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AGENTS SECRETS -
de Frédéric Schoendorffer. (0/20)

France - Couleur, 1h49 - 2003.
Avec : Vincent Cassel, Monica Bellucci, André Dussollier, Charles Berling,
Eric Savin.
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Espionnage : Mission secrète : faire sauter le
bateau Anita Hans appartenant à Lipovsky,
une grosse pointure du trafic darmes, diamants et autres.
Mais, laffaire nest pas très claire... Les
agents chargés de lopération ne sont-ils
pas en train de se faire faire un têtard dans le dos...?
Intrigues usées, peu daction, aucun suspense, script
lamentable aux dialogues écrits par un bambin pas très
doué, interprétation forcément ridicule.
Il ny a que Dussollier qui parvient à sortir son épingle
de ce merdier. Chapeau Monsieur! Car cétait pas évident!
Berling, quant à lui, a enfin un rôle à sa
mesure : il ne dit pas un mot et se fait zigouiller dès
le début du film! Cest comme ça quon
laime! Mais, franchement, on a honte en regardant ce mauvais
téléfilm! On ny croit pas! On se frotte les
yeux! Mais qui donc a donné une caméra à Frédéric
Jr;? Il ne sait pas quoi en faire et la pose nimporte où et
nimporte comment! Captivant et troublant. Un film
exceptionnel nous claironne Studio Magazine.
Dès quil y a un navet, tu peux compter sur ce torchon
pour lencenser! Au fait, sagit-il dune revue
de cinéma ou bien... dune boîte de pub?!?
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DU MALI AU MISSISSIPI -
(Fell Like Going Home - Collection : The Blues) - de Martin
Scorsese. (7/20) 
USA - Couleur et noir et blanc, 1h17 - 2003.
Avec : Corey Harris, Taj Mahal, Othar Turner, Pat Thomas, Ali Farka Touré...
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Documentaire : Et voilà. Première déception
de la série. Il faut décidèment se méfier
de ce petit filou de Scorsese! Cest lui qui lance le projet
et qui le produit et quand il sagit den réaliser
un épisode, plus personne! Ne vous attendez pas, comme
moi, à un voyage organisé. Cest brouillon
au possible, bâclé et ça part dans tous les
sens; on arrive difficilement à savoir où lon
se trouve... Très peu au Mali, en tous cas. Et limage,
mis à part les documents darchives, est dégueulasse!
Il est tout de même inadmissible, sous prétexte
quil sagit dun documentaire, de nous servir
une photo vidéo bas de gamme aussi infecte! Pire quun
film de vacances! Restent les personnages - dans la mesure où lon
parvient à les voir, ils sont très peu mis en valeur
- pittoresques et émouvants, ainsi que des bribes de musique
dun très haut niveau bien sûr. Parmi les artistes,
on aperçoit de temps en temps, lun de mes préférés
: Muddy Waters. A voir dun oeil distrait; mais attention,
cest un Tsé-Tsé Movie, jai
failli mendormir...
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LEFFET PAPILLON -
(Butterfly Effect) - de Eric Bress et J. Mackye Gruber. (0/20)

USA - Couleur, 1h53 - 2003.
Avec : Ashton Kutcher, Amy Smart, Melora Walters, Elden Henson, Eric Stoltz.
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Fantastique : Commençons par le commencement. Je
sais que je deviens sans doute lassant, mais moi, je ne me lasserai
pas de signaler les films tournés avec un support numerdique !
