| Semaine 20 Du
12-05 au 18-05-2004 |
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ALL NIGHT
BODEGA - de Felix Olivier (2/20)

USA/France - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Tammy Trull, Jaime Tirelli, Blanca Camacho, Gabriel Salvador, Romi Dias.
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| Drame : Venus, quinze ans, cest Miss Pas
dbol. Virée de sa classe de chant,
elle sengueule à mort avec sa mère
adoptive et quitte la maison... De mésaventure
en mésaventure, elle va apprendre à connaître
la vie sans toit, la jungle urbaine et sa loi. Ses
premières expériences sexuelles passeront
par le viol et autres joyeusetés... ! Elle sera
admise, après avoir été sérieusement
rossée (examen dentrée oblige)
dans un gang de nanas paumées et violentes...
Elle rencontrera un keum dont elle va séprendre...
sans se douter que cest un keuf ! Pendant ce
temps, sa mère adoptive va attaquer une idylle
avec un autre flic... Parmi tous ces brillants personnages,
sen trouvera-t-il un pour laider à sen
sortir... alors quelle est en train dapprendre à jouer
du flingue...? Film très noir, sauvagement filmé en
vidéo doccase, où tout est approximatif
- jusquaux acteurs... Sauf peut-être Jaime
Tirelli (le flic soupirant de la mère adoptive)...
Sinon, à part les quatre-vingts premières
minutes, cest vachement bien ! |
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CIAO ! MANHATTAN -
de John Palmer et David Weisman. (0/20) 
USA - Couleur, noir et blanc, 1h31 - 1967-70. Reprise.
Avec : Edie Sedgiwick, Wesley Hayes, Geoffrey Briggs, Isabel Jewell, Roger Vadim.
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| Docu-fiction : Lhistoire vraie (ou à peu
près) de la fameuse mannequin-vedette Edie Sedgiwick,
morte dune overdose à lâge
de 28 ans. Sous couvert dune fiction balbutiante,
ce film nous donne loccasion de nous emmerder
furieusement en regardant des images et des personnages
particulièrement laids, antipathiques et parfaitement
inintéressants... Nous sommes plongés
dans un milieu sordide et nauséabond - le milieu underground de
lépoque dont le gourou était un
certain Andy Warhol - dans des kilos de drogues dures
et des litres dalcool fort (Dieu sait si jai
de la symapthie pour les marginaux - mais là....!)
et surtout, nous étouffons en nous noyant dans
un non-film minutieusement vomi par ses auteurs...
Attention, le film sort en même temps (et enfin)
en DVD...! Si vous avez du fric à foutre en
lair... |
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Aventures : Alors, elle va finir par le killer le
Bill, la gonze aux mille sabres ? Eh bien, je ne vous
le dirai pas! Na! Des fois quil y ait une surprise...
Bon. Je vais essayer de ne pas me répéter...
Le volume n°2 est bien évidemment la deuxième
partie du volume n°1, donc, en fait, le même
film. Il existe néanmoins quelques petites différences
: un peu moins de castagne et un peu plus de bavardages.
En effet, les dialogues sont souvent aussi longs quinsipides...
Cest du Taratatantino...! Par ailleurs, faire
de la série B avec les moyens dune série
A, cela a-t-il seulement un sens? Bonne question, nest-ce
pas? Pour réaliser une bonne série B, à lépoque,
il fallait de lingéniosité, de
la débrouillardise et bien sûr du talent.
Pour réaliser ce que vient de faire Quentin,
ces trois qualités sont remplacées par
la virtuosité et le fric. Tarantino ne manque évidemment
pas de talent mais sa virtuosité - indéniable
- est au service de... rien du tout. Un exercice et
une amusette gratuits. Cela me fait penser un peu à cette
mode bourge qui consiste à enfiler un bleu de
travail de luxe lors dune soirée... Je
suis tout de même obligé de répéter
que loeuvre est impersonnelle; le rêve
dun cinéphile acharné... comme
le cerveau qui se décharge la nuit, durant le
sommeil, de tout ce quil a pu enregistrer dans
la journée. Ainsi, un seul exemple : lors de
la fameuse scène de la tombe dans laquelle notre
héroïne est enterrée vivante, lutilisation,
note pour note, du sifflement harmonieux concocté,
voilà trente-cinq ans, par Ennio Morricone pour
le western italien El Mercenario de Sergio Corbucci.
