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ANA (Real
Women Have Curves) - de Patricia Cardoso. (4/20) 
USA - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : America Ferrera, Lupe Ontiveros, Ingrid Oliu, George Lopez, Brian Sites.
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Comédie dramatique : Scénario co-écrit
par lauteur de Mariage à la grecque (au secououours!!!),
Josefina Lopez qui sinspire de sa propre expérience;
cest dire si le film se veut réalisse!
Il a failli être réaliste, tiens! Cest une
fois de plus une jeune fille (dix-huit ans) qui veut saffirmer
en dehors du cercle familial, et surtout, contre la volonté de
sa mère qui préfère la voir travailler dans
lusine de son autre fille plutôt que de la fiche
tranquille à continuer ses brillantes études...
Comme en plus, elle est gravosse, elle doit également
prouver que les vraies femmes ont des formes - doù le sous-titre
français, qui est en fait le titre original... Du
reste, toutes les autres femmes de son entourage (sa mère,
sa soeur etc...) sont très rondes ... Ce qui nous
vaut quelques scènes lourdingues censées
nous amuser... Certes, il y a quelques petites bouffées
doxygène qui viennent nous rafraîchir un peu.
Mais, Dieu, que cest lisse tout cela! Que tout le monde,
il est beau (même les gravosses) et que tout
le monde, il est gentil (même la méchante maman)...
Quelques subtilités pour contrebalancer tant de mièvrerie
eussent été les bienvenues...
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CHERE MARTHA -
(Mostly Martha - Drei Sterne) - de Sandra Nettelbeck. (12/20)

Allemagne - Couleur, 1h47 - 2001.
Avec : Martina Gedeck, Maxime Foerste, Sergio Castellitto, Ulrich Thomsen, Idil Üner.
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Comédie dramatique : Martha est chef-cuisinière
dans un excellent restaurant de Hambourg. Professionnellement
brillante, elle nen mène pas moins une vie privée
bien terne. Légèrement névrosée,
elle consulte régulièrement un psy. Un de ses rares contacts est
sa soeur... Mais, celle-ci décède... en laissant
derrière elle sa fillette de huit ans. Martha va désormais
soccuper de la petite Lina. La gamine ne souhaite quune
chose : retrouver son père quelle na jamais
connu, un Italien qui est retourné dans son pays dorigine
après une aventure sentimentale avec la soeur de Martha...
Et, cest un autre Italien, Mario, cuistot lui aussi, soudainement
engagé dans le resto où elle travaille qui va continuer
de perturber - mais aussi à donner des couleurs - à la
terne vie de notre héroïne... Tous les trois (Martha,
Mario et Lina) vont apprendre à se connaître et à saimer...
Simple comme bonjour, cette histoire, me dira-t-on...
Eh, oui! Mais attention, cest souvent les plus simples
qui sont les plus belles... pour peu que lon ait quelque
chose à dire, à faire passer par lintermédiaire
des personnages - de personnages bien vivants, et, en loccurrence,
particulièrement attachants... pour peu quon ait
le talent de Sandra Nettelbock... Sa mise en scène coule
de source; elle est évidente, pudique, sobre... mais,
néanmoins chargée démotions! Bref,
une vraie histoire damour(s) dont la jolie conclusion de
Martha (en gros : on sait pourquoi on naime pas,
mais, on ne sait pas pourquoi on aime...) simprime
discrètement dans nos futurs souvenirs... Les acteurs
sont parfaits, notamment Sergio Castellitto qui est vraiment al
dente.
P.S. : Pour ceux qui ont du temps à perdre, il y a une
comparaison amusante à faire, en ce moment, avec le film
dont il est question plus bas : Je taime, je tadore ...
Notamment, au niveau du cul... Dans la tambouille de
Bontzolakis, lon accumule les scènes dites damour...
Jentre pas dans les détails - on sen fout!
- mais, lamour, bande de veaux, ce nest pas la recherche
systématique de lextase immédiate et à tout
prix... Vous inquiétez pas, je ne me lasserai pas de le
répéter...
