AOUT 2004
Semaine 35  Du 25-08 au 31-08-2004

LES CHRONIQUES DE RIDDICK - (The Chronicles of Riddick) de David Twohy. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h59 - 2004.
Avec : Vin Diesel, Colm Feore, Thandie Newton, Karl Urban, Judi Dench, Keith David.

Fantastique : Il était une armée, les féroces Nécromongers... nous dit une voix off féminine... Comme çà, dès le début ! Encore de l’uniforme en perspective !!! Pour combattre ces affreux, on fait appel à un aventurier interplanétaire, un certain Riddick dont la tête est mise à prix. Tiens, justement, à propos de tête... On pensait avoir atteint le fin fond de la préhistoire avec Bruce Willis comme représentant... et bien non, savez-vous qu’il y a une caricature de Bruce Willis ? Une caricature de Bruce Willis ?!? Si, si, je vous assure, le fameux Vin... le gars qui fonctionne au diesel. Sa première apparition, d’ailleurs, est inénarrable ! Alors qu’il est poursuivi par un chasseur de prime, il apparaît soudain dans l’engin interstellaire d’icelui ! Là, c’est le choc! Le crâne recouvert d’une serpillière sale (une lamentable perruque pour nous faire croire qu’il a les cheveux longs), la voix eraillée comme c’est pas permis par l’alcool à brûler -il en consomme quatre kils par jour- il surprend le chauffeur du vaisseau tant vocalement que physiquement ! En voilà un film qui commence bien comme film... Après, j’te raconte pas, tu peux dormir. C’est une suite de castagnes classiques, sauf que ça se passe dans un futur éloigné et qu’on y joue à saute-moutons avec les planètes. Riddick anéantira la fameuse armée bien sûr et finira même sur un trône. Méfiez-vous, si le ridicule ne tue pas, Riddick, lui, peut être très dangereux.

 

 

GARFIELD - de Peter Hewitt. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h23 - 2004.
Avec : Breckin Meyer, Jennifer Love Hewitt, Stephen Tobolowsky, Evan Arnold.

Comédie : Garfileld est un chat heu-reux ! Il ne fout rien, baffre comme un monstre et se fout de la gueule de tout le monde. Tout va bien donc pour lui jusqu’au jour où son maître ramène un chiot à la maison. Tout naturellement, Garfield va haïr cette pauvre petite bête et l’enquiquiner autant que peut se faire. Néanmoins, lorsque le chiot sera enlevé par un sinistre individu, notre petit félin se sentira soudain obligé d’aller à son secours... Moult aventures en perspective... ! Bon. Ca aurait pu être sympa tout ça, mais, déjà à la base, le gros problème c’est le fait qu’il n’y ait qu’un seul personnage “animé” (Garfield) alors que tous les autres sont bien réels et interprétés par des acteurs. Cela fait un drôle d’effet. Le personnage principal fait tache dans le film. Qui plus est, les couleurs sont vilaines et tristounettes... aucun charme... on est loin des bonnes vieilles productions Disney. Il semblerait que cela plaise aux plus jeunes, ce que je trouve un peu regrettable. C’est même un peu lâche de la part des auteurs de ce navet de se dire que l’on peut se permettre tout et n’importe quoi dès l’instant où l’on s’adresse à des gamins. Pour finir, j’ai rarement entendu une version doublée aussi dégueulasse !

 

 

HELLBOY - de Guillermo del Toro. (4/20) 0
USA - Couleur, 2h02 - 2004.
Avec : Ron Perlman, John Hurt, Jeffrey Tambor, Karel Roden, Selma Blair, Doug Jones

Fantastique : Hellboy est né des flammes de l’Enfer lors de la seconde guerre mondiale. Le professeur Broom, après l’avoir arraché aux forces maléfiques, l’a élevé comme un fils. Bien des années plus tard, une extraordinaire aventure (de moins en moins extraordinaire au cinéma) va tomber sur les solides épaules de Hellboy : il va devoir sauver le monde ! L’histoire et les personnages de ce film inspiré d’une bande dessinée sont particulièrement invraisemblables et tordus ! Hitler y est l’associé et le jouet du diable (ben voyons !) et je ne sais pas ce qu’ils ont avec Raspoutine, mais dès qu’il s’agit de trouver un personnage malfaisant et débile, on utilise ce moine fou qui serait le démon lui-même, ou tout du moins, son principal représentant... ! Ouh là là là là là là là ! Je sais bien qu’il ne s’agit pas d’un film très sérieux, mais une fois de plus, j’aimerais redire à quel point le récurrent Hitler en tant qu’archétype du monstre humain m’agace profondément ! C’était un être humain comme nous tous... et une fois de plus, je pose la question : quoi de plus monstrueux -du moins potentiellement- que le plus grand des prédateurs, à savoir l’homme ? Mais passons, il ne s’agit là que d’une amusette... qui même parfois parvient à nous amuser un petit peu, en effet. Il y a quelques petites choses au niveau de la mise en scène, de la lumière, et de certains personnages qui sont assez réussies ; le côté BD est bien reproduit par exemple. Et, Ron Perlman, dans le rôle du diablotin, est tout à fait crédible. Mais, franchement, que de stupidités en deux heures !

