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CONFIDENCES TROP
INTIMES - de Patrice Leconte. (7/20) 
France - Couleur, 1h44 - 2003.
Avec : Fabrice Luchini, Sandrine Bonnaire, Michel Duchaussoy, Anne Brochet.
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Comédie dramatique : Après quelques navets
sauvages (Rue des Plaisirs, Lhomme du train...),
cette fois Leconte est presque bon... Une jeune femme (Sandrine
Bonnaire) se trompe de porte et au lieu de consulter un psy,
elle se confesse à un... conseiller fiscal (Fabrice Luchini)...
Celui-ci, malgré sa stupeur première, lécoute
avec de plus en plus dattention... Elle reprend un rendez-vous
et ainsi de suite... De fil en aiguille, le conseiller fiscal
(en froid avec sa moitié) séprend de la jeune
femme (en difficulté sérieuse avec son mari)...
Ils étaient donc faits pour se rencontrer, en quelque
sorte. Du reste, la jeune femme joue-t-elle un jeu ou bien est-elle
vraiment sincère...? Voilà un point de départ
franchement intéressant. Seulement, pour moi, que voulez-vous,
les histoires damour ont toujours quelque chose de merveilleux.
Or, ici, point de magie. On piétine dans lordinaire...
Cest pas quon sennuie... Certaines scènes
insolites et des dialogues plutôt bien torchés nous
captivent même indiscutablement. Mais on se prend à rêver...
A imaginer ce quun Claude Sautet aurait fait dune
telle histoire...! Quant aux acteurs, face à une Bonnaire
toujours aussi imbuvable (tant par son jeu que par son physique),
Luchini nous surprend agréablement par une certaine sobriété.
On laime mieux comme ça!
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IN AMERICA - de
Jim Sheridan. (6/20) 
Irlande - Couleur, 1h46 - 2003.
Avec : Samantha Morton, Paddy Considine, Djimon Hounsou, Sarah et Emma Bolger.
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Drame : Un couple dIrlandais et leurs deux filles
sexilent aux States... Plus pour oublier que pour des raisons
matérielles. Oublier la mort tragique de leur petit fiston...
Donc, plus quune chronique désabusée sur
le rêve américain - comme jentends dire ici
ou là - , il sagit dun drame psychologique
qui aurait pu se passer nimporte où ailleurs quaux
Etats-Unis... Mais ce nest pas bien grave... Plus embêtants
sont, outre limage plastifiée, les clichés
et maladresses qui abondent dans cette oeuvre directement inspirée
de la vie des scénaristes (J. Sheridan et ses deux filles).
Il nest pas question de les énumérer car
la liste serait assez longue. Regrettons cependant que lauteur
de Au nom du père ait sombré dans la banalité...
Certes, ce que javance là peut paraître un
peu énorme! Je noserais jamais le répéter à Sheridan
en personne; jaurais toutes les chances de me manger son
poing dans la gueule! Néanmoins, ce qui est tragique dans
la réalité... ne lest pas forcément
au cinéma. Et puis, et puis, comme de bien entendu, tout
est dans la manière de narrer... Il me semble que ce drame
aurait dû être raconté par quelquun
ayant plus de recul... Difficile démouvoir avec
sa propre douleur... quand on a le souffle coupé...
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LE MECANO DE
LA GENERAL -
(The General) - de Buster Keaton et Clyde Bruckman. (6/20)

USA - Muet. Noir et blanc. 1h14 - 1927. (Reprise)
Avec : Buster Keaton, Marion Mack, Jim Farley, Joseph Keaton,
Glen Cavender.
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Comédie : Comme le veut la loi des séries,
voici encore un western dont laction se situe durant
la guerre de Sécession (voir Retour à Cold
Mountain, la semaine dernière); mais cette fois il
sagit dune comédie burlesque, puisque cest
Keaton qui est aux commandes... Cest tout bonnement laventure
fantaisiste dun mécanicien de locomotive qui faits
des exploits pour lamour de sa belle... Il va de soi
que Keaton possédait un savoir-faire indéniable
et quil savait à la perfection orchestrer une
scène aux gags les plus farfelus. Mais, lorsquon
me demande ( question classique, qui revient régulièrement),
si je préfère Keaton à Chaplin ou inversement,
je laisse le plus souvent la parole à Mézigue!
Keaton ou Chaplin? Vaine question! Il y a toujours eu assez
de place pour les deux! Et dun. Toutefois, pendant que
Keaton lutte pour obtenir du galon, Chaplin se sent plus à laise
dans son costume de vagabond; pendant que lun se décarcasse
pour être reconnu par la société, lautre
quitte lusine, en compagnie de sa fiancée, pour
emprunter un chemin ensoleillé... Et puis, de toute
façon, un homme qui ne rit jamais, moi... nest-ce
pas... je le trouve peu fréquentable...
