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LES CHORISTES -
de Christophe Barratier. (10/20) 
France - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : Gérard Jugnot, François Berléand, Kad Merad, Jean-Paul
Bonnaire, Marie Bunel.
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Comédie dramatique : Laction se situe en
1949 et le film
est un remake de La cage aux rossignols (1945) de Jean Dréville
avec Noël Noël. Cest lhistoire dun gentil pion qui, à force
de gentillesse et de compréhension, va mettre en évidence ce quil
y a de meilleur chez des mômes qui font les zouaves dans un centre de rééducation
pour mineurs. Il va avoir du mal parce que le dirlo des lieux est un sacré salaud.
Comme notre pion est aussi un modeste musicien, il parviendra à ses nobles
fins surtout grâce au chant; à la chorale quil va créer
au sein de létablissement. Bien sûr, cest cousu de fil
blanc et de bons sentiments, mais lhistoire fonctionne. Bien sûr,
je ne peux pas blairer Jugnot - je ne sais pas, cest viscéral, il
ne ma rien fait ce pauvre gars - mais le public marche car cest bien
ficelé. Berléand a des hauts et des bas (il y a des moments où il
est vraiment à chier!) mais... on glisse là-dessus aussi. Le film
est tartiné sur du numérique, nempêche... Cela en fait
des aspects négatifs! Mais, que voulez-vous, le film chante plutôt
juste. Cela ne suffit sans doute pas à en faire une oeuvre dart,
mais lhistoire est si jolie... Alors, on ne va pas trop bouder quand même!
Dailleurs, les spectateurs - que décidèment il ne faut pas
prendre que pour des cons! - sont loin de bouder! A lheure où jécris,
le film a déjà fait largement plus dun million dentrées
France! Pour finir, je me félicite tout particulièrement de la
prestation
- la meilleure et la plus émouvante du film - de Jean-Paul Bonnaire dans
le rôle du Père Maxence. Voilà un comédien qui, après
trente ans de chômage, enchaîne film sur film depuis quelques années!
Ca aussi, cest une jolie histoire...
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LES DISPARUES -
(The Missing) - de Ron Howard. (4/20) 
USA - Couleur, 2h17 - 2003.
Avec : Tommy Lee Jones, Cate Blanchett, Evan Rachel Wood, Aaron Eckhart.
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Western : Et un de plus! Cest fou les séries...
Cette fois, ce western est du genre bâtard... Très
chrétien, un peu chamanique, avec un côté sous
John Ford (dans le sens où il est bien moins ignoble que
ne le furent les toiles du prétendu grand
maître)... et, surtout, surtout trop long! La première
heure passe encore... mais ensuite, cest du creux clicheteux
avec tout plein de choses inutiles! Voilà : cest
des grands méchants Apaches qui samusent à enlever
des jeunes femmes pour faire de la traite de visages pâles...
Les deux principaux protagonistes, un père indigne et
sa fille, sont stéréotypés au possible.
Le père est devenu un indien dadoption et sera - pasquil
est hachement redoutable - dune grande utilité à sa
fille (qui ne peut pas le sentir) lorsque celle-ci se sera fait
piquer sa jeune fille à elle par les salopards. La poursuite
va se traîner donc pendant plus de deux heures! Il faut
préciser que le réalisateur Ron Howard (Splash,
Cocoon) - dont le moins mauvais film reste La rançon,
un polar avec Mel Gibson - nest quun très
laborieux tâcheron! Du genre, tu lui dis de se mettre à genoux
et de faire le beau... et il le fait, ce pitre! Il connut néanmoins
le succès à plusieurs reprises auprès dun
public indulgent et peu exigeant... Mais ça, cest
une autre histoire... Lessentiel, cest que ces fameuses
disparues, vous nêtes vraiment pas obligés
daller à leur recherche... Il y a des vedettes bien
payées pour ce boulot...
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DIX-SEPT ANS -
de Didier Nion. (0/20) 
France - Couleur, 1h23 - 2003.
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Documentaire : On nest pas sérieux quand
on a dix-sept ans... Alors, pour quil apprenne la
gravité de la vie, ce jeune gars doit sinculquer
un métier... Quil a lair daimer, dailleurs...
Mécanicien de garage! En voilà un métier
quil est beau comme métier! Réparer les
pollueuses, ça doit faire chaud au coeur! Bon,
je ne veux pas être méchant avec ce garçon
qui na pas demandé à vivre et qui a subi
un père ivrogne et violent. Mais - peut-être suis-je
trop ambitieux ou prétentieux - est-ce quon naurait
pas pu, des fois, lui apprendre à respirer la vraie
joie de vivre par le biais de ce que lon nomme la culture,
par exemple... Lecture, musique ou autre chose... En plus,
ce film, si on peut appeler cela comme ça, se trimbale
dans tous les sens, sans aucune espèce de structure.