 

 

ILS SE MARIERENT ET EURENT BEAUCOUP D’ENFANTS - de Yvan Attal. (0/20) 0
France - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal, Alain Chabat, Emmanuelle Seigner.

Comédie : Le gars Yvan Attal, il est complètement lobotomisé ou quoi ? De quel hôpital sort-il ? Est-il au moins en liberté surveillée ? Si je pose toutes ces questions, c’est parce que le vide absolu de son film m’a donné le vertige ! Voilà quelqu’un qui n’a rien à dire et qui, évidemment, ne dit rien. En gros, c’est l’histoire de trois copains qui vivent tous avec des femmes. C’est vachement original, ça sort complètement de l’ordinaire. On y voit des scènes stupifiantes, étonnantes, insolites, du genre : qu’est-ce qu’on mange ce soir... et si on allait au resto... non, finalement, on sera aussi bien à la maison... Vous multipliez ce petit échange par trente ou quarante scènes au moins et vous obtenez le fameux film au titre à rallonge. J’ai récemment lu dans un torchon quelques profondes pensées d’Yvan Attal. Il sacque la gueule notamment dans son interview à Michael Moore qu’il considère comme le José Bové américain (merci pour eux !), comme une sorte de gros imbécile à l’image de la plupart des américains. Il est d’accord avec lui, mais il lui reproche son manque de finesse. Lorsqu’on voit son oeuvre à Yvan, l’on se demande s’il ne confond pas finesse et transparence... Pauvre garçon... L’ennui, c’est que c’est à des “pauvres garçons” comme lui que l’on donne les moyens financiers pour saloper les écrans de cinéma !

 

 

MON BOSS, SA FILLE ET MOI - (My Boss’s Daughter) de David Zucker. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h25 - 2004.
Avec : Ashton Kutcher, Tara Reid, Terence Stamp, Molly Shannon, Michael Madsen.

Comédie : Soyons juste ! Les Américains au plan humoristique n’ont rien à nous envier ! Que voulez-vous, la connerie, comme son contraire, on se la partage tous dans le monde entier. Ici, il s’agit d’une vulgaire sitcom (ratée, par-dessus le marché !!!) où l’on nous raconte une vague histoire d’amourette entre un jeune homme et une jeune fille. Et le papa de la jeune fille, c’est le patron du jeune homme ; lequel patron est quelqu’un d’intraitable qui va, on ne sait pas pourquoi, demander au jeune homme de garder sa belle villa durant toute une soirée, voire toute la nuit. Pourquoi lui et pas une femme de ménage, ça on ne le saura jamais... Et si, pourtant, la réponse est claire : il fallait bien un prétexte pour que le film se fasse ! Prétexte servant aussi, n’est-ce pas et essentiellement, à nous gaver de gags foireux, situations idiotes interprétées par des acteurs particulièrement antipathiques. J’ajoute que le traître, dans ce film, c’est l’acteur britannique Terence Stamp. En effet, il fut un temps où j’avais beaucoup de respect pour les vedettes anglo-américaines... Une vedette, ce n’est pas seulement un comédien, c’est aussi une valeur marchande, et c’est surtout quelqu’un qui bénéficie théoriquement d’un public acquis d’avance. A l’époque les Robert Redford ou Al Pacino, pour ne citer qu’eux, choisissaient soigneusement leurs films, n’en tournaient qu’un en moyenne par an et évitaient ainsi de se foutre de la gueule du monde. Aujourd’hui, pour une poignée de dollars, ils sont prêts à tourner dans n’importe quoi...et pour quelques dollars de plus ils acceptent même des tout petits rôles. Il est bien évident que cette démarche qui consiste à vendre son nom me semble parfaitement malhonnête.

 

 

OPEN WATER (En eaux profondes) - (Open Water) de Chris Kentis. (2/20) 0
USA - Couleur, 1h20 - 2004;
Avec : Blanchard Ryan, Daniel Travis, Saul Stein, Estelle Lau, Miachel E. Williamson.

