AVRIL 2004
Semaine 15 et16  Du 07-04 au 20-04-2004    

THE BROWN BUNNY - de Vincent Gallo. (1/20) 0
USA - Couleur, 1h30 - 2003.
Avec : Vincent Gallo, Chloe Sévigny, Cheryl Tiegs.

Drame : On se demande ce qu’un lapin brun vient fiche là-dedans... Pourquoi pas, après tout...? C’est comme tout le reste du film, d’ailleurs; c’est du genre “pourquoi pas”? On s’en fout quelque chose de large! T’as un gars, qui a l’air de flipper, qui roule soit à moto soit en bagnole... qui rencontre plusieurs nanas en chemin... effectivement, il y a une vague histoire de petit lapin, lorsqu’il rend visite à d’anciens voisins qui ne se souviennent pas de lui... qui, à un moment donné, prend une chambre dans un hôtel où il va attendre son ex... Rêve ou réalité, elle arrive et lui fait une petite gâterie... C’est cette scène-là - ça me revient - qui a choqué le public cannois lors du festival 2003. Bon, c’est sûr qu’il n’était pas forcément nécessaire de tout montrer comme ça en temps réel... Mais quoi... le sexe du mec, c’est même pas un vrai... Y a pas besoin de sortir de “Phallutechnique” pour faire la différence entre une vraie et une fausse quéquette! C’est peut-être cela qui a outré les spectateurs du festival, le fait que ce soit une prothèse! “Quoi, c’est même pas une vraie, remboursez,” etc... Là, il faut avouer, le gars Gallo ne s’est pas investi à fond dans son film. Blague à part, le film est volontairement cadré “merdique” et plein de “flous artisitiques” là où il n’en faut pas...! C’est déjà plus sérieusement embêtant, ça! Faire exprès d’être con, cela n’excuse rien! Nous sommes très loin de la première réalisation (très intéressante!) de Gallo : Buffalo 66...
P.S. Je lui ai tout de même accordé un point parce que vers la fin du film, il y a une petite surprise vraiment surprenante...

CAPTURING THE FRIEDMANS - de Andrew Jarecki. (10/20) 1
USA - Couleur, 1h47 - 2003.
Avec : Arnold, Elaine, David, Seth, Jesse et Howard Friedman, John Mc Dermott.

Documentaire : Je ne sais pas si cette affaire - qui a sûrement dû faire du bruit aux States, à l’époque - est bien connue des Français... En tous cas, pour ma part, je n’en avais jamais entendu parler. Il s’agit de la famille Friedman, une famille aisée et menant apparemment une vie sans histoires. Soudain, un beau jour, le père Arnold et l’un de ses fils, Jesse, sont arrêtés et inculpés d’un nombre impressionnant d’agressions sexuelles sur des mineurs, anciens élèves du père... La famille va exploser! Le père et son fils Jesse vont être condamnés, accablés qu’ils sont par des témoignages de victimes, notamment. David et Seth, les deux autres fils, auront des réactions très différentes, le premier prenant la défense de son père, le second ne voulant même pas s’exprimer devant la caméra. Elaine, la mère, quant à elle, semble détester son époux et croit en sa culpabilité... Mais, toutes ces intrigues sont loin d’être claires... et ne seront jamais tout à fait clarifiées... Coupables ou innocents, je ne vous donnerai pas la réponse; car, le film - qui comporte tout de même quelques longueurs - repose sur un certain suspense. Disons simplement qu’il s’agit un docu-polar assez prenant... qui fait se dresser pas mal de points d’interrogations sur la tête du spectateur...

COFFEE AND CIGARETTES - de Jim Jarmusch. (12/20) 2
USA - Noir et blanc, 1h36 - 2002.
Avec : Roberto Benigni, Cate Blanchett, Steve Buscemi, Iggy Pop, Tom Waits...

