NOVEMBRE 2004
Semaine 47  Du 17-11 au 23-11-2004

ARSENE LUPIN - de Jean-Paul Salomé. (2/20) 0
France - Couleur, 2h10 - 2003.
Avec : Romain Duris,Kristin Scott-Thomas,Pascal Greggory, Eva Green, Robin Renucci

Aventures : Voilà donc l’histoire de l’enfance et des débuts du célébre cambrioleur... Les dix premières minutes, on va dire que ça va... mais, dès l’instant où Romain Duris apparaît à l’écran... Au secours !!! Voleur de poules ou chenapan de bas étage, oui ! Mais gentleman cambrioleur...!!! Je ne sais pas qui a eu l’idée... Le reste du casting, excepté (à la rigueur) Kristin Scott-Thomas, est du même cru ! Greggory dans le rôle de papa Lupin est aussi crédible qu’une vieille paire de godasses. Eva Green, ben Mon Dieu, on commence à être blasé... mais tout de même... Encore une fille à maman (Marlène Jobert) qu’on a poussée au cul, casting après casting, jusqu’à ce qu’elle obtienne un premier emploi dans Innocents de Bertolucci et de sinistre mémoire... Elle enchaîne avec ce navet où elle démontre pour la deuxième fois qu’elle est tout sauf comédienne...! Passons et glissons sur les autres - il ne faut pas oublier la débilité du script et de la mise en scène. Que l’on nous raconte des histoires à dormir debout, pourquoi pas - après tout on est au cinoche - mais là, on dépasse les limites de la décence ! Le réalisateur Salomé a quand même réussi à faire un poil moins mauvais que son précédent méfait : Bélphégor, le fantôme du Louvre... A ce rythme, dans une petite soixantaine d’années, il fera un film potable... J’ai tergiversé grave avant d’aller voir cette chose, d’où mon retard... Ne faisant qu’un petit demi-succès, le film n’est presque plus programmé... Vous l’avez raté? Bravo ! Vous avez visé juste !

 

BIRTH - de Jonathan Glazer. (3/20) 0
USA - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Nicole Kidman, Cameron Bright, Danny Huston, Lauren Bacall, Anne Heche.

Drame : Un homme encore jeune crève tout d’un coup en faisant son footing... Au même moment, quelque part, un bébé mâle vient au monde... Dix ans plus tard, le bébé a exactement dix ans et... vient rendre visite à la veuve (Nicole Kidman)... Puis la harcèle parce qu’elle a décidé de se remarier... Le gamin se présente : Sean, ton mari ! Oh, le choc, con ! Au départ, la veuve va tout de même en rire un peu... puis... petit à petit, elle finit par commencer à croire le gamin... Réincarnation et tout le bazar. Mais, attention, ce n’est pas terminé... C’est que la gonze elle va tomber amoureuse du gamin (qui en plus est laid comme un pou !)... c’est-à-dire qu’en fait, elle va re-tomber amoureuse de son mari défunt à travers le môme... La vache !!! C’est du gratiné !!! Bon, il est vrai que Glazer fait parfois preuve d’une certaine élégance au niveau de la mise en images... mais on est loin du compte. Par ailleurs, je ne sais pas ce qui est arrivé à la belle Nicole... mais, elle n’est plus belle du tout dans ce film. Forcément, elle a tellement maigritte qu’elle ne pèse plus que deux cent cinquante grammes ! Ses cannes, on dirait des aiguilles et elle n’a plus aucune forme...! Eh, Nini, remets-toi à bouffer... autre chose que du navet si possible...

 

LA CONFIANCE REGNE - de Etienne Chatiliez. (0/20) 0
France - Couleur, 1h43 - 2004.
Avec : Vincent Lindon, Cécile de France, Eric Berger, Anne Brochet, Martine Chevallier.