Ici, limage est cauchemardesque de laideur ! Par ailleurs,
les acteurs sont tous laids et antipathiques ! Quant à lhistoire,
ouille !!! Cest un gars qui, depuis tout jeune, chaque
fois quil fait une connerie, a un énorme trou de
mémoire. Mais attention, désastreuses les conneries...
tragiques ! Au fil des ans, il finira même en prison pour
meurtre. Faut dire que le pauvre, est victime dune malédiction
incompréhensible. Il aurait, si jai bien tout compris,
une surcharge de mémoire de quarante ans, de mémoire
située dans lavenir, attention ! Mais, comme il
a pris des notes dans un grand cahier, suite aux recommandations
de son médecin, à chaque blitz dramatique,
il va tout dun coup, au moment le plus désastreux,
au fin fond de sa geôle, relire ses fameuses notes et revivre
sa vie, à lenvers afin de corriger le tir. Détape
en étape, donc, il modifie les événements,
mais chaque fois, dautres surprises désagréables
lattendent. Il finit par remonter jusquà sa
plus tendre enfance afin de se libérer, enfin, de sa maudite
malédiction. Je passe sur les détails, tant tout
cela est grotesque ! Surtout que le voyage dans le temps, excepté quelques
oeuvres fraîches et naïves, est un thème complètement
aberrant ! Personnellement, je narrive pas à laccepter,
même dans un contexte fantastique et follement fantaisiste.
Il est bien évident que si tout est lié -là,
on en revient au phénomène de leffet papillon-
ce nest pas seulement la vie de quelques personnages qui
serait bouleversée, mais, labsolue totalité de
lunivers.
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LEXAMEN -
(Emtehan) - de Nasser Refaie. (0/20) 
Iran - Couleur, 1h20 - 2003.
Avec : Raya Nassiri, Farzin Aghaie, Aghdas Khoshmou, Ali Hosseini, Nahid Refaie.
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Comédie dramatique : Pour être dépouillé,
le film est dépouillé. Il commence par larrivée
dans une espèce duniversité, dun bon
nombre de candidates venues passer un examen. Elles arrivent
donc tout doucement ; entrent dans la cour en attendant quon
les appelle ; tchatchent entre elles de choses on ne peut plus
banales ; quelques petites situations problématiques sont
esquissées ; et, au bout de quatre-vingts minutes, on
leur annonce que lexamen va commencer. Retour à lextérieur,
la caméra, à nouveau plantée, face à la
porte dentrée. Cest tout, démerde toi
avec ça.
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HIDALGO - (Les
aventuriers du désert) - de Joe Johnston. (2/20)

USA - Couleur, 2h16 - 2003.
Avec : Viggo Mortensen, Omar Sharif, Louise Lombard, Saïd Taghmaoui.
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Aventures : Et voici un nouveau genre : le western arabe.
Un cow-boy de Prisunic et un riche épicier saffrontent
par chevaux interposés. Il sagit de la fameuse course
de cinq mille kilomètres, dans le désert appelée locéan
de feu. Mais les deux personnages en question sont au fond
de braves gars. La méchante, la vraie, cest une
Lady anglaise qui triche, qui assassine, qui sabote tout, pour
faire gagner son étalon. En plus de linsupportable
présence de Mortensen, le film nest guère
palpitant. Quant à la course, tu repasseras ! Sur 2h16
(ils commencent à nous barber avec la durée de
leurs films !), tu as dix minutes de sprint. Evidemment, le film
ne marche pas, et cest bien fait pour sa gueule.
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LAS HORAS DEL DIA -
(Les heures du jour) - de Jaime Rosales. (2/20) 
Espagne - Couleur, 1h38 - 2003.
Avec : Alex Brendemühl, Agata Roca, Maria Antonia Martinez, Vicente Romero.
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Drame : Abel est un homme qui mène une vie, on
ne peut plus normale. Il gère un magasin de fringues,
soccupe de sa maman, et fréquente régulièrement
sa petite amie... Sauf que, paf ! tout dun coup -ça
le prend comme une envie de pisser- il tue quelquun. Il étrangle
une bonne femme ou un vieillard, selon loccasion... On
ne sait pas pourquoi, ce ne sera jamais clairement expliqué ; à part
deux ou trois scènes, ce film est tellement normal que,
bien évidemement, un spectateur normal sennuie à mourir.
Encore un minimaliste qui nous les brise un maximum, ce Rosales
!
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LAST LIFE IN THE UNIVERSE -
de Pen-ek Ratanaruang. (6/20) 
Thaïlande - Couleur, 1h52 - 2003.