Nous avons bien sûr droit à de nombreuses réactions
du jeune homme qui sont, rarement, passionnantes. Cela dit,
si on lavait peut-être un peu mieux mis en valeur,
lon y se serait peut-être attaché davantage.
Car nimporte quel humain peut être attachant ;
et même ce garçon provoque, parfois, des étincelles
et suscite ainsi un certain intérêt chez le spectateur.
Mais voilà le film est ce quil est... Jvous
passe les détails, ce qui compte, cest que le
bougre va être inséré dans la société.
A bord dune voiture, comble de magie pour le petit, qui
avec sa belle va pouvoir enfin rouler droit devant lui, sur
lunique route qui lui est offerte. Heureux comme tout,
ne se rendant pas compte quau bout de ce chemin, cest
ravin garanti ! Inséré dans la société,
dis-je ? Oui, mais quelle société ... ?
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IMMORTEL (Ad vitam) -
de Enki Bilal. (0/20) 
France - Couleur, 1h45 - 2003.
Avec : Linda Hardy, Thomas Kretschman, Charlotte Rampling, Yann Collette.
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Fantastique : Attention, le titre de ce film est, dune
certaine façon, mensonger ou fallacieux ! Car, bien au
contraire, ce film peut être mortel ! Dennui, bien
sûr ! Quon aille pas croire que jaccuse Bilal
dêtre un assassin... En tout cas, nous voilà balancés à la
fin du vingt et unième siècle, à New-York
bien sûr, pas à Sarcelles, ce serait trop original...
Et nous avons là tout un vaste foutoir de prétentieuses
pseudo-créations artistiques... à une imagination
sans borne due à un auteur qui ressemble bien plus à un
créateur de mode (genre Gaultier par exemple). Tombe bien,
paraît que la principale actrice, cest un mannequin.
Créateur de mode, disais-je ; du genre les saligauds qui
nont rien dautre à foutre quà créer des
oripeaux quils osent nommer vêtements pour femmes
(quest-ce quils leur mettent dans la gueule aux femmes).
Passons sur lhistoire car il sagit de la résurrection
du Dieu Horus qui ne dispose que de sept journées pour
niquer une humanoïde afin de se progénérer
! A propos dhumanoïde, nous avons droit ici à un
méli-mélo infâme dhommes, de semi-hommes,
de dieux, de pseudo-dieux, dextra-terrestres, daliens,
de demi extra-terrestres ou de quatre-dixièmes de bouts
dhomme. La plupart sont des espèces de personnages
de synthèse qui sont de véritables poupées
de plastique. Quant à Charlotte Rampling (qui sétait
déjà bien compromise à deux reprises avec
François Ozon) elle poursuit brillamment sa seconde carrière
désastreuse car elle a perdu tout sens du ridicule apparemement.
En effet, avec les bouts de chatterton noir séchés
quon lui a collé sur la tête en guise de coiffure,
elle incarne larchétype dune vaste foutaise.
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JAPANESE STORY -
de Sue Brooks. (0/20) 
Australie - Couleur, 1h47 - 2003.
Avec : Toni Collette, Gotaro Tsunashima, Matthew Dyktynski, Lynette Curran.
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Drame : Ce film se veut insolite. En effet, cest
la rencontre en Australie du fils dun richissime et surpuissant
industriel japonais et dune géologue australienne
qui va accepter de le rencontrer, uniquement, pour des raisons
commerciales. Lui, en revanche, sa démarche est plus énigmatique.
Est-il venu uniquement pour affaires, pour visiter en touriste,
pour prendre lair, ou bien pour des raisons hautement métaphysiques?
Bon. Toujours est-il que nos deux héros vont se retrouver
tous seuls dans les immensités de ce pays-continent, que
bien sûr, ils auront une aventure après
un premier contact, bien évidemment, très antipathique.
On voit là précisément à quel point
le film est insolite. Pas une once doriginalité !
Et si ce nétait que cela... Le combre de lhorreur,
cest que dans ce film, il ne se passe rien ! Quand je dis
rien, entendez bien, rien, LE NEANT !!! Et lorsque vers la fin,
une tragédie va arriver, comme une cheveu sur la soupe,
la dernière demi-heure du film va sétirer
dune manière encore plus opiniâtre. La nana
(Toni Collette) ne va cesser de nous montrer comment quelle
sait vachement bien pleurer ! Dans toutes les positions, dans
tous les lieux, même aux chiottes ! Et comme Toni Collette
nest déjà pas un astre de beauté,
imagine sa gueule quand elle chiale en gros plan... Ny
allez surtout pas, car (je suis bien placé pour le savoir)
ce film laisse des séquelles... !
