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Cette semaine,
Mézigue et Moi-Même avons pris
un peu de vacances.
Il faut reconnaître que nos pauvres nerfs sont parfois mis à rude épreuve
avec tous ces films médiocres et mauvais... Nous avons donc décidé de
nous faire plaisir en consacrant cette semaine uniquement aux reprises qui sont
programmées dans les salles précisées plus bas. Que des
films que nous avons adoré! Cela nous changera un peu des zéros... |
Comédie dramatique : Arizona Dream, cest
avant tout un rêve complètement fou réalisé par
un cinéaste bosniaque de génie qui est allé sessayer
aux States comme par défi, en disant chiche aux américains,
chiche de produire le film dun artiste libre (ce qui devrait être
un pléonasme). Du reste, rappelons-nous quil ne
la pas terminé là-bas. En effet, cest
en France que toute la post-production a été terminée.
Onze mois de travail pour aboutir à un délire visuel
dune beauté rare. Ce nest pas un film qui
se raconte. Lintrigue, au fond, nest quun prétexte.
Laction se situe en Arizona, bien sûr et il sagit
de lhistoire dun jeune homme amoureux de deux femmes à la
fois, la mère et la belle-fille. Comment exprimer par
de simples mots la magie visuelle de cette oeuvre (considérée
comme Kusturica lui-même comme une de ses mineures !) ;
comment exprimer leffet que produit sur le spectateur la
musique envoûtante
de Goran Bregovic... Ajoutez à cela,
un casting dexception ! Notamment Jerry Lewis dans le plus étonnant
de ses rôles.Si vous navez pas encore eu le bonheur
de voir cette toile, précipitez-vous. Et si vous lavez
déjà vu, vous avez le droit daller la revoir.
(Ce film passe actuellement au cinéma Saint-Lambert 75015
Paris). 
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MUSIC LOVERS -
(La symphonie pathétique) - de Ken Russell. (20/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 2h10 - 1970.
Avec : Richard Chamberlain, Glenda Jackson, Max Adrian, Christopher Gable.
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Drame : Cest sans doute le film le plus puissant
de Ken Russell. Il sagit de la biographie de Tchaïkovski,
de ses immenses amours et de ses non moins immenses souffrances.
La vérité, est-elle respectée ? Peu nous
importe. Ce qui compte, cest le spectacle quon se
prend en pleine figure. Tour à tour, à la limite
de lhystérie et dune poésie romantique
(les illustrations des morceaux de musique). Et que dire des
acteurs, que dire notamment de Glenda Jackson qui atteint au
paroxysme, à la fin du film. Il sagit dune
production absolument somptueuse, tant au niveau de limage
que du son. Quoi de plus important au cinéma ! Un pur
chef-doeuvre !!! Cette petite critique est sans doute un
peu courte, mais il me semble que devant une telle oeuvre, tout
autre commentaire serait superflu. (Ce film passe actuellemen
au cinéma Accatone 75005 Paris).
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LES TEMPS MODERNES -
(The Modern Time) - de Charles Chaplin. (20/20) 
USA - Noir et blanc, muet, 1h30 - 1936.
Avec : Charles Chaplin, Paulette Goddard, Henry Bergman, Stanley Sanford.
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Comédie : Léternel vagabond, Charlot, à force
de travailler à lusine, finit, bien entendu, à pèter
un cable. Il sera hospitalisé, puis relâché,
pouvant ainsi reprendre sa vie de clochard poète. Quand
on pense que ce film date de près de soixante-dix ans,
on se demande comment Chaplin réagirait aujourdhui.
Il sagit bien sûr dun de ses films les plus
célèbres, et tout a été dit à son
propos. Jajouterai néanmoins quil est urgent
de le revoir afin de prendre conscience de notre monde actuel,
on ne peut plus déshumanisé. Bien sûr, il
est clair que Chaplin, un homme de spectacle absolument complet,
passe son temps à nous amuser et à nous émouvoir.
Cest même lui qui composait la musique de ses films
! Et comment oublier cette scène finale où, au
bras de sa belle, il se dirige vers le soleil, faisant la nique à un
monde où il na pas sa place. (Ce film passe actuellement
aux cinémas Quartier Latin et Max Linder Panorama à Paris).
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TRAQUENARD - (Party
Girl) - de Nicholas Ray. (20/20) 
USA - Couleur, 1h40 - 1958.
Avec : Robert Taylor, Cyd Charisse, Lee J. Cobb, John Ireland, Kent Smith.
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Policier : Dans les années vingt, à Chicago,
un avocat marron enlève lamie dun gangster
particulièrement coriace. Tout à la fois polar
pur jus et formidable histoire damour, ce film ne vous
laisse aucun répit ; entre les scènes daction,
les scènes romantiques et les scènes de danse,
on assiste à du vrai cinéma comme, à une
certaine époque, on sefforçait de le faire.
Dabord, pour le public. A mon goût, cest de
loin le meilleur film de Nicholas Ray (vous voyez que cette semaine,
je ne vous parle pas de navets !). Quant aux interprètes,
Robert Taylor est épatant de beauté et de présence.
Lee J. Cobb a vraiment une gueule denfer. Quant à Cyd
Charisse, cest vraiment... un traquenard. (Ce film passe
actuellement au cinéma Grand Action 75005 Paris).
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LE VOLEUR DE BICYCLETTE -
(Ladri di biciclette) - de Vittorio de Sica. (20/20)

Italie - Noir et blanc, 1h25 - 1948.
Avec Lamberto Maggiorani, Enzo Staiola, Lianella Carell, Elena Altieri, Nando
Bruno.
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Drame : Le voleur de bicyclette, cest vraiment
le symbole du film néo-réaliste italien. Lhistoire
se résume en quelques mots. Un chômeur, après
avoir eu un mal fou à se procurer une bicyclette pour
trouver un emploi, se la fait voler. Cétait le propre
de ce genre de film, aborder un fait divers, en apparence banal,
et parvenir à en faire un drame poignant. Pour une fois,
les acteurs non professionnels sont justes et émouvants.
Comme quoi, il y a une exception à toute règle.
Toutefois ce genre de film est à éviter un jour
de cafard. (Ce film passe actuellement au cinéma
Accatone 75005 Paris).
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VOYAGE AU CENTRE DE
LA TERRE - (Journey to the Center
of the Earth) - de
Henry Levin. (20/20) 
USA - Couleur, 2h10 - 1959.
Avec : James Mason, Arlene Dahl, Pat Boone, Diane Baker.
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Aventures fantastiques : A quelques exceptions près,
jai toujours préféré Jules Vernes
au cinéma. Il faut dire que les adaptateurs ont toujours
su éviter soigneusement les formules pseudo-scientifiques
et fantaisistes énoncées par Vernes, notamment
pendant les soixante premières pages. Ce qui casse sérieusement
lambiance. Ici, cest lavanture qui prime, et
rien que laventure. Bien sûr, on est au cinoche,
et il faut accepter les règles de ce genre de film. Cest
complètement absurde, farfelu et pas crédible une
seconde... si lon tient à tout prix à rester
cartésien. Mais quel divertissement ! Et on aurait tort
de considérer que ce genre de spectacle sadresse
uniquement aux gamins. Noublions pas que nous sommes tous
de grands enfants. Quant à James Mason, ça a toujours été la
grande classe. Si vous voulez vous colorer un peu la vue, détendez-vous,
relaxez-vous et offrez-vous ce film comme une bonne crème
glacée. (Ce film passe actuellement au cinéma lArchipel
Paris-Ciné 75010 Paris).
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