Septembre 2003
Semaine 39  Du 24-09 au 30-09-2003  

 

LA BLONDE CONTRE-ATTAQUE - (Legally Blonde 2) - de Charles Hermann-Wurmfeld. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h35 - 2002.
Avec : Reese Witherspoone, Sally Field, Luke Wilson.

Comédie : C’est pas qu’on s’en lasse, mais... on commence à en avoir un peu marre quand-même! Je vais faire les comptes à la fin de l’année... voir combien de suites sont sorties ces douze derniers mois... On va rigoler! Enfin, pour l’instant, on ne rigole pas du tout; surtout avec cette prétendue comédie pour pisseuses et débiles mentaux! L’idéal absolu de notre “blonde”, c’est la défense des petits chiens, surtout les chihuahuas. Bien. En France, nous avons une autre “blonde” qui nous les brise en petits morceaux avec ses petites bêbêtes, et, bien sûr, les Américains, ne voulant pas avoir quoi que ce soit à nous envier, ils nous balancent à la figure la leur, de “blonde”! Je n’ai rien contre les animaux - au contraire! Mais, ce n’est évidemment pas ainsi qu’ils seront le mieux défendus... Reese Witherspoone, depuis son premier film Freeway - pratiquement le seul intéressant qu’elle ait tourné - a définitivement emprunté l’autoroute... Celle du succès facile, bien balisée, bien lisse, politiquement correcte et politiquement imbécile...!

BRAQUAGE A L’ITALIENNE - (The Italian Job) - de F. Gary Gray. (4/20) 0
USA - Couleur, 1h51 - 2002.
Avec : Mark Wahlberg, Edward Norton, Charlize Theron, Seth Green, Jason Statham.

Policier : En attendant la sortie de la “séquelle” de Ocean’s Eleven, en voici une imitation... Parce que, vous avez, n’est-ce pas, les suites, les nouveaux épisodes, les remakes, les parodies et puis... les resucées. C’est ce dernier cas de figure qui nous intéresse en l’occurrence. C’est une bande de malfrats qui réussit un casse historique à Venise. Mais, nous n’en sommes qu’au début du film, ce serait trop simple et trop court! Il nous faut vite un... traître, par exemple! Et voilà l’histoire, y a un salaud qui va baiser tout le monde en s’emparant du magot, rien que pour sa gueule! Enfoiré! Faut le retrouver, l’attraper, se venger, faut faire quelque chose, merde! Alors, bien sûr, t’as de la castagne, des poursuites etc. La vieille recette, pas abominablement réchauffée, grâce à ses acteurs surtout... Mais, bon, franchement, les vedettes d’aujourd’hui, c’est toutes des vendues...! Qu’un Donald Sutherland vieillissant accepte des rôles de préretraite, ça peut se concevoir... Que Whalberg ou la poupée Charlize fassent tout et n’importe quoi, on a l’habitude... Mais, que diable fiche Edward Norton dans ce sous-produit...!?!

LES CHANTS DU PAYS DE MA MERE - (Marooned in Iraq) - de Bahman Ghobadi. (0/20) 0
Iran - Couleur, 1h36 - 2002.
Avec : Shahab Ebrahimi, Allah-Morad Rashtian, Faegh Mohammadi, Rojan Hosseini.

Drame : Il était une fois le cinéma iranien? Je veux croire qu’il est encore beaucoup trop tôt pour utiliser cette formule nostalgique! Toutefois, il est indéniable que nos amis les cinéastes iraniens - après avoir trouvé une démarche aussi originale que personnelle, très inspirée et riche d’émotions sobrement exprimées - sont en train de piétiner, voire de patauger. Après des films comme Le goût de la cerise de Kiarostami, le particulièrement poétique et bouleversant La couleur du paradis de Majid Majidi, ou encore, le puissant Sanam de Raffi Pitts - pour ne citer que ces trois-là - , le cinématographe iranien s’enlise dans la routine; la démarche se systématise, le souffle est de plus en plus court donc, et l’on en vient à bégayer... Dommage! En tous cas, pour l’instant... Ici, ces fameux chants, parfois très beaux pourtant, ne nous émeuvent guère... Même si l’opposition entre la guerre et la musique (l’action se situe dans les années 80, durant le conflit Iran-Irak) est une idée forte... Mais le film se traîne... se traîne... se traîne... Les petites choses, apparemment insignifiantes, dont hier on savait extraire une émotion balèze, restent aujourd’hui de simples petites choses... Néanmoins, il faut être optimiste, le cinéma iranien est encore si jeune...! Il a beaucoup d’avenir devant lui.

