JUIN 2004
Semaine 25 Du 16-06 au 22-06-2004 

LE CLAN - de Gaël Morel. (0/20) 0
France - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Nicolas Cazalé, Stéphane Rideau, Thomas Dumerchez, Jackie Berroyer.

Comédie dramatique : J’ai envie de parler de ce film comme de me foutre à l’eau! Déjà que je me le suis farci... en souffrant mille maux... T’as trois frangins qui flippent sérieux because leur maman est décédée. Pour sûr, y a de quoi... c’est triste... Mais est-ce qu’on est obligé de nous infliger tant de noirceur gratuite... d’étalage de sinistre chair - je parle notamment de bite-au-cul - ... de sordides glaviots et vomis... de rasage de fesses... de scènes obscènes... de sang et autres... ? Complaisance ? En tous cas, tout cela semble bien vain et gratuit... Quand t’as en plus des pseudo comédiens du genre le “Rideau” qui jacte à trois cents mille bastos la seconde... qui te récite dans la gueule... ou encore le Berroyer qui te fait une sorte de numéro de merde... Laisse béton ! Ca schlingue ! Nauséabond, j’te dis...!

 

 

ESPION MAIS PAS TROP - (The In-Laws) de Andrew Fleming. (6/20) 1
USA - Couleur, 1h37 - 2002.
Avec : Michael Douglas, Albert Brooks, Robin Tunney, David Suchet, Candice Bergen.

Comédie : Difficile de concilier la vie d’espion et la vie de famille... Voire impossible... Le gars Steve Tobias, agent secret de la CIA, va ainsi se retrouver empêtré dans d’inextricables péripéties au moment même où son fils doit épouser la fille d’un podologue coincé... De fil en aiguille et de quiproquo en merdouille, il va entraîner dans ses folles aventrues le papa de sa future belle-fille. Le podo’ devra même affronter un pédé qui va le draguer à mort... Un certain dangereux individu, chef d’une organisation pour le moins criminielle, surnommé “Grand Cobra”... Tout un programme... Malgré des lourdeurs, force est de constater que ce modeste divertissement se laisse suivre avec même, de temps à autre, un sourire... Bien sûr, ça ne casse pas trois orteils à un mille-pattes, mais bon, ça roule et ça fonctionne... En somme, la recette est simple - on dit toujours qu’il n’y en a pas - pour faire une comédie sans prétention pas trop indigne... Vous reprenez un scénario déjà existant (en fait, il s’agit ici d’un remake du film d’Arthur Hiller avec Peter Falk et Alan Arkin, qui passa inaperçu en 1979 : Ne tirez pas sur le dentiste); vous utilisez des ressorts dramatiques ou comiques ayant fait leurs preuves mille et une fois; vous réalisez le film avec suffisamment d’argent (bien évidemment - mais l’argent ne garantit pas tout...) et de savoir-faire technique... et, cela va de soi, comme pour toute recette bien appliquée, vous faites attention à la qualité des ingrédients - vous prenez des comédiens professionnels par exemple etc... Ajoutez une pincée de trivialité (juste une pincée !)... et cela donne quelque chose de pas vomitif... En tout cas, nullement toxique... Voilà, voilà...

 

 

GODSEND - EXPERIENCE INTERDITE - (Godsend) de Nick Hamm. (3/20) 0
USA - Couleur, 1h42 - 2002.
Avec : Greg Kinnear, Rebecca Romijn-Stamos, Robert De Niro, Cameron Bright.