Comédie : Un homme et une femme - tous deux domestiques-chapardeurs professionnels - se croisent... et après une brève rencontre plumardesque, décident d’unir leurs efforts en travaillant ensemble. Plus facile d’ailleurs de trouver du boulot en couple dans ce genre de métier... Alors, de familles bourgeoises en familles z’aisées, tout en assurant côté domesticité, ils vont emprunter, piquer, chouraver des objets de valeur, faire les poches de leurs patrons et plus... si possibilités... En vérité, à proprement parler, dans ce film, il n’y a ni histoire, ni intrigue... mais quéquette et peau de zob pour tout le monde ! Je m’explique : à un moment donné, notre couple prolo (Chatiliez nous ressert son “étude sociologique” mais en mille fois pire que dans son premier film, La vie est un long fleuve tranquille - rapports caricaturaux entre riches et démunis -) découvre tout à fait par hasard sur une plage un gros paquet de cocaïne échoué d’un bateau de trafiquants en plein naufrage. Nos petits malfrats s’en emparent donc, et -comme tout au long du film- boum ! c’est la méga éllipse !!! Au lieu de nous narrer leurs aventures de dealers, Chacha saute directement à la scène où l’on voit sortir la nana richement vêtue d’un magasin de luxe etc... Puis, il enchaîne avec des banalités particulièrement vulgaires (rots, pets, caca - seraient-ce les premiers signes de sénilité déjà ?-) et des non-événements du genre “où que c’est-y qu’on dîne ce soir... ?” C’est ce que j’appelle un script de fainéant. Point barre ! Le p’tite Cécile se la joue comique et donc surjoue en se ridiculisant. Pour une fois, et je m’en réjouis, voilà un film du publicitaire Etienne qui se casse la gueule. Néanmoins, il me paraît fort probable que l’échec est plutôt dû, non pas à la nullité du film, mais au trop grand nombre de comédies (lamentables !) produites en France. Allez, à la tienne Etienne, et retourne donc à tes spots.

 

 

LA DEMOISELLE D’HONNEUR - de Claude Chabrol. (0/20) 0
France - Couleur, 1h50 - 2004.
Avec : Benoît Magimel, Laura Smet, Aurore Clément, Bernard Le Coq, Solène Bouton

Drame : J’en ai maire... suis crevé... Je lâche Mézigue... “Il n’y a pas que le Beaujolais nouveau qui est arrivé ! Le Chabrol primeur, aussi, vient de sortir. Et, comme d’habitude, le cru est imbuvable. Après La cérémonie (un navet particulièrement faisandé), Claudo adapte à nouveau Ruth Rendell. Je ne sais pas ce qu’il y a dans le bouquin mais si c’est aussi dense que le film, il doit faire cinq pages...Un jeune gars rencontre une jeune nana (demoiselle d’honneur au mariage de sa frangine) un peu fêlée, qui va vite s’avérer loufdingue au point de le pousser au crime. Il va en inventer un pour lui faire plaisir, mais elle, la secouée, va tuer pour de bon! Bon, c’est tout. Les situations et la mise en scène sont comme toujours insipides, inodores et incolores... Le CNC devrait créer une section spéciale : CNC Amateur. Non pas que je méprise les amateurs... les vrais... mais les professionnels, les gens qui sont payés pour faire un boulot, n’ont pas le droit de travailler comme des amateurs. Allez expliquer ça aux intellos vaseux et aux snobinards...La cerise sur le gâteau (de la taille d’une pastèque quand même !), c’est la fifille à papa-maman : Laura Smet. En voilà encore une à qui l’art dramatique sied comme un soutif à une poule. Seulement, népotisme oblige, elle fait une véritable carrière, a eu le prix “Romy Schneider” au début de l’année (pauvre Romy, elle doit encore s’en retourner dans sa tombe !) et elle bénéficie de critiques complaisantes qui la portent aux nues... Gageons qu’elle continuera encore très longtemps à balbutier sur nos écrans... Mais jusqu’où s’arrêteront-ils avec leurs tricheries, bon sang !!! Ca devient de la décadence apocalyptique ! Elle est non seulement aussi expressive qu’un animal empaillé, mais par-dessus le marché, elle ne daigne même pas articuler. Au début du film, en s’adressant à son partenaire, le p’tit Benoît qui se prend pour De Niro, elle dit quelque chose comme : “Dis maman” ; enfin, c’est ce qu’on comprend. Le gars la regarde étonné, le public est étonné aussi. Elle répète : “Dis maman”... Alors, on se demande ce que maman vient foutre là-dedans... En fait, ce n’est qu’après mûre réflexion que l’on entend enfin : “Dis mon nom”. Bien d’autres exemples pourraient être cités, mais je n’ai pas que ça à foutre. Pour finir, les gars, je dois vous prédiser une chose au cas où vous croiriez encore au Père Noël, la Révolution Française n’a jamais eu lieu. La monarchie est encore dans toutes les têtes. Il n’y a qu’à voir comment certains parents transmettent leur métier à leur progéniture...”