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OPEN RANGE - de
Kevin Costner. (15/20) 
USA - Couleur, 2h20 - 2003.
Avec : Robert Duvall, Kevin Costner, Annette Bening, Michael Gambon, Michael
Jeter.
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Western : A propos de western, tiens! Après le
classique américain, litalien, le chamanique, le
romantique et le comique... en voilà un dune autre
catégorie encore : le western néo-classique. Pour
commencer, lintrigue en est simple et linéaire;
ce qui nest pas pour me déplaîre! Deux cow-boys,
avec laide de deux compagnons, convoient un troupeau de
bétail assez important. Au passage, les bêtes doivent
se nourrir bien évidemment et, ainsi que la loi les y
autorise, elle broutent librement les champs quelles traversent...
Cependant, lors dune halte, nos cow-boys vont avoir affaire à des
propriétaires hargneux, teigneux et méchants...
qui ne voient pas du tout dun bon oeil ce type de convoi!
Daccrochages en meurtres, viendra le moment fatal du règlement
de comptes... Impressionnante bagarre finale!!! Les coups de
feu et les impacts des balles semblent si réels que lon
se surprend... à sursauter! Remarquable travail de montage
sonore et pictural! Un peu longuet au début et à la
fin (après la bagarre, bien sûr), ce film nous tient
(presque) constamment en haleine. Notamment grâce à la
prestation géniale (je pèse mes mots!) du gigantesque
Robert Duvall. Bien que très correct, Costner, nest
quun gamin à côté de lui! Cest
dire! Duvall fait partie de ces acteurs qui se retiennent constamment dexploser tant
ils sont emplis de leurs personnages et de leurs passions...
et qui vivent la situation avec une intensité inouïe
tout en exteriorisant le minimum... Un minimum qui nous ébahit!
Admirable! Certes, le film est très conventionnel... et
tout cela, cest du cinoche... Daccord, cest
exact; nous sommes au cinéma, cest entendu. Alors,
convenons-en. Et regardons.
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PAYCHECK - de John
Woo. (10/20) 
USA - Couleur, 1h58 - 2003.
Avec : Ben Affleck, Aaron Eckhart, Uma Thurman, Paul Giamatti, Colm Feore.
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Fantastique : Un super ingénieur, Michael Jennings,
vend son cerveau et sa mémoire à de peu scrupuleux
entrepreneurs qui utilisent une technologie de pointe leur permettant
de lexploiter puis de lui effacer la mémoire afin
quil ne puisse divulguer la moindre information... Un jour,
il va tomber sur un sacré salopard qui va lui entuber
la gueule quelque chose dinfect! Mais, les aventures ne
font que commencer... et le protagoniste (ainsi que les spectateurs)
va aller de surprise en surprise... Voilà une histoire
qui aurait pu être abracadabrante - surtout entre les mains
du lourdingue John Woo... Eh bien, non! On se laisse prendre
au jeu, malgré un manque de finesse évident et
quelques énormes invraisemblances... La question qui se
dégage de ce film est de savoir dans quel mesure - si
tant est que lon admette quen théorie cela
soit possible - lon peut modifier un avenir que lon
aurait été en mesure de prévoir... La réponse
dans le film étant quelque peu vaseuse, la réflexion
est ouverte...
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LES RIVIERES POURPRES
2 : Les anges de lapocalypse - de Olivier Dahan. (0/20)

France - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Jean Reno, Benoît Magimel, Christopher Lee, Camille Natta, Gabrielle
Lazure.
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Policier : Nouvelles aventures du commissaire Niemans,
cette fois imaginées uniquement par Luc Besson. Aïe!!!
Besson scénariste, cest beaucoup plus que de la
poésie sauvage et brutale ou de la simple bêtise
primitive... cest de la connerie baroque! Je ne sais pas
combien de temps il a fallu à notre auteur pour démouler
ce salmigondis... mais, même une seule petite journée
de travail me semble suffisante pour faire moins mauvais! Qui
plus est, cest filmé en plastoc ténébreux,
Reno (le Lino Ventura de lan 2000, ha,
ha, ha!) sera toujours Reno et Dracula Lee ne fait que de la
figuration. A éviter! De grâce...!
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LA ROUTE DE MEMPHIS
(Collection The Blues II) - (The Road to Memphis)
- de Richard Pearce. (13/20) 
USA - Noir et blanc et couleur, 1h40 - 2003.
Avec : B. B. King, Bobby Rush, Rosco Gordon, Rufus Thomas,
Sam Phillips etc...
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Documentaire : Deuxième épisode de la série,
le film de Pearce est beaucoup trop brouillon et emmêle
pour être comparable au précédent (The
Soul of a Man de Wenders). La première moitié est
tout entière décevante. Confiture darchives,
dimages actuelles, dextraits de concert et dinterviews...
