, par conséquent, je ne crache pas dans la soupe en reniant le plaisir que j’ai pu prendre durant la projection... Une analyse de film peut toujours être intéressante à condition de savoir rester honnête avec soi-même...

 

 

H2G2 : LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE - (The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy) de Garth Jennings.(0/20) 1
USA/Grande-Bretagne - Couleur, 1h48 - 2004.
Avec : Martin Freeman, Mos Def, Sam Rockwell, John Malkovich, Zooey Deschanel.

Comédie : En ce doux mois d’août, nous sommes plus que gâtés, n’est-ce pas... ? Tant de comédies de toutes sortes d’origines... tant de gags z’et d’humours divers... Et, si Mézigue et Moi-Même ne parvenons plus à dérider nos tronches... c’est sûrement parce que nous sommes blasés... ! Non, non, mille fois non... c’est pas les navets qui y sont pour quelque chose... Noooon... !!! Tant de finesses et de trouvailles ne font que démontrer à quel point un certain public - dont mon collègue et moi faisons partie - est insensible à tout ce qui peut résulter d’un travail intellectuel et artistique hors du commun!
Tenez, là, par exemple... l’on nous sert de l’absurde ! Après la destruction de notre planète, un couillon se retrouve en compagnie d’un alien projeté dans l’espace infini où, ça et là, des personnages d’autres coins de l’univers se disputent le pouvoir galactique et sont à la recherche de la Grande Vérité, savoir la Réponse à la Question... Cette Réponse se trouverait apparemment dans un bouquin intitulé “Le Guide du Voyageur galactique”... Le couillon et son pote feront tout pour le consulter également et finiront par se retrouver sur la photocopie de notre bonne vieille Terre dont l’original et les copies ne sont en fait que l’oeuvre d’une bande de nazes... tzétéra, j’abrège... ça va trop loin pour moi... ! Où en étais-je...? Ah, oui ! L’humour absurde... Je n’ai nulle envie de m’emmerder à me lancer dans une réflexion profonde à propos du rire... mais, je dirai simplement que si tu déconnectes le non-sens de tout sens humain, tu obtiens “le n’importe quoi”... ! Voilà tout le drame de ce navet brouillon et boueux qui se veut drôle et qui n’est qu’un... drôle de navet de plus ! Probablement qu’il s’agit en fait d’humour... extra-terrestre... ! Mais, à ce niveau, je suis tout à fait incompétent en la matière...

 

 

THE ISLAND - de Michael Bay. (14/20) 1
USA - Couleur, 2h12 - 2004.
Avec : Ewan McGregor, Scarlett Johansson, Steve Buscemi, Sean Bean, Djimon Hounsou, Michael Clarke Duncan.

