| Semaine
32/33/34 Du
04-08 au 24-08-2004 |
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ASSASSINATION
TANGO - de Robert Duvall. (14/20)

USA - Couleur, 1h54 - 2002.
Avec : Robert Duvall, Ruben Blades, Luciana Pedraza,
Kathy Baker, James Keane.
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| Policier : Un tango-polar, ça vous dit
quelque chose? Eh bien, désormais il en existe
un. Un tueur professionnel est envoyé à Buenos
Aires pour y zigouiller du bidasse haut gradé -
du genre général... Il y rencontrera
au passage une superbe danseuse de tango et apprendra
avec moult délices le style argentin de cette
danse. Car, tout buteur quil soit, ça
ne lempêche pas dadorer la gamine
de sa compagne, dêtre un père de
famille attentif et dadorer... le tango. Duvall,
déjà auteur-interprète du remarquable Prédicateur,
nous ressert un film original et très inspiré.
En effet, voilà une belle bouffée doxygène
! Cela ne ressemble à rien de déjà vu
(si, par certains aspects, un petit peu à du
Cassavetes) et Duvall ne respecte que la voie quil
sest tracée; il fait son film. Jusque
dans les plus petits détails; il faut voir comment
il picole - je vous laisse découvrir, cest
de linédit ! Résultat : on ne sait
jamais vraiment ce que nous réserve le plan
suivant et lon se fiche de savoir si cest
davantage un polar ou un fillm sur la danse, tant lensemble
est cohérent. Quant à Duvall acteur,
no comment ! Il faut le voir pour le croire tantôt
en vieux renard de la gâchette, tantôt
en père affectueux... ou encore en train de
jubiler au rythme du tango. Quelques longueurs, peut-être...?
On les pardonne aisèment tant les moments jubilatoires
sont nombreux. Si vous voulez cesser de revoir toujours
le même film, allez donc prendre du bonheur avec
cette rareté. |
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LA FEMME DE
SEISAKU - (Seisaku no Tsuma)
- de Yasuzo Masumura. (3/20) 
Japon - Noir et blanc, 1h33 - 1965.
Avec : Ayako Wakao, Takahiro Tamura, Shoichi Osawa, Yuka Konno.
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| Drame : Purée de misère pour cette
belle jeune femme ! Elle est obligée de se taper
un odieux vieillard pour bouffer à sa faim.
Heureusement, lancien va claquer et notre belle
va pouvoir librement tomber amoureuse dun jeune
homme beau et con à la fois. En effet, héros
de la guerre russo-japonaise, il ne jure que par la
discipline et son dévouement au drapeau. Lorsque,
déjà sérieusement blessé,
il décide de repartir se faire casser le reste
de sa pipe, la belle va flipper grave et fera tout
- je dis bien tout - pour len empêcher.
A partir de là, le film devient très
dur ! Véritable tragédie dune violence
extrême ! Toutefois, pour ma part, je nai
pas réussi à accrocher à cette
toile... Jai trouvé la narration saccadée
et ennuyeuse... Et puis, les acteurs en font vraiment
des tonnes ! Par ailleurs, ne vous fiez pas à la
date; ce film nest pas une reprise. Cest
un inédit. |
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JME SENS
PAS BELLE - de Bernard Jeanjean. (0/20)

France - Couleur, 1h25 - 2003.
Avec : Marina Foïs, Julien Boisselier, Isabelle Nanty, Didier Bénureau,
Julie Durand.
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| Comédie : Cest juste une impression
ou bien elle le pense vraiment...? Parce que, à mon
humble goût, la nana elle ferait fuir un troupeau
daffreux lubriques... même aveugles ! Mais
ce détail est secondaire. Le sérieux
de la chose, cest quil sagit dun
film à deux personnages... périlleuse
démarche... surtout lorsque le sujet en est
si mince. Une nénette, en manque de partenaire,
invite un jeune homme à dîner dans lespoir
de le séduire... Voilà, cest tout.
Maintenant, on peut partir de nimporte quel prétexte
et faire du savoureux... Or, ici il ny a pas
la moindre trouvaille, le moindre bout de situation
ou de dialogue qui puisse intéresser un tant
soit peu... Ils radotent, lun comme lautre,
des platitudes, des fadasseries, de lordinaire
insupportable. Et quand on est vraiment et complètement à court
dinspiration, on nous sert du bassement salace,
des blaguettes de cul bien vulgaros. Exemple,
les gags à répétition autour dune
capote... qui ségare puis quon retrouve...
qui senvole et qui finit par péter etc...
Sinsitre cette obsession... cette facilité...
cette misère ! |
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JE SUIS UN
ASSASSIN - de Thomas Vincent. (6/20)

