Octobre 2003
Semaine 43  Du 22-10 au 28-10-2003 

 

BAD BOYS 2 - de Michael Bay. (0/20) 0
USA - Couleur, 2h27 - 2002.
Avec : Martin Lawrence, Will Smith, Jordi Mollà, Peter Stormare, Joe Pantoliano.

Policier : Depuis que j’ai vu cette fabuleuse suite-again! , pour m’endormir, je compte les coups de feu tirés dans Bad Boys 2... Sont plus nombreux que les moutons...!

CETTE FEMME-LA - de Guillaume Nicloux. (2/20) 0
France - Couleur, 1h40 - 2003;
Avec : Josiane Balasko, Eric Caravaca, Ange Rodot, Aurélien Recoing, Frédéric Pierrot.

Policier : Etrange polar que celui-là, qui après deux ou trois minutes accrocheuses, nous plonge dans une étrange enquête et dans d’étranges rêves que fait cette étrange femme. Une femme flic, aux cheveux sales, qui nous entraîne dans la boue, la fange et la glu d’’un film creux et profondément indigne... Bon sang, y-a-t-il un scénariste en France ? Quelqu’un qui sache écrire un tant soit peu, et non pas nous servir trente malheureuses lignes étalées sur cent vingt pages. Faut-il donc être illéttré ou analphabète pour écrire un scénario ? Et d’abord qu’est-ce qu’un scénario ? Juste une continuité dialoguée ? Une continuité aux dialogues insipides sans aucune autre information ? En tout cas Guillaume est tout à fait à la hauteur ; il porte bien son nom Nicloux, entendez qu’il ne vaut pas un clou... Cela dit, je reste persuadé que nous avons à notre disposition beaucoup de gens qui savent construire une histoire ; mais ce n’est pas forcément à ceux-là que l’on fait appel ... ou alors on les castre, on les édulcore ! N’’oublions pas que le producteur principal de ce déchet cinématographique, c’est le marchand de bananes en plastique : TF1 Films... Là, je crois que tout est dit ! Au fait, nous avons bien évidemment droit à la traditionnelle scène de baise ; Balasko à poil, je ne vous raconte pas, c’est à vous dégoûter de la chair... mais, pitié pour elle ! Ne nous acharnons pas...

DESPERADO 2 (Il était une fois au Mexique) - (Once Upon a Time in Mexico) - de Robert Rodriguez. (12/20) 2
USA - Couleur, 1h45 - 2002.
Avec : Antonio Banderas, Johnny Depp, Salma Hayek, Mickey Rourke, Willem Dafoe.

Aventures : C’est mouvementé, coloré, sorte de western moderne (çà flirte avec le western italien, mais de là à comparer avec Sergio Leone...) ; c’est une suite une fois de plus ; c’est Banderas le héros ; c’est parfois un peu débile, mais c’est surtout dingo, déjanté et finalement assez amusant ; on a le droit d’être indulgent ! Surtout par les temps qui courent.

ELEPHANT - de Gus van Sant. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h21 - 2002.
Avec : Alex Frost, Eric Deulen, John Robinson, Elias McConnell, Carrie Finklea.

Drame : Une journée ordinaire dans un lycée américain... qui va finir dans le sang! Gugusse Le Saint - qui, du reste, n’a jamais brillé - nous agresse ici avec une sorte d’exercice de style du pauvre. La caméra se traîne comme une morve de limace d’un dos l’autre; parce que, je vous explique, il passe son temps à suivre des personnages filmés de dos, n’est-ce pas, le gugusse...! Comme de bien entendu, c’est tourné en vidéo terne et monotone (“d’une incontestable beauté formelle” nous dit notre cher Carlos, vous savez, le Gomez de la critique dominicale...), et, bien entendu, l’on a mal aux yeux... Côté intrigue, on sent bien qu’il va se passer quelque chose... mais on se demande quand...? Au passage, on a droit à des clichés hyper usés; du genre un documentaire à la télé sur Hitler chez les deux jeunes tueurs désaxés... Profonde réflexion et riche idée que cette allusion! Quand donc nous poserons-nous les vraies questions concernant la décérébration des ados et des moins ados...? Il eût suffi, à mon humble avis, de nous montrer tout simplement une télépub débile (pardon pour le pléonasme!) ou un petit extrait de n’importe quelle émission crétine; c’eût été amplement suffisant. Puis, enfin, les dernières minutes du film arrivent... Il se passe - enfin - quelque chose! Les coups de feu partent, et, horreur! le spectateur se dit, un sourire de soulagement aux lèvres : ça y est, ça démarre quand même! Film absolument pervers, donc et par-dessus le marché! Involontairement sans doute, mais pervers gravissime...! Ah! Cannes! Sa croisette, son festival, son jury, ses prix, ses palmes et ses navets...!

EVELYN - de Bruce Beresford. (10/20) 1
Irlande - Couleur, 1h35 - 2002;
Avec : Pierce Brosnan, Aidan Quinn, Julianna Margulies, Sophie Vavasseur, Alan Bates

Drame : En Irlande, dans les années cinquante, un brave homme qui a du mal à joindre les deux bouts, se fait larguer par son épouse qui les plante là, lui et leurs enfants. Pour cause de revenus insuffisants, la société puritaine de l’époque, décide de lui piquer ses mômes pour les placer en institution religieuse. Avec l’aide d’une amie et d’un avocat, le père va se lancer dans un combat bien difficile pour récupérer les petits. Il lui faudra s’attaquer à la loi-même...! Bon. L’histoire est conventionnelle et la réalisation aussi. Soit. En revanche, on est intéressé du début à la fin... On est loin du chef-d’oeuvre; mais, Bon Dieu, que c’est agréable et reposant de voir un petit film sans grande prétention, bien ficelé et convenablement interprété!