 

 

L’EQUIPIER - de Philippe Lioret. (12/20) 2
France - Couleur, 1h44 - 2004.
Avec : Grégori Derangère, Philippe Torreton, Sandrine Bonnaire, Emilie Dequenne.

Comédie dramatique : Je vous rassure tout de suite, la soeur jumelle de Jacques Spiesser n’a, tout compte fait, qu’un rôle assez effacé. En revanche, nous avons droit à un étonnant Grégori Dérangère et à un excellentissime Torreton (qu’on n’avait pas vu aussi valable depuis Capitaine Conan)! Quelques mots de l’histoire afin de situer un peu le film... Il s’agit tout d’abord beaucoup plus d’une belle histoire d’amitié entre les deux protagonistes que d’une histoire d’amour sexué entre Bonnaire et Dérangère. Au début des années soixante, démobilisé de la guerre d’Algérie suite à une blessure, un jeune homme (Dérangère) débarque dans un petit patelin de Bretagne afin d’y bosser comme gardien de phare. A part une formation dans le genre stagiaire, il n’est pas du métier; il est horloger de son état... mais éprouve un sérieux besoin de changer de vie... Nous apprendrons plus tard pour quelles raisons... Il est donc fraîchement reçu par la communauté en général et par le gardien de phare en chef (Torreton) en particulier... Il n’y a que l’épouse de ce dernier (Bonnaire) qui a un faible pour lui... Néanmoins, au fil des jours et des semaines, le chef et l’équipier vont sympathiser très fort... Classicos, me dira-t-on... Oui, mais le film fonctionne bien du début à la fin. Oh, il ne s’agit pas d’une oeuvre extraordinairement forte, mais l’ensemble est crédible, prenant et parfois émouvant. Vous avouerez que c’est quand même agréable, de temps en temps, d’avoir une chouette surprise. Moi qui m’attendais à de la platitude soporifique et à des interprètes approxilmatifs... Car, il faut bien le dire, le précédent film de Lioret, Mademoiselle, m’avait profondément ennuyé et agacé... Ici, tous les acteurs (y compris Sandrine B.) jouent juste, du premier au plus petit rôle... Voilà qui met du baume au coeur. Une bonne histoire bien ficelée, ça vaut quand même son pesant de cacahuètes. N’hésitez pas, un bon film français, c’est si rare par les temps qui courent...

 

 

MOI, PETER SELLERS - (The Life and Death of Peter Sellers) de Stephen Hopkins. (5/20) 0
USA - Couleur, 2h08 - 2003.
Geoffrey Rush, Miriam Margolyes, Charlize Theron, Emily Watson, John Lithgow.

Comédie dramatique : Une biographie filmée d’un acteur célèbre, why not ? Deux problèmes majeurs se posent cependant; la vie de Sellers est-elle vraiment si intéressante que cela...? Et, a-t-on suffisamment de recul pour digérer des personnages réels si proche de nous... dont certains sont encore vivants... ? Bon, Peter était un gars plutôt névrosé, un peu psychopathe sur les bords; sa maman pesait de tout son poids (ce n’est pas peu dire) sur son existence; particulèrement odieux la plupart du temps, il était quasiment invivable... Mais il me semble qu’il n’y a tout de même pas de quoi en faire un plat... ni un film. Et, pour trouver les sosies de Sophia Loren, Britt Ekland, Stanley Kubrick ou Blake Edwards, il faut se lever de bonne heure... Nous avons tous encore leurs visages en tête. Quant à Geoffrey Rush (excellent comédien par ailleurs), il n’a rien à voir avec Peter Sellers. Il fait ce qu’il peut... mais à l’impossible, n’est-ce pas, nul n’est tenu. Hopkins a beau se tortiller pour nous pondre une mise en scène quelque peu originale, on adhère difficilement... Quelques anecdotes nous accrochent par moments, mais c’est à peu près tout... Il y a une chose intéressante que j’ai apprise par exemple : c’est Sellers lui-même qui avait été à l’origine du film Bienvenue Mister Chance. Durant de longues années, il rêva de jouer le rôle du jardinier ingénu... sans doute sa meilleure prestation... et l’un de ses meilleurs films. Au lieu de s’ennuyer à moitié pendant plus de deux heures, on a le droit de découvrir ou de revoir le merveilleux film de Hal Ashby. (Voir la critique de Cinékosma et la rubrique DVD).