Aventure dramatique : On nous dit dans les guides cinéma, qu’il s’agit d’un film d’horreur... Cela n’est vrai qu’au niveau de la qualité de l’image ! Ce mauvais téléfilm a été, en effet, tourné en DV (entendez vidéo bas de gamme). Le genre de truc qui fait mal aux yeux, tellement l’image est mal définie. A-t-il été réalisé ainsi, histoire de faire dans le genre documentaire, puisque, paraît-il, il s’agit d’une aventure réellement vécue... ? Bref, c’est l’histoire banale d’un couple qui part en vacances faire de la plongée en amateur, et qui se retrouve abandonné au beau milieu de l’océan, oublié qu’il est par l’équipage du bateau ! Effectivement, on n’aimerait pas être à la place des protagonistes ; les méduses, les poissons nettoyeurs et carrément des requins ne cessent de tourner autour d’eux, voire de les agresser... Pour autant, on ne frissonne guère et il n’y a pas de quoi se rouler par terre... Juste, les quelques derniers instants du film provoquent un semblant d’émotion. Si vous tenez vraiment à voir cette petite chose, attendez qu’elle soit diffusée à la télé, car n’est-ce pas, plus l’écran est petit, et moins on voit les défauts.

 

 

LE ROI ARTHUR - (King Arthur) de Antoine Fuqua. (3/20) 0
USA - Couleur, 2h05 - 2004.
Avec : Clive Owen, Keira Knightley, Ioan Gruffudd, Stephen Dillane, Ray Winstone.

Aventures : A des années-lumières de John Boorman (Excalibur), il existe une étoile naine -pas plus grosse qu’une dragée- nommée Fuqua... Autant Boorman, nous fit rêver et nous éblouit en respectant la légende des Chevaliers de la Table Ronde, autant le petit Antoine essaie de nous la jouer historique... en mélangeant un petit peu tout. Essayons de comprendre : autant que je sache -arrêtez-moi si je me trompe, je ne suis pas très calé en histoire- la chute de l’Empire Romain (déjà décadent depuis des décennies) eut lieu en 476 ; quant à la Légende Arthurienne, elle est située au VIe siècle. Quel est donc ce téléscopage anachronique et que viennent fiche les romains aux côtés d’Arthur, Lancelot et autres Tristan... ? Certes, quelques vagues traces historiques semblent indiquer qu’au IIe siècle -donc à l’époque où les Romains étaient installés en Grande Bretagne- il exista un certain Arthur qui, allié aux Romains, combattit l’invasion des Saxons... Mais, ce ne sont que des traces tout à fait incertaines qui, théoriquement, n’ont pratiquement rien à voir avec la légende des Chevaliers de la Table Ronde et donc, je ne comprends pas l’intérêt de mélanger le vaguement historique et le sûrement légendaire... Cela fait désordre, tambouille et provoque déception. En effet, on s’attend à du merveilleux, à de l’extraordinaire, à du surnaturel... et qu’est-ce qu’on voit, du pseudo-historique entaché de mythique ! Il n’y manque donc que quelques Sioux, Mohicans, Esquimaux et une poignée de CRS... ou plutôt, non, quelques unités de Casques Bleus, pour tenter d’apaiser un petit peu tout ce beau monde brutal ! Qui plus est, les Anglo-Américains ne font que copier sur nous ! Ils ont, eux-aussi, leur Alain Chabat ! Là-bas, ça s’appelle Clive Owen... et c’est lui qui joue le rôle du héros principal ! J’vous raconte pas le charisme... ni le reste du casting...Tout ce que l’on peut sauver dans ce méli-mélo, ce sont quelques minutes sans ennui...

 

 

UNE JOURNEE A NEW YORK - (New York Minute) de Dennie Gordon. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h30 - 2004.
Avec : Ashley Olsen, Mary Kate Olsen, Eugene Levy, Andy Richter, Jared Padalecki.

Comédie : Voilà ce que l’on appelle un film prétexte. Prétexte à faire faire un film de cinéma à deux vedettes jumelles de la télévision, les soeurs Olsen. Bien qu’elles soient physiquement identiques -autre prétexte plein de quiproquos à quat’sous- elles ont des caractères diamétralement opposés. Tiens, tiens, comme c’est original. Je vous épargne les quiproquos qui sont vraiment trop “cheap”... ! Sachez simplement que c’est un film destiné, à priori, aux jeunes adolescentes... Eh bien, ma foi, j’en avais deux assises non loin de moi... que je n’ai pas entendu rire une seule fois... Ratage sur toute la ligne ?

 


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