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DEUX EN UN -
(Stuck on You) - de Bobby et Peter Farrelly. (3/20) 
USA - Couleur, 1h58 - 2003.
Avec : Matt Damon, Greg Kinnear, Eva Mendes, Wen Yann Shih, Seymour Cassel.
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Comédie : Les frères Farrelly (Mary à tout
prix) sont-ils siamois...? Comme leurs deux protagonistes,
Bob et Walter Tenor? Leur nouveau film, semble lêtre,
du moins paradoxalement, dans la mesure où il exprime
deux tendances difficilement compatibles : le politiquement
correct et le délire on ne peut plus débridé...
Bon, on peut en conclure provisoirement quils essaient
de se vendre tout en semblant être libres de toute contrainte...
Leurs deux frangins siamois sont donc, évidemment, inséparables
et font tout - et plein-plein de choses différentes
- ensemble... Comme jouer au foot, au base-ball, boxer, faire
du théâtre amateur... Le problème se corse
lorsquils draguent, par exemple, veulent flirter ou...
plus...! Cette liaison forcée est donc source intarissable
de gags! Sauf que... lon rit très très
peu...! Cela dit, il y a des exceptions, telles ces deux braves
dames dun certain âge, et, un peu fêlée,
pour tout dire... Ces deux dames... que je croise - séparément
- au premier rang des salles obscures, assez régulièrement...
Cette fois, jai eu droit aux deux pour le prix dune
- oh! terrible coïncidence...! Je me suis retrouvé assis
entre les deux... et, comme ces pauvresses rient à peu
près comme elle respirent... voyez ou entendez le tableau...!
Jaurai
préféré quelles fussent siamoises... ça
maurait évité la stéréo!
A noter : Jen profite pour verser une larme sur la sombre carrière
de Seymour Cassel qui fait ici quelques apparitions... Lui, qui fit naguère
partie de la bande à Cassavetes et donna le meilleur de lui-même
- aux côtés de limmense Gena Rowlands - dans Minnie and
Moscowitz, lune des plus puissantes comédies sentimentales quil
mait été donné de voir! Cest dire à quel
point les temps sont durs... pour les purs...!
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LESQUIVE -
de Abdellatif Kechiche. (0/20) 
France - Couleur, 1h57 - 2003.
Avec : Osman Elkharraz, Sara Forestier, Sabrina Ouazani, Hafet Ben-Ahmed.
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Comédie dramatique : Tu prends une bande de jeunes
non professionnels (plutôt sympathiques au demeurant),
tu les réunis en cadrant nimporte comment, tu les
fais improviser et tu leur fais dire des banalités à la
vitesse hystérosupersonique en dialecte-patois
banlieusard, et, tu obtiens une cacaphonie incompréhensible!
Jai eu mal au cerveau à force de tendre loreille
pour ne capter quun dizième! Il faurait fallu -
sans blague - sous-titrer le film! Comme il ny a pas non
plus dhistoire - à part une vague intrigue sentimentale
- on a du mal à digérer cette espèce de
couscous-choucroute insipide... aucune émotion ne passe évidemment...
même les bonnes intentions, on sen fiche...! Abdellatif
Kechiche, heureux réalisateur dun premier film (La
faute à Voltaire) distingué au festival de
Venise, reconnu par la critique et par un certain public - à juste
raison - nous déçoit beaucoup avec ce ratage filmé en
vidéo bas de gamme! Cest la faute à qui,
là... dis, Abdel??? Blague à part, Mézigue
et Moi-Même, on na pas envie daccabler un cinéaste
néanmoins prometteur. Des films, il en fera dautres...
Et on lui souhaite bonne chance!
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FUCKING AMAL - de Lukas Moodysson. (0/20)

Suède - Couleur, 1h30 - 1999. (Reprise)
Avec : Alexandra Dahlström, Rebecca Liljeberg, Eric Carlson, Mathias Rust.
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Comédie dramatique : Dans une ville perdue
de Suède, deux adolescentes perdues... Cest souvent
que les ados sont perdus... surtout au cinoche... Et surtout,
au plan sexuel... Certes, cest lâge qui veut ça...
Mais, bon. Est-ce si évident que dans ce film - et dans
de nombreux autres? Ces problèmes et questions ne seraient-ils
pas un peu plus diffus voire fins et subtils, en réalité...?
Ah! Papa Freud, papa Freud... que de bêtises na-t-on
dites en ton nom...? Le fonctionnement du corps humain nest
nullement régi que par tel ou tel partie ou organe...
Ni par le cerveau-roi; ni par le sexe-obsession. Ce serait
trop simple... Et, raisonner de la sorte conduit à de
stupides égarements! Si le sexe est au coeur du coeur,
et, le coeur au coeur du cerveau, où nous dirigeons-nous?
