Fèvrier 2004
Semaine 8  Du 18-02 au 24-02-2004

L’ÂME EN JEU - (The Soul Keeper) - de Roberto Faenza. (0/20) 0
Italie/Grande-Bretagne/France - Couleur, 1h29 - 2003.
Avec : Emilia Fox, Iain Glen, Craig Ferguson, Caroline Ducey, Jane Alexander.

Drame : This movie is about Sabina Spielrein's life. It's based on a true story. It is a love story. Excusez-moi, mais j’essaie, moi aussi, de m’adapter à la langue dite cinématographique : l’english. Parce que voilà c’est une histoire qui se passe entre Moscow, Zurich et je ne sais quel Pétaouchnok et, partout, tout le monde parle couramment l’anglais. Alors je commence à avoir des complexes ! En clair, il s’agit de la rencontre de la susnommée et de C. G. Jung qui, dans un premier temps, s’intéressa à son cas dans un hôpital psychiatrique où elle fut traînée par des parents indignes. Effectivement, elle était plus ou moins hystérique, mais Jung était là qui veillait sur elle ! Il va la soigner tant et si bien qu’elle va d’abord guérir, puis devenir psychanalyste elle-même, puis tomber amoureuse du beau Carl ; elle ira même jusqu’à influencer les travaux des deux grands maîtres qu’étaient Sigmund Freud et donc Jung ! Voilà pour l’histoire. Quant au film, il est inregardable, indigne d’être projeté dans une salle de cinéma, etc... Je n’insiste pas. Vous n’avez sans doute pas été sans remarquer la belle “bulle” que je lui ai accordée.

LE CERF-VOLANT - (The Kite) - de Randa Chahal Sabbagh. (3/20) 0
Liban - Couleur, 1h20 - 2003.
Avec : Flavia Bechara, Ziad Rahbani, Randa Asmar, Julia Kassar, Liliane Nemry.

Comédie dramatique : Entre l’extrême sud du Liban et Israël, il y a des fils de fer barbelés. Autrement dit, une belle frontière qui coupe en deux un pauvre petit village. Le terrain étant miné de part et d’autre, il n’y a qu’un cerf-volant pour avoir assez d’audace pour traverser cette ligne de démarcation. Joli point de départ... malheureusement suivi par un brouillon de pellicule et un jeu d’acteurs imbuvable. C’est aussi, avant tout, encore une histoire d’amour impossible. L’héroïne, Lamia, est promise à un de ses cousins qu’elle n’aime pas ; elle est amoureuse d’un jeune soldat israélien. Quelques instants touchants, à la fin de cette brève histoire, ainsi qu’une musique prenante, sont insuffisants à combler l’appétit d’émotion que peut avoir un spectateur moyen comme moi. C’est triste de dire ça, mais ce spectacle nous laisse (presque) totalement indifférents.

L’ÎLE DE BLACK MOR - de Jean-François Laguionie. (0/20) 0
France - Couleur, 1h25 - 2003.
Avec les voix de : Taric Mehani, Agathe Schumacher, Jean-Paul Roussillon, Michel Robin, Jean-François Derec.

Dessin animé : Et un film français d’animation, débordant d’imagination, de plus ! On a la tête dure dans l’hexagone. Errare humanum est ; perseverare diabolicum est ! En effet je ne sais pas quelle sorte de connaisseur il faut être pour aimer les gribouillis que l’on nous assene depuis quelques années inlassablement et effrontément. Néanmoins, ces films connaissent bien souvent un succès tout relatif certes, mais un petit succès tout de même... Voilà, à mon avis, c’est parce que les parents doivent y traîner leurs garnements en guise de punition, à la place du dessert, lorsqu’ils ont fait beaucoup de bêtises ! C’est la seule explication qui me paraît plausible. Il s’agit encore d’un voyage initiatique d’un jeune orphelin surnommé le Kid. Un voyage menant bien sûr à une île au trésor. Qui plus est, le fameux pirate, Black Mor, ne serait autre que le géniteur de l’orphelin aventurier...A part la sympathique voix de Michel Robin : zéro absolu !

LA MORT SUSPENDUE - (Touching the Void) - de Kevin McDonald. (0/20) 0
Grande-Bretagne - Couleur, 1h46 - 2002.
Avec : Brendan Mackey, Nicholas Aaron, Joe Simpson, Simon Yates.