DEPUIS QU’OTAR EST PARTI... - de Julie Bertuccelli. (6/20) 1
France - Couleur, 1h42 - 2003.
Avec : Esther Gorintin, Dinara Droukarova, Nino Khomassouridze, Temour Kalandadze.

Drame : Eh, oui! Il est parti, Otar... Parti vivre en France... Sa mère (ainsi que la fille et la petite-fille de celle-ci) est restée en Géorgie... Elle reçoit régulièrement des lettres de son fils, et à chaque courrier, c’est le bonheur renouvelé... Mélancolique... Puis, triste... Une mauvaise nouvelle va arriver de France et ses filles vont se sentir obligées de la lui cacher... Mais, la mère est loin d’être sénile... Elle finira par découvrir la vérité... Qu’il y ait plusieurs personnages principaux n’est qu’accessoire... C’est surtout Esther Gorintin (la mère), éminemment sympathique, qui nous transmet quelques jolis moments d’émotion... avec son regard plein de malice, même dans les moments les plus difficiles...

ELLE EST DES NOTRES - de Siegrid Alnoy. (0/20) 0
France - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Sasha Andrès, Catherine Mouchet, Carlo Brandt, Eric Caravaca, Daniel Ceccaldi.

Comédie dramatique : Encore une “étrangère”, cette Christine Blanc... Elle fait pourtant tant d’efforts (maladroits) pour s’intégrer à l’humanité... Est-ce en commettant un crime qu’elle y parviendra...? Ecoutez, qu’elle soit des nôtres ou pas, je m’en balance les fumantes! Le film (?) est long et énervant; poussif et révulsant! D’ailleurs, ce n’est que de la vidéo de merde! Alors, ouste! A la télé!!!

HERO - de Zhang Yimou. (15/20) 2
Chine - Couleur, 1h38 - 2002.
Avec : Jet Li, Maggie Cheung, Tony Leung, Zhang Ziyi, Chen Dao Ming, Donnie Yen.

Aventures : Nous sommes dans l’un des sept royaumes de la Chine d’il y a deux mille ans. Le plus terrible des sept, appelé Qin. Celui dont le roi est absolument intraitable et cruel. En toute logique, d’autres royaumes essaient de le faire assassiner par de redoutables guerriers! Le roi de Qin décide alors d’offrir une énorme récompense à qui tuerait ces guerriers, au nombre de trois. Un beau jour, un type qui semble avoir une sacrée envergure, et qui se fait appeler Sans Nom, vient au palais royal, avec les armes des trois dangereux individus (dont une femme); il les aurait éliminés! Le roi lui demande de s’expliquer, de lui raconter en détail par quel moyens extraordinaires il est parvenu à vaincre les trois diaboliques - réputés invincibles, justement...! A partir de là, on assiste à une véritable féerie picturale! Splendeur des couleurs! Harmonie magique des combats au sabre! On est transporté dans un monde onirique d’une esthétique à couper le souffle! On pense immédiatement à Tigre et dragon, bien évidemment... Mais, dans mon éloge, il y a un mot qui manque : poésie! Tant au niveau de l’histoire que des personnages et de leurs sentiments. Cette poésie qui faisait la grande force du film de Ang Lee... Hélas, il y a aussi la partie finale de Hero, incroyablement patriotarde, voire propagandiste... Zhang Yimou a sûrement dû négocier avec les pouvoirs en place en Chine et accepter quelques compromis... N’oublions pas que pendant longtemps, il a eu de sérieux problèmes avec la censure de son pays - à tel point, que l’un de ses films n’est jamais sorti, même à l’étranger...! Alors, ce coup-ci, ben, il a mis un peu d’eau dans son alcool de riz... C’est un peu dommage... Toutefois, n’hesitez pas à aller vous “nettoyer” les yeux avec ce vrai spectacle fascinant! Profitez-en bien, car, bientôt, grâce au numérique, ce cinéma-là n’existera peut-être plus...!