Comédie : Enfin un film autorisé aux fumeurs! Et même recommandé à iceux! En toute modestie je vous le dis, Jarmusch aurait pu me dédier ce film, drogué au café et la cigarette que je suis! Bien. Peu nous importe de savoir s’il s’agit d’une série de courts métrages mis bout à bout ou d’un long composé de plusieurs courts, ou encore d’un film à sketches. En revanche, c’est à coup sûr un film gentiment fêlé avec des personnages comme on aimerait en retrouver plus souvent au cinéma; et ça, ça nous importe beaucoup plus! En effet, Mézigue et Moi-Même, nous nous sommes sentis, durant toute la projection, un peu comme chez nous et en excellente compagnie! Imaginez un peu tous ces marginaux splendides, pittoresques et joyeusement déjantés; des gens qui respirent, qui vivent, bordel! Jarmusch est malheureusement l’un des rarissimes cinéastes quelque peu subversifs à notre triste époque bourrée de créatures bien-pensantes et politiquement correctes! Cela dit, son oeuvre, cette fois, est d’une légèreté que l’on peut juger parfois excessive... J’entends par là qu’il ne s’y passe vraiment pas grand-chose et que des situations un peu trop répétitives nous insufflent le doute, par moments... on décroche quelquefois... puis ça reprend... on remonte la pente... pour finir joliment bien avec l’histoire intitulée Champagne (deux prolos ratatinés qui décident d’imaginer qu’il boive du champagne, alors que dans leurs gobelets croupit un immonde jus de chaussette...). Au passage, nous aurons eu droit à un Benigni hilarant; à un face à face extraordinaire entre Iggy Pop et Tom Waits; ou encore à une scène particulièrement marrante avec Alfred Molina et Steve Coogan... Allez-y sans inquiètude, même si vous haïssez le tabac et la caféine... Il n’y a aucun risque de contagion!

DEUX FRERES - de Jean-Jacques Annaud. (14/20) 2
France - Couleur, 1h49 - 2003.
Avec : Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfuss, Philippine Leroy-Beaulieu, Mai Anh Le.

Aventures : Dans la jungle d’Angkor, deux “tigrounets” mignons comme c’est pas permis sont capturés par des pilleurs. Alors qu’ils étaient si bien ensemble, ils vont être séparés; l’un finira dans un cirque et l’autre deviendra le meilleur copain d’un enfant. Adultes, ils se retrouveront face à face dans une arène... Iront-ils jusqu’à s’entretuer pour satisfaire la cruauté crétine du public...? L’histoire est très simple et très sympa; alors, on ne va surtout pas la raconter! Globalement, Annaud a bien réussi son coup - le film est du même niveau que L’ours - mais, le scénario manque de densité et le film n’est pas convenablement bouclé. En effet, l’introduction, reste avec trois points de suspension... En dehors des tigres (magnfiques!), l’interprétation est solide; même l’imbuvable J.-C. Dreyfuss se débrouille correctement pour une fois. Et les décors sont exotiques à souhait. Voilà un divertissement qui mérite une large audience!

GENTE DI ROMA - de Ettore Scola. (2/20) 0
Italie - Couleur, 1h33 - 2003.
Avec : Giorgio Colangeli, Antonello Fassari, Arnoldo Foa, Stefania Sandrelli.