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JE TAIME, JE
TADORE - de Bruno Bontzolakis. (0/20) 
France - Couleur, 1h35 - 2003.
Avec : Sarah Grappin, Manuel Blanc, Clovis Cornillac, Jean-Luc Bideau, Nicolas
Ducron
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Drame : Une jeune femme, enceinte de son compagnon avec
qui elle habite chez le papa dicelui, tombe soudainement
amoureuse de son maître-nageur (qui est plutôt gaulé comme
un charcutier - C. Cornillac). Il faut dire que son compagnon
est du genre branleur-chômeur et quil na pas
tellement envie que la progéniture quil a participé à mettre
en route voie le jour... Sensuivent des comportements vulgaires,
plats et assez illogiques, mis en scène avec un art consommé de
la maladresse la plus inacceptable! Rien à dire et rien à montrer
le Bruno cinéaste... Surtout quil sexprime
en vidéo bas de crasse! Comme dirait Mézigue
: Les pseudo cinéastes et teuses nen auront
vraiment jamais marre dêtre cons!!! Ils devraient
pourtant... ça nous ferait des vacances!
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MASSACRE A LA TRONCONNEUSE - (The Texas Chainsaw
Massacre) - de Marcus Nispel. (0/20) 
USA - Couleur, 1h38 - 2003.
Avec : Jessica Biel, Jonathan Tucker, Eric Balfour, Erica Leerhsen, Mike Vogel.
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Horreur : Inutile de préciser que ce remake est
absolument... inutile! Tout ce quil pouvait y avoir dintéressant
dans la version de Tobe Hooper est gommé dans cette resucée!
La particularité - quasi révolutionnaire - de loriginal
est que le réalisateur faisait en sorte que le spectateur
ait carrément limpression dassister en direct
au massacre - ou du moins à un reportage... Une fiction
tirée dun fait divers réel... mais impitoyable
comme la réalité! Ici, tout est factice! Les deux
nénettes sont roulées comme des diablesses... Les
trois autres victimes, trois minets proprets, tout juste un peu
décoiffés, à la hâte, avant la prise...
Pour mieux faire digérer la manière atroce dont
ils se feront trucider, on les salit un peu, on en fait des petits
dealers revenant du Mexique avec de la came... Les scènes
de tueuries sont refaites à la manière des années
trente - douze champ-contre champ avant que le tronçonneur
ne se décide à trancher sa victime etc. Le tout,
bien sûr, en numérique H.D. (Horror Definition)!
Because le politiquement corrèque, lun
des tueurs fous sera écrabouillé à mort
par une bagnole... conduite par la principale protagoniste de
la bande des cinq... la plus jolie... qui, du même coup,
parviendra à sauver ses belles fesses... Bonté divine,
mais quest-ce quon est en train de faire à mon
cinéma...?!?
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PERE, FILS - (Otets
y sin - Father and Son) - de Alexander Sokurov. (2/20)

Russie - Couleur, 1h24 - 2003.
Avec : Andreï Shchetinin, Alekseï Nejmyshev, Alexandre Razbash, Marina
Zasuhina.
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Drame : Cinéaste insolite par excellence (Moloch)
et formaliste doué (Mère et fils), Sokurov
déçoit néanmoins un peu trop souvent...
Tout récemment, avec Larche russe, il nous
bassina sauvagement en pratiquant lexploit pour lexploit...
Cette fois, il sagit détranges rapports papa-fiston...
Une histoire damour exclusif... deux êtres aussi
liés que sils nétaient quun seul
et même corps... Même la jolie petite amie du fils
va séloigner de ce dernier... Autant Mère
et fils était fascinant dintensité -
film quasiment sans dialogues avec des images surréalistes
- autant Père, fils patauge la plupart du temps
dans lordinaire... Certes, ça et là, une
ou deux miettes de poésie... Eh, Alex! On nest pas
des pigeons!
