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ALBERT EST MECHANT -
de Hervé Palud. (0/20)

France - Couleur, 1h25 - 2003.
Avec : Christian Clavier, Michel Serrault, Arielle Dombasle, Jackie Berroyer,
Priscilla.
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Comédie : Je ne sais pas sil est méchant,
en tous cas, Albert est méchiant! Le jeu de mot
est facile, mais je ne vois pas pour quelle raison on se gênerait
avec ce genre de détritus! Vague imbroglio autour dun
héritage qui aurait dû, théoriquement, revenir à un
certain Patrick Lechat, bourge friqué, et non à un
fameux Albert, un marginal invraisemblable qui niche au fin fond
dun patelin en Dordogne... Tout est prétexte à gags...
mais, ceux-ci sont tellement nuls quils ne méritent
même pas la dénomination de gags! La mère
Arielle, je nen dirai pas un mot, tant sa présence
se passe de commentaires... On maura compris! Quant au
duo de choc Clavier/Serrault...! Pitié!!! Serait-ce ça,
le duo comique typiquement français de ce nouveau siècle...?
Je crains que ce ne soit le cas. Ils sont tout à fait
représentatifs de la décadence de notre humour
national! Sil ne gagnaient pas une petite fortune pour
chacune de leurs prestations, on leur donnerait volontiers une
petite pièce...!
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LES AMATEURS - de Martin Valente. (0/20) 
France - Couleur, 1h33 - 2003.
Avec : Lorant Deutsch, Jalil Lespert, Pascal Légitimus, François
Berléand, Sarah Martins.
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Comédie : Cest Ali au pays des merveilles,
cette histoire! La zone comme tu las jamais
vue... LEden avant le péché! Que tout lmonde
il est beau et que tout lmonde il est gentil! Même
les keufs sont cools...! Eh! Martin! tu mla joues sur quel
air, ta ballade, là! Genre bon enfant? Cest
plutôt bon crétin, ouais! Dune
débilité exténuante...! Par là-dessus,
tu me colles deux compères naïvement tarés,
lun dorigine inconnue, lautre dorigine
du bled...! Tu veux me faire rire avec leurs mésaventures...?
Du style jeunes morveux (de vingt-six piges tout
de même!), quont du mal à sdraguer une
meuffette...? Avec des ki et des prokos à faire
rougir le plus bassement rabougri de la cervelle...?!? Le Lorant
D., cest typique le traître du fond de la classe!
Tu sais, le gars, là, qui déconne en sixième,
au dernier rang, en envoyant des glaviots à ses voisins...
et qui, à la fin, parvient à faire porter le chapeau à un
camarade innocent quil a lui-même dénoncé...
Tu vois, le genre? Quant à Jalil, cest plutôt Maciste
dans la Cour des Zivas! Que ceux qui trouvent que le duo
Clavier/Serrault est un peu vieillot se tranquillisent; avec
Lorant et Jalil, la relève est assurée!
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LE DERNIER SAMOURAÏ -
(The Last Samurai) - de Edward Zwick. (7/20)