IDENTITY - de James Mangold. (6/20) 1
USA - Couleur, 1h27 - 2002.
Avec : John Cusack, Ray Liotta, Amanda Peet, John Hawkes, Alfred Molina.

Policier : J’ai envie de dire : voir Dédales...! Mais, bon, comme je ne peux pas décemment tout dévoiler, je vais quand-même installer un peu l’ambiance du début... Extérieur/Nuit. Région désertique. Terrible orages. Une dizaine de personnes vont rapidement se retrouver au même endroit. Intérieur/Nuit. Un motel paumé et sordide. Une série de meurtres va commencer. Au bout d’un moment, les survivants décident de découvrir le secret qui les a tous réunis. Comme on peut aisément le constater, le démarrage n’a rien à voir avec Dédales... Et pourtant... Le dénouement est quasi identique. Chut... On ne va pas casser le suspense! L’on peut simplement dire que tout comme le film de René Manzor, celui-ci se laisse regarder sans déplaisir. Ni plus, ni moins...

LES INVASIONS BARBARES - de Denys Arcand. (2/20) 0
Canada - Couleur, 1h39 - 2002.
Avec : Rémy Girard, Stéphane Rousseau, Marie-Josée Croze, Marina Hands.

Comédie dramatique : Rémy, la cinquantaine, est déjà gravement malade, le pauvre gars. Son ex-femme, son fils et plein d’amis vont venir lui rendre visite... Alors, il vont tchatcher, dialogues clicheteux qui se veulent drôles et percutants, (on sourit parfois, il est vrai), émotions vite lassantes, complications sentimentalo-allô-allô... et suprême séquence tragico-finale... Heureusement, finale...! J’ai eu un mal fou à empêcher Mézigue d’aller déchirer l’écran! Faut dire que c’est encore de la vidéo à la lumière bien baveuse qu’on nous sert...! A propos d’invasions barbares, tiens! Et si on parlait de l’invasion barbare de la vidéo numérico-assassine-du-septième-art...!!!

LOVELY RITA (Sainte Patronne des cas désespérés) - de Stéphane Clavier. (0/20) 0
France - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Christian Clavier, Julie Gayet, Eddy Mitchell, Arielle Dombasle, Pierre Mondy.

Comédie : Et rebelote! Une fois de plus, on nous raconte l’histoire d’un mec qui rencontre une nana par l’intermédiaire d’un site internet... Y en a qui ont de l’imagination, moi je vous le dis! De toute façon, un film avec l’ineffable Clavier, l’inexpressif Mitchell et l’indescriptible Dombasle... on s’en tape quelque chose de grave! J’ai l’impression que je n’ai même pas besoin de déconseiller à quiconque ce sous-navet... Il est apparemment parti pour faire trois fauteuils... Bien fait!

NIKI ET FLO - de Lucian Pintilie. (0/20) 0
Roumanie - Couleur, 1h30 - 2002.
Avec : Victor Rebengiuc, Razan Vasilescu, Coca Bloos, Micaela Caracas,Serban Pavlu

Comédie dramatique : Tragi-comédie avec deux faux amis comme protagonistes... Flo, tyran refoulé, va humilier tant et plus Niki, colonel à la retraite... Jusqu’au jour où il ira trop loin... Niki, en bon militaire, va régler ses comptes à coups de... marteau! Poussif et pénible!

NOS MEILLEURES ANNEES (1ère partie) - (La meglio gioventù - Atto uno) - de Marco Tullio Giordana. (6/20) 1
Italie - Couleur, 3h05 - 2002.
Avec : Luigi Lo Cascio, Alessio Boni, Jasmine Trinca, Adriana Asti, Maya Sansa.

Comédie dramatique : Une “saga” (mot très à la mode que l’on doit aux inexpugnables jargonologues massmédiatiques) qui démarre dans les années soixante et s’arrête, dans cette première partie, début quatre-vingt. Familiale, bien sûr, la “saga”. Au centre, deux frangins, très proches l’un de l’autre, mais avec des différences bien sûr. Bon, j’abrège, ce téléfilm fleuve est tout à fait représentatif du malheureux cinéma italien actuel! Pratiquement creux - avec plein plein de choses qui se passent, attention! - , il ne nous fait plus que sourire de temps en temps, peut-être par nostalgie... Il était une fois le cinéma italien... Là, on peut le dire... Et, qui c’est qui l’a tué? Ben, la télévision, voyons! Quelle ironie! Cela dit, ces trois premières heures sont presque passionnantes...