Avec : Tadanobu Asano, Sinitta Boonyasak, Laila Boonyasak, Yutaka Matsushifge.
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Drame : Un jeune japonais, installé à Bangkok,
particulièrement suicidaire, se fait buter son frangin
sous ses yeux, le venge aussi sec dun coup de pétard
dans la gueule de lassassin, ce qui lui vaudra dêtre
poursuivi par les autres tueurs de la bande. Par ailleurs, il
rencontre une jeune et jolie prostituée avec qui il va,
petit à petit, sympathiser. Onirico-surréaliste,
ou pour parler plus simplement, très insolite, ce film
vaut par une réalisation assez soignée, par son
humour, et par une interprétation de qualité. Néanmoins, à mon
goût, le scénario part un peu trop souvent en vadrouille,
nimporte où... Cet excès de liberté engendre
lincompréhension et parfois lirritation. Bien
trop proche dun des cinéastes qui minsupporte
le plus : Jean-Luc Godard.
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LOCO 33 - (El ultimo
tren) - de Diego Arsuaga. (6/20) 
Uruguay - Couleur, 1h33 - 2002.
Avec : Hector Alterio, Federico Luppi, Pepe Soriano, Gaston Pauls, Balaram Dinard.
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Comédie dramatique : Un traître à la
patrie, propriétaire dune légendaire
locomotive veut céder celle-ci à des producteurs
hollywoodiens, pour des raisons bassement pécuniaires.
Mais, cest compter sans lassociation Les amis
du rails ! Trois septuagénaires vont donc être
chargés de kidnapper la loco, de la détourner,
de léloigner, de la planquer, le mieux possible.
Bien des péripéties les attendent au bord de cette
machine, à travers lAmérique du Sud. La presse
va sen mêler, lopinion publique va se mobiliser,
et cette histoire va devenir une affaire détat.
Traité sur un mode cocasse et tendre, ce petit film aurait
pu beaucoup gagner, sil avait été plus dense
au niveau du script. Cest dautant plus dommage que
les personnages sont tous savoureux. Quant aux comédiens,
il faut absolument souligner les excellentes prestations des
deux grands acteurs argentins : Hector Alterio et Federico Luppi.
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LA PASSION DU CHRIST -
(The Passion of the Christ) - de Mel Gibson. (0/20)

USA - Couleur, 2h06 - 2003.
Avec : Jim Caviezel, Monica Bellucci, Claudia Gerini, Maia Morgenstern, Sergio
Rubini.
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Drame : Mézigue speaking :
Moi, Mézigue, noble athée, en vérité je vous
le dis, le ptit Jésus, ça fait 2 000 ans quil me les
gonfle, avec ses histoires ! Je rappelle à ceux qui ne sen douteraient
pas, que des martyrs (et des vrais de vrais !), il y en a tous les jours, aux
quatre coins du monde, comme cela fut le cas jadis, et comme ce sera le cas,
malheureusement, tant que lhomme naura pas subi une sérieuse
mutation. Alors on pourrait, peut-être, changer un peu de disque, non ?Quant à Mel
Gibson, il doit vachement laimer son Christ ! Quest-ce quil
lui met ! Et oui, comme dhabitude, qui veut faire lange, fait la
bête. Cela dit, Gibson a beau avoir la finesse et lélégance
dun veau, autant que je sache, tous les faits relatés dans son film
sont bibliquement vrais. Il ny a pas à discuter. La Bible, on laccepte
ou on la refuse. Moi, personnellement, la Bible, je men tape. Déjà que
les livres dhistoire ne minspirent pas toujours confiance...Néanmoins,
même si comme moi, on ne considère la Passion du Christ, que comme
un mythe ou une légende, il eût été possible den
tirer tout de même autre chose ; je ne sais pas moi, une petite réflexion,
un truc comme ça. Alors que là, la démarche de Mad Max est,
toutes proportions respectées (et que Dieu me pardonne !) assez comparable à celle
dun film pornographique. Cest répétitif, répétitif,
répétitif... ça cogne, ça cogne et ça cogne...
et au bout du compte, ce nest pas très excitant... Cest même
lassant ! En vérité, je vous le dis, nobles croyants, plutôt
que daller voir cette merde, allez donc vous faire une bonne messe, cest
moins malsain.