Dans quel sens on se barre en couille - cest le cas de
le dire! Cest ainsi, quà propos justement
des précieuses, tu vas avoir des mecquetons
qui vont considérer les gens sans couilles - en général,
cest des femmes - comme nuls et non avenus... Je prends
des raccourcis, je sais; à toi, gars, de lire entre
les pointillés... De repenser la chose - à la chose...
Dailleurs ce film devient carrément grotesque à la
fin! Il sagit de lavant-dernière-scène
où les deux copines, lesbiennes désormais, se
retrouvent dans les w.c. du lycée... Dehors, plein de
copains et de copines très intrigués... Lune
sort, lautre pas. Les témoins sattendent à voir
sortir, en deuxième,
un garçon... Or, non! Cest une fille! La première, alors,
annonce fièrement : Je vous présente ma nouvelle copine! Et
en partant, elle ajoute, la tête haute : Et maintenant, nous allons
baiser toutes les deux! Et la scène est traitée sérieusement...
genre film de propagande... La tolérance, à mon humble avis, na
pas besoin de propagande... On est loin de la densité dramatique de Lylia-4-Ever,
le film que Lukas fit plus tard...!
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GOTHIKA - de Mathieu Kassovitz. (0/20) 
USA - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Halle Berry, Robert Downey Jr, Penelope Cruz, Charles S. Dutton, Bernard
Hill.
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Fantastique : Une psy pour criminels, se réveille
elle-même, un beau matin, dans une des cellules du pénitencier
où elle travaille... Elle a un gros trou de mémoire
concerant le laps de temps où elle aurait tué son époux
- car, cest de cela quon laccuse - rien de
moins! La psy, aidée par des forces surnaturelles, va
mener
son enquête... Je ne me suis pas amusé à compter le nombre
de clichés quil peut y avoir dans ce film pour lequel
Kassovitz sest appliqué (ça sent le laborieux à chaque
image) sans aucune inspiration personnelle... Il a mis bout à bout une
invraisemblable historiette où lon trouve un tas dingrédients
assemblés avec plus ou moins de maladresse... Bien que les acteurs soient
irréprochables, lon ne peut évidemment pas marcher un
seul instant... dès le tout début! Production au budget confortable,
cest ce que jappelle un navet de luxe! Ben, mon Mathieu! Depuis La
haine, (excellente oeuvre de jeunesse et justement récompensée
par un joli succès), tu ne cesses de régresser...! Tu nous dois
réparation!
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LHOMME QUI NA PAS DETOILE -
(Man whithout a Star) - de King Vidor. (12/20) 
USA - Couleur, 1h28 - 1954. (Reprise)
Avec : Kirk Douglas, Jeanne Crain, Claire Trevor, William Campbell, Richard Boone.
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Western : En tant quadorateur de
Sergio Leone, on comprendra aisément que je ne sois
pas un grand amateur de westerns américains! Et celui-ci
comporte tous les poncifs et clichés du genre! Il est
vrai que cest un classique... Quoiquil en soit,
la vedette étant Little Big Kirk (K.Douglas), demblée,
le film possède à mes yeux un sacré atout!
Et puis, malgré sa naïveté désarmante,
son aspect caricatural, loeuvre est fichtrement bien
enlevée! Moins dune heure et demie sans une once
de graisse - à limage de Kirk - suffisent pour
raconter une histoire pleine daction, de rebondissements,
de personnages bons et méchants - ou un peu des deux
- et de belles images colorées à lancienne
et déroulées à un rythme remarquablement
soutenu! Il y a même de la place pour une certaine finesse
au niveau de la psychologie de ces personnages conventionnels.
Joubliais lhistoire...! Ben, cest un "Lonesome
Cowboy, épris de liberté et de grands espaces,
détestant tout particulièrement les barbelés.
Au hasard de ses voyages, il rencontre un jeune homme du genre
blanc-bec-morveux, pour qui il se prend de sympathie, et, tous
deux, ils vont travailler comme bouviers pour la même
proprio ; bref, le gamin va le suivre partout et le cow-boy
lui apprendra bien des choses, utiles dans louest sauvage...
Pour la suite, il faut aller voir le film... Je ne vais quand
même pas tout dévoiler... Alors, comme ça,
il na pas détoile, lhomme...! Et bien,
moi, je lui en file deux! Là!
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KISS OF LIFE -
de Emily Young. (12/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h26 - 2003.
Avec : Ingeborga Dapkunaite, Peter Mullan, David Warner, James E. Martin.
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Drame : Joli titre... Son mari en mission humanitaire
en Europe de lest, Helen se sent bien seule et fait une
scène à son époux, au téléphone.
