Mars 2004
Semaine 10  Du 03-03 au 09-03-2004

BIG FISH - de Tim Burton. (6/20) 1
USA - Couleur, 2h05 - 2003.
Avec : Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, Jessica Lange, Alison Lohman.

Fantastique : Il n’était pas une fois l’histoire fantaisiste de la vie d’un papa qui assomme particulièrement son fiston Will avec ses contes à dormir debout... Le jour où le père est atteint d’un cancer, le fils accourt à son chevet... Les passages du présent au passé - vrai ou faux - lassent rapidement tant ils sont saccadés et peu maîtrisés; qui plus est, sur fond plastifié à outrance, les images sans queue ni tête défilent dans l’indifférence générale... Pourquoi? Parce que tout bonnement, elles n’ont aucun sens! Charabia sur pseudo poésie, les scènes et les aventures s’étirent à la manière d’un poussiéreux manège de “luna park”, dans des décors de cirque cafardeux; bref un bric-à-brac d’objets hétéroclites découverts au hasard d’un vieux grenier et dont les souvenirs nous sont étrangers... L’on peut, partant de là, imaginer ce que l’on veut... Le fameux “Big Fish” symbolise probablement la femme... mais on s’en gratte... Il y a bien sûr quelques “amuseries” qui parviennent à nous faire oublier la durée du film... Le casting est un véritable gâchis de talents et, après l’inutile remake de La planète des singes, Tim Burton récidive dans la déception avec cette tentative de revenir à un univers plus pittoresque et plus proche de sa fantaisie. S’il ne redresse pas le tir, il ne restera à l’homme aux cheveux ébouriffés que sa tignasse pour pleurer...

GERRY - de Gus Van Sant. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h43 - 2002.
Avec : Casey Affleck, Matt Damon.

Drame : Deux jeunes hommes se perdent dans la nature désertique de la Vallée de la Mort. Personne ne sait pour quelle raison ils se promènent ainsi... et aussi dangereusement! Leur amitié sera mise à rude épreuve et le plus résistant des deux s’en sortira, la gueule un peu abîmée... Plus de cent minutes de vaines errances abusent honteusement de la patience du pauvre spectateur... Idéal pour pioncer! Hé, Gugusse, t’es vraiment pas drôle avec ton tripotage intellectuel!!!

LA JEUNE FILLE A LA PERLE - (Girl with the Pearl Earring) - de Peter Webber. (0/20) 0
Grande-Bretagne - Couleur, 1h40 - 2003.
Scarlett Johansson, Colin Firth, Tom Wilkinson, Cillian Murphy, Judy Parfitt, Essie Davis.

Comédie dramatique : Hollande. Dix-septième siècle. Vermeer, peintre à la famille nombreuse, vit grâce aux commandes de son mécène et n’a de cesse de rechercher l’inspiration. Le film nous raconte sa rencontre avec Griet, une jeune servante. Tout d’abord, on note au passage, qu’à cette époque, tout le monde en Hollande, y compris les servantes avaient sans doute droit à des cours du soir pour apprendre à jacter couramment l’anglais... Puis, l’on est fortement impressionné par la manière dont le peintre est subjugué par Griet, sa complice, sans doute amoureuse elle aussi - difficile d’en être certain vu l’absence totale d’expression des personnages qui baignent par ailleurs dans une lumière lourdement picturale et “toilesque” - et son futur modèle qui donnera un tableau énigmatique : “La jeune fille à la perle”. Nous sommes d’autant plus impressionnés par la fascinatiion de l’auteur pour la jeune femme que Colin Firth (l’interprète) semble aussi passionné en l’observant que s’il se trouvait face à une paire de chaussettes sales...! C’est dire l’inspiration et l’investissement de l’ensemble de l’équipe de ce non-film aux allures de documentaire mêlé à de sporadiques expositions picturales. Pour cela, nous disposons fort heureusement d’un certain nombre de musées; et, pour ce qui me concerne... je préfère encore aller me rincer l’oeil avec du Rembrandt! Mais ça, c’est une autre histoire... Une affaire de goût.

