| Semaine 31 Du
28-07 au 03-08-2004 |
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ANA ET
LES AUTRES - (Ana y los otros) de Celina
Murga. (0/20) 
Argentine - Couleur, 1h20 - 2003.
Avec : Camila Toker, Ignacio Uslenghi, Natacha Massera, Juan Cruz Diaz La Barba.
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| Comédie dramatique : Elle est du genre grosse
tronche ptit cul, la nana Ana... alors
quelle se la joue pretty girl...
Elle a vingt balais et vit à Buenos Aires...
Jusque- là, on sen fout... Laction?
Lhistoire? Point dinterrogation, mon pote...!
Nib démotions dans tout cela... Rien ne
se passe dès le début et dès le
début, rien à lhorizon... Ouille,
cest quoi cette galère? Cette galère
où la nana Ana se promène, va dune
amie à lautre, dun copain à lautre...
Ils bavardent... Se disent des trucs de tous les jours...
La platitude de leurs échanges na dégale
que celle dune image dune indicible fadeur...
Alors, au lieu de se lamenter - cela ne sert à rien
- , on se pose la tête sur le poing du bras accoudé et
on suit cette déplorable balade en se demandant,
une fois de plus, ce qui peut bien se passer dans la
cervelle de certains cinéastes -
en loccurrence la dame Celina Murga... Une fin
ouverte parachève notre lancinante souffrance
et, paradoxalement, on a du mal à soulever son
cul pour se lever...sonné, assommé que
lon est... |
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LA CAMERA DE
BOIS - de Ntshavheni Wa Luruli. (3/20)

Afrique du Sud - Couleur, 1h30 - 2003.
Avec : Junior Singo, Innocent Msimango, Jean-Pierre Cassel, Dana de Agrella.
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Drame : Nous sommes dans lAfrique du Sud
de laprès appartheid. Au Cap, plus précisément.
Deux jeunes garçons noirs découvrent
un cadavre le long dune voie ferrée...
Ils trouvent plusieurs objets auprès du corps,
dont un pétard et une caméra... Le plus
grand des deux sempare de larme, le plus
petit de la caméra... Réflexes révélateurs!
Le premier prendra le chemin de la délinquence,
lautre deviendra cinéaste...
Inutile de dire que le premier a toutes les chances de finir très très
mal. Les jeunes gens (aussi bien les personnages que les acteurs) sont attachants.
Malheureusement, le réalisateur de ce film fort honnête est tout
sauf un bon narrateur... Au-delà du scénario mal ficelé,
le montage, notamment, est trop heurté, balancé un peu nimporte
comment... Ni corps ni âme donc dans ce film qui avait tout à priori
pour nous séduire et nous émouvoir. A noter la présence
de Jean-Pierre Cassel, le film ayant été coproduit par une boîte
française. |
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CAUSE TOUJOURS
! - de Jeanne Labrune. (1/20) 
France - Couleur, 1h27 - 2004.
Avec : Victoria Abril, Jean-Pierre Darroussin, Sylvie Testud, Didier Bezace,
Claude Perron, Richard Debuisne, Dominique Besnehard, Michèle Ernou.
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| Comédie : Une fantaisie sur le soupçon
et son contraire, la confiance, nous dit-on. Si je
voulais mamuser à jouer les puristes,
je pourrais démontrer quil ne sagit
nullement dune fantaisie dans le sens noble du
terme... Mais à quoi bon...? Je me permettrai
seulement de rappeler à madame Labrune - qui
se la joue fine en jonglant avec les mots - que glauque ne
veut absolument pas dire trouble ou malsain ou
encore sordide... Le sens de ce mot quapparemment
beaucoup de gens ignorent - et pas forcément
des idiots - est tout autre! Que lis-je dans mon petit
dico : De couleur verte tirant sur le bleu : mer
glauque. Voyez, jvous mens pas. Alors,
je sais bien que la vox populi est la
vox de dei... Menfin, tout de même,
là, il y a déformation barbare! Passons.
Donc, après Ca ira mieux demain et Cest
le bouquet!, mam Jeanne récidive,
ayant connu quelque succès. Le point de départ
est une invasion de mites dans la cuisine de Jacinthe,
laquelle Jaja va sinquiéter sérieux
et contre-attaquer... Ensuite, cest à dieu
vat ! Limportant est de faire dans la subtilité linguisitique
en essayant de faire rire ou sourire... Ce qui est
très rarement le cas. En effet, nous sommes
loin dun Raymond Devos, orfèvre et poète
en la matière, ou même dun Bertrand
Blier... Car, cest dans leur cour que semble
vouloir jouer lauteur... Elle sy casse
les dents, une fois de plus. Cause toujours, Jeanne,
ton bouquet verbal na pas darôme...
et peut-être que cela ira mieux demain, lorsquon
aura oublié ton dernier brouillon... Quant au
démarrage du film, il est fort timide. Décidément,
le public continue de bouder nos petites comédies
nationales... Nous nen sommes pas au désastre
de LAméricain, Atomik Circus ou San
Antonio... toutefois, ce nest guère
brillant et nos vaillants producteurs devraient changer
leur fusil dépaule... arrêter lhémorragie...
essayer dautres genres que le comique... Je signale
que lon réalise environ une centaine de
comédies par an en France... Quelle que soit
leur qualité, elles ne peuvent pas toutes avoir
du succès... Cela tombe sous le sens, non...? |
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CETTE SALE
TERRE - (This Filthy Earth) de Andrew Kötting. (3/20)