Celui-ci décide de précipiter son retour à Londres...
Pendant ce temps, Helen accompagne ses enfants à lécole,
et, en traversant la rue, cest le choc! Une voiture la
renverse... Est-elle morte? Probablement, mais, limportant
de lhistoire est ailleurs. Le choc est tant physique que
métaphysique. Le film va désormais suivre plusieurs
voies parallèles... Celles, onirico-poétiques de
Helen et de son époux, notamment. Les routes sentremêlent;
lon se pose pourtant peu de questions, tant on est pris
par lémotion qui se dégage... Tour à tour,
le mari et la femme, rêvent leurs retrouvailles... Ou bien
se retrouvent-ils réellement? On a envie de le croire!
En nous disant, après tout, réalité ou pas,
quimporte? Quest-ce que la réalité?
La vie? Juste un baiser... Le temps dun baiser... Le baiser
de la vie, récompense... Le baiser de vie, qui insuffle
la vie? Le spectateur est accompagné par une belle musique,
nullement mièvre! Helen est bien belle, elle aussi...
On meurt souvent... pour renaître la scène daprès...
Pardon, excusez-moi, la vie, cest quelle dimension? La
dimension dun baiser? En tous cas, ce petit film,
sobre et touchant, est, pour sûr, un baiser au spectateur.
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LOST IN TRANSLATION - de Sofia Coppola. (6/20)

USA - Couleur, 1h42 - 2003.
Avec : Bill Murray, Scarlett Johansson, Giovanni Ribisi, Anna Faris, Kazuko Shibata.
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Comédie dramatique : Bob Harris, une star américaine
sur le déclin, tourne une pub pour une marque
de whisky à Tokyo... Pour lui, cest aussi loccasion
de séloigner un peu de son épouse... soxygéner...
Il y rencontrera au hasard de son ennui (et de son incompréhension
de la langue japonaise - qui nous vaudra quelques gags assez
marrants), une jeune femme un peu trop délaissée
par son mari. Ils vont vivre une jolie petite histoire damour
platonique... Pour une brève rencontre, cest une
brève rencontre! Rien à voir avec le film de David
Lean Brief Encounter. Cest même assez soporifique...
Et puis, il faut pouvoir encaisser Bill Murray! Cest pas
une mince affaire! Néanmoins, la mise en images est respectable.
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MEDEE - (Medea) - de Pier Paolo Pasolini. (0/20)

Italie - Couleur, 1h50 - 1969. (Reprise)
Avec : Maria Callas, Giuseppe Gentile, Laurent Terzieff, Massimo Girotti.
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Drame : Si on ne connaît pas la tragédie
de Médée, on nen apprendra pas davantage
en allant fouiller dans la poubelle de Pasolini. Autant lire
Euripide ou Corneille. Cela tombe sous le sens. Pour le reste,
je suis toujours aussi fasciné par la notoriété de
P.P.P. Depuis dix-huit mois environ, on ne cesse de rééditer
ses pelures infâmes; en solo, sous forme
de festivals ou dhommages etc. Je ne sais par où commencer...!
Bon. Prenons limage. La lumière est sinistre et
dégueulasse; le cameraman - alcoolique invertébré souffrant
dune gueule de bois chronique - sucre les fraises...
Ne parlons pas du son; la post-synchro et les doublages sont
exécrables. Laccompagnement musical est composé dun
choeur de lépreux faisant la manche. Les décors
cafardeux font penser à une période préhistorique
particulièrement cauchemardesque! Les costumes sont
du genre créatif-inventif; des serpillières
accrochées un peu partout sur des corps disgracieux,
des bouts de bois dans le nez, les oreilles ou le cul... Des
bijoux pour connaisseurs, genre tessons de bouteilles, cailloux
trouvés dans des terrains vagues... Les coiffures aux
cheveux crades... etc. Côté acteurs, dans ce film,
la Callas fait de la figuration stupide; Massimo Girotti a
franchement lair dun noeud avec un
pot de chambre doré sur la tête; les autres posent
comme devant un photomaton; et les figurants, alors là,
cest du nanan! Là, tu te marres! Sont systématiquement à côté de
la plaque... Ou ils rient quand il faut pleurer... ou linverse...
En fait, et tout simplement, P.P.P. na jamais su faire
un film! Que dis-je!!! Cest le plus mauvais réalisateur
que la terre ait jamais porté! Sergio Leone, qui était
pourtant un de ses amis, ne cessait de lui reprocher son mépris
de la technique. (Voir le bouquin de Noël Simsolo, Conversations
avec Sergio Leone). Et encore... Médée nest
pas ce quil a fait de pire...! Je vous laisse imaginer
la gueule de ses autres méfaits!
