| Semaine 23 Du
02-06 au 08-06-2004 |
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CARANDIRU - de Hectro Babenco. (7/20)

Brésil - Couleur, 2h26 - 2002.
Avec : Luiz Carlos Vasconcelos, Rodrigo Santoro, Milton Gonçalves, Aida
Lerner.
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Drame : Au fond, les humains se divisent en
deux catégories : ceux qui ont du bol et ceux
qui nen nont pas... Les premiers niront
pas au paradis puisquils y sont déjà...
Les seconds... iront dun enfer lautre...
! En liberté, ils sont dans une belle merde
et baignent dans la crasse dune existence de
survivants... et, si des fois lenvie les prend
de tâter du paradis terrestre par des moyens
pas très catholiques, on les plonge dans la
merde noire des cachots... Ainsi ces 7500 détenus
de la prison de Carandiru prévue... pour en
stocker seulement 4000... Ils se marchent dessus les
uns sur les autres, bouffent des pelures, se cament à mort,
assouvissent leurs besoins sexuels comme ils peuvent
et chopent le sida, se tapent sur la gueule ou sentretuent,
se planquent dans des cellules ténébreuses
pour éviter de se faire becqueter par les grands
prédateurs et lorsquils se révoltent,
on leur envoie une flopée de bourres armés
jusquaux dents qui solutionnent le problème
de la surpopulation carcérale à leur
façon ! Si Dieu voyait ça...!
Quant à la narration de Babenco (auteur dun autre drame carcéral Pixote,
la loi du plus faible), elle est plutôt mal bidouillée, alourdie
par des flash-back mal amenés, fruit dune plate adaptation dun
livre de témoignange - car il sagit de faits réels... Il
passe là à côté dun grand film. |
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10e CHAMBRE
- INSTANTS DAUDIENCES - de Raymond
Depardon. (20/20)

France - Couleur, 1h45 - 2003.
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| Documentaire : De mai à juillet 2003,
Depardon obtient lautorisation exceptionnelle
de filmer les audiences de la 10e Chambre du Tribunal
correctionnel de Paris. Lauteur en sélectionnera
une douzaine dans le montage définitif du film;
douze procès dordre mineur allant de lexcès
de vitesse au volant jusqu à la tentative
de meurtre en passant par divers écarts de conduite
semant le trouble sur la voie publique ou ailleurs...
Bien sûr, il na pas fait ça à la
sauvette; il a eu laccord des personnes concernées
et a attendu que leur jugement soit prononcé avant
la sortie du film. Quelle riche idée et quelle
réalisation ! Nous avons droit à une
série de morceaux choisis merveilleusement
agencés. Mais, bouche cousue, je ne raconte
rien des différents moments de bonheur... On
rit comme des fous, on est ému de mille et une
manières... on prend partie pour tel ou tel
bord... on est parfois admiratif devant le délicat
travail des magistrats, on prend la juge en sympathie...
mais, paf, soudain elle nous fiche en rogne... elle
est humaine, elle aussi... et sil arrive quon
la trouve pinailleuse, on se doit rapidement de reconnaître
que si elle ne sévertuait pas à appliquer
le plus strictement la loi, il lui faudrait changer
de métier... tout bonnement ! Quant aux prévenus,
quelle suite de personnages... des personnages quon
ninvente pas... On rit beaucoup disais-je, mais
Depardon nous amène finement quelquefois sur
un terrain glissant... On se surprend à rire... à des
moments graves... où le rire devient peut-être
un tantinet indécent... Car, il ne faut surtout
pas voir ce documentaire comme on mate un reality show...
nous sommes à des années-lumière
dun voyeurisme de bas étage... Bref, formidable
spectacle et formidable matière à réflexion...
Je pourrais en écrire des pages sur toutes les
idées que le film ma inspirées...
Mais, je les garde pour moi. Que chacun pense avec
sa tête... En tous cas, une chose est sûre,
on na pas envie un seul instant dêtre
ni à la place du juge ni à celle de laccusé...
Pour finir, voici donc une nouvelle preuve de la vitalité du
cinéma documentaire français - quant
au films de fiction... aïe... Toutefois, on peut
se consoler en se disant quelle est dépassée
par la réalité... Dores et déjà,
il est certain que le nouveau Depardon restera lun
des plus grands événements cinématographiques
de lannée 2004. |
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MADAME EDOUARD -
de Nadine Monfils. (0/20) 
France/Belgique - Couleur, 1h37 - 2003.
Avec : Michel Blanc, Didier Bourdon, Dominique Lavanant, Annie Cordy, Olivier
Broche
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| Comédie : Dun côté vous
avez le commissaire Léon, de Bruxelles, empêtré dans
une affaire de serial killer (ça ne fera jamais
que le milliardième au cinéma - heureusement
quil ny en pas autant dans la réalité !)
qui zigouille de jeunes et belles nanas peintres; de
lautre, une femme de ménage (en fait un
sinistre travesti - attention, je nai pas dit
que tous les travestis étaient sinistres, Monsieur
le Procureur !) dans un troquet qui sent le moisi...
Et, au milieu, tout un tas de personnages bêtement
farfelus qui sagitent et grimacent dans lespoir
de nous faire rire... Que voulez vous... Cest
la comédie française de la semaine...
Au risque de me répéter, celle-ci bat à nouveau
tous les records didiotie et de mauvais goût...
! Cest dun bordélique !!! On dirait
du Mocky mais avec toute la connerie du monde en plus
! Allez, suffit ! A la semaine prochaine, pour de nouveaux éclats
de rire... |
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RED WHITE AND
BLUES (Collection The Blues 5) - de Mike
Figgis. (7/20)

USA - Couleur, noir et blanc, 1h33 - 2003.
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| Documentaire : Et de trois ! Cela fait trois
déceptions sur cinq dans cette série
si prometteuse... Néanmoins (et pif en plus
! ha, ha, ha ! ), Figgis entreprend une démarche
quelque peu différente des précédents épisodes.
Il traite ici de linfluence du blues sur la rock
music, la pop, folk etc... Laction se situe
en Angleterre et lon sourit souvent en voyant
des british à laccent pointu
et précieux sencanailler avec de la musique
mississipienne... Cela dit et blague à part,
il faut voir la fabuleuse influence qua exercée
le black blues chez des musicos anglais
dun talent magistral... Clapton à la guitare,
les Beatles, les Rolling Stones (qui ne juraient que
par Muddy Waters) pour nen citer quun strict
minimum...! En revanche, ce quil y a dassez énervant,
cest la présence excessive du gigolo-crooner Tom
Jones... le gars qui chantait - si mes souvenirs sont
bons - Ah, Lady Mary...! (Ah, dis la Marie, en
français) et qui passe son temps à faire
de la voix... En effet, le blues sied mal à ce
vieux beau... Mais passons. Il y a tout de même
quelques moments de grâce dans ce film malheureusement
envahi par le blablabla dinterviews anémiques... |
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STREET DANCERS -
(You Got Served) - de Christopher B. Stokes. (0/20)

USA - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : Marques Houston, Omari Grandberry, Jennifer Freeman, Jarell Houston.
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Comédie dramatique : Ce sous-produit étant
calibré grave pour les inconditionnels du hip-hop,
jen perds mon latin... et ne sais pas trop quoi
en dire... même en français...
Sauf que le scénario nest quun pauvre prétexte à des
scènes de danse (?) spectaculaires (?!?) dont la morale se résume
en trois mots : Friendship, Battle and Money... Avec la participation
exceptionnelle - lorsque le besoin sen fait sentir - de cet incontournable
bon vieux God... |
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