| Semaine 26 Du
23-06 au 29-06-2004 |
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AU
SECOURS, JAI TRENTE ANS - de Marie-Anne
Chazel. (0/20) 
France - Couleur, 1h33 - 2003.
Avec : Pierre Palmade, Giovanna Mezzogiorno, Nathalie
Corré, Franck
Dubosc.
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| Comédie : Au secours, moi jen
ai cinquante ! Et jen ai un peu plein le cul
de mater des conneries ! Mater des prétextes...
des prétextes à films... signés
Chazel ou autres pseudocinéastes qui nous remplissent
les basques avec des torchons usagés ! Je pèse
mes mots sil vous plaît. Je ne parle même
pas de lintrigue ou de lhistoire. Simplement
de la manière dont cest traité.
En voilà une, une de plus, qui nous vient des
origines du café-théâtre -un café-théâtre
plutot grinçant et réussi où elle
aurait dû rester- qui, corps et âme vendus,
nous sert et nous ressert inlassablement des plaisanteries
de bas étage qui, bien quayant fait leurs
preuves, sont désormais hors dusage !
Que dire de cette navrante chose ? De cette navrante
comédie hebdomadaire française qui essaie
vainement, histoire de se distinguer un tant soit peu,
de nous la servir émotive, la farce... En effet,
le Palmade se voit offert, ici, un rôle dramatique dans
une comédie chiatique dun grand malade à mourir
qui essaie entre le rire et les larmes de nous la resservir...Adieu
donc, et sachez bien que ce minable spectacle ne nous
sert à rien... ! |
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LE DERNIER
DES IMMOBILES - de Nicola Sornaga. (0/20)

France - Couleur, 1h45 - 2003.
Avec : Mathieu Messagier, Nicola Sornaga, Dinara Drukarova, Alain Fride, Pierre
Péchin.
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| Comédie dramatique : Difficile à définir
cette tentative à la démarche quelque
peu documentaire... Le dernier des immobiles serait
en loccurence un homme somme toute tout à fait
respectable, bien évidemment, mais qui sous
prétexte de son handicap, se persuade et tente
de nous persuader aussi que le voyage physique nest
quagitation. Libre à lui de penser comme
il lentend, mais les affirmations de cet ordre
semblent quelque peu folles ou pour le moins déplacées...
Quant à la pellicule gâchée, comme
souvent, je manque de vocabulaire pour exprimer lennui,
peut-être volontairement provoqué par
un cinéaste improvisé qui nous sert des
peu digestes billevisées. On tourne sans cesse
autour dune sorte de poésie qui malheureusement
ne sent que le moisi ; nous avons droit notamment à des
poètes à pérruques rousses, grotesques
au possible, ou bien encore à des philosophes pour
lesquels le mot débile est encore trop faible.
Lon sort de cette projection on ne peut plus
irréfléchie, quelque peu marri... et
une fois de plus déçu parce que nous
propose le commun du genre humain... |
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DEUX SOEURS -
(A Tale of Two Sisters) de Kim Jee-woon. (0/20)

Corée - Couleur, 1h59 - 2003.
Avec : Im Soo-jung, Moon Geun-young, Yeom Jeong-a, Kim Kab-su.
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| Fantastique : Les Coréens débarquent
! Non point en Normandie pour nous libérer ;
mais plutôt par leur sens néo-artistique,
nous envoûter ! Là, cest du psychofantastique
avec une fantomette à la japonaise qui apparaît
de temps en temps avec cette fameuse serpillière
qui lui tombe sur le visage de devant... Il ya bien
là deux soeurs et puis des parents... Cest
un huis-clos comme qui dirait, dans une villa quelque
peu bourgeoise... Un lieu censé provoquer chez
le spectateur des frissons... Or, lon ne comprend
rien à laffaire ; les histoires de famille
ont beau être souvent hermétiques donc
difficiles daccès, à celle-ci lon
est guère invité à y comprendre
quoi que ce soit... Tous les clichés sont bons
sans pour autant que lon soit invité à en
trouver la plus élémentaire des clés...
Au total, une foutaise convenue qui ne plaira quà des
gens préalablement convaincus... |
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DOUBLE ZERO -
de Gérard Pirès. (0/20) 
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Eric et Ramzy, Edouard Baer, Georgianna Robertson, Rossy de Palma, Li
Xin.