Aventures : Voici le récit autobiographique -narré inlassemblement par les deux vrais protagonistes- du drame vécu en 1985 par des alpinistes anglais qui n’avaient rien d’autre à foutre que faire de la grimpette périlleuse vers un sommet des Andes péruviennes culminant à près de 7 000 mètres d’altitude. Certes, je suis un peu méchant avec les alpinistes. Certes, chacun a le droit de s’amuser comme il veut. Mais en l’occurence le spectateur, lui, ne s’amuse pas du tout. Il s’agit en fait d’un faux reportage, vaguement interprété par deux acteurs, doublé d’un faux film d’aventures, complètement massacré par la narration incessante, soit en voix off, soit, très souvent, avec les gueules de “nases”, en prime, des fameux protagonistes qui nous embourbent les esgourdes au lieu de nous laisser tranquillement mater les quelques rarissimes images dignes d’intérêt. Ce n’est ni fait ni à faire. Et à ce propos, comme il s’agit d’un téléfilm, il me vient une idée ; à quand les salles étiquetées salles de “télécinéma”... ? Histoire de prévenir le public... Evidemment, les exploitants hurleraient contre cette mesure anticommerciale... que moi je qualifierai plutôt d’antiarnaque ! Comme dirait Mézigue “si vous avez envie de vous emmerder, ben restez donc dans vos chiottes !”

PETER PAN - de P. J. Hogan. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h53 - 2003.
Avec : Jeremy Strumper, Rachel Hurd Wood, Jason Isaacs, Ludivine Sagnier.

Fantastique : Peter Pan, comme chacun le sait, est un petit garçon qui refuse de grandir et qui entraîne dans son Pays Imaginaire deux bambins ainsi que leur grande soeur Wendy dont il va tomber amoureux bien qu’il s’interdise strictement ce genre de sentiment. Ensuite, ils vont tous rencontrer le terrible Capitaine Crochet, l’affronter, etc... etc... etc...Tout le monde connaît cette histoire de A jusqu’à Z. Outre le fait que cette énième version ne s’imposait vraiment pas a priori, force m’est de constater, sans aucune méchanceté, je le jure, que ce spectacle est un sinistre ratage. La plupart des interprètes n’assurent absolument pas ; notamment Jason Isaacs bien trop falot dans le rôle du Capitaine Crochet. Mais ce qui manque surtout, c’est le charme propre à ce genre de conte. Initule de comparer avec la version animée de Walt Disney ! Ce manque de charme, donc, est surtout dû à une lumière assez exécrable, au manque de décors (on ne voit qu’une seule fois le bateau des pirates en entier, par exemple) et bien évidemment au manque particulièrement cruel de pittoresque au niveau de l’ensemble des personnages. A mon humble avis, ce film est particulièrement déconseillé aux jeunes enfants car... il pourrait bien leur donner envie de grandir le plus vite possible !

RETOUR A COLD MOUNTAIN - (Cold Mountain) - de Anthony Minghella. (0/20) 0
USA - Couleur, 2h33 - 2003.
Avec : Jude Law, Nicole Kidman, Renée Zellweger, Donald Sutherland, Kathy Baker.