Grande-Bretagne - Couleur, 1h51 - 2001.
Avec : Rebecca R. Palmer, Shane Attwooll, Demelza Randall, Xavier Tchili, Ryan
Kelly.
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| Drame : Vaguement inspiré du roman
de Zola, La terre, ce film dont le mérite
est de vouloir sortir de lordinaire et de cogner
fort, avec quelques bonnes idées dailleurs,
nous fatigue, hélas, très rapidement...
En effet, bien que les personnages soient traités
dune façon inhabituelle, tels des primates
qui saccrochent furieusement à cette terre
qui est tout sauf belle et généreuse,
nous en avons vite marre des dégueulasseries
peut-être un peu trop complaisantes, du genre
fouille-caca, fouille-pus, fouille-morve, qui sacharnent
systématiquement à ne montrer que les
aspects les plus abjects et de notre monde et de celle
qui le supporte : la terre... Les différents
supports (volontairement) mélangés :
vidéo, numérique, argentique et même
images darchives, apportent bien sûr une
note insolite mais manquent, à mon sens, dharmonie...
Je nirai pas jusquà cracher dessus
- même Mézigue nest pas franchement
en colère - mais bon... comme dirait lautre
: Tous les genres sont permis sauf le genre ennuyeux... |
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LA FERME SE
REBELLE - (Home on the Range) de Will Finn
et John Sanford. (6/20)

USA - Couleur, 1h16 - 2003.
Avec les voix de : Cuba Gooding Jr., Judi Dench, Jennifer Tilly, Randy Quaid,
Steve Buscemi, Charles Dennis, David Burnham.
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| Animation : Une vieille propriétaire
dun ranch sympa, peuplé danimaux
non moins sympathiques, criblée de dettes, se
trouve dans lobligation de vendre sa ferme... à moins
de trouver par miracle une grosse poignée de
dollars en un délai record... Trois vaches,
les vedettes du ranch, prennent la décision
afin de gagner largent nécessaire, de
se lancer à la recherche dun bandit dont
la tête est mise à prix...! Voilà une
petite amusette qui fera sûrement plaisir aux
petiots, malgré des dessins un peu schématiques
et un côté quelque peu bâclé au
niveau de lhistoire et de la narration... Même
moi, vieux con, je me suis marré à plusieurs
reprises. Notamment, grâce aux clins doeil à Sergio
Leone et à un cheval adepte du kung-fu. Les
auteurs nont pas à rougir. Le résultat
est modeste mais assez efficace. |
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GOODBYE, DRAGON
INN - de Tsai Ming-liang. (0/20)

Taïwan - Couleur, 1h20 - 2003.
Avec : Lee Kang-cheng, Chen Shiang-chyi, Mitamura Kiyonobu, Miao Tien, Shih Chun.
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| Comédie dramatique : Un vieille salle
de cinéma est sur le point de fermer définitivement...
La femme de ménage, une malheureuse éclopée,
na de cesse daller dun endroit à un
autre, en empruntant de préférence dinterminables
escaliers... Dans la salle, il y a encore quelques
rares spectateurs venus voir un vieux film darts
martiaux... Parmi eux, un Japonais... qui observe autour
de lui... scrute les autres avec suspicion dirait-on...
Puis, quand il en a marre, il va faire un tour du côté des
urinoirs... se frotte presque au passage aux autres
pisseurs qui nen finissent pas de pisser... y
en a même un qui fume un clope... de la main
gauche, lautre étant déjà occupée...
Ambiance volontairement malsaine...? On sdemande...
puis on sen fout... Rien nest clair dans
cette non-histoire... On aperçoit aussi vaguement
le projectionniste... Pendant ce temps, la femme continue
de clopiner... inlassablement... On se dit que le père
Tsai Ming-liang fait vraiment exprès de se foutre
de notre gueule... on commence à voir rouge...!
Petit à petit, on comprend plus ou moins que
la femme de ménage et le projec ne se
sont jamais connus... et tout à la fin, ils
vont se rater une dernière fois... alors que...
qui sait, il aurait pu se passer quelque chose entre
eux... Voilà un film sur le ratage et labsence
de tout parfaitement réussi! Et parfaitement
vain...! |
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I, ROBOT -
de Alex Proyas. (8/20) 
USA - Couleur, 2h00 - 2004.
Avec : Will Smith, Bridget Moynahan, Chi Mc Bride, Bruce Greenwood, Alan Tudyk.
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| Fantastique : En 2035, les hommes ont à leur
disposition des robots parfaitement conçus et
mis au point pour les servir, leur obéir...
mais, règle numéro un : ne jamais les
agresser...! Or, ne voilà-t-il pas quun éminent
chercheur en robotique est bizarrement... suicidé!
Cest là quintervient le détective
Del Spooner (efficace Will Smith), un homme particulièrement
allérgique aux robots - depuis que son papa
a perdu son job à cause deux - en déclarant
que lassassin est sûrement un robot...
Personne ne veut le croire, bien sûr, étant
donné que ces braves bêtes nont
pas la faculté de tuer. Et pourtant... Nous
sommes très loin de Blade Runner, mais
lon est tout de même pris par laction
durant une bonne moitié du film... Déjà pas
mal... moi, qui craignais le pire...! En effet, progressivement, ça
commence à cafouiller pour finir dune
façon on ne peut plus conventionnelle. Aucune
(surtout pas!) trace de réflexion sur les mille
et une questions qui se posent à propos de lhyper
modernisation de notre manière de vivre; de
la déshumanisation; ni même du bien-fondé de
la révolte des machines... (Aïe! Je suis
en train de dévoiler une partie de lhistoire...).
Cest bien dommage car il n y a aucune raison
valable quun divertissement ne puisse saccommoder
dun brin de cogitation... Au contraire! |
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