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BABOUSSIA -
de Lidia Bobrova. (4/20) 
Russie - Couleur, 1h37 - 2003.
Avec : Nina Shoubina, Anna Ovsianikova, Vladimir Koulakov, Serguei Anoufriev.
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Drame : Après avoir enduré la seconde guerre
mondiale et la dictature communiste, Baboussia, quatre-vingts
ans, entre dans la troisième et dernière période
noire de son existence. De patelin en patelin, elle cherche un
foyer auprès de ses différents enfants et petits-enfants...
pour lesquels elle avait autrefois sacrifié le plus clair
de son temps... Personne ne veut de cette vieille campagnarde;
fardeau jugé trop lourd... Bassement égoïstes
et absurdes, les membres de sa famille la laisseront partir seule
rejoindre lange qui lappelle... Quel dommage quil
faille attendre les toutes dernières scènes du
film pour être ému! Entre-temps, nous avons droit à des
saynettes de patronage interprétées par de vrais
villageois... mais qui jouent comme des pieds... Réalisatrice
aux intentions fort sympathiques, sévertuant à trouver
une lueur despoir là où règne la misère
la plus totale - tant matérielle que morale - , Lidia
Bobrova (Ö vous mes oies! , Dans ce pays-là)
poursuit sa démarche humaniste avec ce troisième
volet, mais... avec beaucoup de maladresse.
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BUONGIORNO, NOTTE - de Marco Bellocchio. (17/20)

Italie - Couleur, 1h45 - 2003.
Avec : Maya Sansa, Luigi Lo Cascio, Roberto Herlitzka, Pier Giorgio Bellocchio. 
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Drame : Première séquence : un jeune couple,
guidé par un employé dagence immobilière,
visite un appartement à louer... Dès ce tout début,
le film coule, impeccablement cadré, sonorisé et
monté... On est immédiatement captivé...
Cest juste pour dire quun excellent le film, on le
renifle dès les premiers instants! Bien évidemment,
ce couple fait partie de la bande des quatre membres des Brigades
Rouges qui enlevèrent Aldo Moro, au début de lannée
1978, et, qui vont le retenir dans cet appartement parfaitement
aménagé pour planquer un prisonnier... Tout le
monde a entendu parler de cette affaire, mais, Bellocchio nous
montre ici les protagonistes de lintérieur... en
plans serrés, le film transpire le vécu, vrai ou
faux, quimporte! Il sagit dune réflexion
véhiculée par des images et des situations dune
rare intensité! En effet, une des questions principales
qui se dégagent, à mon sens, est de savoir quel
est donc le dieu qui mène par la main ces insectes humains égarés,
apeurés, angoissés, même lorsquils
ne doutent de rien...? Les uns se remettent en question, notamment
la jeune femme, les autres sont irrévocablement engagés;
et lon se demande qui est le plus à plaindre...
Bellocchio ne prend le parti de personne... Il montre soigneusement,
sobrement - sans pour autant oublier une petite touche dhumour
fantaisiste. Mêlant réalisme et scènes oniriques,
le tout harmonieusement orchestré, il provoque une formidable émotion
tout en sollicitant lintellect. En effet, où est
donc le vrai choix entre Dieu ou le Saint-Père qui le
reprèsente et un Karl Marx, par exemple...? Idéologie
et religion sont sans nul doute soeurs jumelles! Et la guerre
menée par les terroristes est forcément une guerre
de religion, quelles que soient ses causes. Toute guerre est
guerre de religion, disait le philosophe (excusez, je précise,
quon aille pas croire quil sagit dun
pote à moi!) Alain... En tous cas, voilà un film
riche et chacun y trouvera matière à cogitation...
Ce qui me réjouit le plus, outre les acteurs (mention
très spéciale à Roberto Herlitzka dans le
rôle de Aldo Moro), cest la résurrection de
Marco Bellocchio, qui, depuis Le sourire de ma mère;
nous redonne la possibilité de voir à nouveau du
grand cinéma italien, comme au bon vieux temps... 
Western : Inspiré de faits réels sétant
produits dans un village de lUtah, Snow Hill, en 1898,
ce diamant noir méconnu en est dautant plus saisissant.
Doublement réaliste. Mais en bon western italien, il
respecte à la lettre le style et les poncifs du genre.
Cru et impitoyable, dune part, fantaisiste et baroque,
dautre part, le film nous ravit par son audace tout en étant
dérangeant. Lhistoire en est très linéaire.
Dans Snow Hill et les alentours, lon extermine une bande
de paysans affamés, proclamés hors-la-loi et
dont la tête est mise à prix. Les Bounty
Killers sen donnent à coeur joie; parmi
eux, le plus terrible de tous, un certain Tigrero (fascinant
Kinski!). Mais - et cest la première fois que
lon voit cette situation dans un western - les pauvres
paysans engagent de leur côté un chasseur de primes
pour chasser les chasseurs de primes! Original et amusant,
bien que nous soyons ici dans la plus noire des tragédies!
Il sagit, en effet, du western italien le plus désespéré...