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| Comédie : Remarque facile : le titre
est excellent ! En revanche, que dire de plus de cette
espèce de mauvaise farce joyeusement concoctée
par un troupeau dimbéciles dont les principaux
protagonistes sont au générique... Il
y a pourtant des personnes plus ou moins jeunes que
ce spectacle apocalyptique par certains aspects fait
rire jusquà séclater ! Alors,
voilà : je vais encore passer pour un odieux
prétentieux, mais je suis prêt à parier
mes yeux quil existe un bon milliers de films
un tant soit peu moins crétins, plus drôles
et moins ennuyeux ! Eric et Ramzy et Baer sont sans
doute humainement respectables mais il nempêche
que la question honnête est la suivante : comment
est-il concevable que lon puisse de cette manière
se vendre cul et âme au nom de lamusement
hautement pécuniaire ? |
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LES FILS DU
VENT - de Julien Seri. (0/20) 
France - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : les Yamakasi, Santi Sudaros, Elodie Yung, Burt Kwouk.
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| Aventures : Voilà un film-cauchemar,
si len est !!! Une bouillie de bougeottes infatigables
qui prolifère sous nous yeux las et à demi
clos; pas le temps de distinguer lombre dun
personnage, si tant est quil en fut un. Quant à lintrigue,
rien ne sert de la dévoiler puisquelle
nexiste que dans le fin fond du cerveau reptilien
des scénaristes qui, au service dun argent
puant, nont exprimé que quelques lignes
dans un langage qui nappartient quaux morts
vivants. Adieu les fils et que le vent vous emporte
! |
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LE MONDE SELON
BUSH - de William Karel. (18/20) 
France - Couleur, 1h30 - 2004.
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Documentaire : Jaime les exceptions.
Et en voilà une belle ! Un téléfilm
costaud que lon nous propose en salle, voilà qui
est réjouissant. Pourquoi ? Pour la bonne raison
sur laquelle tout le monde sentend que, un téléfilm,
souvent diffusé à une heure tardive,
passe inaperçu ou bien dans le meilleur des
cas, ne marque pas les mémoires. 2,3 millions
de téléspectateurs ont pourtant participé à cette
petite fête. Néanmoins, au vu de limportance
des propos exprimés dans ce documentaire de
haut niveau, cela peut sembler peu ; cest pour
cette simple raison que je pense quil a été vraiment
bon et salutaire de le proposer à un public
sinon plus large, mais du moins plus engagé dans
un modeste circuit de salles obscures. En effet, voilà un
film qui en 1 h 30 résume de la manière
la plus excellente toutes les folles démarches
dune Amérique cinglée de ces trois
ou quatre dernières années. Il nest
point question, ici, de cracher sur la population américaine
-malgré sa léthargie- because elle sest,
dune certaine manière, désengagée...
notamment et surtout à légard de
son principal dirigeant élu sans avoir été réellement élu
: un certain Bush Junior. Il va sans dire que nous
nallons pas ici nous attarder sur des révélations
ou des détails particulièrement savoureux
quil est préférable de découvrir, à sa
guise. Néanmoins, Mézigue et Moi-Même,
nous nous sommes régalés à lécoute
des nombreux témoins, plus ou moins responsables...
qui, tout dun coup, déchargent leur armes
contre une victime particulièrement bien ciblée
! Cela donne un résultat jouissif et jubilatoire,
cela va sans dire, mais, par ailleurs, ce film nous
donne loccasion de nous poser certaines questions
dordre crucial, concernant le rôle des
plus forts durant au moins ces cent dernières
années. Que Bush Junior ne soit quun pantin
ridicule - caricature ignoble, cependant de la politique
américaine plus ou moins rondement menée
de ces dernières décennies - voilà une
affaire entendue ; que lon tire dessus à coup
de sulfateuse déchaînée, tout cela
semble judicieux. Toutefois, il ne faut pas oublier
que la loi du plus fort a toujours été et
est toujours, de mise. En effet, si lon veut
sinformer davantage sur les différentes
exactions des Etats-Unis dAmérique du
Nord, nous avons toujours la possibilité de
lire ou de relire les témoignages avisés
dun Noam Chomsky. Et, pour ne prendre qun
exemple récent, que dire des infâmes magouilles
de Rambouillet qui amenèrent lOTAN à massacrer
le peu quil restait de lEx-Yougoslavie
? II serait peut-être, à mon humble avis,
souhaitable quun jour un cinéaste inspiré puisse
réaliser un film tout aussi passionnant que
celui dont il est question présentement sur
les différentes manipulations exercées
afin de trouver un prétexte à un bombardement
qui naurait jamais dû avoir lieu... Cela
dit, il reste un film à découvrir absolument,
remarquablement monté par William Karel qui,
malgré lévidence des événements
tragiques provoqués par une poliltique délirante,
prête souvent à sourire, voire à rire
aux éclats.  |
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QUI PERD GAGNE
! - de Laurent Bénégui. (7/20)

France - Couleur, 1h32 - 2004.