Evidemment, comme la plupart des critiques qui se pissent
dessus dadmiration devant ce film gentiment récréatif,
ne savent même pas qui est Corbucci et ignorent
lexistence du western cité plus haut,
lon sétonne moins de leur engouement...Restent
- outre la présence fascinante de David Carradine
- des scènes daction amusantes, quelques
dialogues plutôt marrants, un cynisme parfois
réjouissant et donc... de quoi se faire encore
un petit peu plaisir... Mais, pour prendre du plaisir
avec ce divertissement insolite - et paradoxalement
peu original - il faut oublier qui fut Quentin Tarantino.
Il faut oublier ses deux premiers films, Reservoir
Dogs et Pulp Fiction ; deux vraies créations
artistiques... dautant plus jubilatoires.  |
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MAMBO ITALIANO - de Emile Gaudreault. (4/20)

Canada - Couleur, 1h30 - 2003.
Avec : Luke Kirby, Ginette Reno, Paul Sorvino, Stéphanie Vecchio, Claudia
Ferri.
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| Comédie : Une famille dorigine
italienne, très attachée aux valeurs
traditionnelles, installée à Montréal...
Et, oh! horreur! Dio mio!!! le fils cadet, Angelo,
est homosexuel! Imaginez un peu la gueule des parents,
Maria et Gino...! Qui plus est, cet affreux vicelard,
au lieu de se marier, décide de quitter le foyer
et de sinstaller avec son petit ami Nino...!
Que de clichés dans ce film, mamma mia! Certes,
cest gentillet et pas totalement désagréable...
Les parents notamment, interprétés par
les sympathiques Ginette Reno et Paul Sorvino, sauvent
cette maigre rigolade de la nullité absolue...
Le reste de la distribution est à oublier...
Un tout petit film de plus, quoi... |
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LA MAUVAISE
EDUCATION - (La mala educacion) de Pedro
Almodovar.(7/20)
Espagne - Couleur, 1h50 - 2003.
Avec : Gael Garcia Bernal, Fele Martinez, Javier Camara, Daniel Gimenez Cacho.
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| Drame : Après Robert Altman (Company),
voici un autre cinéaste denvergure qui
déçoit... Une amitié particulière
entre deux gamins, Ignacio et Enrique, dans le cadre
dune école religieuse à lépoque
de Franco, poivrée par une pincée de
pédophilie ecclésiastique... De quoi
exciter la curiosité dun large public.
Sulfureux, nous dit-on; scandaleux même selon
certains puritains ou bigots... Rien ne sert de raconter
cette histoire au scénario entortillé et
inutilement acrobatique... du genre pourquoi
faire simple, quand on peut faire compliqué? Au
fond, les acrobaties du script ne sont pas si inutiles
que cela... En effet, (Pedro vieillit-il trop vite
?), il sagit dune oeuvre très politiquement
correcte ! Cest en tous cas mon sentiment. Les
curetons ne sont démoniaques que dans la nouvelle écrite
par Ignacio qui deviendra un film dans le film au travers
duquel tout pourra être dit sans véritablement être
dit... De même, afin de ménager les homosexuels
et les travestis, Pedro nous les présente comme
des personnes très pures - se masturbant tendrement
dans une salle de cinéma, dès leur plus
jeune âge - et, le vrai pervers, doublé dun
triple salaud, est un type répondant parfaitement
aux normes de nos sociétés... De la sorte,
ayant enfilé deux ou trois préservatifs,
Pedro peut nous raconter toutes les anecdotes salaces
ou malsaines, sans risquer de nous refiler le moindre
microbe ou virus... Comme en plus, Pedro a lui aussi
cédé aux avances irrésistibles
du numérique HD, lesthétique du
film est restée au vestiaire... Pas grand-chose à se
mettre sous la dent, donc, avec le nouvel opus de Pedrocito...
