DECEMBRE 2004
Semaine 52  Du 22-12-2004 au 28-12-2004

A TOUT DE SUITE - de Benoît Jacquot. (4/20) 0
France - Noir et blanc, 1h35 - 2003.
Avec : Isild le Besco, Ouassini Embarek, Nicolas Duvauchelle, Laurence Cordier

Drame : Une jeune nénette tombe amoureuse d’un jeune voyou. A la suite d’un hold-up plus ou moins foireux, ils vont “cavaler” ensemble... jusqu’au Maroc en passant par la Grèce et l’Espagne. C’est d’après des faits réels survenus dans les années 1970. Donc, c’est en noir et blanc... Il y a même des images d’archive, because le film n’est pas une superproduction. Deux jours après avoir vu le film, je suis toujours en train d’essayer de comprendre...Où veux-t-il en venir Jacquot le croquant, avec cette histoire insipide... ? Qu’a-t-il essayé de nous dire, quelles sont les émotions qu’il a voulu nous transmettre ? Je préfère passer pour un con que faire semblant de comprendre. Même si la jeune Isild se débrouille fort bien, on pige que lerche à sa passion... Alors, tu as des critiques qui te comparent carrément ce petit couple anodin à Bonnie and Clyde... ! Pourquoi pas Catwoman et l’Homme araignée... tant qu’on y est ! Non, restons sérieux. C’est juste le plaisir de raconter un fait divers ? Moi, les histoires d’amour à la page des chiens écrasés, ça me fait tout juste siffler du cul. Voilà où on en est aujourd’hui... l’amour fou sur du papier recyclé...

 

EN CHANTANT DERRIERE LES PARAVENTS - (Cantando dietro i paraventi) de Ermanno Olmi. (11/20) 1
Italie - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Bud Spencer, Jun Ichikawa, Sally Ming, Zeo Ni, Camillo Grassi, Xiang Yang Li

Drame : A défaut d’être le grand cinéaste que beaucoup de gens considèrent comme tel, Ermanno Olmi a au moins le mérite de surprendre à chacun de ses nouveaux films. Le fameux réalisateur de Il Posto qui par la suite passa au drame rural avec l’Arbre aux sabots (indûment récompensé à Cannes) puis à la comédie à l’italienne avec Longue vie à la signora ou encore au film historique Le métier des armes, nous propose cette fois-ci un film sur la piraterie. Une oeuvre dont la mise en scène est pour le moins originale. En effet, nous sommes au théâtre, l’action se situe sur une scène donc et en Chine, mais très vite et très souvent le décor théâtral deviendra un vrai décor. Et superbement photographié, s’il vous plaît. Nous avons droit à toutes sortes d’aventures, notamment des batailles navales, bien évidemment... mais aussi à travers l’histoire très ancienne de la piraterie, à une profonde réflexion politique... Le tout enrobé par une assez belle histoire. Le seul problème (décidément Olmi ne réussira jamais à faire un film tout à fait achevé) c’est que l’action est souvent difficile à suivre, même si la démarche filmique est fort intéressante. On retiendra surtout, le sourire aux lèvres, le parallèle évident entre ces vieux pirates chinois et nos pirates actuels de toutes origines .. et de tous terrains. A noter également, l’insolite présence dans le rôle principal du narrateur, de Bud Spencer alias Bambino, le frangin de Trinita... Mais, rassurez-vous, cette fois, ce n’est pas des pains qu’il distribue mais quelques belles idées. Précisons, pour finir, que formellement, les décors et les costumes sont très soignés... Ainsi qu’une inoubliable scène de danse exécutée par une chinoise (nue !) d’une beauté fulgurante !

 

TATOUAGE - (Irezumi) de Yasuzo Masumura. (3/20) 0
Japon - Couleur, 1h26 - 1966. (Inédit).
Avec : Ayako Wakao, Akio Hasegawa, Gaku Yamamoto, Fujio Suga

Drame : Après la sortie très tardive de La femme de Seisaku, on semble vouloir continuer à découvrir l’oeuvre de Masumura... Pourquoi pas ? Ici, l’histoire est inspirée par une nouvelle ; donc, le film est court. C’est un bon point. Une jeune et très belle femme décide de fuir sa famille, en piquant du fric, en compagnie de son amant. Il lui arrivera une méchante aventure : elle se fera enlever par un saligaud qui la vendra à un proxénète et ainsi elle deviendra une geisha. Et, ce n’est pas tout, il lui faut encore subir un affreux tatouage sur le dos. Une sanguinaire araignée. A partir de là, une sorte de malédiction va la pousser à se venger de la gent masculine... tout cela, à cause de l’araignée qu’elle porte dans son dos. Elle va devenir particulièrement méchante et impitoyable, et comme à l’accoutumée, Masumura va nous servir beaucoup de sang dans des scènes cruellement violentes... Quand je dis du sang, c’est plutôt de la gouache rouge. On se dit très rapidement que l’araignée a bon dos, c’est le cas de le dire, vu que la gonze, elle était quand même dès le départ, tendance salope... mais bon, passons. Peut-être qu’une subtilité suprême m’a échappé. Toujours est-il qu’elle poussera son amant au crime, à de multiples meurtres, et le tout se terminera d’une manière grand-guignolesque. Je ne pense pas être une méchante langue en disant que nous sommes là beaucoup plus proches du nanar que du chef-d’oeuvre.