Western : Surprenant défilé de westerns, ces derniers temps ! Après le genre américain et italien, suivis par le western chamanique, nous avons droit cette semaine au western romantique! C’est la Guerre de Sécession (Dieu, que certains doivent la trouver belle cette putain de guerre !) Et un jeune et beau gars, fraîchement tombé amoureux d’une splendide jeune femme, se voit contraint mais volontaire -allez-y comprendre quelque chose- d’aller se castagner contre l’ennemi tout de bleu marine vêtu! Parce que lui c’est un sudiste. De toutes façons, on ne va pas épiloguer, pour les besoins du scénario et de ses ressorts dramatiques, notre héros doit aller à la guerre ! Voilà, c’est comme ça. Alors, il va y aller. Il va être acteur et témoin de l’horreur -cette horreur dont on nous rabat la cervelle- d’un champ de bataille. Le sang va couler à flots ; d’ailleurs c’est un film à recommander vivement aux vampires ! Notre héros sera durement touché, lui aussi, par une balle infâme en plein milieu du cou. Et, à peine guéri, afin de retrouver sa belle, il va déserter et faire tout le chemin du retour quasiment à pied. En cours de route, il aura l’occasion d’assister à bien d’autres atrocités. Pendant ce temps, la belle se morfond, se demandant comment il se fait qu’elle ne puisse plus se passer de la présence de ce bellâtre qu’elle n’a eu, entre nous soit dit, qu’à peine le temps de connaître. Bien sûr, ils se retrouveront, mais j’arrête là mon exposé, car comme c’est cousu de fil blanc, n’importe qui se doute d’ores et déjà du dénouement final... Tralalalalalala...! C’est du Minghella. Pour ceux qui ont vu Le Patient Anglais, tout est clair désormais. Il faut vraiment adorer la guimauve trop sucrée pour pouvoir cette oeuvre apprécier. Je crois néanmoins que pour parvenir à réaliser un film aussi creux, aux effets téléphonés, faisant appel aux bons sentiments les plus abjects, nous gratifiant paradoxalement de tant de scènes de violence gratuite, bref un film aussi parfaitement con, il faut le faire exprès, c’est-à-dire, faire preuve d’une maîtrise certaine ! Mention spéciale à Renée Zellweger qui a déjà été récompensée mille fois en attendant l’Oscar pour une prestation d’un cabotinage écoeurant. Quant à la môme Kidman, elle tourne beaucoup trop ces derniers temps (cinq films en douze mois !).

LE SECRET DES FRERES MCCANN - (Secondhands Lions) - de Tim McCanlies. (3/20) 0
USA - Couleur, 1h51 - 2003.
Avec : Michael Caine, Robert Duvall, Haley Joel Osment, Kyra Sedgwick, Nicky Katt.

Comédie dramatique : Un adolescent est abandonné par sa mère indigne à deux grands-oncles farfelus qu’il n’a jamais connus. Le gamin c’est Haley Joel Osment, et les vieux, Michael Caine et Duvall, bien sûr. Alléchante distribution ! Terrible déception... Le scénario ou l’histoire, comme on voudra, a dû être écrit en deux petites heures ; aucune construction tant au niveau des personnages, des situations ou de la mise en scène. Aucun respect de la psychologie la plus élémentaire ; tout est précipité, caricatural et formidablement superficiel. Le passage du comportement inamical des deux grands- oncles à la sympathie, puis à l’attachement au gamin a été allègrement bâclé; aucune progression, et encore une fois, aucune construction sérieuse. Restent quelques scènes ou situations qui procurent un tant soit peu d’ émotion. Et les acteurs me direz-vous ? Excellente question. Voilà une bonne occasion de comprendre que bien souvent l’on doit être indulgent avec les comédiens au cinéma. En effet, même d’immenses “monstres” tels Caine et Duvall ne peuvent sauver un film défaillant à tous les stades de l’élaboration. Et au final, c’est le petit Osment qui leur vole presque la vedette. Il parvient à faire fi de la médiocrité ambiante en vivant les situations d’une manière si naturellement intense qu’il nous fait oublier toutes les incohérences de ce petit film raté.

VERT PARADIS - de Emmanuel Bourdieu. (0/20) 0
France - Couleurs, 1h40 - 2003.
Avec : Denis Podalydès, Natacha Régnier, Clovis Cornillac, Emmanuelle Riva.

Drame : Dans un village du Béarn, Isabelle n’aime plus Simon qu’elle a failli épouser, retrouve Lucas, un ami d’enfance, dont elle pense être amoureuse... Tout cela après avoir épousé un troisième homme dont elle se fiche comme de sa première paire de sabots. Mais ce dernier l’aime, lui ; Simon l’a toujours aimée et l’aime encore. Lucas se demande, se tâte. Le saura-t-il jamais s’il est vraiment amoureux de cette Isabelle, par mille sentiments lacérée.... Suspense sentimental nous dit-on... Et si on récapitulait pour mieux s’y retrouver... ? Non ? Z’en avez déjà marre ? Pas étonnant ! Moi aussi, j’en ai eu marre au bout de cinq minutes ! Je rappelle que le film en dure cent! Décidément, les histoires d’amour à la française (masturbation intellectuelle oblige) manquent singulièrement d’émotion. Comme c’est étrange. Non, ce nest pas étrange, c’est contradictoire !


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