USA - Couleur, 2h24 - 2003.
Avec : Tom Cruise, Ken Watanabe, Timothy Spall, Hiroyuki Sanada, Billy Connolly.
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Aventures : Daprès des faits historiques
plus ou moins vrais, lon nous propose ici une fresque
héroïque se déroulant à partir
de 1876 aux States puis au Japon. Le héros principal
en est Nathan Algren (T. Cruise - très peu crédible!); vétéran-desperado de
la guerre de Sécession, il flippe et salcoolise
- surtout avant dentrer en scène pour vanter les
mérites de la Winchester dernier cri (de guerre?) - jusquau
jour où on lui propose daller entraîner larmée
nippone sur place... Il va donc devenir conseiller militaire
antisamouraï. A la suite dune castagne qui vire mal
pour lui, Algren se retrouve prisonnier des samouraïs...
Là, il apprendra à mieux les connaître...
Au bout du compte, il changera de camp. Tant que les combats
restent plus ou moins individuels, dans ce films au couleurs
chaudes et aux beaux décors naturels, tout va bien. Mais,
dès quil y a attroupement, vous comprendrez que
Mézigue et Moi-Même, nous flippassions quelque peu.
La dernière demi-heure est du reste complètement
gerbante... Rien de pire au monde que cette masse, que dis-je,
ce ramassis de racaille, qui sentretue en sagitant
dans tous les sens. Comble de laideur que cette expression de
lignominie humaine à son paroxysme! Et après, ça
vous parle dhonneur, ça! Si lon parlait plutôt,
tout simplement de respect... Respect de soi-même... et
des autres à travers soi-même... Respect de lindividu...
Non...?
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LETRANGE MONSIEUR PEPPINO - (Limbalsamatore)
- de Matteo Garrone. (0/20) 
Italie - Couleur, 1h41 - 2002.
Avec : Ernesto Mahieux, Valerio Foglia Manzillo, Elisabette Rochetti, Lina Bernardi.
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Drame : Je précise : imbalsamatore veut
dire en français, embaumeur, ou, plus exactement, taxidermiste.
Et non pas, létrange
monsieur Peppino. Je dis ça au cas où... Du coup, je soulève
le problème des titres de films français (surtout des adaptations
de titres étrangers) qui polluent le cerveau du public...
Cest ainsi que nous avons une flopée détranges aventures,
destins, madame ou monsieur, de rêves et autres etc. Cest ainsi que The
Deer Hunter devient Voyage au bout de lenfer... A ne pas confondre,
bien évidemment avec le roman de Céline, Voyage au bout de la
nuit... Ou encore, comble didiotie, Lhomme qui nétait
pas là qui devient, en français : The Barber...
Mais baste! Nous aurons, sans doute, loccasion de revenir sur ce problème
de titres... Une autre fois... Pour linstant, la chose qui
nous intéresse (si peu!), cest la toile de Garrone.
Nous avons très vite limpression quil sagit dune
espèce de situation, du genre : tas un producteur qui a cent
minutes pour convaincre, et qui demande à Piero, Paolo ou Matteo
de les lui remplir en une heure et quarante minutes... Là-dessus, tu as
un Matteo qui répond présent... mais... sous réserves...
car il na pas de scénario... Qua cela ne tienne, caro
Matteo, on sen fout, on te file ce dont tu as besoin côté technique
et artistique et... tu filmes...! Et voilà le travail! Après,
cest au public de se faire chier...! Que dire, donc, de lintrigue?
Quun nain nommé Peppino, taxidermiste de son état, est aussi, à ses
heures un mafiosettino... au service dun padrino qui
pratique le trafic de drogue...? Cest à peine esquissé dans
cet enfilade de séquences nullissimes pétries de néant...!
Il sagit, bel et bien, dune italiânerie... pura, pura... !
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THE SOUL OF A MAN (Collection : The Blues) - de
Wim Wenders. (17/20)
USA - Noir et blanc et couleur, 1h43 - 2003.
Avec : Blind Willie Johnson, Skip James, J. B. Lenoir, Lou Reed, Lucinda Williams...
Narrateur
: Laurence Fishburne.
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Documentaire : Voici le premier épisode des sept
films réalisés par des cinéastes plus que
corrects, à linitiative de Martin Scorsese (qui
a réalisé lui-même un de ces films), dont
lensemble est intitulé Collection : The Blues.
Depuis Buena Vista Social Club, on sait que Wenders peut
faire des miracles. Ce nest pas tout à fait le cas
en loccurrence, mais attentiion, on vibre du début à la
fin... Wim a choisi de nous présenter ses préférés à lui,
Blind Willie Johnson, Skip James et J. B. Lenoir. Ainsi que leurs successeurs de
grand talent (Lou Reed, Bonnie Raitt, Los Lobos...) qui continuent
de transmettre la musique des anciens avec leur propre feeling...
Ne disposant pas de suffisamment de documents, Wenders a, en
partie, tourné des scènes de fiction - peut-être
le point faible, dailleurs, de ce bijou... Difficile de
raconter la musique... Mais les personnages sont - et le mot
est faible - sublimes! Ces phénomènes nous subjuguent,
nous fascinent et nous réconcilient avec lhumanité...
Laccident de Blind Willie, la disparition puis la résurrection
de Skip James, le décès monstrueux de J. B. Lenoir...
Leurs tronches, leurs voix et laisance avec laquelle ils
manient les cordes de leur guitare... La chanson envoyée
dans lespace et la superposition de limage de limmensité étoilée
sur le visage et le regard aveugle de Blind Willie... Cécité astrale...
Beauté simple de cette image... Simple comme linfini...
P.S. : Les six autres films sortiront à raison dun par mois... Voilà une
année dores et déjà bien fournie... Un minimum
garanti pour entretenir la flamme...
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UZAK - de Nuri
Bilge Ceylan. (4/20) 
Turquie - Couleur, 1h50 - 2002.
Avec : Muzaffer Özdemir, Mehmet Emin Toprak, Zuhal Gencer Erkaya, Nazan
Kirilmis.
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Drame : Mahmut est photographe et vit à Istambul.
Yusuf, son cousin, cherche du boulot et vient sinstaller
chez lui le temps de trouver un emploi... Mahmut a des problèmes
existentiels. Yusuf a des problèmes de fric... La neige
tombe sur la ville... et cest joli, la neige... Les personnages
sont assez attachants... Mais presque rien ne se passe et lémotion
est rare... sinon absente. Tout naturellement, au bout dune
heure, on craque, désolé de navoir pu accrocher
jusquau bout dun film que lon aurait bien voulu
aimer...
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VIOLENCE DES ECHANGES
EN MILIEU TEMPERE - de Jean-Marc Moutout. (12/20)

France - Couleur, 1h39 - 2003.
Avec : Jérémie Rénier, Laurent Lucas, Cylia Malki, Olivier
Perrier, Martine Chevallier.
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Drame : Javais un à priori très négatif
concernant ce film. Je le confesse haut et fort, je me suis trompé.
Et jen suis le premier heu-reux! On a beau dire, mais une
petite surprise comme celle-ci, ça fait plaisir... ça
rassure. Tout nest pas perdu. Il n y pas que des
déceptions en ce bas monde. Donc... Dans la lignée
du fameux Ressources humaines, sorti il y a trois ou quatre
ans, cette histoire se passe dans le monde (abominable) du travail...
Un jeune provincial de vingt-cinq ans, Philippe, débarque à Paris
pour bosser dans une boîte de consultants en entreprises.
Sa première mission est de seconder son supérieur lors
dun audit dans une usine probablement condamnée à être
dégraissée dune partie de son personnel pour
cause de rachat par un gros groupe. Tout baigne jusquau
moment où Philippe doit lui-même enquêter
les employés, un par un, afin de sélectionner les canards
boiteux à virer... Là, il est un peu écoeuré,
hésite... et finit par hurler avec les loups et dévorer
les moutons... Quitte à y perdre - outre son âme
- la femme qui laime... Pessimiste, ce bougre de film...
Mais, réaliste et crédible! Moutout, pour son premier
long métrage, fait un constat solide et quelque peu inquiétant.
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