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LE SOURIRE DE MONA
LISA - (Mona Lisa Smile) - de Mike Newell. (0/20)

USA - Couleur, 1h59 - 2003.
Avec : Julia Roberts, Marcia Gay Harden, Maggie Gyllenhaal, Julia Stiles, Kirsten
Dunst.
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Comédie dramatique : Entre le sourire de Mona
Lisa et celui de Julia Roberts, il ny a pas tableau...!
Dun côté, tu as une vague esquisse de lèvre
qui remonte légèrement, de lautre tu as un
gouffre...! La mère Julia, quand elle se fend la gueule,
elle se fend vraiment la gueule! Son sourire lui ouvre le visage
entier, dune oreille à lautre. Tu lui vois
les entrailles ainsi que tout ce qui se passe au troisième
sous-sol! En même temps, ses narines sélargissent,
sélargissent... deux tunnels... tu te demandes ce
que ça peut bien donner quand elle éternue... le
tsunami, ça doit être...! Bref. Tout ça pour
confirmer que Julia Roberts est bien la plus belle femme du
monde - dixit Monsieur et Madame Média...! Bon. Et
le film? Primo : cest du numérique H.D... égueulasse
comme je nen ai pas vu depuis longtemps. Secundo : le scénario
est la photocopie de celui du Cercle des poètes disparus -
mais, version féminine... Tertio : le propos féministe
est une vulgaire caricature ne faisant quétouffer
le problème en lemballant joliment dans les années
cinquante... Que dire de plus? Fuyez, amis cinéphiles,
fuyez les salles où se projette cette toile indigne
dun barbouillage!
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VINGT ET UN GRAMMES -
(21 Grams) - de Alejandro Gonzalez Inarritu. (14/20)

USA - Couleur, 2h04 - 2003.
Avec : Sean Penn, Benicio Del Toro, Naomi Watts, Charlotte Gainsbourg, Melissa
Leo.
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Drame : Le réalisateur a choisi dexploser
la narration de son récit qui naurait pu être
quune intriguette simpliste. Trois personnages
et le coeur dun quatrième en sont les principaux
protagonistes... Un malade qui a besoin dune transplantation
pour survivre, un déjanté fraîchement
libéré de prison et soudain obsédé par
Jésus, une femme détruite par la mort accidentelle
de son époux et de ses deux enfants et un palpitant...
qui fonctionnera, fonctionnera pas...? Le passé, le présent,
le futur sentremêlent allégrement... On est
perdu, tout comme les personnages hagards... Hagards dêtre
encore en vie... davoir survécu... à la maladie, à la
tragédie ou à la taule... Des humains égarés
dans une existence qui na plus ni queue ni tête...
De scène choc en scène intense - le tout particulièrement
sombre - le spectateur avance ou recule, ne sait plus sur quel
pied danser, au gré du film... Certes, par moments lon
sessouffle - le film aussi quelque peu... Mais, au bout
de ce cauchemar, les tranches de vie saignantes et coupées
apparemment nimporte comment, prennent tout leur sens...
Sans la moindre explication... avec plein de points dinterrogation...
Que reprèsentent ces vingt et un grammes que lon
perd en passant larme à gauche? Et surtout, la dernière
- et non la moindre - question... Combien pèsent ces fameux
vingt et un grammes...? Les acteurs sont épatants! On
ne présente plus Sean Penn ou Del Toro! Naomi Watts (Mulholland
Drive), elle, confirme! Mais il ne faut surtout pas oublier
les seconds rôles! Notamment Charlotte Gainsbourg, qui
ne démérite évidemment pas! Il faut tout
de même rappeler que Charlotte est lune des comédiennes
les plus douées de sa génération! Et, on
aimerait la revoir plus souvent... de préférence
dans des rôles forts...! En tous cas, ne vous prenez pas
trop la tête si le film est déroutant. Laissez-vous
aller et faites confiance à Inarritu. Il fait très
bien son boulot; et retombe impeccablement sur ses pattes!
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