France - Couleur, 1h47 - 2004.
Avec : François Cluzet, Karin Viard, Bernard Giraudeau, Anne Brochet,
Cécile Richard.
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| Policier : Il démarre plutôt bien
ce petit polar... Deux écrivains - pas très
amis - se retrouvent dans une gare, après une
longue absence. Lun est un auteur à succès,
lautre un raté. De fil en aiguille, ils
se mettent à parler de choses sérieuses...
Lauteur à succès a de gros problèmes
avec son épouse et aimerait bien la refroidir,
histoire quelle arrête de le faire chier
au niveau de leur divorce... Il va donc proposer à lécrivain
raté un drôle de bizness... Moins quon
puisse dire... Il lui propose tout bonnement dassassiner
la chieuse... moyennant finance et réussite
littéraire bien sûr... Bon, ça
démarre donc carré, les acteurs assurent
- surtout Giraudeau... Et ça continue assez
bien... Jusquà ce que... Eh bien, jusquà ce
que ça se mette à déconner carrément
! Déjà quil faut digérer
pendant tout le film la Karin Viard - enfin ici, elle
a Anne Brochet (excellente) pour antidote... Mais,
vers les vingt dernières minutes, on se demande...
On se demande vraiment ce qui sest passé dans
la tronche du réalisateur... Tout se barre en
couille, les trois protagonistes se transforment en
fous furieux dune manière si soudaine...
Ils vont jusquà sentredévorer...
ou presque... Enfin, bref... y a comme un truc quaurait
pas été maîtrisé... Cest
franchement décevant ! |
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LADY CHANCE -
(The Cooler) de Wayne Kramer. (7/20) 
USA - Couleur, 1h43 - 2003.
Avec : William H. Macy, Maria Bello, Alec Baldwin, Estella Warren, Paul Sorvino.
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Policier : Un cooler (littéralement glacière)
est un porte-poisse dans le jargon des casinos. Un
gars qui vient se poster à côté dun
joueur qui gagne trop afin de lui refroidir la
chance. Bernie, un raté à la patte folle
(on lui a cassé la jambe un jour où il
avait fait sauter la banque), assure cette fonction.
Certes, chacun sait que les joueurs sont très
superstitieux... Mais, le fait que le cooler parvienne à être
efficace semble un peu surréaliste... Il est
vrai que nous sommes dans un film qui est à la
fois un polar, une comédie ou un drame... On
ne sait pas trop; car ici, le mélange des genres
nest pas très harmonieux... Par ailleurs,
autre fait peu crédible : chaque fois quun
joueur gagne beaucoup, on lui pète une guibolle
dans ce tripot, dirigé, il est vrai, par une
belle ordure.
Donc, le pauvre Bernie (excellent W.H.Macy) porte la poisse... Jusquau
jour où une autre employée du casino (un beau morceau),
une paumée un peu pute sur les bords, le drague, le séduit, couche
avec lui et en tombe amoureuse... Là, la chance va complètement
tourner pour notre anti-héros... Voilà un drôle de film qui
se laisse regarder sans ennui... alors que rien ne tient debout... Dès
après la projection, on se dit que lon a vu un peu nimporte
quoi... Assez agréable à suivre, la toile ne supporte pas lanalyse...
Mais la réalisation, certaines situations cocasses et le jeu des acteurs
font passer bien des choses curieuses... Voilà à quoi peut servir
le savoir-faire parfois... |
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LE MIRACLE
SELON SALOME - (O milagro segundo Salome)
de Mario Barroso. (0/20)