NOS MEILLEURES ANNEES (2ème partie) - (La meglio gioventù - Atto secondo) - de Marco Tullio Giordana. (2/20) 0
Italie - Couleur, 3h05 - 2002.
Avec : Luigi Lo Cascio, Jasmine Trinca, Alessio Boni, Adriana Asti, Fabrizio Gifuni.

Comédie dramatique : ...par rapport à la deuxième partie où, cette fois, on atteint le summum du fin fond...! L’un des deux frères est devenu psychiatre, par amour pour une névrosée, l’autre carrément flic... Quelle belle opposition dramatique... Mais, le vrai problème, sérieux et grave, c’est encore l’image! Quand il faut scruter pour voir l’expression forte d’une Adriana Asti qui se donne à fond, moi, je dis NON!!! Filmée par des cochons, elle se fatigue pour rien! C’est absolument intolérable! Et le public qui s’éclate, par-dessus le marché! Notez bien que le public, ça fait longtemps que la télé précisèment lui a fait un lavage des yeux et du cerveau...!

ON N’EST PAS DES MARQUES DE VELO - de Jean-Pierre Thorn. (0/20) 0
France - Couleur, 1h29 - 2003.
Avec : Bouda, Sidney, Kook Shen, Jimmy Kiavué, Gabin Nuissier, Aktuel Force.

Documentaire : Double pine, double pine,
Fais gaffe que le zob que t’as dans l’anusse,
Ne devien’ la gla-ce que tu suc-es..!
Pardon pour la blague à deux centimes, les keums! Pouvais pas m’en empêcher. Allez pas croire que je sois l’ennemi! La double peine, on est tous d’accord - même Sarko, c’est dire! - que c’est une horreur insupportable...! En revanche, - mis à part que j’aime pas le hip hop - je déteste entendre dire qui que ce soit : “Quand on veut vraiment s’en sortir, on peut!” Non; ça c’est vrai pour une minorité seulement! C’est pas parce qu’il y a un footballeur par-ci, un rappeur par-là, qui ont réussi - quitte souvent à se laisser récupérer corps et âme - que la justice règne! Il faut arrêter de raisonner en “battant”, en “looser” ou “winner”. Là où il y a gagnant, il y a perdant! Comment une société humaine peut-elle fonctionner de cette manière? Mal, bien sûr! Surtout que pour un “gagnant”, il y a mille “perdants”...!

TWENTYNINE PALMS - de Bruno Dumont. (0/20) 0
France - Couleur, 1h59 - 2002.
Avec : Katia Golubeva, David Wissak.

Drame : Un désert... Un couple... un mec et une nana... Lui, il fait des repérages photographiques, et elle le suit par amour... Alors, que va-t-il se passer... Eh bien, c’est simple... Le couple va copuler... pendant près de deux heures... Dans toutes les positions... Je vous passe les détails... Et puis, histoire d’épicer le tout, ils se font agresser par des tarés... La seule originalité, c’est que c’est le mec qui se fait violer... La gonzesse, on en veut pas! Après, le gars, va vriller du cerveau et jouer du couteau en massacrant la... nana! Ah, bon? Ben, oui. Faut surprendre le spectateur, un peu... donner de quoi se masturber aux intellos du dimanche... Z’avez pas remarqué que, dès qu’un cinéaste ne sait pas plus quoi dire, il sort la bite ou le couteau...? Ici, on a droit aux deux! Et à la bite, et au couteau... N’en jetez plus, c’est trop de plaisir!

UNDERWORLD - de Len Wiseman. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h55 - 2002.
Avec : Kate Beckinsale, Scott Speedman, Michael Sheen, Bill Nighty, Shane Brolly.

Fantastique : Bagarres à mort entre vampires et lycans; deux races... immortelles! Comment, mais comment, tout cela peut-il se terminer... se demande le public inquiet... Entièrement tournée dans des sous-sols pourris-moisis - on sent presque les odeurs - , cette arnaque cauchemardesque se passe aisément de scénario - preuve que ses auteurs ont de l’audace!


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