 

 

MONDOVINO - Jonathan Nossiter. (9/20) 1
USA / France - Couleur, 2h15 - 2003.

Documentaire : Nossiter nous invite à une longue promenade dans différents vignobles de France, d’Italie ou encore de la Californie... Au passage, il nous montre également le monde du “bizness” pinardier. Loin d’être inintéressant, tout cela... A l’opposé des petits vignerons ne cultivant que quelques hectares - mais de grande qualité et sans aucune arnaque - l’on se rend compte, non sans inquiétude, à quel point on frelate tout en ce bas monde et à quel point on veut tout uniformiser... y compris notre sens gustatif... Ainsi, outre les vilains marchands, nous avons un critique de vins mondialement reconnu et redouté (qui a assuré son palais et sa langue ! ); un certain Robert Parker qui parvient de plus en plus à imposer ses goûts à travers le monde entier... ! On en reste baba ! Mais, au-delà du pinard, c’est toute notre manière de vivre, de plus en plus inhumaine, qui est mise en évidence. Notre enlisement dans l’uniformité et l’indifférence dans tous les domaines... et bien sûr le domaine culturel. Ce que ne manquent pas de dire clairement tous les petits vignerons; témoignages édifiants et effrayants... Ces artisans sont tous plus ou moins bourrés (ivrets devrais-je plutôt dire) et leurs interventions n’en sont que plus marrantes... même si parfois l’on se demande si à force de jamais débourrer ils ne deviennent pas un peu gaga... Néanmoins, ils sont bien évidemment mille fois plus sympathiques que les hommes d’affaires aux tronches aussi sérieuses que laides et qui ne pensent qu’à ramasser de la braise au détriment de la qualité de la vie... de leurs propres vies aussi, les aveugles ! Ce que l’on peut reprocher toutefois au film, c’est sa durée. Un peu répétitif et trop long, il nous endort sans qu’on ait besoin de picoler...

 

 

LE SECRET DES POIGNARDS VOLANTS - (House of Flying Daggers) de Zhang Yimou. (7/20) 1
Chine - Couleur, 1h59 - 2003.
Avec : Takeshi Kaneshiro, Andy Lau Tak Wah, Zhan Ziyi, Song Dandan.

Aventures : Après Hero , sorti il y a tout juste un an, Yimou remet ça. Comme le précédent était d’une beauté visuelle à couper le souffle, on était en droit de s’attendre à un nouveau spectacle féerique. Que nenni ! Numérique oblige, on assiste à un beau gâchis. Décors et costumes sublimes salopés par un support... insupportable... assassin de l’esthétique ! Tout ce que permet le numérique c’est d’effectuer des effets spéciaux avec moins d’efforts. Il permet, par exemple, de ralentir ou d’accéler l’image sans montage. Moi, spectateur, je m’en gratte de ça! Surtout si c’est au détriment du reste du film. Pour sûr, les combats sont impressionnants et amusants... quelques images sont encore envoûtantes (est-ce dû uniquement au hasard ?)... Mais, l’intrigue sentimentale, naguère poétique, est ici réduite à un petit mélo poussif... A force de tirer sur les images et les situations banalissimes en essayant de nous émouvoir au rabais, Yimou a dû avoir de ses courbatures...! Donc la déception et l’ennui dominent dans ce film de commande. Zhang, après ses nombreuses déconvenues avec la censure chinoise, a finalement trouvé la bonne planque... et peut-être une certaine sérénité...