Portugal - Couleur, 1h36 - 2003.
Avec : Ana Bandeira, Nicolau Breyner, Ricardo Pereira, Paulo Pires, Ana Padrao.
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| Drame : Salomé est une pro qui bosse
dans un bordel de luxe. Elle est très demandée,
courtisée... on se larrache... alors quelle
est aussi belle quun local vide-ordures... Un
jour - jabrège, parce que lhistoire
est fade - la vierge Marie sempare de sa silhouette
et apparaît à trois bergers un peu abrutis
! Coriace ! En fait et en gros, cest lhistoire
de Notre-Dame de la Sainte-Pute... Sil y a un
truc dont on se fout, cest bien les miracles...
généralement constatés par des
faibles desprit... De plus, le tout est si mal
emballé que lon a du mal - non seulement à sintéresser
- mais à suivre les diverses intriguettes qui
nous sont proposées dans cette chose qui
tente désespérément de ressembler à un
fillm... Il me faut avouer quen plus, pris de
léthargie sans doute, jai par moments
oublié de lire les sous-titres... Mais bon,
je ne vais pas plaider coupable tout de même...
Je bénéficie de circonstances très
atténuantes. |
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MON PERE EST
INGENIEUR - de Robert Guédiguian. (7/20)

France - Couleur, 1h48 - 2003.
Avec : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan, Jacques
Boudet.
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| Comédie dramatique : Natacha, généreuse
communiste et chrétienne à la fois, décide
soudain un jour de fermer sa gueule... Sidération
psychique diagnostiquent les spécialistes...
Ce ne serait-il pas des fois une grosse - mais alors
grosse grosse - déception...? La désespérance
totale face à un monde de plus en plus cruel
et pourri...? Son ex grand amour de jeunesse, Jérémie,
revient au pays pour essayer de comprendre... Sil
est vrai que le film débute joliment bien -
avec notamment une belle ambiance musicale - il nen
est pas moins vrai que le père Guégué pratique
ici lart du decrescendo... si jose dire...
Quel dommage que lintrigue devienne inutilement
explicite, que laction sembrouille et que
lensemble senlise dans quelque chose qui
ressemble à du ridicule ! Décidément,
depuis Marius et Jeannette, Guégué a
bien du mal à ficeler convenablement une oeuvre
dun bout à lautre. |
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NE QUITTEZ
PAS ! - de Arthur Joffé. (0/20)

France - Couleur, 1h42 - 2004.
Avec : Sergio Castellitto, Isabelle Gélinas, Rachida Brakni, Dominique
Pinon.
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| Comédie : Deux ans après son
décès, le père de Félix
se manifeste soudain par téléphone...!
A propos dun vieux manteau lui ayant appartenu...
Félix, sidéré mais transporté de
joie, ne lâchera plus son bigophone... et ça
va lui coûter une fortune ! Lui empoisonner la
vie totalement... car le vieux réclame que le
fiston lui retrouve son vieux manteau que Félix
a eu le malheur de donner à un clochard... Que
daventures vont senchaîner...! Toutes
plus débiles les unes que les autres...! En
effet, là où on était en droit
despérer de lémotion entre
rires et larmes... du poétique... il ny
a quimbécillité sur imbécillité !
Décidément, avant daller voir une
comédie française, il faut prendre des
vitamines ou des sédatifs... ou bien les deux...
selon... En plus, que lon veuille bien me pardonner,
le sujet - surtout de la manière dont il est
traité - commence à me sembler un peu
obsolète... Seul bon point, Michel Serrault
qui joue le rôle du père ne prête
que sa voix... ça nous évite de voir
sa sale gueule... NE DECROCHEZ SURTOUT PAS !!! |
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LE TOUR DU
MONDE EN 80 JOURS - (Around the World in
80 Days) de Frank Coraci. (0/20)