Fantastique : Après le misérable A ton image, voici la même histoire de clonage tirée par les tifs à la sauce américaine. Mais, attention, variante il y a... Tout n’est pas pareil. Qu’on n’aille pas croire que ça manque d’imagination... A partir d’une recherche génétique, le docteur Wells (De Niro - toujours excellent, mais... qu’est-ce qu’il fiche dans cette galère...?) propose à de malheureux parents ayant perdu leur fiston de huit ans dans un accident de récupérer un bout d’ADN du cadavre et de procéder à donc un clonage afin qu’ils récupèrent leur fiston idem à l’original... Tout baigne jusqu’à l’âge de huit ans du fiston bis... Là, il se met à déjanter, à avoir des visions, à se mélanger les pédales en s’identifiant plus ou moins à un autre garçon de son âge... et c’est là qu’on va découvrir un terrible secret... C’est tout juste si l’on se laisse captiver durant quelques instants épars... C’est que ce genre de produit, les Ricains savent un tantinet mieux les ficeler que nous autres... Cela dit, c’est du parfaitement creux qui ne fait jamais frissonner... Du stupide grave qui voudrait nous faire croire à une transmission génétique totalement absurde... Greg Kinnear essaie désespérément de sauver la face, la mère Rebecca serait beaucoup plus à l’aise dans un porno... et De Niro ramasse du pognon... quitte à faire les caniveaux...

 

 

HONEY - de Bille Woodruff. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : Jessica Alba, Mekhi Phifer, Joy Bryant, Lil’ Romeo, Lonetta McKee, Al Shearer.

Comédie dramatique : Elle a beau être mignonnette la petite Jessica Alba qui intérprète Honey Daniels, la danseuse surdouée de hip-hop, c’est pas une jolie frimousse qui peut sauver ce genre de radeau du naufrage... ni les meubles... ni même un slip de bain... Tout de suite après le fulgurant Street Dancers, on nous sert ça... Scénario de sitcom, personnages informes dans des situations imaginées par des auteurs travaillant à la vitesse de quarante pages la minute, musique et danse... enfin, si l’on veut, personnellement, je ne sais pas trop comment définir les jongleries des “rayeurs de vynils”... Je dois être complètement “out” de la tronche... mais je ne pige pas ce qu’il y a de spectaculaire dans ces scènes de gymnastique approximative... Oh, t’en as bien un de temps en temps qui danse sur la tête... un autre qui fait des triples sauts périlleux... ou encore une bien fessue qui se trémousse dans le style bombe sexuelle... Mais, au total, je ne vois que de la bouillie frénétique... une course maladroite à l’extase la plus primitive... Tout sauf une expression artistique !

 

 

THE PUNISHER - de Jonathan Hensleigh. (5/20) 0
USA - Couleur, 2h03 - 2003.
Avec : Tom Jane, John Travolta, Will Patton, Rebecca Romijn-Stamos, Roy Scheider.

Aventures : J’ai un faible pour les films d’action techniquement bien réalisés... Voilà pourquoi j’ai un tant soit peu accroché à cette histoire de vengeance archi-usée d’un ancien agent du FBI à qui on a massacré toute sa famille... J’aime aussi la violence au cinéma... toutefois, de préférence quand elle m’est servie par un Leone, Peckinpah, Kubrick ou un Tarantino en forme... Dans cette modeste adaptation d’une BD à succès (une de plus...), la fascination que peut exercer une certaine esthétique de la castagne... tu oublies ! C’est même assez énervant de voir toutes ces giclures de sang, cette cruauté et ce sadisme s’étaler ainsi à gogo... Et, d’ailleurs, si le film s’est cassé la gueule, c’est précisément parce qu’il est interdit aux moins de seize ans... A priori, une BD de ce genre est censée toucher un public plus jeune... Lorsqu’en plus, t’entends dire le héros principal : ... si tu veux la paix, tu dois préparer la guerre... ou encore : ... je continuerai inlassablement à pourchasser toutes les “ordures” de la terre, non pas pour rendre justice... mais pour les punir....! ... tu commences à avoir la gerbe aux lèvres et à te sentir pousser des griffes avec l’envie de déchiqueter l’écran... La distribution est très inégale...Jane est grotesque... Travolta fait de la résistance... et Roy Scheider leur donne à tous une leçon d’art dramatique - avec juste quelques mintues de (formidable) présence...

