| Semaine 49-50-51
Du 01-12-2004 au 21-12-2004 |
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MARIA
PLEINE DE GRÂCE - (Maria Full
of Grace) de Joshua Marston. (10/20)

USA - Couleur, 1h41 - 2003.
Avec : Catalina Sandino Moreno, Yenny Paolo Vega, Wilson Guerrero, John Alex
Toro
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| Drame : Nallez surtout pas croire
quil sagit dune bondieuserie
de plus où la fameuse Vierge est évoquée
sérieusement ; celle qui a reçu le
souffle suprême dun Zeus, dun
Deus ou dun quelconque Dieu le Père,
suite auquel elle mit au monde un charmant chérubin
qui finira très mal, trente-trois ans plus
tard. Non, ici le titre nest quune
vague allusion décalée. Il sagit
dune jeune fille de dix-sept ans qui vit
en Colombie, pays pas très rigolo où elle
affronte toutes sortes de problèmes, professionnels,
familiaux ou sentimentaux. Elle finira par en avoir
marre et simbriguera dans une désolante
et périlleuse aventure de trafic de drogue.
De fil en aiguille, elle deviendra ce que lon
appelle la mule dun horrible
personnage qui assure la fourniture de coke, soigneusement
enveloppée et en forme de grosse capsule à des
truands new-yorkais. Ce qui est le plus amusant,
si jose dire, cest que les filles qui
assurent le rôle de mule doivent
avaler cinquante ou soixante capsules de ce type
qui sont mortelles si jamais elles souvrent.
Notre Maria va donc se lancer dans ce voyage infernal,
direction New-Jersey, en compagnie de trois autres
jeune femmes qui transbahutent la même quantité de
stupéfiants dans leur estomac. Pas question
pour elles de chier pendant le voyage ou dégarer
une capsule... Voilà le tableau sinistre
et particulièrement effrayant dans lequel
nous plonge ce film qui vaut cependant beaucoup
plus par son aspect documentaire que par la charge émotionnelle
dune bonne histoire bien ficelée.
En effet, la façon même de filmer
: gros plans très fréquents et caméra à lépaule
qui ne cesse de tournoyer, donnent à cette
oeuvre laspect dun reportage. Toutefois,
lhistoire est si surprenante et si terrifiante
quon na pas vraiment le temps de sennuyer.
La divine surprise, cest que ce film américain
a été tourné en Colombie et à New-York
avec des acteurs et des actrices dorigine
et qui parlent leur langue ; il ne sagit
point là dune grosse production hollywoodienne
dont les vedettes seraient Nicole Kidman et Catherine
Zeta-Jones et qui bien sûr, sexprimeraient
en anglais...Néanmoins, à la fin
(je ne vous dirai pas pourquoi, on ne raconte pas
la fin dun film), on retrouve soudain laspect
pur jus dune production américaine.
Maria nest donc sûrement pas une sainte,
mais lactrice Catalina Sandino Moreno est
vraiment pleine de grâce. |
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MON TRESOR -
(Or) de Keren Yedaya. (2/20) 
Israël - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Dana Ivgy, Ronit Elkabetz, Meshar Cohen.
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| Drame : De la prostitution sordide à Tel-Aviv...
Une mère, véritable épave, que
sa jeune fille essaye de sortir de la merde... Mais,
telle une droguée, elle retourne se faire sauter
régulièrement dans les rues les plus
crasseuses de la ville... Au final, cest la fille
qui va plonger dans le même enfer que sa maman.
Le scénario de cette oeuvre est vraiment bien
mince et a bien du mal à nous passionner. Certes,
lambiance est réaliste à souhait
; cest du cradingue assez cafardeux... mais de
cette noirceur nulle lueur de beauté et encore
moins de poésie. Par conséquent, on est
en droit de se demander pourquoi un tel film existe.
Tout cela ne la pas empêché dêtre
récompensé par la Caméra dOr
2004 à Cannes... peut-être à cause
de son titre original (Or, prénom de la jeune
héroîne)...mais jai beau essayer
de pratiquer lhumour absurde, je narrive
pas à en rire... |
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NARCO -
de Gilles Lellouche et Tristan Aurouet. (0/20)