KHAMOSH PANI - de Sabiha Sumar. (0/20) 0
Pakistan - Couleur, 1h39 - 2003.
Avec : Korron Kher, Aamir Malik, Arshad Mahmud, Salman Shahid, Shilpa Shukla.

Drame : Tout a commencé en 1979 au Pakistan... Voila ce que nous dit l’affiche, par ailleurs, fièrement encadrée par les prix sans aucune valeur, bien évidemment, obtenus au festival de Locarno 2003 et par une citation signée Figaroscope “fort, digne, émouvant.”En fait il s’agit de l’éternelle histoire d’une veuve de 40 ans qui élève son fifils qui, une fois adolescent, au contact d’intégristes musulmans, va se fanatiser, lui aussi, la gueule... On a franchement déjà vu ça, et le disque est rayé, usé jusqu’au dernier sillon. Faut-il comprendre que dès qu’un film provient d’un pays plus ou moins islamisé, il doit nous crever les yeux avec les sempiternels problèmes d’ordre religieux. J’ai de la peine à croire qu’il ne se passe rien d’autre d’intéressant dans ces pays-là. A la fin du film, la protagoniste se jette dans un puits. Espérons pour elle qu’elle y aura, au moins, trouvé la vérité.

MALABAR PRINCESS - de Gilles Legrand. (7/20) 1
France - Couleur, 1h34 - 2003.
Avec : Jacques Villeret, Jules Angelo Bigarnet, Michèle Laroque, Claude Brasseur.

Comédie dramatique : Tom, un gamin de huit ans dont la mère a disparu sur les glaciers du Mont-Blanc, est confié à son grand-père, Gaspard... qui vit en montagne lui aussi. Rencontre conventionnelle de deux personnages que beaucoup de choses opposent. Situation de départ vue et revue au cinéma. Il n’empêche. On se laisse prendre au jeu de cette petite histoire - notamment grâce à l’excellent (pléonasme?) Jacques Villeret, vaillamment “secondé” par une fort correcte Michèle Laroque et un efficace Claude Brasseur. C’est peu mais ce n’est pas rien! Les personnages d’abord, n’est-ce pas? Toutefois, la dernière demi-heure, où l’auteur mélange les genres et s’emmêle les pinceaux avec des séquences hachées et désordonnées, nous déçoit et nous gâche une partie de notre plaisir. Mais, les situations étant souvent drolatiques et agréables à suivre, on ne va quand même pas cracher dans la soupe...!

LE MANOIR HANTE ET LES 999 FANTÔMES - (The Haunted Mansion) de Rob Minkoff. (4/20) 0
USA - Couleur, 1h28 - 2003.
Avec : Eddie Murphy, Terence Stamp, Marsha Thomason, Jennifer Tilly, Dina Waters.

Comédie fantastique : Un agent immobilier veut racheter un manoir... qui va s’avérer hanté...! En compagnie de son épouse et de ses deux enfants (un garçon et une fille, bien sûr), il va vivre une nuit inoubliable dans ce lieu surpeuplé de fantômes. On n’a pas le temps de les compter et de vérifier s’il y en a bien 999 et... c’est le cadet de nos soucis! Du reste, deux ou trois auraient suffi... Mais, nous voyons bien là les effets de la surenchère... chère aux scénaristes actuels, peuchère!!! D’ailleurs, c’est à partir d’un décor (oh, la, la!) de parc d’attraction que l’histoire (?) a été imaginée et concoctée... Bientôt, les “scénareux” vont s’inspirer des bulles provoquées par leurs pets foireux largués dans leur baignoire! Néanmoins, quelques petits gags et “frissonnets” nous accrochent vaguement... Quant à Terence Stamp (difficile à croire, je sais!), il se couvre de ridicule dans son rôle spectral. Raide comme s’il avait avalé un parasol, il s’efforce de paraître étrange. Or, ce qui est étrange, c’est surtout sa présence dans ce sous-produit de luxe...

RETOUR A KOTELNITCH - de Emmanuel Carrère. (0/20) 0
France - Couleur et noir et blanc, 1h45 - 2003.