 

 

ROSENSTRASSE - de Margarethe von Trotta. (2/20) 0
Allemagne - Couleur, 2h15 - 2003.
Avec : Katja Riemann, Maria Schrader, Martin Feifel, Jutta Lampe, Jurgen Vogel.

Drame : De nos jours, à New York, la mère d’une jeune femme d’origine juive déraille quelque peu suite au décès de son époux... se raccrochant de façon excessive à la religion... La jeune femme va tenter de comprendre et, de fil en aiguille, son enquête va la mener à Berlin : là où tout a commencé... soixante ans auparavant... dans la Rosenstrasse... S’inspirant de faits réels, von Trotta s’évertue à faire un film généreux et émouvant... rendant hommage notamment aux femmes allemandes de l’époque dont le tort fut... d’avoir pour époux des juifs... Certes, il y avait là matière à bouleverser... Et les bonnes intentions ne manquent pas... Malheureusement, la chose est filmée en numérique, mise en scène de la manière la plus laborieuse qui soit et montée façon “flash-backage” désordonné... Lourdingue et embrouillée, la réalisation (digne d’un mauvais téléfilm) nous laisse de marbre... et certains interprètes ont bien du mal à être crédibles...

 

 

LE SECRET DE BARAN - (Baran) de Majid Majidi. (7/20) 1
Iran - Couleur, 1h36 - 2001.
Avec : Hossein Abedini, Mohammad Reza Naji, Zahra Bahrami, Hossein Rahimi.

Drame : Majid Majidi, auteur du très beau La couleur du paradis, revient sur terre et nous promène dans un chantier cafardeux ou de pauvres bougres s’échinent pour subsister... Il y a le jeune Lateef notamment qui va faire la tronche lorsque le très jeune fils d’un clandestin afghan va plus ou moins lui piquer sa place, le reléguant à des tâches bien plus dures... Il va donc tout faire pour empoisonner la vie du petit gars, prenommé Rahmat... Jusqu’au jour où, tout à fait par hasard, Lateef va découvrir le secret de Rahmat... Comme un secret est un secret, je ne vais pas m’amuser à le dévoiler... Toujours est-il que c’est seulement à partir de ce moment-là que le film de Majidi prend son envol... nous émeut... nous blesse... et nous achève par un dernier plan de toute beauté... A mon sens, il s’y prend un peu tard pour nous faire vibrer, Majid... En revanche, il y a des critiques (celui du Monde par exemple, dont je n’ai pas retenu le nom) qui déplorent même le peu de poésie visuelle que nous offre le film...! Assoiffés d’antispectaculaire, ces gens nous bassinent en ne retenant que l’aspect documentaire de l’oeuvre - l’aspect le plus emmerdant ! Qu’est-ce que j’en ai à fiche de l’aspect documentaire, à priori, d’un film de fiction ! Ces tristes sires qui se vautrent allégrement dans la banalité et l’ordinaire, feraient mieux d’aller carrément sur un vrai chantier et mater les travailleurs... Ils peuvent aussi rester chez eux à regarder goutter les robinets...

 

 

WONDERFUL DAYS - de Kim Moon-saeng. (4/20) 0
Corée - Couleur, 1h27 - 2003.

Animation : En 2142, suite à une guerre dévastatrice, il ne reste sur notre planète qu’une ville protégée par de rares survivants qui ont trouvé le moyen de recycler la pollution en énergie. Mais, à l’extérieur de la ville, il y a d’autres survivants qui étouffent dans la misère. Un jeune justicier intrépide va tout faire pour rétablir l’équité... C’est toujours la même histoire... Des courses, des poursuites, de la bagarres et plein plein de clichés... A ceci près que, pour une fois, le graphisme de ce film d’animation est particulièrement soigné et que les réalisateurs daignent nous octroyer une dizaine de minutes (les dernières) très impressionnantes... Trop tard ! Le spectateur à les yeux mi-clos et en a marre de bâiller... C’est fou le nombre de cinéastes qui ont le don de se réveiller au moment où le public s’endort...!

 


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