Dans le rôle titre, un Trintignant impressionnant de
présence et dintensité. Face à son
alter ego antinomique, joué par Kinski, il est tout
de noir vêtu, sombre Christ affrontant un Diable à la
crinière étincelante! Toute loeuvre baigne
dans le silence. Celui des espaces enneigés comme celui
du personnage principal - et pour cause, il est muet. On baigne
aussi dans le sang, mais rien nest gratuit. Pas même
la sublime scène damour - eh! oui, ça existe!
- entre Silence et Pauline... sur fond de musique presquinsupportable
de beauté... signée Ennio Morricone, bien sûr.
Un Morricone particulièrement inspiré! Daucuns
- et ils sont assez nombreux - nous assenent doctement que
les westerns italiens (y compris ceux de Leone) sont infantiles!
Certes, mais ils sont réalisés par de grands
enfants, adultes depuis leur plus jeune âge! Si lon
na pas compris cela, on na rien compris au western
italien. Cela dit, on a parfaitement le droit de ne pas aimer...
et de continuer à se prendre au sérieux...
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LA PLANETE BLEUE - (Deep Blue) - de Alastair
Fothergill et Andy Byatt. (10/20) 
Grande-Bretagne - Couleur, 1h32 - 1998/2003.
Narrateur (en VF) : Jacques Perrin.
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Documentaire : Il est évident que ce film tous
publics, est intéressant à plus dun titre
et...à plus dune séquence! On y découvre
des espèces absolument inconnues et des scènes
aussi impressionnantes quinédites - parfois drôles,
parfois cruelles... Je ne raconte rien, ça ne se fait
pas. Toutefois - noublions pas quici, Jacques Perrin
nest que le narrateur - nous sommes loin de Microcosmos et
du Peuple migratuer, tous deux produits et/ou réalisés
par le même Perrin. Les images sont du niveau dun
honnête téléfilm et lon ne plane pas
le moins du monde... pas plus quon ne nage dans le bonheur.
Cest simplement très insolite et captivant et ce
nest déjà pas si mal! Dommage, par ailleurs,
que les auteurs ne se soient davantage employés à faire
passer dans le même temps un véritable message écologique...
Une mise en garde sérieuse; ce monde que lon nous
présente est en voie de disparition! Au lieu de cela,
nous navons droit quà une timide remarque
sur la destruction des baleines bleues... Lon connaît
mieux la surface de la Lune que le fond des océans, nous
dit-on! Cest dire à quel point on privilègie
les opérations de prestige! Edifiant et effrayant...!
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TOUT PEUT ARRIVER -
(Somethings Gotta Give) - de Nancy Meyers. (10/20)
USA - Couleur, 2h - 2003.
Avec :Jack Nicholson,Diane Keaton,Keanu Reeves,Amanda Peet,Frances McDormand
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Comédie : Harry est un célibataire endurci
doublé dun incorrigible séducteur... de femmes
de moins de trente ans uniquement, sil vous plaît!
Lors dun week-end avec sa dernière conquête
- dans la maison de la mère dicelle - il va faire
accidentellement connaissance avec la maman et... ce sera le
coup de tonnerre! Ils vont immédiatement se détester!
Mais, comme tout peut arriver, nous indique le titre, pourquoi,
pour une fois, le coup de tonnerre ne serait-il pas suivi...
par un coup de foudre...? Petite comédie assez banale
et sans prétention, cent fois vue et revue, cette petite chose doit
tout à ses comédiens. Nicholson et Keaton en tête,
bien évidemment! Lon rit de bon coeur en leur compagnie,
et ce, plus dune fois. Malheureusement, Nancy Meyers nous
refait le coup de son film précédent (Ce que
veulent les femmes)! A savoir quelle en met à nouveau
une vingtaine de minutes de trop... Il faudrait vraiment quelle
apprenne à resserrer, la dame! Quant à Nicholson,
qui se case sagement dans ce film, aurait-il décidé de
se caser également dans les comédies légères
et sucrées...?
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TURNING GATE - de Hong Sang-Soo. (0/20) 
Corée - Couleur, 1h55 - 2002.
Avec : Kim Sang-Kyung, Yea Ji-Won, Chu Sang-Mi.
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Drame : Ce film symbolise à merveille le souffle
du néant dans le vide absolu... Un souffle court et asthmatique
par-dessus le marché! Cest lhistoire de Truk
Mashin-Chose, un jeune célibataire tristounet, qui rencontre
Ayam Noh-Body, une jeune et mystérieuse femme mariée...
Ils vont se tomber damour et se tomber dans les bras et...
se la copuler grave leur idylle! De la manière la plus
impudique et... inintéressante, le réalisateur
nous les montre sans cesse dans la position de la bête à deux
dos, ne nous épargnant aucun détail technique...
Du genre, comme ça, ça va? Jte lai
pas mise trop de travers? La baise, tu laimes brutale ou
tendre etc. En dehors de leur intimité, les protagonistes
passent leur temps à parler pour ne rien dire... La fameuse
porte tournante ne tourne même pas... Bref, un film pour
rien!
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