Si, si ! Il y a les acteurs... Remarquables! |
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PRINTEMPS,
ETE, AUTOMNE, HIVER... ET PRINTEMPS - de
Kim Ki-duk. (15/20)

Corée du Sud - Couleur, 1h43 - 2003.
Avec : Oh Young-su, Kim Ki-duk, Kim Young-min, Seo Jae-kyong, Ha Yeo-jin.
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Comédie dramatique : Printemps : Dans
un coin perdu, entouré de magnifiques montagnes,
un lac au milieu duquel se trouve un temple flottant...
Paysages sublimes caressés par la saison de
la renaissance... Dans la pagode, un moine bouddhiste
et son très jeune disciple... Tout autour, pas âme
qui vive, sinon la faune et la flore... Lenfant
fait le dur apprentissage du respect de la nature,
enseigné par un maître sévère...
Eté : Lenfant a grandi. Cest un jeune homme. Une jeune fille
malade vient se reposer dans le temple... Soleil au zénith, couleurs encore
plus vives et vivifiantes de ce décor paradisiaque... Tout se passe simplement;
cette saison propice aux ébats amoureux va éveiler les sens des
jeunes gens... Enlacements torrides en ces lieux où règne une discrète
indifférence... Malgré la mise en garde du maître, départ
du jeune homme...
Automne : Retour dun homme un peu plus mûr... Ses regrets, remords,
sa souffrance profonde... Le maître ne peut rien faire pour soulager sa
peine... Ni pour le protéger des sbires qui le pourchassent... La lumière
de cette saison apporte quelques ombres, les tons sont plus foncés, mais
ce nest quun autre éclairage qui naltère en rien
la grâce et la sérénité de lenvironnement toujours
aussi envoûtant...
Hiver : Leau est couverte dune glace épaisse. La splendeur
du site semble maintenant irréelle, magique... La blancheur domine, les
flocons de neige sont des petits dons du ciel... Le vieux maître est mort.
Un autre vient le remplacer... Puis, un autre petit disciple, nouveau-né abandonné par
une mère malheureuse, entre en scène à son tour...
...et Printemps : Le bébé est sorti du cocon et papillonne... Jeune
gamin presque identique au précédent... Le maître est là pour
linstruire et la floraison sépanouit en parfaite harmonie
avec le petiot... Et le cycle continue ainsi jusquà la fin de léternité... |
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TOUT POUR LOSEILLE -
de Bertrand Van Effenterre. (0/20) 
France - Couleur, 1h34 - 2003.
Avec : Bruno Putzulu, Sylvie Testud, Laurent Lucas, Patrick Braoudé, Thomas
Jouannet.
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| Comédie : Trois personnages fripés
et moisis dans une
histoire à la mords-moi... Charlie, sa nénette Prune et son frangin
taré Paulo... Sont tous dans la mierda et tentent de vivre de petites
escroqueries... toujours foireuses! Mais, grâce à la ptite
Prune, ils vont avoir loccasion de faire un gros coup en volant un voleur...
Ah! Sil ny avait que Paulo de taré...! Tout le film est à son
image... On peut même difficilement en vouloir aux comédiens qui
sont tous à gerber... Vu le script, les dialogues et la mise en images,
même un Brando aurait du mal à tirer son épingle du jeu...!
On naura donc jamais de cesse de nous assommer avec des crétineries
?!? Faudra-t-il en arriver à légiférer afin de juguler quelque
peu ces avalanches dexcréments...? Malheureusement, cela ne servirait à rien!
