| Semaine
42 Du 13-10 au 19-10-2004 |
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AALTRA -
de Benoît Delépine
et Gustave Kervern. (0/20) 
France / Belgique - Noir et blanc, 1h33 - 2004.
Avec : Benoît Delépine, Gustave Kervern,
Jan Bucquoy, Pierre Carles, Jason Flemyn
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| Comédie : Avant den rire, il
faudrait déjà parvenir à saisir... à comprendre...
où se situe laction... quels en sont les
protagonistes... dans quels décors évoluons-nous...?
Difficile, ardu et pénible exercice pour le
malheureux spectateur qui voit apparaître une
image étudiée charbonneuse...
du noir et blanc illisible...! Toujours est-il que
deux crétins se retrouvent sur la route en chaises
roulantes, suite à un stupide accident... dû toutefois à la
coupable négligence dun fabricant de bennes
agricoles... dont le siège social et les usines
sont situés en Finlande...! Malgré leur
handicap sérieux, ils sacheminent vers
ce lointain pays afin dy obtenir dommages et
intérêts... ! Donc, on fait dans le genre
insolite en veux-tu, en voilà...
Décalage total avec humour hérmetique
en sus... Limpassible Benoît Ptitepine
ne peut faire rire face à une absence daction...
Il ne réagit à rien... puisque rien ne
se passe... En principe, le flegme dun personnage
a ceci de comique quil sexerce face à un événement
exceptionnel et spectaculaire. Là, non ! Les
auteurs nont retenu quune partie de la
leçon, faut croire... Cest dramatique.
Gratuitement original, ce ramassis danti-clichés
- finalement clicheteux - ne fait sourire que les Grands
Initiés... Peu nombreux et dautant
plus fiers de faire partie de lélite...
qui comprend, elle ! |
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ADIEU -
de Arnaud des Pallières. (5/20)

France - Couleur, 2h04 - 2003.
Avec : Aurore Clément, Olivier Gourmet, Michael Lonsdale, Laurent Lucas,
Carlo Brandt
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| Drame : Au début, images et sons sont
harmonieux... Sensibilité picturale agrémentée
de la musique des mots et de la musique tout court...
Petit à petit, on commence à se rendre
compte quil y a une histoire... et même
deux... qui nont pas grands rapports entre elles...
Un réfugié algérien en France
qui raconte à sa nana son parcours en se référant
au conte biblique de Jonas; une famille bouleversée,
surtout le vieux papa, par la mort dun des leurs...
un jeune gars... Tout cela est triste, sinistre même... émotionnant
au cours de la première demi-heure... puis...
oppressant et franchement casse-couilles... Phrases
phrasées et phraseuses dont le sens fuit comme
leau dune casserole percée... Texte
que le sens abandonne au fil du déroulement
de la pellicule... Images de moins en moins significatives
elles aussi, musique progressivement de plus en plus
vaine... Bref, tout est lié. On attend donc
poliment la fin et lémotion initiale sétiole
implacablement pour laisser place à dabstraites
tentatives dexpression idéelle ou artistique...
Lon retient simplement que les immigrés
ne sont pas forcément les bienvenus chez nous...
et, par ailleurs, que lorsquun proche décède,
cest définitif et tragique... Adieu. |
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LENQUETE
CORSE - de Alain Berberian. (4/20) 
France - Couleur,1h32 - 2003.
Avec : Christian Clavier, Jean Reno, Caterina Murano, Didier Flamand, Pierre
Salasca.
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| Comédie : Un détective privé est
chargé dune mission discrète en
Corse, et sans grand danger apparemment. Il doit entrer
en contact avec un homme à qui il doit remettre
un titre de propriété... mais le gars
est un sérieux client, indépendantiste
invétéré et recherché activement
par toutes les polices... Cest adapté,
dit-on, dune BD de Pétillon... Jamais
entendu parler... Faut reconnaître que la littérature
des illettrés ne me passionne guère...
En tous cas et demblée, le film va gaguer sec
! Lourdeurs et temps orageux à lhorizon...
Donc, rien de bien nouveau... Clavier se croit toujours
aussi drôle et Jean Reno ressemble de plus en
plus à un urubu... Quel duo, mes aïeux
! On reste rêveur et pantois en imaginant ce
quun tel film aurait pu être (malgré toutes
ses faiblesses scénaristiques) avec en tête
daffiche Bourvil-de Funès... Vous avez
dit dégénérescence...? Méchante
langue ! Toutefois, la réalisation étant
quelque peu efficace, je me console en me disant que,
tout en étant crétin, ce spectacle nest
pas le plus chiant que jaie vu... |
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GANG DE REQUINS -
(Shark Tale) de Bibo Bergeron, Vicky Jenson et
Rob Letterman. (2/20)