USA - Couleur, 2h00 - 2004.
Avec : Jackie Chan, Steve Coogan, Cécile de France, Jim Broadbent, Ewen
Bremmer.
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| Aventures : On aura tout vu ! Voilà très
exactement une fausse bonne idée ! Dailleurs,
le public est là (ou plutôt nest
pas là) pour le confirmer. Jackie Chan à la
sauce Jules Verne ! Forcément, on adapte...
on déforme... on massacre un des plus beaux
romans daventures ! Lon ne garde que les
scènes à effets spéciaux, la dynamique
de lagitation... et un humour, jte raconte
pas ! Pour faire un bon Jackie Chan, il
suffit pourtant dun prétexte avec juste
quelques décors... Pas besoin de superproduction
orgiaque ! Enfin... Par-dessus le marché, outre
la patate bouillue de Chan, nous avons droit à un
casting assez insolite ! Bernard-Henri Lévy
dans le rôle de Phileas Fogg; une apparitiion
aussi inutile quantipathique dOwen Wilson...
et cerise sur le caca, Shwarzie le Governator dans
le rôle dun prince turc... De quoi se la
mordre ! Certes, il sagit dun spectacle
destiné aux plus jeunes... mais là, ça
vole tellement bas... que même le plus petiot
des petiots, nest-ce pas... Non, en fait, cest
un film pour femmes enceintes ! |
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TOUT LE PLAISIR
EST POUR MOI - de Isabelle Broué. (0/20)

France - Couleur, 1h22 - 2004.
Avec : Marie Gillain, Julien Boisselier, Garance Clavel, Lionel Abelanski, Tsilla
Chelton.
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| Comédie : Mézigue lance un SOS
: Après la valse des capotes dans Jme
sens pas belle, ne voilà-t-y pas lhistoire
dune jeune gonzesse libérée qui
passe son temps à niquer et à ne jurer
que par lorgasme ! A tel point, quelle
en perd son clitoris ! Je vous mens pas ! Cest
dans le film ! Alors, personnellement, je commence à me
poser de sérieuses questions... Cest quoi
ce bordel ? Cette grotesque et assommante obsession
du cul dans le cinéma français ? Où lon
ne parle que de ce qui se passe dans le slip ! Au passage,
je rappelle que plus on en parle de ce quil y
a dedans, plus il y a un manque... vous me suivez...
Bordel, bande de bourges coincés, si vous avez
tant envie de cul, allez vous taper un bon porno...!
Ce sera déjà moins hypocrite et toujours ça
de gagné... Vous pourriez même vous masturber
pendant la projection dans une salle classée
X... Merde! Cest apocalyptique comme situasse!
Cest le retour à lâge danus
! En bref, la décadence... En plus, cest
joué par linbaisable Marie Gillain ! |
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LE VILLAGE -
(The Village) de M. Night Shyamalan. (0/20)

USA - Couleur, 1h47 - 2004.
Avec : Bryce Dallas Howard, Joaquin Phoenix, William Hurt, Adrien Brody, Sigourney
Weaver, Brendan Gleeson, Cherry Jones, Jayne Atkinson, Judy Greer, Michael Pitt.
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| Fantastique : Comme il était difficile
de faire pire que Signes, Shymoidanslamain plafonne...!
A propos de déféquer, tiens ! Jai
une idée de scénario pour son prochain
film. Cette fois, ça ne se passerait pas dans
un village; ce serait un drame urbain. Dans un grand
immeuble moderne dune mégapole (le titre
pourrait être Building, pour faire simple),
Pedro un milliardaire mexicain (Sigourney Weaver serait
parfaite dans le rôle) est coincé dans
son superbe appartement... pour cause de diarrhée
féroce. Mais le plus gros problème, cest
que notre héros est claustro et cuvettophobe.
Chaque fois quil essaie de rentrer dans les chiottes,
il entend le vrombissement dune énorme
cascade, des cris terrifiants de noyés etc...
Alors, il est obligé de balancer son transit
intestinal un peu partout : dans des casseroles, des
verres à vin... par terre dans sa piaule ou
dans la cuisine etc... Infernale situation... intenable
angoisse... suspense garanti ! Il y aurait deux fins
possibles : lune dramatique, lautre heureuse...
Primo : il meurt étouffé par les odeurs
putrides de ses matières fécales. Deuzio
: il est sauvé de justesse par un sixième
sens incassable qui passait par là. Au réalisateur
de choisir... |
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