Méditons plutôt sur les méfaits de la télévision
et du progrès... Jean Rostand disait : Lhomme
en sait déjà beaucoup trop pour son ignorance... En effet,
grâce à ce fameux progrès, nous avons à notre portée
une multitude de petits boutons sur lesquels nous savons appuyer... Quant au
reste, Oreste... Chacun sait brancher une prise et utiliser une télécommande;
en revanche, peu nombreux sont ceux qui sauraient expliquer le fonctionnement
exact dun appareil plus ou moins sophistiqué... Où est-ce
que je veux en venir? A ceci, qu à force de posséder un pouvoir
auquel on ne pige que lerche et qui nous procure un confort aisément accessible,
nous sombrons dans lavachissement physique et intellectuel qui nous amène
tout naturellement à gober nimporte quoi pourvu que ce soit obtenu
sans effort. Il en va ainsi de la télévision... On na quà poser
son cul dans le fauteuil et appuyer sur un bouton... et voilà une image,
un tas dimages, qui nous emplissent les yeux. Séduisante magie.
Porte ouverte à une terrifiante connerie. |
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TROIE -
(Troy) de Wolfgang Petersen. (7/20) 
USA - Couleur, 2h35 - 2003.
Avec : Brad Pitt, Eric Bana, Orlando Bloom, Brian Cox, Diane Kruger, Sean Bean,
Brendan Gleeson, Peter OToole, Rose Byrne, Saffron Burrows, Julie Christie.
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Péplum : On a beau changer de décor,
cest toujours la guerre qui est mise en scène...
Inutile de préciser que nous sommes à des années-lumière
de La guerre de Troie naura pas lieu de Giraudoux... ni que
le brave Homère ne doit pas être très content dans sa tombe...!
Bon, tout le monde connaît lhistoire, je suppose. Hélène,
reine de Sparte et épouse du roi Ménélas, se laisse kidnapper
par le beau Pâris (pas vraiment un rôle pour le morveux Orlando Bloom)
et va provoquer ainsi de graves conflits et de la castagne à gogo. Son
frère Hector est dailleurs fâché tout rouge! Leur papa,
le gentil Priam (pauvre Peter OToole), quant à lui, est complètement
sénile et narrête pas de bisouiller tout le monde... Agamemnon,
le méchant frère de Ménélas, sen mêle
et Ulysse parvient, de son côté, à persuader lindomptable
Achille de leur donner un coup de main afin de conquérir Troie... Achille,
cest Brad Pitt. Si, si! Un mosquito Achilles, pas vraiment crédible
- cest le moins que lon puisse dire - qui eût été beaucoup
plus à laise dans la peau de Pâris... Du reste, le casting
est assez chaotique... Outre ceux déjà cités, tas
le pitoyable Eric Banane (Hulk) qui côtoie lexcellent
Brian Cox, Julie Christie que lon ne voit que le temps dune courte
scène etc... Cela dit, mon côté gamin a réussi par
moments à prendre le dessus - nostalgique que je suis des films à péplum;
surtout les séries B italiennes des années cinquante-soixante -
et, cest ainsi que je nai pas tout détesté dans cette
méga production. Il y a quelques combats individuels assez réussis,
entre autres petites choses. En revanche, les scènes de bataille, cest
toujours la même merde! Je naime pas la foule, surtout quand elle
se tape dessus! Pour finir, on a limpression que Hollywood fait tout, depuis
quelque temps, pour réveiller le petit GI qui dort en chacun de nous...! |
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LA VIE EST
UN MIRACLE - (Zivot je cudo) de Emir Kusturica. (20/20)

France/Serbie et Monténégro - Couleur, 2h34 - 2003.
Avec : Slavko Stimac, Natasa Solak, Vesna Trivalic, Aleksandar Bercek, Vuk Kostic.
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Comédie dramatique : Bosnie, 1992.
Un ingénieur serbe Luka, sa femme et son fils
viennent sinstaller dans un village de cette
région qui est sur le point de devenir dangereuse...
Luka, pendant que la guerre civile approche à grands
pas, va tranquillement construire un chemin de fer
censé rendre ce lieu plus touristique... Lorsque
son fils sera appelé à aller se faire
casser la pipe et que sa femme laura quitté pour
partir avec un vague musicien hongrois, il va se retrouver
avec une jeune et jolie bosniaque musulmane, Sabaha,
sur les bras... Elle sera son otage censé servir
déchange pour récupérer
son fils qui a été fait prisonnier...