Documentaire : Et voilà!!! Scola aussi a fait son navet...! A 73 ans, il n’est plus le même homme ou quoi? Il ne va pas me dire qu’il est devenu complètement sénile tout d’un coup! Cette espèce de bouillie infecte n’est rien de plus qu’un ramassis de petites saynètes (qui se veulent tour à tour comiques ou dramatiques) interprétées pour la plupart par des amateurs lamentables et un ridicule pseudo documentaire destiné à la chaîne de télé la plus nulle! Impossible de relater quoi que ce soit. Rien à garder, tout à jeter! Enfin presque... L’on peut glaner ça et là quelques petites étincelles et sauver une seule séquence : celle du restaurant où un père et un fils (indigne?) déjeunent ensemble. Leur dernier repas avant “l’incarcération” du père dans une maison de retraite... C’est tout. Quant à La Sandrelli, elle ne fait que passer... ombre trébuchante... M’a fichu le cafard, cette histoire... Scola, l’immense cinéaste, réalisateur d’au moins quatre chefs-d’oeuvre absolus : Drame de la jalousie (qui m’avait fait découvrir la comédie à l’italienne), Nous nous sommes tant aimés, Affreux,sales et méchants, Une journée particulière... Il est vrai, qu’après encore plusieurs films remarquables, il commença à nous décevoir à partir de Splendor et jusqu’à Concurrence déloyale, son avant-dernier... J’ai hâte d’aller revoir l’un de ses meilleurs films afin d’avoir l’occasion et le plaisir d’en parler... longuement!

L’INCOMPRIS - (Incompreso) - de Luigi Comencini. (20/20) 3
Italie - Couleur, 1h45 - 1966. (Reprise/Re-vision).
Avec : Anthony Quayle, Stefano Colagrande, Simone Giannozzi, John Sharp.

Drame : Un consul anglais à Florence vient de perdre son épouse et reste avec ses deux fils sur les bras : Andrea, onze ans et Milo, six ans... Apparemment insensible, l’aîné est pourtant beaucoup plus bouleversé par la disparition de sa mère qu’il ne veut le montrer. Le petit, un génial garnement, ne doit surtout pas savoir la vérité. Il incombe à Andrea la responsabilité de veiller sur son frère; mais, ce dernier, comme on vient de le dire, est un vrai diablotin, enfant gâté et même... pourri! A cause de lui, son frère aîné passera pour un incorrigible vaurien aux yeux du père désespéré. Comencini, cinéaste à la filmographie impressionnante et variée (Pain, amour et fantaisie, A cheval sur le tigre ou L’argent de la vieille) , spécialiste du mélo et des films sur l’enfance, a frappé un grand coup avec ce bijou d’une valeur inestimable! En le voyant pour la troisième fois, je n’ai réussi à lui trouver que deux ou trois défauts mineurs - notamment l’abus du travelling optique, ce fameux zoom , véritable fléau des années soixante/soixante-dix, surtout en Italie). En revanche, j’ai pu, mieux que jamais, apprécier la finesse du script et de la mise en scène; petite touche par petite touche, tout est situé et clairement exprimé. Nulle lourdeur caricaturale : le père n’est pas un tyran, les enfants ne sont que des enfants avec toute la complexité que cela suppose... On a du mal à retenir ses larmes, mais, nom d’une pipe, qu’est-ce qu’on rigole aussi! C’était ça notamment le miracle du cinéma italien de ces années-là! Le déjeuner avec les étudiants Noirs reste un morceau d’anthologie inoubliable! On a envie de revoir le film x fois uniquement pour cette scène dans laquelle le petit Milo est mort de trouille, assis entre deux Noirs, pérsuadé qu’ils vont le manger...! La musique est omniprésente et sert bien le film - l’un des thèmes principaux est de Mozart, s’il vous plaît! C’est du beau qui fend le coeur... Voir L’incompris... et pleurer...

L’INCRUSTE (Fallait pas le laisser entrer !) - de Corentin Julius, Alexandre Castagnetti. (0/20) 0
France - Couleur, 1h29 - 2003.
Avec : Titoff, Frédéric Diefenthal, Zoé Félix, Agnès Soral, Zinedine Soualem.

Comédie Vous avez compris? NE LE LAISSEZ SURTOUT PAS ENTRER !!!

KIKI LA PETITE SORCIERE - de Hayao Miyazaki. (10/20) 1
Japon - Couleur, 1h42 - 1989.