Puis, petit à petit, le montage devient plus cohérent
et les principaux personnages de plus en plus présents...
Et, soudain, lon se dit : Hmmm! Je sens que je vais
quand même aimer ce film... Logique! Des musiciens
et des chanteurs de cette dimension ne peuvent laisser indifférents.
Mieux : ils dégagent quelque chose de supérieur à la
plus belle des musiques! Leurs vibratos viennent direct du coeur,
comme on dit symboliquement. Les sourires, les plaisanteries
de Bobby Rush ainsi que son incroyable humilité - peut-être
devrais-je dire sa simplicité - glissent harmonieusement
comme des évidences. Le mec, qui a dû en baver des
tonnes - notamment parce que ce nest quun nègue-
qui tannonce tout naturellement, quà un moment
donné, nayant plus demploi comme musicien,
il a travaillé pendant vingt ans dans une blanchisserie,
comme sil fût agi de vingt jours; qui ne semble jamais
malheureux; qui jubile rien quen parlant du blues... Un
mec comme ça, ça te réconcilie avec lhumanité!
Et la virtuosité (pour ne citer que lui) dun B.
B. King, ce nest pas tant sa façon de jouer de la
guitare, sa virtuosité cest lui... Lui, seulement
lui... Et lui tout entier... Nous sommes sortis heureux après
la projection.
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SANG ET OR - (Crimson
Gold) - de Jafar Panahi. (0/20) 
Iran - Couleur, 1h37 - 2003.
Avec : Hussein Emadeddin, Kamyar Sheissi, Azita Rayeji, Shahram Vaziri.
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Drame : Inspirée dun fait divers, voici
lhistoire, (ou plutôt la non histoire) de Hussein,
modeste livreur de pizzas, qui va simproviser malfrat avec
son copain Ali en attaquant une bijouterie. Il en tuera le propriétaire.
Cette tragédie est provoquée par la constante humliliation
subie par Hussein et Ali, au sein dune société terriblement
injuste où les pauvres sont vraiment des merdes et
les riches des gens honteusement nantis... Formidable ratage
que cette oeuvre, surestimée par ailleurs; à Cannes
notamment où le film fut primé dans la section Un
certain regard. Les séquences dune banalité consternante
sétirent impitoyablement... et, franchement, il
serait grand temps que les cinéastes iraniens semploient à trouver
des comédiens professionnels! Ce genre dinterprètes
coincés et gauches qui récitent et débitent
leur texte à rallonge, de la manière la plus monotone
qui soit - tralalalala... lalalalaa... tchamouri, tchamoura -
y en a vraiment, tout bonnement, marre!!!
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STAND BY ME - de Rob Reiner. (12/20)

USA - Couleur, 1h25 - 1986. (Reprise)
Avec : Wil Wheaton, River Phoenix, Corey Feldman, Jerry
OConnell, Richard
Dreyfuss
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Aventures : Daprès une nouvelle de Stephen
King - qui na pas écrit que des histoires fantastiques.
En 1959, quatre jeunes adolescents partent à pieds, dans
la forêt de lOregon, à la recherche dun
cadavre... Concurrencés par une bande dados plus âgés,
ils prennent cette vadrouille comme une compétition, un
jeu... Une histoire proprement racontée, des personnages
bien vivants et très correctement interprétés...
Un petit film (le premier de Rob Reiner), tour à tour
savoureux et palpitant. Que demande le peuple...?
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S-21, LA MACHINE DE
MORT KHMERE ROUGE - de Rithy Panh. (6/20) 
Cambodge - Couleur, 1h41 - 2002.
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Documentaire : Deux millions de victimes au Cambodge
entre 1975 et 1978. Les Khmers rouges avaient frappé fort!
Lintérêt de ce document réside dans
la confrontation danciens tortionnaires et de leurs victimes.
La démarche de Rithy Panh est aussi saine quutile.
Néanmoins, la réflexion est trop superficielle.
Les différents protagonistes alignent des banalités
et lauteur ne fait rien pour élever le débat...
Lensemble apparaît dès lors long et répétitif...
Cela dit, à partir de ces témoignages, chacun peut
trouver du grain à moudre... En effet, que pouvait-il
bien se passer dans la tête des bourreaux qui exécutaient
des ordres infâmes en torturant ou tuant parfois des amis
et des proches? Comment se fait-il quils aient pu être
aussi aliénés? Une réponse simple (simpliste?)
me vient immédiatement à lesprit : linstinct
de survie et la peur. Je crains que cela naille pas plus
loin... La peur a toujours régi le monde dune manière
ou dune autre. Lhomme primitif na-t-il pas
inventé une foultitude de dieux (du vent, de la pluie
ou du tonnerre) pour se rassurer quelque peu...? Il y aurait
beaucoup à dire là-dessus. Or, le film ne nous
dit (presque) rien...
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