Fantastique : Nous sommes dans un lieu clos et futuriste - quelque part en 2019 - et nous nous demandons bien ce qui se passe dans ce décor aseptisé où une foule de personnes, mâles et femelles, déambulent avec impatience, toutes de blanc vêtues... combinaisons bien collantes dans la traditiion des films de science-fiction... On dirait un vaste hôpital... des sortes d’infirmiers et de surveillants-dirigeants décident de temps à autre - en respectant apparemment un tirage au sort - que telles ou telles “poupées blanches” sont dignes et prêtes à se rendre enfin dans “The Island” - les heureux élus, en somme... Durant une bonne demi-heure, l’incompréhension de la situation nous travaille... nous comble d’ennui à la limite du supportable... et l’on se dit que si cela doit durer ainsi pendant deux plombes, on va péter un vieux câble quelque chose de puissant... ! Cependant, dès l’instant où l’on commence à y entraver un petit quelque chose et que l’on quitte l’insupportable décor truffé de blancheur aveuglante et bourré de personnages crétins épiés d’on ne peut plus près par des gardiens bien étranges, l’on commence d’abord à respirer... à se détendre et à même s’intéresser à l’action... puis à se passionner pour l’aventure notamment de nos deux (non) héros... un jeune homme et une jeune femme comme d’hab’... ! Une poursuite effrénée dans tous les sens... fracassante à outrance mais néanmoins prenante et crédible va nous recharger les piles d’adrénaline... et nous mener où bon lui semblera...! Michael Bay, dont il faut oublier certaines réalisations tel l’abject Pearl Harbour, prouve à nouveau qu’il est très habile et fort à l’aise dans le film dit d’action...! Mis à part le commencement de l’histoire où l’ amoncellement de multiples plans trop rapidement montés nous donne la tremblote, le reste de la toile est remarquablement rythmé... à savoir frénétique cascade qui fait oublier le plus souvent les réflexions trop poussées qui pourraient nous tenter...! Néanmoins, et en sus, la débilité des propos n’est pas de mise... et, pour ce genre de film, l’on peu oser dire que Bay fait même preuve de quelques subtilités... Et, une fois n’est pas coutume, et à toute règle exception il y a, cette fois le “numérique” est utilisé d’une manière fort judicieuse... pas uniquement de la manière la plus ordinaire en tentant de nous vendre de la poussière dans les yeux pour de l’argentique... Le support que je préfère détester crée ici une ambiance toute particulière... noire et couleur... surréaliste et cafardeuse... qui sied bien au futur proche cauchemardesque qui envahit l’écran d’une manière bellement inesthétique... si “que j’ose dire”... ! L’on se demande vraiment pour quelles raisons cette superproduction estivale a connu un échec aussi retentissant dans son pays d’origine... Je veux croire que ce n’est point parce que le film est insuffisamment idiot pour séduire les spectateurs d’Outre-Atlantique... ! Ce serait par trop méchant...!

 

 

SERIAL NOCEURS - (The Wedding Crashers) de David Dobkin.(0/20) 1
USA - Couleur, 2h00 - 2005.
Avec : Owen Wilson, Vince Vaughn, Christopher Walken, Rachel McAdams.

Comédie : Spécial Mézigue : “Une fois de plus, toute la misère du monde se déroule sous mes yeux...! Deux espèces de “charcuteries avariées” (Wilson et Vaughn) - dont une assortie d’un cornichon particulièrement difforme à la place du pif (le gars Owen, bien sûr !) - se démènent d’un mariage l’autre afin d’y bafrer, picoler et “zober” des meufettes...! On ne prend même pas la peine de présenter les personnages afin de les étoffer quelque peu... on nous les balance... on nous les plonge direct dans des soirées puantes où ils font les “zouaves”... “zouaves” censés être rigolos... ! Ils finissent par s’énamourer z’eux aussi... après avoir fait la connaissance d’une “huile” - comble de l’horreur et de l’indécence, le génial Chris Walken traîne ses pantoufles dans ce navet...!!! - qu’a deux jeunes filles mariables, n’est-ce pas... L’une se la joue pucelle... ce qui ne l’empêche pas de frotter la verge de Vince Vaughn durant un repas de famille huppé... pendant que la môman, une rombière alcoolique avec quelques beaux restes inflige à Owen le supplice de la caresse de ses faux seins... Je te passe les dialogues... ! Tout cela n’est qu’un ramassis de prétextes à “sous-gags” destinés à faire rire les plus dégénérés... ou les plus évolués... ? Allez savoir, j’ai peut-être raté un ou plusieurs épisodes de la profonde mutation humaine... Après, c’est moi qu’on va traiter de vulgaros... ! Comble du comble du comble !!!! Suis bien obligé de me défendre... ! Lorsqu’on me balance à la figure un paquet d’excrément, j’utilise ma raquette à merdes... et, retour à l’envoyeur !!! Splash ! Reprends ça dans la gueule !!!”

 

 

UNE ROMANCE ITALIENNE - (L’amore ritrovato) de Carlo Mazzacurati. (2/20) 1
Italie - Couleur, 1h48 - 2004.
Avec : Stefano Accorsi, Maya Sansa, Marco Messeri.