Documentaire : D’emblée, on ne comprend rien. Des Russes des deux sexes passent leur temps à se beurrer la huche à la vodka cul-sec tout en exprimant des onomatopées, évidemment iinételligibles. Petit à petit et néanmoins, on parvient à peu près à comprendre la démarche du réalisateur. Il retourne à Kotelnitch pour élucider plus ou moins l’assassinat d’Ania et de son bébé par un fou furieux dans la rue. Attention, ce n’est pas aussi simple que cela. L’auteur -si j’ai bien tout saisi- à travers ce personnage assassiné se remémore, en filigrane, l’histoire de son grand-père, de son père, et d’un vague Hongrois...C’est tout ce que je peux en dire. Veuillez accepter mes sincères excuses pour ce manque d’informations ainsi que mes voeux de courage et de ténacité si par malheur, vous vous égarez dans la salle projetant cette vaste paluchade. J’ajoute simplement que si je suis aussi intolérant avec ce film, c’est d’abord parce que ce n’en est pas un. Pour faire un film, fut-ce un documentaire, il faut commencer par s’acheter de la pellicule, une caméra à peu près convenable et engager un cadreur qui ne soit pas nécessairement ivre mort pendant tout le tournage. Sinon, on prend du papier et un crayon et on écrit... Et si on ne sait même pas écrire, et bien on retourne à la maternelle !

SEULS SONT LES INDOMPTES - (Lonely are the Brave) - de David Miller. (17/20) 3
USA - Noir et blanc, 1h47 - 1962. (Reprise)
Avec : Kirk Douglas, Gena Rowlands, Walter Matthau, Michael Kane, Carroll O’Connor.

Western : Avec ce film, on va boucler, d’une certaine façon (provisoire sans doute) la boucle commencée par L’homme qui n’a pas d’étoile avec le même Kirk Douglas. D’une part, il existe de fortes similitudes entre les deux films et d’autre part, celui-ci fait une espèce de suite au premier. Néanmoins, une fois de plus, il s’agit d’un autre type de western : le western moderne. L’action se situe dans les années 1960 et un cow-boy épris de liberté s’entête à vivre avec un siècle de retard. Après son évasion d’un pénitencier, il sera pourchassé par toute une “armada” de shérifs et adjoints en bagnole, avion ou hélicoptère. Le cow-boy, lui, est seul avec sa jument. Formidable contraste qui par ailleurs nous montrre la fin d’un monde d’aventuriers et d’individus libres et forts. L’action, sans aucun excès de violence, ne manque pas ; le suspense est total, notre héros étant de toute évidence impuissant à combattre à lui tout seul l’invasion de la modernité. Il bénéficiera néanmoins de la discrète sympathie du shérif (surprenant Walter Matthau). De toutes façons, quoi qu’il arrive, ne vous inquiétez pas, au final, c’est l’individu qui sera le vainqueur.
PS : N’oublions pas la merveilleuse Gena Rowlands, une autre indomptée qui, comme chacun ne le sait pas, était à cette époque aux portes de la gloire hollywoodienne, mais a préféré casser son image de star pour travailler avec son génial compagnon, John Cassavetes.

TORQUE (La route s’enflamme) - (Torque) - de Joseph Kann. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h20 - 2003.
Avec : Martin Henderson, Ice Cube, Monet Mazur, Adam Scott, Matt Schulze.

Aventures : Poursuivi par le FBI et par un tas de voyous, un “motomane” se lance dans une cavale dingue à travers la Californie. Précisons que les flics le pourchassent pour cause qu’il aurait traficoté de la drogue (ce qui, bien évidemment, est totalement faux) et les loubards en veulent à sa peau, les uns parce qu’ils sont persuadés qu’il a buté un des leurs, et, les autres parce qu’ils sont, en vérité vraie, les vrais trafiquants... Voici donc moult et un prétextes à des pétarades brise-tympans, à de la violence gratuite et à un véritable défilé de “meufettes” empaquetées dans des vêtements aussi courts que moulants... Histoire d’enflammer le camionneur qui dort dans chaque mec... Cette merdelette est directement inspirée des deux épisodes de Fast and Furious... et presque moins mauvaise que les originaux...


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