Avec : Thierry Lhermitte, Elsa Zylberstein, Maurice Bénichou, Jean-Pierre
Malo.
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| Policier : Il paraît que cest une
comédie ; je ne sais pas qui a été le
premier à le dire... moi, je ny ai vu
que du polar... Hormis, cette petite précision,
ce film à petit suspense, bourré dinvraisemblances,
ne nous ennuie guère... Il se laisse regarder
le gentil cabot. Elsa a toujours autant de chien ;
Thierry, quant à lui, aurait pu, comme dhabitude
rester au vestiaire. Alors, démarche hitchockienne,
le talent en moins ? Même pas. Car le maître
du suspense universel ne se serait jamais permis, me
semble-t-il, de telles bourdes ! Je nen citerai
quune, mais de taille ! Lhistoire qui nous
fait parler ici est celle dun double gagnant
du loto. Lorsquon pose la question à la
fliquette Elsa : quelles sont les chances de gagner
deux fois de suite au loto, elle répond : Zéro
! Lorsque, effectivement, le gars gagne deux fois de
suite, on cumule le nombre de possibilités entre
le premier et le deuxième tirage, ce qui est
une erreur de bas étage. Prenons un exemple,
le plus simple qui soit, afin dêtre clair:
le pile ou face. Tas une pièce de monnaie
entre les doigts, tu paries pile, tas une chance
sur deux. Tu gagnes. Le coup daprès, cest
toujours pile ou face ; donc toujours une chance sur
deux. Et non pas, une chance sur quatre au moment du
deuxième tour. Que ce soit une possibilité sur
deux ou une possibilité sur un milliard, à chaque
nouvel essai nous disposons donc du même nombre
de possibilités. Autrement dit, ce nest
pas parce quon a gagné une première
fois que le nombre de possibilités sadditionne
lors de la deuxième tentative. Pile ou face,
la première fois, cest une chance sur
deux. Pile ou face, une deuxième fois, ce nest
pas une chance sur quatre, mais toujours une chance
sur deux. Après cette brillante démonstration
-qui aurait pu être faite par un enfant de six
ans- jen ai conclu que les quatre scénaristes
de ce film, théoriquement, ont du faire exprès
de nous prendre pour des cons... Néanmoins,
et pif en plus, cette espèce de petit film se
laisse regarder sans ennui... ce qui prouve bien que
lon peut être con et pas forcément
chiant... |
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LE ROLE DE
SA VIE - de François Favrat. (0/20)

France - Couleur, 1h42 - 2003.
Avec : Agnès Jaoui, Karin Viard, Jonathan Zaccaï, Marcial di Fonzo
Bo, Claude Crétient.
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| Comédie dramatique : Quoi ?!? Quouïs-je
?!? Certains osent comparer ce plastic-movie au chef-doeuvre Eve ?!?
de Mankewicz... ?!? Voilà qui pimente laffaire.
Le, comment pourrais-je appeler ça, metteur
en scène Favravrat, comparé à lun
des maîtres du septième art. Jveux
bien, on peut comparer tout à nimporte
quoi et nimporte quoi à tout, certes !
Or, il ne sagirait apparemment pas en loccurence,
pour parler précis, dune comparaison,
mais plutôt dun rapprochement... Mon Dieu,
il sagit là dun concerto pour couacs.