HISTOIRE D’UN SECRET - de Mariana Otero. (7/20) 1
France - Couleur, 1h35 - 2003.

Documentaire : Comme il s’agit d’un secret, c’est délicat d’en raconter l’histoire... Toujours le même problème... Parler d’un film sans en parler tout en en parlant... Ce que je peux dire, c’est que c’est aussi ennuyeux qu’intéressant... L’image est dégueulasse... Je sais bien que c’est un documentaire, mais tout de même... Et puis, la première heure est poussive... En revanche, le reste nous prend aux tripes; lorsque le secret est dévoilé... Il s’agit d’un cas abominable d’avortement clandestin qui finit en tragédie. Le secret est vieux de vingt-cinq ans, l’époque où on considéraient couramment les femmes comme des salopes infâmes...! Que d’existences détruites au nom d’une prétendue protection de la vie! Cette protection bigoteuse et baveuse qui consiste à considérer un tas de cellules en gestation comme un être vivant à part entière...! Méfiez-vous, braves gens, n’oubliez pas, rappelez-vous, c’était hier; voilà, pour l’essentiel, le message de ce film utile... Car, comme disait l’autre : “celui qui ne se souvient pas de son passé, est condamné à le revivre...”

MYSTIC RIVER - de Clint Eastwood. (6/20) 1
USA - Couleur, 2h17 - 2002.
Avec : Sean Penn, Tim Robbins, Kevin Bacon, Lawrence Fishburne, Laura Linney.

Policier : David, Jimmy et Sean, trois excellents potes d’enfance, se perdent de vue pendant plus de vingt ans, suite au kidnapping de l’un d’eux. Il s’agit de David, qui va subir des abus sexuels et va être profondément marqué par cet incident dramatique. Ils sont adultes depuis longtemps lorsqu’il se retrouvent, réunis par une affaire de meurtre. La victime est la fille de Jimmy, le flic qui mène l’enquête n’est autre que Sean... et le suspect idéal, David... Bien. Côté interprétation, rien à dire... Tout le monde assure. Mention spéciale à Tim Robbins (David). Le problème, c’est notre ami Clint... Très inégal, ce gars... Surtout quand il fait long... Le film aurait pu durer trente minutes de moins, qu’on n’y aurait vu que du feu... Et, bonté divine! Ca y est, lui aussi se met au numérique! Avec un budget plus que confortable, Eastwood ose nous servir des images d’ordinateur! Le pire, c’est que les spectateurs ne se rendent compte de rien! Ecoutez les gars, si vous n’avez pas compris où se situent les différences entre l’argentique et le numérique, je vais esssayer de vous mettre sur la voie... D’abord, si l’image est trop lisse et sans relief : c’est du numérique! Si le “piqué” de la photo est inexistant : c’est du numérique! S’il n’y a ni ombres, ni lumières : c’est du numérique! Si l’on a du mal à saisir les finesses des expressions des comédiens (un Sean Penn, par exemple, qui n’est tout de même pas un merdeux), c’est du numérique! Si le film n’a pas d’âme (vous savez, le truc qui n’existe pas...), c’est du numérique! LE NUMERIQUE TUE UN FILM! CORPS ET... AME! Bordel de merde!!!

LES RAZMOKET RENCONTRENT LES DELAJUNGLE - (Rugrats Go Wild) - de Norton Virgien et John Eng. (0/20) 0
USA - Couleur, 1h20 - 2002;

Dessin animé : Encore une ignominie destinée à crétiniser les plus petits et les plus fragiles, donc. Il n’y a ni scénario, ni aucune trouvaille, ni la moindre qualité graphique! Si l’on est obligé de faire aussi nullissime pour être accessible aux plus jeunes, alors autant ne rien faire...! D’ailleurs, je ne suis pas vraiment sûr que les gamins de trois à six ans ait tant besoin d’aller au cinéma! On ferait peut-être mieux de leur apprendre à lire ou de leur filer deux ou trois cailloux... leur foutre la paix... les laisser s’amuser tout seul... rêver à leur guise... développer leur propre créativité... En tout cas, une foutaise pareille, personne n’en a besoin, quel que soit l’âge...! En prime, ça rote, ça pète, ça mange des insectes, ça bouffe sa propre morve etc... Il paraît que c’est des psys qu’ont inventé cette idée que pour les mômes, c’est vachement bien de mater un peu de dégueulasserie... On n’arrête pas le progrès, comme dirait Monsieur X! Quant aux psys, qu’ils aillent bouffer leur merde entre eux et qu’ils fichent tranquilles les parents trop crédules...!

TAIS-TOI ! - de Francis Veber. (6/20) 1
France - Couleur, 1h40 - 2003.
Avec : Gérard Depardieu, Jean Reno, André Dussollier, Richard Berry, Edgar Givry.

Comédie : Vous avez vu L’emmerdeur? Alors, ce n’est pas la peine d’aller vous farcir le dernier Veber. (Même si cette énième comédie française de l’année peut sembler magnifique comparée aux autres!). Pourtant, Veber, me direz-vous! Eh oui, je sais, je sais... Nul n’est parfait... Faut voir le casting aussi! Le clone Gérard fait le clown... Quant à Jean Reno, dit Le Plombier (Plumber in English), il est magistral dans toute une série de séquences où il ne dit pas un mot - refusant de collaborer avec les flics - et fixe le mur en face de lui sans rien exprimer... Il aurait dû rester ainsi pendant tout le film! Parce que dès qu’il l’ouvre, c’est à lui qu’on a envie de dire : TAIS-TOI!


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