France - Couleur, 1h47 - 2004.
Avec : Guillaume Canet, Zabou Breitman, Benoît Poelvoorde, François
Berléand.
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| Comédie : Le gars, il est narcoleptique.
Dune manière caricaturale. Bien sûr,
puisque nous sommes dans une comédie. Mais
ses syncopes drôlatiques ne parviennent pas à nous
arracher un sourire. Par ailleurs, lorsquil
dort, il fait des tas de rêves où il
se voit en héros de toutes sortes ; notamment,
en soldat bravache... tu vois dici ma gueule
! Comme il sait dessiner et quil adore la
BD, il va décider, un jour, dexploiter
ses rêves, en les mettant en image. Dautre
part, pour combler les lacunes du film, on a fait
appel au désormais amuseur, Benoît
Poelvoorde, qui joue le rôle dun karatéka
fort antipathique. Je dis antipathique, parce que
BP, depuis un certain temps, se fourvoie dans des
films pour imbéciles rigolards et est entrain
de ruiner sa carrière artistique. Avec le
talent quil possède, cest vraiment
triste à pleurer ! Rappelez-vous, ne serait-ce
que ces deux meilleurs films : Cest arrivé près
de chez vous, et Les Convoyeurs attendent...
! Il avait prouvé, à cette époque
là, quil avait létoffe
dun très grand comédien...
Je pèse mes mots ! Espérons quil
se reprenne un jour, parce que les comiques de
sa trempe, cela ne court vraiment pas les rues
! Pour le reste du casting, que ce soit Canet,
Zabou ou lomniprésent Berléand,
et bien, on sen gratte. Est-il utile de préciser
que Narco est un navet à éviter ?
Du reste, ce nest pas un hasard si Narco
est le verlan de connard. |
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11 : 14 (Onze
heures quatorze) - de Greg Marcks. (9/20)

USA - Couleur, 1h36 - 2003.
Avec : Henry Thomas, Barbara Hershey, Hilary Swank, Patrick Swayze, Blake Heron.
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| Comédie : Il ne fait pas bon se
trouver à Middleton à 11 h 14 du
soir... Cest lheure dun crime
atroce, dun accident de voiture terrible
ou encore dun braquage foireux... En tout,
cinq événements tragiques se produisent
au même moment. Tout au long du film (plutôt
habilement réalisé) nous allons progressivement
nous rendre compte que ces cinq horreurs sont directement
liées...Bien sûr, linvraisemblance
est présente, cest un peu tordu et
emberlificoté...Toutefois, on oublie de
sennuyer, surtout grâce à lhumour...
car cest une comédie, de lhumoir
noir, très noir même. Le tout étant
servi par un casting plutôt excellent, nous
regrettons tout de même quil ny
ait pas dans cette oeuvre, un petit plus de cohérence
; mais comme le rire, dans les salles obscures,
est très rare de nos jours, on nest
pas très regardant... ou plutôt si,
on regarde avec même un certain plaisir. |
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WILBUR -
(Wilbur Wants to Kill Himself / Wilbur begar selvmord)
de Lone Scherfig. (0/20)

Danemark - Couleur, 1h45 - 2003.
Avec : Jamie Sives, Adrian Rawlins, Shirley Henderson, Mads Mikkelsen, Julia
Davis.
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| Comédie dramatique : Là, le
gars, il est suicidaire. Cest déjà plus
sérieux. Or, une fois de plus, ses tentatives
ne sont pas très convaincantes, et il nous
agace bien vite. Cela dit, Wilbur, cest le
suicidaire, a un frère, Harbour, qui est
lui foncièrement optimiste et qui soccupe
de son frangin, en le tirant des pires situations.
Cest lhistoire de ces deux frères
que Lone Scherfig a décidé cette
fois de nous conter (je rappelle que la réalisatrice
fut beaucoup mieux inspirée, il y a quelques
années, avec un film intéressant Italian
for Beginners). Ici, nous sommes dans du fadasse,
du confus, dans une sorte de mélange de
genres dont la sauce ne prend pas ; on passe dun
comique farfelu à des situations franchement
dramatiques...car au bout du compte, ce nest
peut-être pas le plus suicidaire qui se suicidera...
Lautre en profitera pour hériter de
sa femme. A force de vouloir être original,
on tombe souvent dans une chiante ineptie... |
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