Dessin animé : La tradition veut que les jeunes sorcières, lorsqu’elles arrivent à l’âge de treize ans, quittent leur famille pour faire un voyage initiatique - à cheval sur leur balai, bien sûr - et s’installent dans une ville éloignée pour y vivre seules durant un an. Pour Kiki, le jour J est arrivé. Accompagnée de son irrésistible chat noir, Jiji, elle va partir à l’aventure et s’installer dans un petit patelin où elle va exercer le métier de livreur... Mais, quand elle tombera amoureuse d’un gentil garçon, parviendra-t-elle à préserver ses pouvoirs magiques? On a du mal à reconnaître Miyazaki et son style repoussant! Même s’il ne s’agit pas d’une perle rare, cette histoire toute simplette est franchement mignonne et l’on rit souvent... surtout grâce au chat Jiji! Le graphisme est nettement plus acceptable que dans les autres films de Hayao; il s’en dégage une chaleur bienfaisante et on marche avec plaisir jusqu’à la fin... un peu cafouilleuse, il faut bien le reconnaître. Il a quand même fallu que l’auteur s’emmêle les pinceaux en compliquant inutilement l’histoire. Par ailleurs, le cas de Miyazaki est très particulier. Tous les ans, en France, on nous sort un faux nouveau film de ce cinéaste. Véritable retrospective! L’an passé, Le château dans le ciel était antérieur au Voyage de Chihiro. En 2004, Kiki est antérieure au Château... A ce train, on va remonter aux années 20. Et comme Miyazaki semble s’améliorer à reculons, on aura peut-être droit à un pur chef-d’oeuvre datant du début du siècle dernier... Vivement le prochain “précédent”!

ONG BAK - de Prachya Pinkaew. (9/20) 1
Thaïlande - Couleur, 1h45 - 2003.
Avec : Tony Jaa, Petchtai Wongkamlao, Pumwaree Yodkamol, Rungrawee Borrijindakul

Aventures : Bien avant l’âge de pierre, il y eut l’âge de la boue. C’est à cette époque que semble se situer l’histoire de ce film. Dans un petit village peuplé que d’idiots, un saligaud a volé la tête du petit Bouddha chéri de la population... Ils sont tous là à chialer, à hurler et à se lamenter avec leurs expressions débiles! Mais zeureusement, Ting est là. Ting, c’est un jeune mec qui sait cogner fort et précis! Il pratique l’art ancestral du Muay Thaï. Il est imbattable à ce jeu-là! Alors, tout naturellement, c’est lui qui est désigné pour aller récupérer à Bangkok l’objet volé. Je pense ne décevoir personne en racontant la fin; car, bien évidemment, il va la ramener la tronche du Bouddha Ong Bak! Et les villageois vont pouvoir à nouveau danser et chanter... dans la boue toujours... Entre-temps, force bagarres, courses et poursuites, rien de nouveau, quoi! Néanmoins, pour les amateurs de la castagne sophistiquée et acrobatique (dont je fais partie), il y a du spectacle à se mettre sous la dent! On en prend même pleine les mirettes à certains moments! Tony Jaa possède un coup de genou à couper le souffle! Mais, il ne supporte pas la comparaison avec Bruce Lee! Il n’en a pas la grâce et l’élégance félines; ni la finesse et la classe de la silhouette; ni l’impressionnant regard de fou; ni le savoir-faire de comédien... Toutefois, Tony Jaa est de loin le meilleur représentant des arts martiaux asiatiques depuis la disparition prématurée du “dragon”...

RENDEZ-VOUS AVEC LA PEUR - (The night of the Demon) de Jacques Tourneur. (7/20) 1
USA - Noir et blanc, 1h35 - 1957 . (Reprise)
Avec : Dana Andrews, Peggy Cummins, NIall McGinnis, Maurice Denham.