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LE MAÎTRE DU
JEU - (Runaway Jury) - de Gary Fleder. (10/20)

USA - Couleur, 2h07 - 2003.
Avec : John Cusack, Gene Hackman, Dustin Hoffman, Rachel Weisz, Bruce Davison.
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Policier : Daprès John Grisham, célébrissime
auteur de polars souvent adaptés à lécran.
Il sagit dun thriller judiciaire dans lequel bon
nombre de manipulations et magouilles au niveau de la composition
du jury vont allègrement semmêler. Je dis
cela car, on a souvent du mal à suivre les diverses péripéties
et à en comprendre parfois le sens exact. Ce film est
une espèce de montagne russe ; ça monte
et ça descend en intérêt et en qualité,
jentends. Lhistoire est définitivement trop
compliquée à raconter et, du reste, comme il sagit
dun suspense... nest-ce-pas... je ne me sens pas
le droit de dévoiler quoi que ce soit. Il nen reste
pas moins que, dans lensemble, le spectacle compte de nombreuses
qualités, tant au niveau de limage, de la mise en
scène, et bien sûr, de linterprétation.
Sachez, en tout cas, que les vrais maîtres du jeu, dans
ce film, sont Gene Hackman et Dustin Hoffman.
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NE FAIS PAS CA ! -
de Luc Bondy. (0/20) 
France - Couleur, 1h30 - 2003.
Avec : Nicole Garcia, Natacha Régnier, Miki Manojlovic, Fabrizio Rongione.
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Drame : Cest exactement ce quon aurait dû dire à Messire
Bondy. Mais ne fais donc pas ça ! Apparemment, personne
ne la mis en garde, et bien au contraire, il a dû être
encouragé. Car, il la fait, son film. Enfin bon,
je suis sympa, jappelle ça un film. Mais le vrai
mot pour définir cette chose méchappe, pour
linstant. Cest une histoire sans histoire avec, notamment,
deux pseudo-histoires. Histoires de couples, sentend. Le
couple des parents et le couple des enfants ; doù situations
forcément sentimentalo-dramatico-comico-bordélique.
Parce que le père Bondy, pour bondir, il bondit. Nous
passons chaotiquement dune situation à lautre;
passé, présent, futur, lieux et personnages, tout
cela sembourbe mutuellement, comme dans une mauvaise ratatouille.
A un moment donné, le père demande à son épouse mais
que nous est-il donc arrivé ; sa femme : à nous
deux ? non, répond le mari à nous,
les hommes, les femmes! Quelle profonde réflexion.
Que voulez-vous quil soit arrivé ? Depuis la nuit
des temps, un homme est un homme et une femme est une femme.
Depuis toujours, nous vivons dans un monde où il y a deux
sexes qui ont implacablement besoin lun de lautre.
Point barre ! Nota Bene : Madame Nicole Garcia devrait -il nest
jamais trop tard pour bien faire- prendre quelques cours dart
dramatique afin dapprendre à parler un peu moins
vite, ce qui nous permettrait de saisir ce quelle essaie
de dire. Je rappelle que ce sont des choses que lon apprend
normalement à lécole dart dramatique
entre lâge de quinze et vingt ans, environ.
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OSAMA - de Siddiq
Barmak. (7/20) 
Afghanistan - Couleur, 1h23 - 2003.
Avec : Marina Golbahari, Khawaja Nader, Arif Herati, Zubaida Sahar, Hamida Refar.
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Drame : Nous sommes en Afghanistan, sous le régime
taliban. Une jeune fille, pour pouvoir subvenir aux besoins de
sa famille, ou tout du moins y participer, est obligée
de trouver du travail. Seulement, comment faire pour sortir,
ne serait-ce que dans la rue, quand on est une femme dans cette
région maudite où règnent de gros salopards
barbus ? Et bien, en se déguisant en garçon, par
exemple. Cest ce que va faire notre jeune fille ; mais
comme on la prend réellement pour un garçon, elle
va finir dans une école coranique pour garçons...
La supercherie, pourra-t-elle durer longtemps ? Voilà une
histoire simple et terrifiante, pas toujours rondement menée,
mais avec tout de même de bons moments émouvants,
forts, et poétiques. Au final, cest toujours la
même histoire. La domination de la femme, cest léternel
rapport de force, à savoir la loi du plus fort. En Afghanistan,
les plus forts sont des mâles sauvages, bêtes et
méchants, avec plein de poils partout, enchiffonnés
jusquà la tête, quils coiffent dun énorme
slip king size, humide et sale. Ces mâles,
on les appelle les Talibans. Ailleurs, dans des mondes plus civilisés,
vous avez des hommes en costume-cravate et qui opèrent
souvent avec des gants propres pour poignarder les plus faibles,
de préférence dans le dos, car en plus, ils sont
couards. Ces hommes, on les appelle les Salauds.
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