MARS 2004
Semaine 11  Du 10-03 au 16-03-2004 

DEMAIN ON DEMENAGE - de Chantal Akerman. (0/20) 0
France - Couleur, 1h50 - 2003.
Avec : Sylvie Testud, Aurore Clément, Jean-Pierre Marielle, Natacha Régnier.

Comédie : 12.000 entrées sur Paris-Périphérie en première semaine sur cinq salles! Qu’y puis-je ? Est-ce mon cerveau qui tourne à l’envers ? Ou est-ce le cancer du crétinisme humain qui prend définitivement le dessus ? Bien sûr, on va dire pour qui je me prends ? La réponse est simple : pour un spectateur qui a mal au cul, au bout de dix minutes de projection filmique d’un crétinisme étudié. Sous prétexte de fantaisie, et je ne suis quand même pas le dernier des cons, l’on nous propose une foutaise ! Une foutaise dont certains acteurs font les frais. Des acteurs dignes d’intérêt et de respect. Salut Monsieur Marielle ! Cette crottelette est indigne de la pire sitcom ! L’histoire ? Que puis-je en dire ? Il n’y en a pas. C’est du genre la fille et la mère ou la mère et la fille, dans le désordre, qui se voient obligées de cohabiter et parfois de déménager ensemble. En voilà une intrigue, qu’elle est bien comme intrigue !!! Je n’en dirai pas plus, mais au passage je ne manquerai pas de saluer d’une gifle symbolique l’affreuse bonne femme qui n’a cessé de rire derrière moi durant la projection.

FEUX ROUGES - de Cédric Kahn. (10/20) 1
France - Couleur, 1h46 - 2003.
Avec : Jean-Pierre Darroussin, Carole Bouquet, Vincent Deniard, Jean-Pierre Gos.

Policier : D’après Simenon. Ce qui nous vaut déjà une histoire de base. Un couple mûrissant se balance des coups de “blues” secs à travers leurs lèvres sifflantes. Le mari boit ; on ne sait pas pourquoi. La femme flippe, et on comprend mieux. Tous deux, en plein trafic de mois de juillet, affrontent la route des vacances pour aller rejoindre leurs enfants à Bordeaux. Scènes de ménage autour du volant. Le mari boit et reboit. Arrive un moment où l’épouse déborde d’énervement et quitte la voiture pour prendre le train. Le mari, un éreinté de la routine, commence à s’inquiéter grave. Faut dire que c’est des gens ordinaires. Et que le mari, il en a marre d’être ordinaire. Il a envie de griller quelques feux rouges... Y arrivera-t-il, comment et quand ? De plus en plus bourré, il prend un auto-stoppeur dans sa voiture. S’agirait-il de l’évadé de prison dont on parle dans les actualités, cette nuit-même ? Plutôt dense au départ, l’intrigue ramollit, puis rebondit, évitant de justesse que l’on s’embête. Darroussin, dans un rôle très difficile, est parfois excellent. Carole Bouquet ne démérite pas. Au total, malgré quelques feux rouges et des crevaisons de pneus, le film roule tant bien que mal, sans que l’on ait besoin de le pousser au cul... Notons tout de même, hélas, que la photo est parfaitement numérisée et que cette fiction est digne d’un film télévisé...

POLLY ET MOI - (Along came Polly) - de John Hamburg. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h30 - 2003.
Avec : Ben Stiller, Jennifer Aniston, Philip Seymour Hoffman, Debra Messing.

Comédie : Voila donc un produit savamment usiné dans les ateliers du Hollywood décadent. Deux crétins, un crétin et une crétine, tombent crétinement amoureux l’un de l’autre. La lourdeur des gags qui accompagnent cette intriguette ne fait que défavoriser la digestion du MacDo’Hamburger (tiens, c’est le nom du metteur en scène) que l’on est théoriquement censé avoir consommé juste avant d’aller se crétiniser la cervelle avec une ineptie dont la définition ne figure pas dans le dictionnaire.

SOUS LE SOLEIL DE TOSCANE - (Under the Toscan Sun) - de Audrey Wells. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h52 - 2003.
Avec : Diane Lane, Sandra Oh, Lindsay Duncan, Raoul Bova, Vincent Riotta.

Comédie dramatique : Une belle américaine de San Francisco, terriblement “marquette” par son divorce, se retrouve par certains jeux de circonstances dans une vieille habitation en Toscane. Euh... disons que...Euh...bon...Euh... disons que les paysages de cette partie de l’Italie devraient être charmants et beaux, mais que malheureusement, ils sont très mal filmés. La pauvre grogniasse délaissée va rencontrer une amourette furtive au contact d’un Italien, bien sûr volage, et puis après quelques autres mésaventures, elle va finir par trouver un homme à sa pointure...A noter la plaisante (ou déplorable) présence du grand cinéaste italien, Mario Monicelli, dans un tout petit rôle....

UNE VIE A T’ATTENDRE - de Thierry Klifa. (0/20) 0
France - Couleur, 1h45 - 2003.
Avec : Nathalie Baye, Patrick Bruel, Géraldine Pailhas, Michaël Cohen, Anouk Grinberg.

Comédie dramatique : On va imaginer une belle histoire. Une histoire à fendre l’âme qui te fout un coup de poing dans la gueule ! “T’es un bonhomme de 40 ans ; t’as donc vécu une bonne partie de ta vie... sentimentale notamment... T’as failli oublier ton premier amour... Tu l’as peut-être même oublié... C’était une femme de dix ans ton aînée... Tu l’as chérie comme un malade et pour une bêtise de coeur, comme toutes les inepties sentimentales, vous vous êtes trouvés séparés... Et puis voilà, un beau jour, elle revient dans la ville où tu es resté... Douze ans ont passé... Tu la croises par hasard, tu ne peux t’empêcher de renouer avec elle... Tu l’aimes encore forcément, tu n’en sais rien, mais c’est sûr... Tu chuchotes quelques mots de retrouvailles...et de nouveau vous vous rencontrez dans l’intimité pour aimer l’amour que vous avez tant aimé...Ton ancienne, elle commence à avoir une touche archaïque. Blême et presque laide, l’Acropole de tes souvenirs... Et, les vibrations de ton palpitant symbolique ne font-elles que raser les pâquerettes, ou bien rêvent-elles d’ailes perdues dans les rares nuages d’un ciel bleu...? Cette presque “clocharde”, ce n’est pas par charité que tu la retrouves dans le plumard...C’est plutôt un sursaut de ton âme... Sa curieuse âme à elle, sursaute, elle aussi, surtout lorsqu’elle ôte ses talons aiguilles...Malheureusement, votre amour est encore plus impossible qu’auparavant...Pendant ces douze années, chacun a fait sa vie de son côté...Ta présente compagne -tu viens de l’apprendre- est enceinte de toi et te voilà face à un terrible choix...” Et bien non, ce n’est pas l’histoire du film ! Ça, c’est du Scola ou du bon Risi ! Mais cela n’est sûrement pas du Klifa ! La trame est pourtant la même, seulement, c’est le chemin qui diffère. Klifa, comparé par certains à Sautet (au feu les pompiers!), ne fait que baver sur des clichés glacés. “Label Bourge”!


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