Fantastique : Suite à la mort mystérieuse d’un collègue, un parapsychologue très cartésien mène l’enquête à Londres où il va rencontrer un allumé de la tête qui se prétend sorcier. Notre savant persiste à rester rationnel et n’admet pas une seconde qu’un monde parallèle puisse exister. Les forces démoniaques que le fameux sorcier prétend maîtriser vont pourtant se manifester à nouveau... Tourneur, comme certains autres cinéastes, fait partie des “intouchables”! Et ben, moi, j’y touche! La petite “toile” en question - dont certains disent que c’est le plus beau film fantastique jamais tourné - n’est qu’une petite chose très moyenne qui se laisse regarder, certes, mais jamais ne passionne ni ne fait frissonner! Comme dirait Mézigue : “Y a pas de quoi tortiller du cul pour chier à côté!” Je signale au passage qu’à peu près à la même époque, les studios Hammer, en Angleterre, produisaient des dizaines de films de ce genre, auxquels ce petit rendez-vous démoniaque n’arrive pas à la cheville. Je pense notamment à des réalisateurs tels que Terence Fisher (Le chien des Baskerville)ou Freddie Francis(Le crâne maléfique)... Côté américain, certains films de Roger Corman sont de véritables bijoux : L’enterré vivant, Le masque de la mort rouge). Je n’en cite que très peu, car la liste est longue... Quant à Dana Andrews, comme dans tous ses autres films, il porte une veste avec ... le cintre assorti...

ROCK ACADEMY - (School of Rock) - de Richard Linklater. (2/20) 0
USA - Couleur, 1h50 - 2003.
Avec : Jack Black, Joan Cusack, Mike White, Sarah Silverman, Lucas Papaelias.

Comédie : A priori, cela pourrait ressembler aux Choristes, mais en fait, ça n’a rien à voir! Un rocker raté, pourchassé par ses colocataires parce qu’il doit plusieurs mois de loyer, bref un gars dans la mouise, se fait passer au téléphone pour un de ses copains et décroche ainsi un job de remplaçant dans... l’enseignement. Il débarque à l’école comme une fleur, personne ne vérifie son identité, il annonce à ses élèves qu’avec lui c’est récré à volonté... Que des trucs vachement crédibles! Et ce n’est pas fini! Au bout de deux jours, il va avoir la lumineuse idée d’enseigner la musique rock à sa classe et les gosses vont brancher à mort! Ils font un boucan du tonnerre, mais personne n’entend rien etc... Ils finiront par jouer en public tralalala...! C’est pire qu’invraisemblable, c’est stupide! Ajoutons à cela l’inénarrable Jack Black à la grimace pas drôle une seconde et à l’humour aussi lourd que son physique, et nous voilà, une fois de plus, dans une galère pseudo cinématographique!

VODKA LEMON - de Hiner Saleem. (11/20) 1
Arménie - Couleur, 1h28 - 2003.
Avec : Romik Avinian, Lala Sarkissian, Ivan Franek, Rouzanne Hesropian.

Comédie dramatique : Dans un village kurde d’Arménie complètement misérable, vit entre autres, un homme vieillissant. Un de ses fils réside en France, Alfortville. Parfois, il envoie de l’argent à son père... qui ensuite partage avec les autres... Jusqu’au jour où il n’a plus de nouvelles de son fiston... Alors, après avoir soliloqué au cimetière, sur la tombe de sa femme à qui il présente ses excuses pour ce qu’il est obligé de faire, il va, un par un, vendre des objets plus ou moins précieux... Il va rencontrer une autre femme dans le car rouillé de la région et va être contaminé par l’amour... Apocalyptique, triste et tragique, le panorama...! Et pourtant, il y a de la belle neige bien blanche dans le décor... On devrait être triste mais on n’y parvient pas. La poésie, le rire et une folie douce prennent le dessus. Dommage que le film ne soit pas un peu moins brouillon parfois et un mieux ficelé... Sinon, sourires et émotions garantis! Y a-t-il encore un bout d’étoile quelque part pour ces gens qui vivent comme des maudits? Oui, nous dit en rêve Hiner Saleem...


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