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NATHALIE... - de
Anne Fontaine. (0/20) 
France - Couleur, 1h45 - 2003.
Avec : Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu, Wladimir
Yordanoff.
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Comédie dramatique : Pour changer, Mézigue
est encore en colère! Que lon veuille bien me pardonner,
mais je suis obligé, de temps en temps, de lui laisser
la parole : Un vieux travelo triste (Fanny Ardant) rencontre
dans un nique-club la fille de Frankenstein (Emmanuelle
Béart), danseuse-baiseuse professionnelle, et lui demande
daller tester les cules à son mari Gérard
Depardieu (Gérard Depardieu - tiens! cela faisait au moins
vingt jours quon ne lavait pas vu, celui-là!).
Après chaque test, la fille de Frankenstein
doit faire un rapport détaillé au travelo. Faut
voir - et surtout entendre la teneur des rapports...! Des propos
gratuitement salaces et graveleux dégoulinent ainsi tout
au long du film! Comme les billets de banque, lopulence
et tout le tralala virevoltent dans tous les sens, nous sommes
donc chez des nantis oisifs quont rien dautre à foutre
quà se masturber limagination! Jeux de cons
chez les bourges! Léternel (et quasi unique) scénario
français du trio infernal : le mari, la femme, lamant;
la femme, le mari, la maîtresse; la traîtresse, la
marie et la meuf... etc. Faudra-t-il une mutation, dans le sens
scientifique du terme, pour que cessent ces puantes variations
autour dun thème usé et mésusé?
Ah!!! Jose le dire : Fontaine, je ne boirai plus
de ton eau!!!
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OPOPOMOZ - de Enzo
DAlo. (1/20) 
Italie - Couleur, 1h20 - 2003.
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Dessin animé : Pardon pour le retard! Ce film
est sur les écrans depuis décembre 2003... Mais
jai de plus en plus de mal à me décider lorsquil
sagit dun film danimation... Opopomoz est
lhistoire (qui aurait pu être jolie) dun gamin
qui flippe parce que sa maman attend un bébé, un
petit frère... Cest bientôt Noël et le
Diable a décidé cette année de jouer les
trouble-fête - cas de le dire! Il envoie trois de ses diablotins à la
rencontre du gamin qui flippe, et, tous les quatre, ils pactisent...
En échange de sa collaboration avec les forces du Mal,
le gamin est assuré de rester fils unique... Bien que
co-écrit par Furio Scarpelli - le complice du regretté Age,
avec qui il concocta les scénars de quelques-unes des
meilleures comédies italiennes - ce conte est bien insipide.
Et le graphisme est plutôt moche; lanimation quelconque...
Et par-dessus tout, mis à part le petit clin doeil à Pinocchio,
cette histoire est un peu trop catholique à mon goût!
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LES TROIS MOUSQUETAIRES - (The Three Musketeers)
- de George Sidney.
(6/20) 
USA - Couleur, 2h05 - 1948. (Reprise)
Avec : Gene Kelly, Lana Turner, Van Heflin, June Allyson, Vincent Price, Keenan
Wynn.
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Aventures : Ce film distrayant, datant dune époque
où le cinéma jouissait encore de son innocence
et de sa fraîcheur, est , une fois de plus, une oeuvre
surestimée par beaucoup de cinéphiles. Certes, à cette époque,
les gens allaient surtout au cinoche pour samuser (quoi
de plus naturel, après tout?), et, les amuseurs, eux
savaient amuser! Cétaient des gens de talent et
des pros; voyez Gene Kelly en dArtagnan! Il manie le
fleuret et sautille, fait des acrobaties tel un diable! Lana
Turner, cest quand même la classe!
Et Vincent Price est savoureusement excessif dans le rôle
du méchant (Richelieu)... Jen passe... Mais, je
reverge. Le film me semble surestimé parce que, dune
part, après un début spectaculaire et rigolo,
il senlise petit à petit... on finit par sennuyer
aves toutes ces scènes étirées de romance à quatsous...
Dautre part, ladaptation du roman est tout de même
un peu trop fantaisiste. (Dumas, déjà, faisait
des enfants à lHistoire... et les scénaristes
de cette version faisant également des enfants à Dumas... ça
donne une famille... jte raconte pas!). Quant au final,
avec lapparition spectrale du bourreau de Lille, notamment,
on se fend carrément la poire! Non, sérieux :
lisez ou relisez le bouquin, loriginal, les vraies
aventures des mousquetaires! Cest pour ça quil a été écrit;
pour être lu; pas pour être adapté à lécran
ou ailleurs, nom dune pipe!
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