Luka et Sabaha ne vont pas tarder à tomber amoureux
lun de lautre. Voilà de quoi situer
un peu lhistoire. Pour commencer, je vais dabord
faire un sérieux reproche à notre ami
Kusturica... Lui, le défenseur de lhonneur
du cinéma - comme il aime à se définir
lui-même - a oublié un détail...
mais, un détail de taille! Sil est indéniable
quil soit le plus grand cinéaste actuel,
sil est tout à fait vrai quil défend
le cinéma de la manière la plus personnelle
et artistique qui soit, il nen est pas moins
vrai quil ne défend pas le septième
art jusquau bout... Eh, oui, je veux parler une
fois de plus du support numérique! Il est exact
que pour les effets spéciaux, le numérique
est plus pratique - ça va plus vite, cest
plus facile etc - en revanche, les trucages sont nettement
moins bons! On est loin des effets spéciaux
classiques du Temps de gitans (son meilleur
film, un absolu chef-doeuvre)... Après
cette seule et unique réserve, force est de
constater quavec La vie est un miracle, Kusturica
flirte constamment avec le chef-doeuvre, sans
jamais latteindre certes, mais nous atteignant
fortement en pleine poitrine, quelque part du côté du
palpitant. Ce nest sûrement pas son film
le plus beau; en revanche, cest probablement
le plus hilarant et le plus inventif. Il ne nous lâche
pas une seconde, pour notre plus grande joie! (Quand
je pense que Carlos Gomez a trouvé des longueurs
dans ce film au rythme exemplaire...! passons...).
Il ne sagit nullement cette fois dune tragi-comédie. La
vie est un miracle se situe quelque part entre Underground et Chat
noir, chat blanc. Ici, Emir, refuse la tragédie
- la guerre y est quasiment anecdotique - il se moque
et tourne sans cesse en dérision et le drame
et la guerre. Les combattants ne sont que des guignols,
et très vite, on ne distingue plus les soldats
bosniaques des soldats serbes. Dans ce film, plus que
jamais, Kusturica met en valeur la gent animale! Comme
personne ne la fait jusquà présent.
Ours, chiens et chats, oiseaux... et par-dessus tout,
un âne génial et parfois... providentiel!
Cet âne qui, sans être le protagoniste
principal, nen est pas moins le personnage central...
Les acteurs sont parfaits et il y a de ces gueules,
mon pote...! On se marre comme des baleines avec ce
bijou résolument optimiste envers et contre
tout!
Et quand la réalité est trop forte, on utilise la poésie
et le rêve... armes imbattables. Oui, ce film est miraculeux, dans le sens
où, tout comme son auteur, il est... vivant! Ragaillardis, les poumons
emplis doxygène, Mézigue et Moi-Même, nous sommes sortis
de la salle, prêts à affronter au moins quinze navets daffilée...! |
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VIVA LALDJERIE -
de Nadir Moknèche. (2/20)

France/Algérie - Couleur, 1h53 - 2003.
Avec : Lubna Azabal, Biyouna, Nadia Kaci, Jalil Naciri, Waguih Takla, Serge Avedikian.
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| Drame : Enième variante sur la condition
féminine dans les pays musulmans, ce film ne
mérite pas que lon sy attarde. En
plus, je nai pas envie de le démolir car
les intentions sont louables. Disons toute de même
que cest lhistoire de Goucem, jeune femme
plutôt libérée et même un
peu olé-olé, dont la mère est
une nostalgique has been de la scène
de cabaret et dont la meilleure copine est une prostituée
qui finira mal plus ou moins par sa faute... Linterprétation
est un peu juste, la mise en scène plate...
et on se prend à regretter le temps perdu à regarder
un film très médiocre de plus... Ce sera
tout, merci et bonsoir. |
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