USA - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec les voix de (en VO) : Will Smith, Renée Zellweger, Robert De Niro,
Jack Black, Angelina Jolie, Martin Scorsese, Peter Falk.
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| Animation : Un poisson du récif, laveur
de baleines vantard et trouillard et un jeune requin
peu vorace - pourtant fils du parrain Don Lino - vont
faire ami-ami... De quiproquos en rebondissements -
tous mal amenés et donc inintéressants
- nos deux héros vont vaillamment remettre
de lordre dans leur région terrorisée
par la mafia des squales... Le peu dintrigue
cafouille dun bout à lautre de ce
pauvre conte; lon nest captivé que
durant les dix premières minutes... Les anachronismes
parodiques pleuvent et le graphisme blafard dont les
défauts sont accentués par un excès
de gros plans et de plans rapprochés ressemble à un
vague brouillon indigne dune grosse production
! On sest contenté daligner un générique à priori
alléchant de doubleurs vedettes... Est-il nécessaire
de préciser que ce palliatif est largement insuffisant...?
Contrairement à la publicité plus ou
moins mensongère, ce film na pas été réalisé par
les créateurs de Shrek... mais plutôt
par un gang de requins... |
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LE GRAND ROLE -
de Steve Suissa. (0/20) 
France - Couleur, 1h29 - 2003.
Avec : Stéphane Freiss, Bérénice Béjo, Peter Coyote,
François Berléand, Rufus.
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| Comédie dramatique : Un comédien
inconnu rate de peu le rôle de sa vie avec un
grand metteur en scène américain... Dans
le même temps, il apprend que sa doulce moitié est
atteinte dune maladie incurable... Alors, pour
ne pas la contrarier davantage, il va mentir et prétendre
avoir obtenu le rôle... le grand rôle...!
Il va jouer la comédie désormais pour
elle... Et, ce sera finalement cela... son grand
rôôôle...! Tout dabord,
mesdemoiselles, méfiez-vous...! Si vous êtes
jeune, jolie et amoureuse... cest grave ! Vous
risquez de choper le cancer... ! Jdéconne
pas ! Cest dans tous les films...! Au mieux,
on vous laissera le choix entre le crabe et
une maladie damour sexuellement transmissible...
Ensuite, si vous aimez les contes de fées boiteuses
et qui postillonnent en bavant leur histoire, ne manquez
pour rien au monde ce merveilleux film où il
est question damûûûr, dart
dramatique, de religion et de mini-aventures invraisemblables
au possible...! Non, blague à part, je ne vais
quand même pas vous dire daller le voir
pour le croire...! Non, je ne me permettrai pas ! Le
thème, pourtant, nest-ce pas... le thème
majeur... sil avait été un tant
soit peu traité... la comédie de la vie
est-elle réservée uniquement aux professionnels...
aurait pu être lobjet dune réflexion
troublante et passionnante... Sachez, par conséquent,
que Steve Sussela est lun des plus dignes représentants
de la nouvelle dé-génération de
cinéastes français... |
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LA PREMIERE
FOIS QUE JAI EU VINGT ANS - de Lorraine
Lévy. (0/20)

France - Couleur, 1h38 - 2004.
Avec : Marilou Berry, Catherine Jacob, Serge Riaboukine, Myriam Moralay, Pierre
Arditi
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| Comédie dramatique : Quand on fait
dans lanachronisme, on prévient...! Jentends,
on fait une espèce de parodie, un truc décalé-marrant...
quelque chose de pas très sérieux, quoi...!
Là, lhistoire se situe au début
des années soixante - et manque de bol, jy étais
- et on nous montre lors dune scène affreusement
grotesque une salle de classe lycéenne où les
jeunes élèves sexpriment librement
au travers dun débat contradictoire à propos
de sexe... avec dessins anatomiques généreusement étalés
au tableau... On y parle de pénis etc... je
précise... Je précise également
que je ne cite, par bonté dâme,
quun seul exemple danachronisme ridicule...
Je ne crois pas savoir, mais je sais, comme bon nombre
de personnes, que le sexe (surtout à lécole)
fut un tabou inébranlable (avec ou sans jeu
de mots) jusquau moins 1968... Je commence par
exprimer mon indignation sans me soucier de trop indiquer
lhistoire et les intriguettes fadasses (inspirées
dun mauvais roman de gare) de ce sous-navet...
Dailleurs, cest tout juste si Lorraine
Lévy ne fait pas mourir le personnage de loncle
homosexuel (mêêêêrrrveilleux
zArditi !) du sida...! On a dû lui dire
de pas pousser, que ce mal infecte nest apparu
que bien plus tard, tzétéra... Enfin,
je suppose... Quant au reste, franchement, la tasse
de thé par trop étendue deau tiède...
jen ai ras les bonbons ! Pour finir, nous pouvons
dores et déjà prédire une
longue carrière à Marilou Berry. En effet,
après le chant dans Comme une image, elle
se recycle ici dans la contrebasse... Le temps dépuiser
tous les instruments de musique... elle peut désormais
se la jouer rentière... En revanche, nous autres,
on commence (déjà!) à en avoir
marre de son refrain : Jsuis grosse, j suis
moche et keske jsuis malletheureuse...! |
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