 

 

SHE HATE ME - de Spike Lee. (7/20) 1
USA - Couleur, 2h18 - 2004.
Avec : Anthony Mackie, Kerry Washington, Ellen Barkin, Monica Bellucci, Jim Brown, Ossie Davis, Jamel Debbouze, Brian Dennehy, Woody Harrelson, Lonette McKee, John Turturro, David Bennent.

Comédie : John Henry Armstrong dit Jack dénonce les truandages financiers de ses employeurs à la Commission des Opérations de Bourse... et le voilà viré ! Dans la mierda, le mec ! Mais, mais, mais... une providentielle surprise l’attend... Son ex, devenue lesbienne, cherche mâle pour lui faire un gosse... à elle et à sa compagne... Un job très très bien payé. Il rechigne puis s’y résoud... Très vite, Fatima (c’est son ex) va devenir son agent et lui ramener une sacrée clientèle... Toute une floppée de nanas homos qu’il va devoir inséminer par paquet de cinq... C’est du boulot ! Mais à 10.000 dollars la passe, difficile de ne pas être intéressé... Toutefois, notre (super) héros va assez vite se lasser... Et, comble de malheur, il va être poursuivi en justice par ses ex-employeurs... Voilà une drôle de comédie... où l’on ne rit pas beaucoup... On sourit... on en s’embête guère... mais on reste tiède. La partie “sérieuse” de l’oeuvre étant la plus vraisemblable, c’est tout naturellement celle qui nous accroche. Cela dit, le nouveau “Spike Lee Joint”, comme d’habitude, est extrêmement inégal... parfois lourd à digérer. Lee est un spécialiste de l’embrouille scénaristique et narrative. Il a la manie de toujours en dire trop et donc de partir dans tous les sens... On le sent constamment mal à l’aise quant l’expression de ses nombreux propos... Le seul qui soit clair est sa prise de position inconditionnelle en faveur des Noirs. Ce n’est déjà pas si mal... mais bon... il serait grand temps qu’il allège un peu le gars Spike... qu’il cesse notamment de nous servir trente-six fausses fins. En revanche, le casting insolite est assez réjouissant ! L’on retrouve avec plaisir des acteurs un peu oubliés, tels que Brian Dennehy, Woody Harrelson ou le sacrément sympa Jim Brown... David Bennent réapparaît lui aussi... c’est le gamin du Tambour de Schlöndorff... en assurant une prestation remarquable; son étrange physionomie y est pour beaucoup - on dirait une géniale caricature de Anthony Hopkins. Quant à Turturro, il est le responsable de la seule grande scène réellement marrante ! Son entretien avec Jack durant lequel il lui rejoue une scène du Parrain en imitant Brando est irrésistible.

 

 

WHISKY - de Pablo Stoll et Juan Pablo Rebella. (5/20) 0
Uruguay - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Andres Pazos, Mirella Pascual, Jorge Bolani, Ana Katz, Daniel Hendler.

Comédie dramatique : Jacobo fait tourner une petite usine de chaussettes assisté de son employée de confiance Marta. Les journées s’écoulent tout doucettement, la vie est calme (à défaut d’être belle) et un peu morose tout de même... Un beau jour, Herman, le frère de Jacobo, qui réside au Brésil, lui annonce sa visite... Ils ne se sont pas vus depuis très longtemps les deux frangins et Jacobo, célibataire, - je n’ai pas très bien compris pour quelle raison - ressent le besoin de faire croire à Herman qu’il est marié... Il va demander à Marta de jouer le rôle de son épouse... Effectivement, cette situation insolite va diluer un peu la sinistrose qui règne dans l’existence des trois personnages... Quelques situatiuons cocasses nous feront même oublier qu’on se fait chier à mourir... En resserrant un peu, on aurait pu en tirer une vingtaine de minutes... Ainsi nous n’aurions pas eu à subir certaines séquences par trop répétitives et un rythme excessivement lent... La démarche minimaliste m’a toujours fait braire ! Après tout, je ne suis peut-être qu’un âne... Même si j’ai senti une certaine chaleur humaniste se dégager de cette oeuvrette...

 

 


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