Over !
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SHARA - de Naomi
Kawase. (0/20) 
Japon - Couleur, 1h39 - 2003.
Avec : Kohei Fukunaga, Yuka Hyoudo, Naomi Kawase, Kanako Higuchi.
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Drame : Le jour de la fête du dieu Jizo, les deux
frères jumeaux, Kei et Shun, comme dhabitude, samusent à courir
dans les rues de leur ville. Mais, Kei disparaît soudain,
comme sil avait été enlevé par les
dieux. Cinq ans plus tard, Shun est un adolescent de 17 ans,
et il séprend tout naturellement de la jolie Yu,
une amie denfance, mais... un blocage mystérieux
les empèche de vivre leur amour. Naomi Kawase, la fameuse
réalisatrice de lhorrible Suzaku, récompensé à Cannes
par une caméra dor, en 1996, récidive impitoyablement.
Eternel ingénu, je me demande toujours ce qui peut bien
se passer dans la tête des cinéastes qui commettent
des oeuvres aussi hermétiques que rasantes... En effet,
on ne pige que dalle, on passe son temps à regarder sa
tocante, on sénerve, et, excepté la scène
de laccouchement de la fin, où une femme donne vie à un
garçon,(cest toujours ça de pris), rien ne
se produit. Shara est un film autiste.
PS : Oh, je sais quil y a des gens extra-lucides qui savent lire entre
les images, et qui, eux, auront tout compris ! Moi, je ne sais pas pratiquer
cet exercice qui me semble relever de limpossible : lire entre les images, à raison
de vingt-quatre par seconde...
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TRIPLE AGENT -
de Eric Rohmer. (1/20) 
France - Couleur, 1h55 - 2003.
Avec : Serge Renko, Katerina Didaskalou, Cyrielle Clair, Amanda Langlet.
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Espionnage : Durant les dix premières minutes,
je fus saisi de stupeur ! Rohmer, aurait-il par miracle, enfin
appris à faire un film ? Je ne mennuyais pas du
tout, je trouvais même ça intéressant ! Fichtre,
javais oublié un détail, cest que pendant
ce laps de temps, il ny avait pratiquement pas eu de dialogues.
Rohmer, réputé et admiré pour son écriture,
na malheureusement jamais compris une chose : le cinéma,
ce nest pas de la littérature. Et, ses fameux dialogues
ne passeraient même pas au théâtre, tant ils
sont excessivement écrits ! Je me demande même sils
seraient acceptables dans un roman. Donc, ils sont indicibles.
Comme, en général, notre grand maître emploie
de mauvais comédiens, quil ne sait pas diriger,
voyez un peu où cela peut nous mener... Sinstalle
donc une interminable série de bla bla bla, plus ou moins
mal récitée par des protagonistes victimes dune
mise en scène qui, lorsquelle nest pas à pleurer
de platitude, tombe même parfois carrément dans
le plus énorme des ridicules. Voir la toute dernière
scène. De toutes façons, Rohmer, indéniablement,
sait manier la plume, alors quil écrive. Il ne connaît
rien au cinéma et nen a jamais possédé le
sens. Alors, encore une fois, quil écrive et quil
cesse de mélanger les arts. Pour finir, une petite citation
dAlain : Lorsque la sculpture bavarde, je men
détourne. Lorsque la musique décrit, je men
détourne. Si larchitecture tend devant mes yeux
un décor sans épaisseur, et derrière lequel
il ny a rien, je men détourne. Dune
peinture qui fait danser ses personnages, je me détourne.
Je veux que chacun des arts parle le langage quil lui est
propre, au lieu de bégayer dans une langue étrangère.
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