Pour la bonne raison que tout sonne faux. Le script
infantile écrit à plusieurs paires de
mains -fallait bien ça !-, dialogues qui sonnent
plus faux que faux, actrices et acteurs aussi faux
que les dialogue...quand tu vois Jaoui (couac !), Karin
Viard (cest couac-couac !) ; tu repères
Jonathan Zaccaï (cest couac-couac-couac
!) ; tu tamuses à dénombrer les
clichés les plus usés (cest couac-karaca-couac-karaca-couac
!) ; la mise en scène (cest couac !) cest
pose-toi là que jte filme ; lintensité dramatique
est de lordre du couac les derniers jours
dHerculanum. Le public marche et paie son
ticket dentrée, tout va bien, la connerie
en barre se vend aussi bien que les petits pains... |
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SHREK 2 -
de Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon. (15/20)

USA - Couleur,1h30 - 2003.
Avec les voix de (en VO) : Mike Myers (Alain Chabat en VF), Eddie Murphy, Cameron
Diaz, John Cleese, Julie Andrews, Antonio Banderas, Rupert Everett, Jennifer
Saunders.
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| Animation : A voir absolument en version originale.
Afin déviter
lagression des cordes vocales dAlain Chabat entre autres. Suite au
premier volet, nous étions tout en fait en droit de nous attendre à une
déception. Que nenni ! Voilà que scénaristes, réalisateurs
et producteurs du premier épisode, de nouveau réunis, font preuve
dimagination et, dirons-nous... tout de même... dun certain
sens de la mesure... toutefois à ne surtout pas dépasser lors des
prochaines suites des aventures de notre ogre préféré. Il
est vrai, que nous nous sommes réellement attaché à ce charmant
personnage, dautant plus quil a tout pour déplaîre
; ainsi quà sa compagne qui nest jamais aussi jolie et sympathique
que lorsquelle est transformée en laideron. Voilà du politiquement
incorrect qui parvient à satisfaire lesprit politiquement correct...
Dans la mesure où les fabricants de cette série font preuve dune
certaine finesse et, encore fois, dun certain sens de la mesure et de la
démesure, nous considérons, Mézigue et Moi-Même que
ce film est acceptable par une large majorité du public, étant
donné quil nous fait rire franchement... et que, bien évidemment,
il ny a aucune espèce de vergogne à cela ! Personnellement,
nous en redemandons... à condition que dans des prochains épisodes
lon soit suffisamment prudent pour éviter lexcès de
surcharge... |
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VENUS ET FLEUR -
de Emmanuel Mouret. (0/20)

France - Couleur, 1h20 - 2003.
Avec : Veroushka Knoge, Isabelle Pirès, Julien Imbert, Frédéric
Niedermayer.
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| Comédie dramatique : Vénus et
Fleur, cest deux gonzesses toutes jeunes, qui
en fait devraient sappeler Anguille et Boudin.
Alors
tas Boudin qui arrive à Marseille chez lappartement de ses
parents qui lui ont laissé une bafouille lui disant fais ce que tu veux,
on sen fout, dispose de la baraque... Et là-dessus, tas lAnguille
russe qui débarque et qui envahit le pauvre Boudin ainsi que lensemble
de la propriété de ses parents... LAnguile est particulièrement
dévergondée ; quant à Boudin, elle est coincée ;
ce qui nous donne droit à certaines euh... euh.... à certaines
approches filmographiques euh... euh... qui ne sont bien sûr que des approches...
sur la plage... là où que lAnguille elle a envie de draguer
des mecs parce que elle a envie dune bite et quelle a envie den
faire profiter sa copine Boudin. Laquelle Boudin résiste, car elle est
pudique... Faut voir aussi comment quelle est gaulée la jeune fille
Boudin ; cest quelle aurait du mal à inspirer le plus ivrogne
des poètes... Bref, le gars Mouret nous la joue dans le sous-sol du fa
mineur dEric Rohmer -lequel est déjà particulièrement
exclus doffice de ce que lon est encore un tant soit peu en droit
dappeler le septième art- tout en se cassant le peu de ses trente-deux
dents...Avec Au secours, jai trente ans, Double Zéro, le Rôle
de sa Vie, Le dernier des Immobiles, Les Fils du Vent... Mézigue et
moi-même clamons de concert, comme tout un chacun : vive la diversité du
cinéma français... DANS TOUTE SA NULLITE !!! |
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