Drame : En 1936, en Italie, un homme et une femme - anciens amants d’un jour - se retrouvent par hasard dans une gare... L’homme fera tout pour renouer... bien que présentement il soit marié et père d’un petit garçon... Et, effectivement, la femme étant d’accord... ils vont remettre le couvert sur une plage, dans un bois ou encore dans une chambre d’hôtel... A part le coït et quelques bribes de phrasettes, ils ne savent pas s’exprimer des masses... Sûrement la faute aux scénaristes et au réalisateur Carlo... qui ont ciblé davantage sur l’ambiance... “ze mood of ze love”... tu vois le truc... Seulement pour parvenir à faire une histoire d’amour aussi puissante et linéaire que celle de Wong Kar-wai... faut se lever plus que tôt, mes petits cinéastes du dimanche...! Suffit pas d’aligner les champs/ contrechamps... mal éclairés et “supportés” par de la vidéo... Oublier de mettre en scène, en fait, les malheureux personnages... en se contentant de leur faire répéter des “je t’aime” atones... Une histoire aussi banale et aussi sublime... ça se rêve d’abord... ça se chante dans la tête... ça ne s’écrit pas, la plume doit voler toute seule... la magie du vibrato sentimental doit être plus forte que la poésie... ! Rien que ça, mon pote...! Après cela, tu commences par éviter les scènes de baise... sinon tu casses tout, espèce de pachyderme...! Et, pour finir, il faudrait peut-être aussi songer à acquérir le sens de l’image... de l’art pictural... et musical... L’harmonie et la zizique, ça se travaille sur partition... en tirant sur les muscles... parfois jusqu’à s’en faire saigner les doigts... Toi, tu me fais un téléfilm... chose que n’importe quelle feignasse peut commettre... Alors, va au diable !

 

 

ZIM AND CO - de Pierre Jolivet. (3/20) 1
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Adrien Jolivet, Mhamed Arezki, Yannick Nasso, Naidra Ayadi, Nathalie Richard.

Comédie : Sissi Mimi et Pipi Jojo ont écrit un scénario... ! Une histoire qui ne tient pas la route une seconde... pour cause de dérapage étant donné la précipitation de la narration... Encore des mecs qui font la vieille et sempiternelle confusion entre vitesse et, je viens de le dire, précipitation... Le rôle principal est tenu par Ahah Jojo, le fils de Pipi, qui avec la complicité des autres jeunes protagonistes, assure une interprétation plutôt fraîche et sympathique... Mais cela suffit-il à gober une série d’intrigues aussi nombreuses qu’invraisemblables...? Un jeune homme de vingt ans, afin d’éviter la prison, doit d’urgence trouver un vrai travail... Oh, ce n’est pas un tueur à gages ni même un quelconque délinquant, comme on dit de nos sinistres jours; il a simplement eu le tort de plus ou moins provoquer un accident de la circulation avec sa mob... un accident pas bien grave qui plus est... ! Mais, que voulez-vous, quand le sort et les cons s’acharnent sur vous... Jusque-là, on arrive à accepter - malgré l’image pourrie une (millième !) fois de plus. C’est après que ça se gâte ! Le garçon trouve un job mais... pour lequel il lui faut absolument une voiture et bien sûr le permis de conduire... qu’il est en train de passer mais qu’il n’a pas encore obtenu... Pour ce faire, avant de commencer à assumer son boulot, il ne dispose que de dix jours... Et là, je ne te raconte pas tout ce qu’il lui arrive... à lui et à ses copains...! Il va trouver le fric pour s’acheter une bagnole, il va parvenir à convaincre “l’auto-écoliste” à tripatouiller son dossier afin de lui faire passer l’examen plus tôt que prévu, tzétéra, tzétéra et mille fois tzétéra...! Voilà une comédie qui se veut réaliste et quelque peu témoin de son temps... et qui ne nous propose qu’un charabia filmique et narratif because faut être échevelé à n’importe quel prix...! Jolivet nous déçoit bien... lui qui nous proposa naguère un très bon drame urbain avec Fred et une comédie assez réussie avec Ma petite entreprise...

 

 


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