 

 

LES TEMPS QUI CHANGENT - de André Téchiné. (0/20) 0
France - Couleur, 1h38 - 2004.
Avec : Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Gilbert Melki, Lubna Azabal, Malik Zidi

Comédie dramatique : Dividi mouvie...Dividi mise en scène... Dividi acteurs... et surtout Dividi sentiments. Où en est-on avec l’amour, bordel ? C’est pas Téchiné qui nous le dira... avec ses plans heurtés et ses comédiens qui parlent comme des mitraillettes... Et ses intriguettes sans âme, tantôt hétérosexuelles, tantôt homosexuelles, tantôt bisexuelles, tantôt bite-au-cul tout simplement. Où en sommes-nous avec l’émotion... dans la vie, comme au cinéma? Ah, ce n’est pas André qui nous le dira, avec son pseudo film hachis parmentier... sa mélasse infâme... sa couillonnade herculéenne...qui essaie de nous faire passer la vie pour un sac à merde...Ah bien sûr, que ce soit les “Cahiers du Cinéma”, le sinistre “Télérama” ou encore “Libé”, nous avons droit à une dithyrambe aussi passionnée que diarrhéique... Ces tordus de la cervelle y voient une profonde réflexion sur le temps qui passe ou sur le temps qui court... ou sur le temps tout court ! Si il y a un film au monde qui a abordé ce thème avec un génie époustoufflant, c’est bien Il était une fois en Amérique ! Mais, on ne va tout de même pas comparer le gnome Dédé la Dèche à un géant du septième art (Sergio Leone bien sûr !). Dividi mouvie...

 

 

UN PETIT JEU SANS CONSEQUENCE - de Bernard Rapp. (2/20) 0
France - Couleur, 1h28 - 2004.
Avec : Sandrine Kiberlain, Yvan Attal, Jean-Paul Rouve, Marina Foïs, Lionel Abelanski.

Comédie : Ca se passe à la campagne et un jeune couple qui vend sa maison organise en même temps une fête entre amis. Plus ou moins par jeu, le jeune couple va faire croire à ses hôtes qu’il est sur le point de se séparer. Histoire de voir leurs réactions... L’idée est séduisante et bien traitée, elle aurait pu, et nous passionner, et nous amuser. Seulement, voilà il eût fallu pour cela que les personnages aient un peu plus d’épaisseur, que les situations soient plus étoffées, et les dialogues réellement ciselés... Vous l’aurez compris aisément, cela n’est point le cas. Cela vole bas, même si j’ai vu bien pire, et surtout, surtout, c’est interprété par des acteurs dont je suis désolé de dire qu’ils sont tout sauf élégants et sympathiques ! J’abrège... En vérité, il s’agit d’un petit jeu avec des cons et quelques séquences... Bébert le rappeur devrait retourner à la téloche présenter ses bouquins.

 

 

VOYAGE EN FAMILLE - (Familia rodante) de Pablo Trapero. (0/20) 0
Argentine - Couleur, 1h43 - 2004.
Avec : Graciana Chironi, Liliana Capuro, Ruth Dobel, Federico Esquerro, Laura Glave

Comédie dramatique : Alors là, c’est la colère !!! Je n’ai même pas besoin de faire appel à Mézigue ! Je ne sais tout bonnement pas ce que j’ai vu. C’est un fouillis foutoir, ratatouille, du début jusqu’à la fin. Trapero qui réalisa, il y a peu, un film pourtant fort intéressant et d’une manière inspirée : El Bonaerense , nous sert là quelque chose qui est pour le moins inattendu. C’est une vague, mais alors très vague, histoire d’une vieille mémé de 84 balais qui est appelée à être témoin d’un mariage loin de chez elle, et qui pour s’y rendre, oblige toute sa nombreuse famille à venir avec elle. Oh, je sais, l’on va me dire, et c’est vrai, que Pablo a fait exprès de faire dans le genre embrouillé. J’entends des plans tarabiscotés tordus, des mouvements de caméras incompréhensibles, bref un film illisible. Qui plus est, il ne s’y passe rien qui ait le moindre intérêt. Et si je suis tant en colère, c’est parce que, une fois de plus, toute une ribambelle de critiques tarés a encensé ce vomis. J’arrête, sinon je vais me mettre à crier. Ah, et puis non, c’est trop fort : “Puta madre de mierda !!!

 

 


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